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Sans arme, comment neutraliser un terroriste

Dans cette page vous trouverez une technique ultime d’arts martiaux que j’ai toujours refusé d’enseigner.
Elle provoque des dégâts définitivement irréparables sur une des zones les plus fragiles et essentielles du corps, avec un risque élevé de blesser accidentellement un partenaire d’entrainement.

… mais les évènements particulièrement sordides de ces derniers jours m’ont fait changer d’avis.
Presque 500 personnes viennent d’être tuées ou blessées avec des balles de guerre, des grenades, des ceintures d’explosifs et des couteaux.
Enfermés dans la salle du bataclan avec la foule qui n’a pas réussi à s’enfuir, les musulmans ne se sont pas contentés de mitrailler. Pendant trois heures ils ont abattu les gens un par un. Certains blessés ont été partiellement éventrés pour que leur agonie soit encore plus douloureuse à chaque respiration. Beaucoup ont aussi été égorgés pour qu’ils meurent douloureusement en s’étouffant dans leur sang comme des animaux façon halal.

Donc, je vais vous enseigner la pire méthode de défense au corps à corps, pour augmenter vos chances de survie et pour protéger les gens que vous aimez, et même les innocents autour de vous.

Defense au sol

C’est une technique extrême qui entraine définitivement une perte de vision partielle ou totale.

Ce n’est donc absolument pas à utiliser dans une simple bagarre ou pour un petit vol, mais uniquement pour neutraliser un agresseur qui veut vous tuer, ou vous mutiler, vous violer…
Elle est parfaite contre un terroriste, dans notre pays où les politiciens protégés par des policiers d’élite avec des balles de guerre interdisent aux citoyens honnêtes de porter une arme, pour ne plus voir des centaines de personnes se faire abattre pendant des heures.

Femme qui enfonce ses doigts dans les yeux de son agresseur

Pas besoin de force ou de capacité physique particulière. Même un très petit gabarit peut le faire très efficacement contre un colosse ou un champion d’arts martiaux.

Frappe dans les yeux sur un ring de combat de free fight
La cible est le seul organe qui ne change quasiment pas de taille pendant toute la vie. Sa fragilité est la même sur une petite racaille, sur un boxeur surentrainé, sur une femme, sur un violeur…

Il est à peine protégé par une petite peau fine.

Techinque de kav maga pour arracher une kalashnikov sur un combattant ennemi

La neutralisation est instantanée, sans arme, juste un ou plusieurs doigts, ou vos ongles, mais vous pouvez utiliser n’importe quels objets durs et blessants autour de vous.
Environ 80 exemples là.

Entrainement sur silhouette en mousse a taille reelle

Les parties abimées, griffées, rayées, percées, écrasées, arrachées… ne sont quasiment pas réparables et laisseront des dégâts définitifs.

Donc à l’entrainement, si vous n’avez pas de mannequin d’art martiaux qui permet des frappes précises, en force et en vitesse, sans aucun risque de blesser un partenaire avec les ongles, je vous conseille :

– de faire des mouvements très lents,
Non non, encore plus lents. Si votre partenaire enlève rapidement sa tête, esquive, joue bêtement à celui qui se croit le plus rapide, envoyez-le se faire foutre et entrainez-vous avec une personne qui vous laissera apprendre à placer vos mains, faire glisser vos doigts sur le visage, se caler doucement dans les creux sans appuyer, dans plusieurs positions, de face, de dos, couchés, lentement, en douceur, avec la pulpe des doigts.

Apprendre a se placer pour agir avec precision et efficacité

Si vous portez les ongles longs (femme élégante, guitariste…), c’est une arme naturelle qui peut faire des dégâts considérables sur les yeux.
Donc avec un partenaire d’entrainement, en plus de faire des gestes lents, vous devriez porter des gants épais qui le protègent de vos ongles.

En arts martiaux on ne peut pas tout contrôler. Nos mouvements s’ajoutent à ceux du partenaire et des éventuelles personnes autour, en mouvement, des pertes d’équilibre, des maladresses, des mouvements involontaires, des gestes sans avoir vu un obstacle ou un danger…
donc avec un partenaire en chair et en os, faites très attention à vos ongles.

Griffer les yeux d un mannequin d'entrainement aux arts martiaux

Il n’y a pas besoin de s’entrainer des années, 10 heures par semaine, à apprendre a faire des gestes sportifs parfaits et rapides.
Les atteintes aux yeux sont tellement efficaces qu’il vous suffira de quelques minutes d’entrainement dans plusieurs positions, de face, de profil, de dos, assis, debout… pour comprendre comment utiliser vos doigts, où les placer, et pouvoir vaincre n’importe qui, surtout si l’adversaire ne s’y attend pas.

Deux filles s entrainant a attaquer en equipe pour se proteger d un assaillant

Vous pouvez par exemple approcher lentement et doucement vos mains présentées ouvertes en signe d’apaisement, en obéissant jusqu’au moment idéal d’agir et de vaincre en quelques secondes.

Vous pouvez aussi agir en même temps à plusieurs.
L’attaque aux yeux ne demande pas de place pour faire de grands gestes, des coups de pieds de cinéma, donc c’est utilisable efficacement même dans un couloir de métro ou dans un avion.

Plusieurs personnes qui attaquent ensemble les yeux peuvent presque instantanément neutraliser un criminel armé en le débordant.

PALESTINIAN-ISRAEL-CONFLICT

Déjà que l’on n’a pas d’yeux dans le dos pour voir ce qui s’y passe, alors quand plusieurs personnes agissent en même temps de tous les côtés, c’est presque imparable.

Rubgyman avec des doigts enfonces dans ses yeux dans la cohue de la mellee

Quelqu’un qui ne voit plus ne peut plus se servir d’une arme pour viser des personnes éloignées ou qui s’enfuient.
L’arme à feu reste dangereuse pour les personnes très près, mais au lieu de partir et se retrouver devant le canon, il est possible de se mettre dans la zone non dangereuse en se rapprochant encore plus, là où il est possible de toucher l’adversaire.

Un témoignage d’un jeune homme survivant du bataclan parlait d’un troisième terroriste devant la porte, qui disait aux gens « courez ou je vous tue ! » et il leur tirait dans le dos un par un quand ils s’enfuyaient. Le survivant a vu une trentaine de morts dans la rue.

Coup de coude au visage en immobilisant le bras qui tient le pistolet

Par contre de près une lame reste dangereuse même sans voir, juste parce qu’une lame tranche vite et sans effort les gros vaisseaux sanguins à seulement quelques millimètres ou centimètres de la peau.

Même sans viser, ça peut tuer en quelques secondes.

Couteau degoulinant de sang frais
Donc dans le cas d’un criminel armé d’un couteau, il ne faut pas se contenter de lui abimer un oeil ou deux, mais il faut le finir.

Controle et immobilisation au sol par cle et torsion de la main

Ca dépend de votre force, votre nombre, vos connaissances en arts martiaux, votre agressivité, votre colère, votre envie de tuer un terroriste, les armes disponibles, éventuellement l’utilisation de la propre arme de l’agresseur…
Après une blessure aux yeux il n’y a pas qu’une réaction possible mais des milliers.

Technique d etranglement

Neutralisation definitive de l agresseur en lui crevant les yeux

Et donc justement, même si l’attaque aux yeux seule peut suffire pour neutraliser un agresseur, pour finir l’article je vais vous citer les quatre autres choses que j’interdisais quand je donnais des cours d’auto-défense, par prudence et pour ne pas créer des tueurs.

Il est temps de parler aussi des techniques de destruction de l’adversaire., vu que nous sommes maintenant en guerre civile avec 500 parisiens massacrés à l’arme de guerre par des terroristes musulmans.
Je veux augmenter vos chances de survivre et de réduire les morts innocents. Donc s’il faut tuer ou mutiler à vie des terroristes, tant pis pour eux. Ils ont choisi volontairement de faire du mal à d’autres.

Donc voilà ce que j’interdisais quand j’organisais des séances d’initiation à l’auto-défense :

– Les coups à la gorge, sans aucune exception. Jamais de frappe à la gorge.
Un enfoncement de la trachée peut provoquer la mort en une quinzaine de seconde seulement. Les secours arriveront certainement trop tard en cas d’accident.
Il suffit d’un coup fort sous la pomme d’Adam.

– Les torsions de la colonne vertébrale et tout particulièrement les torsions de la nuque. Le risque est une paralysie définitive du corps.

– Les frappes sur une rotule, qui peut être arrachée et sauter à plusieurs mètres pour juste un petit coup de pied sans même donner de la force. Un de mes meilleurs profs de boxe a été témoin de cet accident.
Quand la jambe est droite, pas pliée, la rotule n’est pas protégée, pas calée par les solides os de la jambe.

Je n’autorisais que les frappes dans le creux du genou, par derrière, pour que la jambe se plie sans blessure. Une frappe puissante sur un côté ou de face ferait plier l’articulation dans un sens pas du tout prévu pour. Si le milieu d’une jambe est détruit, on ne peut plus faire grand chose (et pendant des mois).

Coup de pied dans le creux du genoux pour faire tomber l adversaire

– et les coups remontants sous le nez.
Si le nez est enfoncé vers le cerveau cela peut entrainer la mort ou des dégâts irréparables.
Par contre, dans toutes les autres directions, de face, de côté, vers le bas, pas de risque d’enfoncer le cartilage dans le cerveau. Ca veut dire juste de la douleur, les yeux qui se ferment le temps d’enchainer les coups, éventuellement même parfois un KO, et du sang qui gicle une fois sur trois en terrorisant tout le monde autour et en faisant s’enfuir toutes les racailles.
J’ai eu le nez cassé déjà 5 fois, je peux vous assurer que sur le nez les coups sont particulièrement efficaces. C’est donc justement ma cible prioritaire dans les bagarres.
Je vise aussi les côtes flottantes (les deux côtes du bas fixées que d’un côté), parce que la douleur est très forte quand on y prend un bon coup.
L’entrejambe aussi est une de mes cibles prioritaires en bagarre.
C’est une zone très richement innervée, donc très sensible, et qui empêche de se déplacer ou d’attaquer après un bon coup. Les mains descendent souvent immédiatement sur la zone douloureuse, ce qui permet de rajouter facilement le ou les coups nécessaires en haut pour finir la bagarre.

Fille frappant l entrejambe en sefldefenseSans gants rembourrés, normalement en arts martiaux il faut éviter les frappes sur les tempes.
L’os du crâne est très fin à cet endroit là. Il y a un risque de casse. Donc dans le cas d’un terroriste à neutraliser en urgence absolue, ça peut aussi être une cible quand vous n’avez pas d’arme, seulement vos mains, vos poings, vos coudes, vos genoux, vos pieds… un partie dure pour frapper une partie fragile et/ou douloureuse.

Frappe a la tempe

Lors des entrainements avec des bâtons et des armes factices, j’interdisais totalement les coups sur toute la moitié supérieure de la tête, à la gorge et sur les doigts, mais tout en précisant que les doigts sont aussi une de mes cibles prioritaires en cas de bagarre.
Les doigts se cassent très facilement, en provoquant une très vive douleur, qui fait relâcher l’objet volé ou l’arme de l’agresseur.

La table du temps avant la mort apres une frappe a la dague sur un point vital, manuel du capitaine Fairbaim

Les lames peuvent provoquer la mort en seulement quelques secondes. Ca sera très probablement une des armes dont je me servirai le plus quand les choses vont empirer et qu’il y aura des milliers de morts dans tous les groupes ethniques et sociaux, partout sur notre sol.
C’est silencieux, discret et très rapide dans des mains entrainées.

En quelques minutes 29 personnes sont mortes et 130 ont été blessées par un tout petit groupe terroriste armé de couteaux, dans l’attentat de la gare de Kunming en Chine.

Personnellement depuis quelques mois, après les vagues de terrorisme de novembre, décembre (toujours des « déséquilibrés » qui criaient allah ackbar en écrasant des gens, en poignardant des policiers, en essayant d’égorger des soldats…), de janvier, les massacres de février, j’ai presque toujours un couteau pliable sur moi quand je dois aller en ville.

Couteau pliable inox avec attache ceinture

Très officiellement c’est pour couper du bon saucisson, hmmmmm…

J’adore les plats au porc.
C’est une nourriture traditionnelle française. Comme beaucoup, ça commence à me rendre méchamment irritable de vouloir m’imposer d’autres cultures et d’autres plats.

Pourtant normalement on est un peuple cool, zen, bon vivant.
Même nos animaux élevés pour leur chair sont endormis avant leur mise à mort, pour ne pas souffrir ni s’angoisser. C’est pas comme dans d’autres cultures barbares où les pauvres bêtes mettent jusqu’à un quart d’heure à convulser la gorge tranchée en s’étouffant dans leur sang et leur vomis.
Apparemment, dans aucun domaine les musulmans n’apportent de bonnes choses.

Notre pays devient un enfer depuis qu’ils sont là par millions.

Regardez; au lieu de vous parler de jardin, de fruits abondants, de pollinisateurs, de recyclage, d’énergie libre,… j’en suis à écrire un article pour apprendre à des milliers de français comment crever des yeux pour ne pas se faire tuer.

Je ne veux pas de cet avenir pour mon pays, pour les nouvelles générations de ma famille. Les musulmans doivent repartir.

Et ceux qui les ont fait entrer et leur ont permis de tuer, piller, détruire, vont le payer.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

Comment allumer un bon feu facilement et gratuitement

On constate tous très concrètement de semaine en semaine à quel point la baisse du pouvoir d’achat s’accélère. On a toujours moins de choses lorsqu’on sort des magasins, avec une note des courses toujours plus chère.

Des petites économies sur le budget allume feu, allume barbecue, essence, alcool à brûler, magnésium,… sont toujours bonnes à prendre.

Pour remplacer tous ces produits coûteux, chimiques, pas écolos, ou carrément dangereux, il suffit de réapprendre les bons gestes, qui eux sont gratuits.

Pour allumer facilement un feu il n’y a que quatre choses à savoir et à faire :

  • Un bon feu a besoin d’air. Il faut poser les éléments de telle sorte que l’air circule. Avant de commencer il faut enlever les gros tas de cendres qui étoufferaient rapidement le feu.
  • Sans produits chimiques, des petits éléments enflamment seulement des éléments à peine plus grands. Par exemple du papier ou de la paille enflamment facilement du carton, des cagettes ou des brindilles, qui enflamment facilement du bois de palette ou des buchettes, qui produiront assez de chaleur pour allumer de grosses bûches…
  • Comme la chaleur monte, on met sur le dessus les gros morceaux qui ont besoin de plus de temps pour s’enflammer.
  • Tous ce que vous utilisez pour l’allumage doit être parfaitement sec.
    Lorsque le feu commence à être fort, on peut rajouter sans problème du bois qui vient de prendre la pluie.

Ce qui marche extrêmement bien dans une cheminée fonctionne aussi bien en plein air ou dans une situation de survie.

Les cendres étouffent le feu. Il faut les enlever avant tout.

Systématiquement commencer par enlever les cendres

 

Pour que l’air circule bien, il faut vider la cheminée avant de la rallumer, lorsqu’il y a beaucoup de cendre.

Allumage gratuit du feu grâce aux publicités de la boite aux lettres

Des boules de vieux papier journal ou de publicités de la boite à lettre

Rouler en boule du papier, pour le fond. L’air circulera bien tout autour.

On peut utiliser des vieux journaux, des publicités de la boite à lettre, des boules de paille… pas besoin d’acheter du combustible ou des allume-feu solides ou liquides.

Des cagettes éclatées en petits morceaux sont un excellent bois d'allumage

Les cagettes s’allument facilement et dégagent immédiatement une forte chaleur

On ne peut pas enflammer directement du bois avec du papier. Il faut d’abord utiliser du petit bois, des brindilles ou du carton.

Ma préférence va aux cagettes. On en trouve en permanence en grande quantité devant presque n’importe quel magasin qui vend des fruits et légumes frais.

Elles s’allument tellement facilement qu’on pourrait même se passer du papier et y mettre le feu directement. Je continue de brûler mon papier surtout pour réduire le volume de mes ordures, mais un peu de chaleur en plus ne fait pas de mal.

Unbe deuxième couche de démarrage du feu

Une deuxième couche de boules de papier et de morceaux de cagettes

Encore quelques boulettes de papier pour que l’air circule bien, et une autre poignée de miettes de cagettes.

Le bois plus gros en haut

Quelques morceaux de bois un peu plus gros en haut. Ici des morceaux de palettes

Au-dessus du tas, on peut mettre du bois un peu plus gros. Comme la chaleur monte, ce qui est en dessous suffira pour l’allumer.

Pour démarrer facilement mes feux, j’utilise du bois de palettes.
On en trouve gratuitement aussi presque partout, presque tous les soirs.

Une simple allumette suffit

Pas besoin de produits d’allumage si le tas est bien fait. Une simple allumette suffit pour enflammer le papier

Une simple allumette très ordinaire, qui ne coûte quasiment rien, est largement suffisante pour allumer du papier. Pas besoin de magnésium ou d’alcool, ni d’essence qui risque d’exploser à l’allumage.

Si le tas est bien fait.

Le filet d'air qui passe dans les trous du foyer de la cheminée amplifie la chaleur et stimule le feu

La porte du foyer est fermée pour garder la chaleur, avec les trous d’aération ouverts en grand pour stimuler les flammes

Avec un foyer fermé, il n’est même pas nécessaire de souffler de l’air sur la flamme. Il suffit de fermer la vitre et d’ouvrir à fond les aérations. Un filet d’air va stimuler la flamme.

Comme la chaleur est contenue par le foyer, tout s’enflamme très vite.

Le résultat est immédiat. Un bon feu vite fait, bien fait.

En deux minutes à peine, le feu est parfaitement allumé et dégage une forte chaleur

En deux minutes à peine, le feu est prêt pour enflammer d’autres morceaux de palettes ou des bûches.

Le feu est allumé.

Le feu est allumé. On peut baisser la puissance des flammes

Un foyer fermé permet de régler la puissance des flammes, pour faire des économies de chauffage. Le bois brûle beaucoup plus lentement rien qu’en poussant les boutons d’ouverture des aérations.

 

Allumer un feu sans produit chimique est réellement aussi simple que ça.

Du petit enflamme du plus grand, qui enflamme de l’encore plus grand, et ainsi de suite.
Tout doit être bien sec au moment de l’allumage.
La chaleur monte, donc on met au-dessus ce qui a besoin de plus de temps pour s’allumer.

C’est trop facile.

Pour raviver un feu qui s’éteint, on peut rajouter une poignée de morceaux de cagettes, avec quelques morceaux de palettes. Pas besoin de prendre des risques avec de l’alcool à brûler ou de l’essence, qui risquent d’exploser et de vous brûler.
La méthode douce suffit.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

 

La route

« La route » est certainement un des meilleurs films survivalistes de toute l’histoire du cinéma.

Ici il n’est pas question de caricatures de guerriers indestructibles du genre de Mad Max, ni d’aucun autre cliché hollywoodien à grand spectacle.
Tout est basé sur des petites choses vraies, comme de mourir d’une petite plaie quand on n’a pas de désinfectant.

Le film raconte l’histoire d’un père qui protège son fils après une catastrophe du même niveau que celle qui a entrainé l’extermination complète des dinosaures. Puisqu’au moins une « fin du monde » a déjà eu lieu, cela peut se reproduire. Une énorme explosion, puis le ciel s’assombrit et empêche la lumière de passer pendant des années. Des explosions nucléaires peuvent faire ça.
Un super volcan peut faire ça. Justement, on sait depuis peu que l’augmentation de population, en vidant les poches d’eau souterraines, provoque des glissements de plaques, donc des séismes et une activité volcanique.
Un météore peut aussi faire tout ça. Nous sommes dans une période d’extrême activité solaire, avec des vents solaires d’une puissance inouïe de l’ordre de 420 mètres en une seule seconde. Les comètes qui doivent nous frôler dans quelques mois pourraient être déviées par une bourrasque et nous percuter.

… Mais même, sans catastrophe naturelle ou nucléaire, on peut regarder le film en pensant à des choses plus courantes qui ont les mêmes conséquences, comme des guerres, ou la faillite d’un pays.
L’effondrement économique peut priver un continent de tout. Par exemple, juste à côté, en Grèce, après 5 ans de récession, toute la population, TOUTES les classes sociales souffrent maintenant de la faim et des pénuries.

Dès la première minute, le personnage principal se précipite pour remplir sa baignoire. Tout le film est de cette qualité.
Pour quelqu’un qui ne connait pas les risques, comme sa femme par exemple, son comportement est incompréhensible :
« Tu vas prendre un bain maintenant !? »
« Non… Ce n’est pas un bain. »

L’eau est une des choses les plus précieuses, indispensable à la vie.
Sans eau, on meurt en trois jours.
Si l’eau n’est plus purifiée, désinfectée, des millions de gens vont tomber malades et mourir dès les premières semaines. Une baignoire peut contenir 300 litres d’eau potable, avant que l’eau des canalisations ne devienne impropre à la consommation.

 

Le film montre à la perfection la fragilité de la survie en nomade, dans un environnement hostile et pauvre en ressources :

  • Pas de stock de nourriture, pas possible d’en faire pousser, d’élever des animaux,
  • Pas de médicaments, de désinfectant,
  • Pratiquement pas d’arme, les munitions ne sont pas illimitées,
  • Même pour dormir ils gardent un gros bonnet de laine. Ils ne peuvent se permettre de laisser partir dans l’air leurs précieuses calories en ayant aussi peu a manger,

Il y a trois générations à peine, énormément de monde savait fabriquer des munitions. A notre époque, c’est une chose que presque plus personne ne sait faire, même si c’est plutôt simple.
Par contre, fabriquer une flèche est toujours possible assez facilement pour n’importe qui.
A ce propos, à la fin, remarquez la cadence de tir avec un arc. Cette arme en plus d’être silencieuse, à la puissance des armes blanches, qu’on peut utiliser en restant protégé pour frapper à plusieurs dizaines de mètres.

Quand le héros se prend une flèche, il ne l’arrache pas bêtement pour mieux combattre, il la garde dans la jambe.
Ce n’est qu’une fois à l’abri qu’il prend le temps qu’il faut pour la retirer en explorant prudemment la plaie avec un couteau, pour ne pas laisser la pointe à l’intérieur ou faire plus de dégâts en la retirant.
Il referme la blessure avec les moyens du bord : une agrafeuse de bureau, puis du ruban adhésif de chantier. C’est excellent.

 

Dans le monde des survivalistes, il y a plein de bargeots avec plein d’armes, des dizaines de caisses de munitions pour chaque arme, et qui croient que ça va leur servir à tout.
On voit plein de jeunes naïfs comme ça sur youtube, qui exposent fièrement à tout le monde le contenu ridicule de leur sac d’urgence super pourri : 5 couteaux grands comme le bras, 18 briquets, une barre chocolatée et 5 mètres de paracorde.

Ils ne vont pas survivre longtemps avec ça.

Ou peut être seulement en nomade voleur, profiteur et parasite.

 

Avec une famille, tous les besoins sont multipliés, tous les individus sont interdépendants.
Si un est blessé, impossible de pousser longtemps le chariot et de continuer à avancer. Tout le groupe est en danger.

Votre famille dépend de vous et réciproquement.
Même les plus faibles sont utiles pour les petites tâches. La survie ce n’est pas qu’avoir des gros fusils, il faut avoir des connaissances pour se nourrir, se chauffer, se soigner, éviter les dangers,…

Dans les périodes de grands troubles, personne n’est vraiment tout blanc ou tout noir. Chacun fait ce qu’il peut.
Mais une constante se dégage nettement partout dans le monde, à toutes les époques : La violence. Pillage, viols, meurtres…

Etre dans une communauté apporte bien plus de sécurité et de force qu’en étant seul.
Ne pas être sur la route mais dans une base autonome durable permet d’avoir des stocks de nourriture, de médicaments, des couvertures, du bois, des système de sécurité,…

En restant dans un endroit bien équipé, on peut produire de la nourriture. Faire pousser des plantes, élever des animaux.
Même sans lumière, si le ciel devenait longtemps comme celui du film, quand on n’a pas à transporter des choses lourdes, la survie est toujours possible. On peut par exemple faire pousser des graines germées, des champignons. Avoir des protéines grâce à des larves d’insectes, berrrk, qu’on laisse grandir dans les restes de nourriture. On peut même cultiver des algues dans des bassins.
Tous les problèmes ont plein de solutions possibles.

 

Dans le film, le héros et son fils sont obligés de quitter le nord devenu trop froid pour survivre.
La sanction ne traine pas. Une fois sans ressources, isolé, entouré de gens mauvais, le héros meurt rapidement lorsqu’il devient nomade, alors que ses connaissances lui ont permis de survivre bien plus longtemps que la grande majorité de la population.

 

Ce film est un chef d’oeuvre.

Il risque d’influencer en profondeur votre perception de ce monde qui s’écroule.

Il est interdit aux moins de 12 ans.
Moi je l’aurais interdit aux moins de 16. Il n’y a rien de gore, c’est simplement qu’il faut déjà une certaine maturité pour qu’il n’influence pas vers de mauvais choix.

Tout, tout, tout est une mine d’or d’idées survivalistes. Dans chaque image, chaque scène. Regardez par exemple cette photo :

La taille de la roue.

Vous avez peut être déjà fait une promenade de trois kilomètres avec une poussette. Une fois.
C’est bien le genre de connerie qu’on ne fait qu’une fois.

Au bout de trois kilomètres, la poussette légère et pratique pèse une tonne. On a mal au dos, les doigts commencent à ne plus avoir de force. Le moindre petit trou dans l’asphalte de la route devient un obstacle. Un trottoir de 3 centimètres devient une montagne.

Alors loin du bitume lisse, sur des chemins de terre, de trous, de boue, de neige, les petites roues c’est l’enfer.
Les roues idéales ont un grand diamètre et sont légères, comme des roues de vélo, mais disposées sur un essieu large, pour avoir de la stabilité et ne pas gaspiller beaucoup d’énergie à redresser tout le temps le chariot.
L’acteur ne porte pas les poignées dans ses mains. Il tire une corde passée sur ses épaules, lui permettant d’avancer dans une position moins usante.

Dans ce film, tout est bon jusqu’au moindre détail.

 

Date de sortie : 2 décembre 2009
Durée : 1h 59min
Réalisateur : John Hillcoat
Avec : Viggo Mortensen, Kodi Smit-McPhee, Guy Pearce
Genre : Science fiction, Drame
Nationalité : Américaine

« On meurt lentement de la faim »

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr