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Comment avoir une sauvegarde informatique fiable

Grâce aux ordinateurs, une catastrophe peut arriver instantanément, même sans votre intervention.

Vous avez vu ce qui s’est passé à Chypre ces deux dernières semaines ?
Instantanément les banques ont informatiquement bloqué tous les comptes, tous les avoirs de tous les clients, sans prévenir.
Ce n’était pas l’argent des banques, et pourtant elles l’ont confisqué et ont interdit aux propriétaires de s’en servir.

Vous voyez le problème de confier vos vies à un système qui peut trahir la confiance de millions de gens en un clic.

L’argent n’est pas la seule chose que l’on puisse mettre « à l’abri » ailleurs. On peut aussi bêtement faire confiance à une des plus grandes marques du monde pour héberger ses données. Des fois ça se passe aussi mal qu’avec des banques.

Voici quelques conseils utiles pour votre sécurité.

Rien n’est fiable.

Avoir vos données sur une clé usb n’est pas une bonne idée.

Les clés sont petites, elles se perdent facilement.
Elles s’oublient quelque part. Elles se volent.
Elles tombent en panne d’un coup.
Des ordinateurs les effacent sans prévenir, si si, ça arrive. J’ai eu un ordinateur HP sous windows vista qui formatait systématiquement et immédiatement mes dvd de sauvegarde au moment où je les insérais, sans remède possible, pourtant j’ai tout essayé et je suis très bon en informatique. Certains systèmes, certains ordinateurs ont des défauts qui les rendent imprévisibles ou inutilisables professionnellement.
(… comme la pire erreur est de ne rien retenir d’une erreur, il faut en tenir compte pour ne plus jamais acheter les marques à problèmes. Et vu qu’en plus c’est un des ordinateurs portables dont le vice de fabrication des cartes graphiques NVidia GeForce 8600M GS a été frauduleusement dissimulé par HP, je profite de l’occasion pour leur faire une publicité bien méritée, et toc).

Mais une simple rayure, on un coup de chaleur derrière une vitre au soleil peuvent définitivement détruire vos données.

… donc, une sauvegarde sur un dvd non plus, n’est pas une bonne idée.

D’une manière générale, avoir vos données sur un petit support (clé usb, carte mémoire, cd, dvd, disque dur externe), n’est pas sûr.

J’ai cassé un disque dur en le faisant tomber sur une table d’une hauteur de moins de 20 centimètres. Les disques durs sont extrêmement fragiles.
Et les prises usb peuvent finir par avoir du jeu et se dessouder à force de servir.

Si vous n’avez qu’un exemplaire, sur un petit support, en cas de problème vous perdez tout.

 

Epave d'ordinateur rouillé, brulé, cassé, éventré

Mais sans être nomade, si vous n’avez qu’un seul exemplaire, sur votre ordinateur à la maison ou au bureau, vous pouvez tout perdre instantanément en cas de vol, incendie, inondation, panne de disque dur, virus méchant avec un antivirus périmé, piratage, bug informatique, éruption solaire anormalement puissante, simple coup de foudre,…

Quelque soit le support, le problème est toujours le même :

Ne jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier.

Toujours avoir une sauvegarde, sur un autre support. Et surtout pas dans la même pièce, ou dans le même sac.

 

Pour contourner tous les cas possibles liés aux supports matériels, vous pouvez utiliser le « cloud ».
C’est le mot à la mode pour parler d’un dossier hébergé quelque part sur internet, protégé par un mot de passe.

Avec n’importe quel ordinateur ou un smartphone, vous avez accès à vos données, partout, tout le temps.
Même si vous êtes à l’étranger et qu’on vous a volé votre sac, avec votre clé usb, votre portefeuille,… vous avez encore accès à une copie scannée de votre carte d’identité, de votre permis de conduire, de vos contrats d’assurance, etc… tout ce que vous avez stocké dans les dossiers.

logo WWW dans des mains ouvertes

Il y a en plus un avantage très intéressant par rapports aux sauvegardes sur différents supports : tout ce qui est enregistré dans le dossier est toujours à jour, quelque soit l’appareil utilisé pour consulter les données.

Par contre, il ne faut surtout pas oublier la règle précédente : NE JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS, METTRE TOUS SES OEUFS DANS LE MEME PANIER.

Considérez dès le départ qu’un dossier virtuel, dans le cloud, est aussi peu fiable qu’une clé usb et tout se passera bien.
Comme une clé, vous pouvez perdre ce qui est dedans.

Imaginez que du jour au lendemain, sans aucune des raisons précédentes, vos données soient d’un coup inaccessibles.
Pas parce qu’il y a eu un piratage, mais par exemple juste parce que le fournisseur de service met simplement à jour son logiciel, et casse tout.

Si si, c’est possible.

C’est justement pourquoi je me décide enfin à rédiger un dossier sur la sécurisation des données.

Tenez, regardez cette copie d’écran, faite ce soir :

 

Blocage imédiat, sans prévenir du compte hotmail skydrive msnMSN est devenu SKYPE récemment. Il a fallu mettre à jour les programmes… et ça s’est mal passé.

Sur deux ordinateurs et un smartphone qui utilisaient le même mot de passe, après la mise à jour obligatoire, un n’avait plus accès au dossier de partage SKYDRIVE, inclus dans le compte HOTMAIL.

… et d’un coup, plus aucun n’a eu accès à mon dossier partagé entre tous mes ordinateurs.

 

Considérez qu’un stockage en ligne est aussi peu fiable qu’une clé usb et tout se passera bien.

 

Dans mon cas, je ne perds rien, puisque le dossier Skydrive hébergé chez microsoft est une COPIE du dossier qui est sur mes disques durs. Heureusement pas la seule version existante, qui peut devenir inaccessible pour un problème de connexion internet ou de mot de passe.

Par contre, je viens immédiatement de désinstaller skydrive et skype.
Une entreprise qui se plante à ce point, je ne peux pas lui faire confiance professionnellement. Donc, l’adresse email ne sera jamais débloquée, le compte plus jamais utilisé, je m’en fous.
Il me faut un prestataire de service sur lequel je puisse compter.

Et justement, les sociétés qui offrent des espaces de stockage en ligne ne manquent pas : dropbox, sugarsynch, ubuntu one,…

 

Considérez qu’un hébergeur n’est pas plus sûr qu’une simple clé usb.
Donc, ce n’est qu’une copie de sécurité.

Personnellement, j’ai donc, 2 ordinateurs qui ont pratiquement les mêmes données, des sauvegardes sur disque dur usb facilement mises à jour grâce à un logiciel de synchronisation comme groobax, et quelques comptes de dossiers partagés en ligne.

La perte d’un ou deux support ou compte ne posera aucun problème.

 

Trousse à outil de sécurité en ligne, chez un hébergeur de service indépendant de votre matériel

En cas de travail en équipe, avoir un dossier partagé synchronisé et à jour pour tout le monde peut à priori sembler une excellente idée.
A priori.

Dans la pratique, c’est une catastrophe.

Ce qui est parfaitement sécurisé chez vous, peut ne pas du tout l’être sur l’ordinateur de quelqu’un d’autre, infesté de virus, programmes espions, malwares en tous genres.

Vous n’êtes pas à l’abri non plus des erreurs de manipulation, des effacement accidentels, ou volontaires.
Quelqu’un peut effacer définitivement VOS fichiers parce qu’il ne comprend pas leur intérêt et veut libérer de la place dans le dossier partagé, sans vous en avoir parlé avant.

Le compte commun peut être piraté.

Un bug chez l’hébergeur peut vous faire perdre des documents…

Vos fichiers, vos documents, votre travail, vos données, ne doivent pas être partagés avec une possibilité de modification ou de destruction par d’autres.

L’original ou la seule copie ne doit JAMAIS être dans le dossier en ligne (ni sur un support amovible, clé usb, dvd, disque dur externe…)

Vous devez toujours avoir un autre exemplaire sur un disque dur (ou un dvd, une clé usb…).

Que quelqu’un ait le mot de passe de votre dossier partagé en ligne est une mauvaise idée.
Mais si vous le faites, utilisez ces deux précautions :
– Chacun crée son propre sous-dossier à son nom,
– Et dans votre dossier ne mettez pas les originaux, mais une copie. (Ou si vous travaillez bêtement directement dans ce dossiers, faites souvent une copie de sauvegarde).

 

Le stockage en ligne est très pratique, mais aussi peu fiable que les supports physiques.

Le moyen le plus sûr de ne rien perdre est de faire souvent une copie sur les trois systèmes :
– Sur votre disque dur,
– Sur un support externe, pas conservé dans la même pièce ni le même sac,
– Et dans un dossier dans le « cloud ».

En cumulant les précautions, en diversifiant pour ne pas tout mettre dans le même panier, vous ne devriez rien perdre, ou quasiment rien, quoi qu’il puisse arriver.

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

Comment protéger les plantes du vent

Il existe des dizaines de moyens plus ou moins efficaces et coûteux pour protéger ses plantes des vents violents.
Nous allons voir seulement quelques uns des plus simples et fiables, utilisés par les professionnels.
Ces méthodes ont aussi l’avantage d’être très économiques.

D’une manière générale, il suffit simplement de :

  • Planter à l’abri du vent,
  • ou attacher les plantes pour les empêcher de se tordre, se casser, ou d’être arrachées,
  • ou empêcher les pots d’être renversés.

L’idée la plus évidente est de planter sous une serre.

Mais une serre professionnelle, solide, qui résiste a des vents très violents, coûte plusieurs milliers d’euros.
On ne va pas s’attarder dessus.

Une autre idée est d’utiliser le relief naturel pour planter dans des zones relativement à l’abri, à ciel ouvert. Par exemple au bas d’une petite colline peu exposée aux vents dominants.
C’est au cas par cas, en fonction de la géographie, de la météo locale. On ne va pas non plus s’attarder dessus, pour parler plutôt des solutions utilisables partout.

Les arbres à feuillage persistant sont extrêmement intéressants pour protéger les cultures des vents violents.
Pendant la mauvaise saison, ils coupent encore le vent.

La barrière grandissant pratiquement toute seule au fil du temps, c’est une solution très économique pour entourer une grande surface.
Ce genre de clôture sert aussi à empêcher les intrusions.

Pas d'entretien et un champ bien protégé

Un mur végétal bien dense, impénétrable

Pensez à ne pas planter d’arbres à feuilles persistantes trop près de votre maison, du côté ensoleillé. En hiver le soleil permet de réduire un peu la facture de chauffage.

 

Lorsque le vent a soufflé à 150 km/h fin octobre, je suis allé voir les dégâts dans la jardinerie en plein air au bas de ma rue.
J’ai été vraiment surpris de ne remarquer que trois pots renversés au sol. Malgré le vent extrêmement violent, presque rien n’avait été cassé.

Oui, je sais, je sais, je vous déconseille de sortir quand la météo est mauvaise pour éviter les accidents, et moi je sors pendant une tempête…

Je suis juste allé au bas de ma rue.

Et franchement, ça en valait la peine. Regardez :

Des petits poteaux tout simples sont solidement plantés dans le sol.
Des fils de fer sont tendus entre eux.

Les plantes de taille moyenne sont toutes attachées sur ces fils.
Impossible de les renverser.

Les attaches aussi sont intéressantes.

Comme il s’agit d’un commerce, avec libre service, il doit être possible aux clients de détacher eux-mêmes leurs achats.
La jardinerie a adopté de simples lanières de caoutchouc. C’est en plus très doux et non blessant pour les plantes. Un choix vraiment intéressant.

Remarquez surtout que la première des sécurités est un tuteur. Chaque plante a son propre tuteur.

Ca ne protège pas seulement du vent. Les plantes sont moins fragiles aux manipulations, au transport, sont plus agréables à regarder, et à vendre.

Tout est plus clair. La plante n’est pas tassée. Les tailles et les soins sont facilités.

Les jardineries vendent des bambous à l’unité, à des prix complètement délirants.
Personnellement cette année je vais encore utiliser de simples roseaux, que l’on trouve gratuitement partout à la campagne.

L’année prochaine par contre, j’aurai mes propres bambous presque gratuitement, qui pousseront dans des grands seaux qui en plus me serviront de clôture brise-vue pour les voisins.
Il existe une grande variété de bambous de couleurs différentes. Ca va être magnifique.

La jardinerie utilise beaucoup ce genre de lests creux pour les pots. Il en existe de toutes les tailles.

C’est tellement lourd que seul, la plante est déjà bien protégée, mais lorsqu´on en aligne plusieurs, l’effet anti-basculement est maximal.

C’est extrêmement simple à fabriquer. Je ne vais pas en acheter pour chez moi. Juste un ou deux sac de mortier, ciment, ou béton, je sais pas (la maçonnerie n’est vraiment pas mon truc). Avec quelques seaux de gravier, pour économiser le mortier.

Il suffit de fabriquer un cadre en bois, tout simple. J’utiliserai probablement du bois de palette, recyclé gratuitement. Une douzaine de gros clous devraient suffire.

Pour faire le trou au milieu, un pot en plastique un peu souple mais solide, placé au centre du cadre en bois. Un peu huilé pour le retirer facilement et pouvoir s’en resservir des dizaines de fois.

J’utiliserai probablement un mélange blanc ou crème, avec des beaux cailloux-graviers décoratifs, au lieu de ce gris trop moche.
A priori, je dirais que j’en aurai pour moins de 2 euros à faire ces socles moi même. Et que ça sera beaucoup plus beau.

Et si j’en casse un, après quelques coups de marteau, les morceaux serviront pour fabriquer, couler un autre support.

Dans l’article sur les tomates suspendues en bouteilles au plafond, j’ai oublié de préciser que le vent a là aussi fait un carnage, exactement comme avec les tomates qui poussaient à l’endroit sans tuteur.

Quand les plantes sont devenues longues, et fragiles au balancement, je les ai tout doucement repliées en deux et attachées. Le vent n’a plus fait de dégât.

… mais d’une manière générale, je dirais donc que la protection numéro un pour un très grand nombre de plantes, c’est un tuteur tout simple.

Si vous aussi vous comptez en récupérer gratuitement au bord des routes, au lieu de payer 2,65 euros en jardinerie pour un seul bambou qui commencera a pourrir dès l’année suivante, il suffit d’un sécateur pour les parties fines et souples (le haut) et d’une petite scie à bois pour le bas, plus large et dur.

Des gants seront les bienvenus pour le nettoyage des roseaux sans se faire d’ampoules.

Avec la bonne technique, ça va très très vite. J’ai entièrement fait une centaine de tuteurs gratuitement en moins de deux heures.

Il suffit de laisser sécher quelques jours les roseaux dans un coin du jardin, pour rendre les feuilles cassantes.

On pose la main de façon très enveloppante autours de la base d’une feuille, pour l’empêcher de se casser en petit morceaux,

et on pivote d’un petit quart de tour.

Et c’est déjà fini.

Fabriquer des tuteurs peut vraiment être trop facile. Ce n’est pas la peine de prendre un risque en s’en passant.

La première année j’ai vu un peu trop petit pour la taille. Il est plus intéressant de couper les tuteurs au moins un tiers plus grand que ce qui vous semble nécessaire. Certaines plantes grandissent très vite et de façon surprenante.
Il y a une énorme différence de hauteur des tiges entre les différentes variétés de tomates.

Autant prévoir plus que pas assez, ça évitera d’avoir à perdre du temps à re-tuteurer plus tard, au risque de casser la plante.

L’arrosage permet aussi d’une certaine manière, de protéger un peu les plantes du vent.

Au lieu d’arroser un peu tous les jours (sauf bien sûr lors des canicules), il est plus intéressant d’arroser abondamment, mais plus rarement.

Ca oblige les plantes à enfoncer leurs racines plus profondément pour trouver de l’eau. Donc, elles seront beaucoup plus résistantes au vent.

L’autre bon côté, est qu’avec des racines plus grandes, les échanges avec le sol sont améliorés. Les éléments nutritifs du sol seront assimilés en plus grande quantité, donc les plantes seront plus vigoureuses, les fruits et légumes plus gros et de meilleure qualité.

Que du bonheur.

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr