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Le rinçage de certaines graines

Graines récupérées gratuitement dans les restes de plats, de cuisine, de dessert. Resemées immédiatement.

Je suis presque sûr que vous ne savez pas pourquoi les graines ne poussent pas directement dans les fruits.

Et évidemment, je suis aussi pratiquement certain que vous ne vous êtes même jamais posé la question, hein ?

C’est à croire que vous vous en foutez, qu’il n’y a que les bêtises de nabilla qui vous intéressent.
Quand elle crache sur un agent SNCF, ou quand elle se fait payer 6000 € en liquide non déclaré pour une prestation dans une boite de nuit et qu’elle n’y va même pas, tsss…

L'arabe nabilla des émission de fausse télé-réalité, aux gros seins gonflés, énormes, refaite, pose nue pour de l'argent

beurette cracheuse

On dirait presque que vous êtes devenus des pions du système.
Vous pensez ce qu’ils vous disent de penser.

Ils occupent votre esprit en bêtises totalement insignifiantes, pour ne pas que vous cherchiez des solutions pour devenir plus libre et vivre mieux.

Allo, non mais allo, quoi !?

C’est la crise économique, le pouvoir d’achat chute toutes les semaines, les impôts augmentent, les socialistes mettent en prison tous les opposants après les avoir matraqués et gazés, le gouvernement n’a aucune solution contre le chômage, l’europe veut qu’on finance avec notre endettement l’armement des rebelles cannibales islamistes syriens, et vous ne cherchez pas des solutions pour apprendre à vous débrouiller sans l’état qui ne fait que vous enfoncer ?
… non mais allo ?! quoi.

Heureusement que je suis là pour vous sauver tous.

Je vais vous dire deux secrets importants :

Le premier est que dans la vie il n’y a que trois types de personnes.
Il y a celles qui savent bien compter,
et il y a les autres.

 

Le bon côté est que même celles qui savent compter aussi mal que moi sont capables de comprendre l’idée générale quand la différence est énoooooooooooorme.
Et justement, souvent, elle l’est.

Par exemple, un sachet de 200 gr de salade au supermarché, 2 euros.

Pour 3 euros, dans le même supermarché, on trouve des sachets d’environ 600 graines de salades, pour faire 400 salades de plus de 200 gr.

Si on n’est pas super pressé, ça semblerait presque un petit peu avantageux de faire pousser soi-même, à priori.
Mais j’en suis pas sûr.
Je peux pas vous dire précisément pour le moment. Je sais mal compter, ma calculette fonctionne à l’énergie solaire et c’est la nuit.

A vue de nez, je serais quand même tenté de dire que quand on fait pousser soi-même, ça ne coûte tellement presque rien en comparaison des prix en magasin, que l’on pourrait presque parler de nourriture quasiment gratuite.

En période d’effondrement économique qui s’accélère, ça vaut peut être la peine de s’y intéresser un petit peu.

Le terreau ne coûte pas grand chose. Et on peut encore diviser le coût par trois, en mélangeant chaque poignée avec deux poignées de terre gratuite pour avoir la même efficacité.

Les pots du commerce par contre sont hors de prix, mais il existe de nombreuses solutions dont je vous ai déjà parlées pour ne plus injecter un seul centime dans ce système pourri qui vous vole tout.

Ensuite… la dernière dépense de base est le prix des graines.

Et là aussi, on peut contourner facilement.

 

Plus haut je vous avais parlé de deux secrets justement.
… ouais, ça va. Compter jusqu’à deux je sais faire. Nia nia niaaaa…

Alors donc, le secret qu’il ne faut pas que vous sachiez, c’est :

Contrairement à ce que l’état, l’europe veulent vous faire croire et vous imposent, vous n’avez pas besoin de sortir d’argent pour avoir des semences.

Avant que la corruption et la bêtise la plus crasseuse ne donnent le pouvoir de faire des lois à ceux qui produisent avec un monopole,
avant que ceux qui vendent des semences ne fassent voter (par eux-mêmes) une loi pour que 65 millions de personnes soient obligées d’acheter leur graines ou de payer une taxe lorsqu’ils resèment une partie de leurs propres récoltes,

toute l’espèce humaine replantait ce que la nature lui offrait gratuitement.

Si si.

On n’est pas obligés d’acheter des semences.

Non non, si si, je vous jure que c’est vrai. Je ne suis pas toujours en train de déconner tous les deux paragraphes et de dire du mal de ces crétins de socialistes chaque fois que j’en ai l’occasion, c’est pas vrai, je ne fais pas que ça. Je dis aussi des choses sensées quand je veux.

Alors, là, par exemple je vais vous montrer comment avoir gratuitement des centaines de graines de bons melons charentais.
Cette technique facile donne aussi des résultats à peu près corrects avec les graines de tomates, de concombres, de pastèques, de courges,… tous les fruits et légumes à pulpe.

 

Normalement vous jetez les graines. Normalement c’est des déchets.

Et oui, normalement c’est vraiment du déchet.
… sauf justement si vous connaissez le truc.

La pulpe de beaucoup de fruits et légumes contient un inhibiteur de croissance.

C’est ce qui empêche justement les graines de pousser directement dans les fruits.

Taaa Daaaaaaaaa !!!!

 

(Roulement de tambours. La révélation.
Des étoiles d’admiration apparaissent dans les yeux reconnaissants des lecteurs).

 

La nature n’a pas besoin d’usines de plusieurs millions appartenant à monsanto pour faire germer des graines.

 

Il lui suffit de faire couler de l’eau. L’inhibiteur est soluble tout simplement dans l’eau.
Même de l’eau qui ne coûte rien, comme l’eau de pluie par exemple, ou celle d’une rivière.
Sans dépenser un centime.

Il suffit de faire tremper les graines assez longtemps. Dans la nature ça prend de quelques semaines à plusieurs années selon les espèces. Les graines se lessivent tranquillement dans la boue.

Une fois nettoyées de l’inhibiteur, si la température et l’humidité sont bonnes pour l’espèce, une nouvelle génération germe spontanément.

On peut très facilement faire tout le cycle en accéléré tranquillement chez soi.

Voici comme je fais personnellement :

 

Conservation des graines trouvées dans les aliments

En découpant le dessert, les graines sont mises à part pour être nettoyées

Dans cet exemple il s’agit de graines de melons charentais.

J’ai fait deux petits tas.

Un qui va rester tel quel, plein de pulpe, juste posé sur une serviette humide. Pour montrer que rien ne poussera :

Témoin de pousse. Expérience pour comparer la geminaison dans deux situations différentes

Graines non rincées, posées sur une serviette en papier humide

L’autre partie des graines va être plusieurs fois rincée, tant que l’eau est colorée.

Jus sombre autour des graines à nettoyer et à purger de leur inibiteur de croissance

Je jure que ce n’est pas moi qui ai choisi ou acheté une nappe aussi horrible. Je n’y suis absolument pour rien.

Comment nettoyer, rincer, laver, préparer des graines pour les conserver ou les replanter

Un morceau de collant est tendu au-dessus du verre et maintenu en place avec un simple élastique.
Le rinçage sous le robinet devient super facile et rapide.

 

Si vous voulez manger des graines germées sans avoir de germoir, je crois que c’est vraiment la méthode la plus simple.
Au lieu de jeter un collant troué, après un passage dans la machine à laver, ou lavé à la main avec un peu de liquide vaisselle, il peut servir très avantageusement de couvercle.
Pas besoin d’ouvrir le germoir pour ajouter l’eau.
On renverse simplement pour égoutter.
Même les plus petites graines ne peuvent pas passer par les trous. C’est vraiment très pratique.
Coupez des morceaux bien plus grands que ce qui vous semble nécessaire, cela facilitera vraiment la pose de l’élastique.
Puis avec vous recouvrez ce que vous avez dans la cuisine : un bol, une chope de bière, un bocal de cornichons, un pot de confiture… après y avoir mis vos graines à germer.

 

… mais donc, cette fois là, ce n’est pas pour manger mais pour planter ou conserver des graines.

Comparaison de la couleur du jus de trempage rinçage des graines de melons charentais récupérées

Sur la photo on voit deux récupérations de graines, à un jour d’écart.

Celles du jour, dans le tout premier jus de rinçage, très chargé et coloré.

Celles d’hier, déjà rincées plusieurs fois, puis laissées à tremper 24 heures, en changeant l’eau chaque fois que je rentrais dans la cuisine.
L’eau de trempage est bien claire. Les graines sont bien vidées.

Une chose me frappe et m’étonne sur l’image. La taille des graines. Les deux melons venaient du même magasin, du même cageot, achetés au même moment et avaient à peu près la même taille.
Les graines qui ont trempées 24 h dans l’eau sont presque deux fois plus petites.

Une fois que les graines ont trempé au moins une journée avec plusieurs changement d’eau, on peut soit les faire sécher pour les conserver des années, soit les laisser vaguement humides pour les faire pousser sans attendre.

 

Témoin de pousse. Expérience pour comparer la geminaison dans deux situations différentes

Graines non rincées, posées sur une serviette en papier humide

J’ai jeté les graines non rincées sans faire d’autres photos.

Après 5 jours, en entrant dans la cuisine, une odeur pestilentielle remplissait la pièce.

Des dizaines de larves grouillaient dans l’assiette. J’ai tout jeté immédiatement tellement l’odeur était forte. Rien n’avait poussé.

Le verre de graines rincées, légèrement humidifié tous les jours, posé à côté était dans cet état :

Graines récupérées gratuitement dans les restes de plats, de cuisine, de dessert. Resemées immédiatement.

Je ne vais pas faire le tri. Je sème tout, germé ou pas.

Vu que ça ne m’a rien coûté, je n’ai pas besoin d’économiser les graines. Je repiquerai seulement les plus beaux plants.

Et en plus, j’en ai déjà mis une bonne quantité à sécher pour l’année prochaine.

Tas de graines sur du terreau mélangé à de la terre ordinaire, dans une barquette d'emballage alimentaire.

Un fond de pot composé d’un mélange d’un tiers de terreau et de deux tiers de terre ordinaire gratuite.

Dans deux barquettes d’emballages de fruits et légumes frais, sauvées quelques mois de la poubelle.

Etiquettage des semis avec des marques en plastique blanc, des étiquettes faites maison

Ne pas oublier d’indiquer immédiatement ce que les pots contiennent

Quelques autres poignées de mélange terre-terreau, bien étalées. Sans tasser pour ne pas casser les germes très fragiles.

Ajout d’étiquettes.

Des petits bouts de plastiques alimentaires blancs recyclés aussi font très bien l’affaire. Par exemple des couvercles de pot de fromage blanc.
Deux coups de ciseaux ou de cuter. Quelques caresses au papier de verre pour dépolir, pour que le crayon accroche.

Après avoir essayé plein de choses, même coûteuses, je me suis aperçu qu’il n’y a vraiment rien de mieux qu’un simple crayon très ordinaire. On peut écrire même sur surface humide. Ca ne s’efface pas tant qu’on ne l’a pas décidé. La pluie laissera le texte intact bien plus d’un an, alors que les marqueurs disparaissent déjà au bout d’un mois.
On peut réutiliser l’étiquette quand on veut avec un simple coup de gomme.
C’est très économique, vu le prix totalement délirant des étiquettes en jardinerie.

Finition des semis en arrosant doucement les pots.

Un petit arrosage, en faisant couler l’eau doucement, pour ne pas trop retourner la terre, puisque je ne l’ai pas tassée. Si beaucoup d’eau coule d’un coup, les graines vont remonter à la surface en flottant.

Comme vous pouvez voir, même l’arrosoir est en récupération.
Une bouteille de lessive liquide. Une fois vide elle est passée plusieurs fois à la machine à laver avec le linge sale, pour que plusieurs cycles enlèvent toute trace de résidus chimiques.
J’aime bien parce que le goulot est très large. Le remplissage est super rapide. Il suffit d’enfoncer la bouteille deux secondes dans la cuve d’eau de pluie et elle est déjà pleine sans attendre.

Le fait de n’avoir dans le jardin que des choses sans valeur visibles au premier coup d’oeil permet de ne pas avoir de vol. Mon arrosoir en vieille bouteille peut trainer à la vue de tous, personne ne me le prendra. Il sera toujours là quand j’en aurai besoin.
C’est le même principe avec mes outils tous pourris. Ce n’est pas exprès pour les photos ; ce n’est pas seulement volontairement pour montrer qu’on peut faire des choses avec très peu de moyens.
J’utilise réellement des vieux outils rouillés, un marteau qui a 80 ans, un bout de bois comme plantoir,…
Non seulement ça marche bien et fait parfaitement le travail, mais en plus ça n’attire pas la convoitise.
Si une population nuisible (qu’il ne faut pas stigmatiser!) regarde par dessus la clôture, elle ne va rien voir avec une valeur marchande pour elle.
Donc, pas de vol.

La plouc attitude permet d’éviter les ennuis, les vols, les dépenses en outils et rééquipements.

 

Quelques graines ont surnagé à l'arrosage. Je rajoute une petite couche par dessus.

Malgré l’arrosage léger, quelques graines ont surnagé. Je rajoute simplement une demie poignée de terre par dessus.

Et c’est tout.

Dans deux semaines j’aurai des dizaines de jeunes plants de melons charentais. Comme je n’ai pas laissé pas mal de place entre chaque graine, les racines très fragiles vont être entremêlées et vont sûrement se casser si j’essaie de les décrocher. Donc, là, je m’en fous, puisque les graines ne m’ont pas couté un centime.
Quelques coups de ciseau pour bien dégager les plus beaux plants sans forcer, sans arracher. Et toute la petite motte autour sera replantée, sans traumatiser la racine.

 

Voilà.

Il n’y a vraiment rien de compliqué. C’est juste une question de trempage, rinçage, de 12 heures minimum à 48 heures maxi, en changeant plein de fois l’eau.

Après, vous pouvez soit les planter directement,

soit les faire sécher à l’ombre. C’est important. Le séchage doit être doux. Donc, à l’ombre.
Par exemple en les étalant sur un papier absorbant.

Après séchage complet, il n’est même pas nécessaire de décrocher les graines. Vous pouvez simplement plier la serviette et la ranger dans une enveloppe sur laquelle vous avez écrit la variété et la date de récolte.

Quand vous replanterez les graines, vous n’aurez même pas besoin d’enlever le papier absorbant resté collé. Ca ne gênera absolument pas la croissance.

 

N’oubliez pas que vous pouvez échanger, toujours gratuitement, vos graines avec des personnes qui ont d’autres variétés que vous.

 

 

Pour les graines dans des fruits à coques dures, je vous ferai probablement aussi un long article à part quand ça sera la saison. Mais je peux déjà vous dire vite fait les deux méthodes qui marchent bien.

Dans ce cas là, le trempage ne sert pas à enlever un inhibiteur de croissance mais à fragiliser la coque. Si très en douceur vous fendez la coque, ou mieux que vous la retirez carrément, sans abimer la fève, la pousse peut se faire en 5 semaines au lieu de 5 à 18 mois. Ca vaut le coup.
Sinon un très long séjour à l’ombre, de trois à 8 mois dans un pot rempli de sable légèrement humide, abime bien la coque, assez pour que les germes sortent tout seuls, naturellement.

Donc pareil, n’hésitez pas à mettre de côté les graines des choses que vous aimez pour les replanter plus tard, à la bonne saison.

Ne les laissez pas sur l’arbre. Prenez-les et rangez-les à l’abri.
Ne croyez surtout pas que parce qu’il y a une coque dure autour, ça va se conserver longtemps sur un arbre. Au contraire.
Les petites bêtes qui font des trous aiment justement les pouponnières douillettes en coques bien dures, pour que leurs bébés passent l’hiver au chaud.

 

Brugnon, prunion, nectarine, noyaux

Noyaux de nectarines, nettoyés, séchés, conservés dans une enveloppe

 

Le prochain gros article sur le potager d’autosuffisance montrera des idées de rangements très pratiques pour vos graines.

A suivre…

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

Des pots à semis 15 à 30 fois moins chers

Semer dans des verres en plastique

Vous avez certainement vous aussi remarqué le prix complètement délirant des pots à semis. Même si j’étais riche je n’en achèterais pas, parce que c’est très clairement de l’argent très mal utilisé, gaspillé.

Les graines se fichent totalement de l’aspect des pots dans lesquels elles poussent.
Il suffit que ce soit la bonne taille pour l’espèce, que ce soit le bon moment pour planter donc que la température soit bonne, et qu’il y ait de l’humidité.

Pas la peine de dépenser une fortune dans des pots en matières biodégradables de très hautes technologies en plastique soit-disant bio, où que les feignants peuvent mettre en terre sans dépoter, ou des godets super décoratifs hors de prix…

La vérité, c’est ça :

Réutiliser ses emballages alimentaires au lieu de les jeter, pour y faire pousser de la nourriture gratuite

Des boites de croissants, de gâteaux, des barquettes de fruits et légumes, des barquettes de viande…

Les graines poussent dans n’importe quoi, quand c’est la bonne saison. C’est presque seulement une question de température et d’humidité.

Semis de courgettes dans une barquette de viande hachée sauvée quelques mois de la poubelle

Il suffit de faire quelques gros trous pour laisser sortir le trop plein d’eau qui ferait pourrir les plantes.

J’ai déjà commencé à vous montrer comment faire dans quelques articles :

… mais aujourd’hui on va viser le niveau bien au dessus, et toujours presque sans rien dépenser en utilisant de simples gobelets jetables, premiers prix, très légèrement modifiés.

Les avantages sont les suivants :

  • Chaque graine a son propre pot.
    Les manipulations, le repiquage, tout devient simple et rapide.
    Puis les échanges, les cadeaux, sont énormément facilités. On attrape un verre, on écrit dessus la variété, la date de semis, et c’est déjà prêt.
  • Le fond blanc est pratique pour écrire.
  • Ca ne prend pas de place. On peut en mettre 30 d’un coup dans une seule cagette (recyclée et gratuite aussi).
    La cagette empêche les pots de se renverser au moindre courant d’air. Celles en plastique ne craignent pas l’humidité, on peut arroser rapidement comme un bourrin en deux coups d’arrosoir.
  • La taille est suffisante pour faire pousser même des plantes qui grandissent très vite (courges, melons…) et permet de ne pas être obligé de repiquer ses plants de tomates avant au moins un mois et demi. Le gain de temps est colossal.
  • Les plusieurs centimètres de terre gardent assez bien l’humidité. Les semis supporteront une journée d’absence sans pouvoir les arroser, si cet été la canicule frappe encore.

Que des avantages, donc.

Les plus fauchés, ou les plus radins-malins, ou les plus écolos, peuvent réutiliser les gobelets qui ont déjà servi pour boire, donc là, ça devient gratuit.

Il suffit de faire quelques gros trous pour l’évacuation du trop plein d’eau, pour éviter de noyer les plantes, de faire pourrir les racines, de risquer la fonte des semis à cause d’un excès d’humidité qui favoriserait les champignons…

Les simples coups de cuter ne sont pas suffisants. Lorsqu’on met la terre, ou le terreau, ou la tourbe, le pot se remet en position et referme les trous. Donc l’eau stagne.

Il ne faut pas se contenter d’entailles, il faut vraiment enlever un morceau. Ou deux, ou trois c’est mieux.

Utiliser des objets coupants, en tournant, sur des gobelets fins qui se tordent tout le temps, ce n’est ni pratique, ni rapide, ni sécuritaire.

Je préfère utiliser un simple fer à souder.
C’est un achat qui vaut le coup. On dirait que ces appareils sont increvables. Le mien est un premier prix acheté il y a presque 30 ans et qui fonctionne toujours. Vu le prix très excessif des godets à semis, dès la deuxième utilisation vous commencerez à faire du bénéfice.

100 verres en plastique, ça part très très vite. Si vous trouvez des lots encore moins chers par 300, 500 ou 1000, c’est un bon achat.

Fabriquer des pots à semances avec des verre en plastique premier prix

100 gobelets premier prix pour 99 centimes d’euros.

Un fer à souder peut faire très mal. Normalement c’est prévu pour rendre liquide du métal.
En effleurant à peine la peau, la blessure est très vite profonde et très anormalement douloureuse pour une petite brûlure.

Un petit bol d’eau fraiche à côté, quand vous utilisez un fer à souder est une précaution agréable.

Faire des soudures précises avec des gros gants, pour moi c’est impossible, mais j’ai deux mains gauches. (Et je crois ne pas être le seul).

Faire énormément de manipulations de petits gobelets fins avec des gants, je n’y arrive pas non plus.

… donc, pour moi, le petit bol d’eau froide à côté, c’est une précaution que je ne risque plus d’oublier, vu comme ça fait mal.

Fixer un fer à souder pour simplifier le travail

En fixant le manche du fer à souder sur un support stable, on évite de trop bouger avec, c’est bien pour les maladroits. J’ai utilisé un simple étau.

L’autre énorme avantage est que les deux mains restent libres pour travailler, donc tout va très vite.

Le temps de trois musiques à la radio pour un petit sac de 100 verres, en prenant mon temps.

 

A l’extérieur c’est beaucoup mieux, à cause de l’odeur du plastique brûlé.

C’est mieux de le faire un jour sans un souffle de vent, pour éviter de prendre la fumée dans les yeux.

C’est super simple, rapide, facile ET extrêmement économique. Au minimum 15 fois moins cher que des pots à semis achetés en jardinerie.

 

Semer dans des verres en plastique

La première fois j’avais fait plein d’erreurs qui m’ont appris comment mettre en place des choses qui marchent. C’est tout l’intérêt de commencer bien avant l’effondrement complet de l’euro et de l’économie française, tant qu’on a encore le temps de se tromper en apprenant.
Quand il n’y aura plus d’argent qui circule, échouer va avoir des conséquences pénibles.

Commencer à petite échelle permet d’avoir déjà des fruits et légumes en qualité bio ou des variétés anciennes pour 50 à 700 fois moins chers que dans les magasins.

Ensuite, partout où les crises sont graves (effondrement économique, guerre, catastrophes naturelles…), parmi ceux qui s’en sortent le mieux se trouvent ceux qui savent faire pousser de la nourriture.
Tout le monde a besoin de manger.

Savoir faire pousser des graines, pour le moment vous pouvez penser que ça fait plouc ou gros bouseux, mais c’est quelque chose de simple à faire, qui permet de nourrir sa famille, même après une longue période de chômage, ou quand toute l’économie du pays casse.

C’est tellement simple et rapide, qu’on peut en faire une source de revenus saisonniers, sans avoir à mendier un boulot alors que le chômage explose.

 

N'importe quel emballage peut servir

A partir d’une poignée de graines et de terreau, on peut faire pousser presque n’importe quoi n’importe où.
Au départ ça pousse tout seul. C’est juste une question de température et d’humidité.

Ensuite, sur la durée ça se complique un peu.

Si dès le départ vous plantez dans un pot de taille adaptée à l’espèce, vous n’aurez pas de travail supplémentaire obligatoire. Dès que la graine est enfoncée dans la terre, elle peut rester bien plus d’un mois sans avoir à replanter dans un pot plus grand.

Si la couche de terre n'est pas assez épaisse, elle va sécher trop vite et les plantes vont mourir

Une minute à perdre… hop!, un fond de boite de biscuits vide en instance de poubelle, 10 graines, et => 9 plants de melons charentais une semaine plus tard, => 3 kilos de melons gratuits pendant l’été.

On peut faire pousser dans un seul centimètre de terre, mais la réserve d’humidité est inexistante. Tout peut mourir en une seule journée.

Plusieurs centimètres sont vraiment préférables.

Une bonne quantité de terre autour de chaque graine, une bonne réserve d’humidité

Si on ne plante que quelques graines, écrire au marqueur sur quelques gobelets va très vite.

Melons charentais plantés dans des verres en plastique, rangés dans une cagette empillable en plastique aussi

Par contre, écrire sur 500 gobelets prendrait des millions d’années.

Accrocher une seule grosse étiquette à une cagette prend moins d’une minute pour 30 à 40 pots pour les plus grosses cagettes.

Si on n’écrit pas sur les gobelets, on peut les réutiliser sans problème deux ans, pour plein de plantes différentes.

Elles sont empilables avec des petits plots parfaitement emboitables. On peut en superposer un bon nombre (tant que les pousses sont petites) pour faire pousser des centaines de graines en même temps sur une minuscule surface au sol.

C’est un énorme avantage pour planter chez vous dans le coin d’une pièce, près d’une fenêtre, en hiver ou au début du printemps, si vous n’avez pas de serre.

Et on peut déplacer une grande quantité de graines en un seul voyage.

J’adore. C’est trop pratique.

En plus elles sont gratuites. On en trouve presque tous les soirs devant les magasins, à la fermeture des commerces de vente de fruits et légumes.

Pour certaines plantes qui poussent très très très très vite, il est intéressant de planter des graines directement dans des pots d’environ un litre (bouteilles en plastique, brique de lait…).
C’est le sujet d’un prochain article.

A suivre, donc…

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

Pourquoi acheter vos graines dès maintenant

Au début, je ne connaissais rien, de rien, de rien au jardinage.

J’ai eu un coup de foudre complet la première fois que j’ai essayé de faire pousser quelque chose.

Dès le réveil, avant même de prendre mon café, j’allais arroser mes semis.
Je les regardais un long moment avec un sourire jusqu’aux oreilles. C’était magique.

Ca changeait à une vitesse incroyable. Tout grandissait presque à vue d’œil. En quelques heures, ce n’était déjà plus les mêmes plantes. Des feuilles avaient poussées, les tiges avaient pris deux ou trois centimètres…

Je ne savais pas que c’était aussi simple de faire pousser quelque chose.

J'ai vidé tout le sachet de graines de tomates dans un seul petit pot

Près d’une fenêtre, dans une mini-serre gratuite, en recyclant une boite de croissants

ma première tentative pour faire pousser quelque chose

En quelques jours, les semis soulèvent les couvercles

… donc, comme je n’y connaissais rien, j’ai fait plein de bêtises.

Je me suis contenté de lire les étiquettes des sachets et… c’était un gaspillage énorme.
Par exemple, il n’est pas écrit qu’on n’est pas obligé de mettre toutes les 300 graines de tomate du sachet en une seule fois, dans le même petit pot. On peut très bien n’en planter que quelques unes et conserver les autres pour les années suivantes. Ou on peut aussi échanger les graines en plus avec d’autres personnes, pour avoir plus de variétés.

Le contenu du sachet de graines de melons charentais vidé dans ma main pour voir la quantité

Un sachet contient de quoi faire plusieurs années de cultures…

semis de melon charentais

… mais moi je ne le savais pas alors j’ai tout planté d’un coup, oups!

Donc, ce que j’ai appris, c’est que si c’est le bon moment, si la température leur plait, si l’humidité est bonne, c’est presque 300 pousses qui débordent du pot en quelques jours.
Presque toutes les graines poussent. C’est trop facile de faire pousser de fruits gratuits !

Mes premiers melons charentais, avec un potiron Une grappe de tomates vertes mélangée à des mûres

Comme j’y ai pris goût de suite, j’ai eu envie de planter des choses que je ne mange jamais, qui coûtent les yeux de la tête dans les superettes.

Par exemple des tomates violettes, blanches, noires, des melons canaris, des melons verts, etc…

C’était à peine en mars et toutes les graines que je voulais sur plusieurs sites internet avaient déjà la mention « Epuisé » sur les fiches.

Pfffff…

Dans aucun magasin je ne trouvais ce que je voulais.
En se promenant dans les magasin, ma famille a fini par trouver par hasard des graines de melons jaunes tout à la fin de l’été. C’était déjà trop tard pour avoir des fruits.

Mais du coup j’ai déjà les graines pour le printemps prochain.

Sachet de graines de melon jaune ouvert sur la table pour voir leur taille et la quantité contenue dans un sachet

Des graines pour trois ans, pour une petite famille

Avec le pouvoir d’achat qui diminue à vue d’oeil, à une vitesse terrifiante toutes les semaines, avoir un petit potager est clairement une excellente chose pour embellir le quotidien.

Quelques graines, de l’eau… et ça pousse tout seul

J’ai fait la bêtise d’acheter des graines hybrides, comme je n’y connaissais rien.
En lisant les étiquettes, ça semblait intéressant : plus de production, insensibles aux maladies, etc…

Sauf que les plantes hybrides sont stériles. Il faut tout le temps en racheter aux semenciers pour pouvoir semer.

Impossible de récupérer les graines de vos plus beaux fruits, les plus vigoureux, les plus parfumés…

Les plantes hybrides ne donneront pas les mêmes fruits l’année suivante, si les graines ne sont pas stériles

Si comme moi vous voulez faire pousser des variétés spéciales l’année prochaine, prenez garde à une chose : ce n’est que pour vous, votre consommation personnelle.
A cause des pourris incompétents et/ou corrompus et/ou sales [Biiiiip!] qui votent les lois pour imposer à tout le monde uniquement ce qui leur rapporte, les humains ne peuvent plus vendre que les graines qui rapportent aux grands semenciers.
Ceux qui produisent des ogm, des hybrides, des graines irradiées pour les rendre stériles, pour obliger les gens à racheter tous les ans leurs semences.

Les nouvelles lois merdiques et injustes, obligent quelqu’un qui voudrait vendre une plante traditionnelle, à la faire enregistrer dans une liste légale, en dépensant plusieurs milliers d’euros. Comme aucun petit producteur ne peut faire ça, tous les professionnels sont obligés d’acheter des graines aux producteurs de poison ogm et de plantes stériles.

En ce qui me concerne, je ne risque pas de manger des ogm, même si ça devient obligatoire pour tout le monde. Quand une loi est mauvaise, personne ne la respecte.
D’ailleurs pratiquement tous les producteurs fraudent et utilisent une partie de leurs récoltes pour resemer sans verser des taxes aux semenciers.

Ceux qui ont proposés ces mauvaises lois totalement injustes vendent des semences, justement. C’est comme pour la loi sur les alcootests obligatoires. Une entreprise qui a le monopole oblige 65 millions de français à acheter ses produits.

Qu’ils aillent se faire foutre.

Ma première récolte de piments rouges. J’en suis déjà à 3 cueillettes, et il en reste encore quelques uns qui finissent de mûrir sur les plantes

Lorsqu’un sachet vendu dans le commerce contient un très petit nombre de graines, il semble plus intéressant de tout planter dans la saison.

Si ce n’est pas des plantes hybrides, les trente graines chères du départ en donneront des centaines gratuites en une seule saison.

Trois fois plus de graines gratuites dans un seul piment que dans un sachet payant. En plus, cette variété est déjà acclimatée à mon environnement. C’est la descendance des graines qui ont bien poussées chez moi.

Bon…

Ceci n’est valable que pour votre production personnelle. Ce que vous allez consommer.

Si vous voulez revendre des plants, vous devez acheter des graines uniquement sur les catalogues autorisés à la revente.
A priori ça semble quand même extrêmement intéressant pour une petite activité saisonnière, avec très peu d’heures de travail pour gagner énormément.

Je compte le faire en auto-entrepreneur au printemps. Comme pour tout, je vous dirais en fonction de mon expérience ce qui a bien marché et ce que j’ai encore fait de travers, donc ce qu’il ne faut pas faire. Avec plein de photos, comme quand je me massacre les doigts, tsssss…

 

Le cran de sécurité de mon couteau de bricolage préféré a lâché d’un coup. Je l’avais depuis plus de 10 ans. J’avais tellement confiance en lui que je n’avais pas mis de gants pour travailler, aie!…

L’expérience, même râtée est toujours intéressante pour qui veut apprendre à bien faire.

 » L’homme sage apprend de ses erreurs. L’homme plus sage apprend des erreurs des autres. « 

Proverbe chinois.

Avec un beau pot, ça va être magnifique

 

Donc au printemps prochain, je vais vendre des jeunes plants de tomates sur les marchés locaux. J’ai déjà commencé à vous en parler, .

A priori, ça semble être une idée d’activité extrêmement rentable. Assez pour pouvoir acheter assez vite une grande serre, pour pouvoir cultiver même un peu hors saison.

C’est marrant. Elle n’ont absolument pas la forme standardisée qu’on trouve dans les magasins. En plus elles sont parfumées, pures sans pesticides, en qualité bio, mures, et gratuites. Elles n’ont pas eu besoin d’emballage polluant, ni d’utiliser du carburant pour venir en avion de l’autre côté de la planète.

Donc je vais avoir deux productions :

– Des tomates du catalogue légal des semenciers pour la vente de jeunes plants sur les marchés provençaux. Ca sera probablement des hybrides à la con, qui présentent trop bien, super jolis, avec des couleurs intenses et des fruits beaux comme dans les film hollywoodiens.

 

– et pas pour vendre, ce que j’ai envie de manger, même si ce n’est pas dans le mini catalogue de ces sales [Biiiiiiiip!].

Faire pousser sa nourriture est tellement facile et rentable, que je ne suis pas prêt d’arrêter…

Des fruits et légumes frais et gratuits, en permanence pendant des mois

 

Groseilles du jardin

Des fruits mûrs, sans pesticides ni conservateurs

 

Ce n’est pas le calibre des magasins, mais le goût est encore meilleur

 

Melon suspendu qui finit de mûrir sur un tuteur en roseau

Le prix de ces fruits est souvent inabordable dans la grande distribution

Si vous comptez vous y mettre, acheter donc vos graines dès maintenant, pendant que vous pouvez trouver facilement ce que vous aimeriez manger, ou goûter.

Pendant qu’il y a du choix partout, vous pouvez faire jouer la concurrence pour avoir les meilleurs prix d’internet.

Une très belle botte de radis pratiquement gratuits en qualité bio

Les radis ont besoin de beaucoup de graines, une par radis. Comme tous les légumes racines en fait.
En plus, quand les tiges ont quelques centimètres, on « éclaircit » en arrachant quelques pousses pas belles, pour que les plantes les plus vigoureuses aient la place de donner de très beaux radis.

Donc il faut prévoir plus de graines que ce que vous allez manger.

 

Juste une poignée de haricots du jardin cueillie pour aller dans la soupe de ce soir

Par contre, pour la plupart des autres plantes, juste quelques graines suffisent pour une petite famille.

Donc si vous pouvez grouper vos achats avec des amis ou voisins, c’est une très bonne opération. Vous partagez les sachets. Pour un même prix, vous aurez plus de variétés différentes.

Les frais d’envois sont divisés par le nombre d’acheteurs.

Juste un dernier conseil, si vous avez très peu de graines :

Séparez votre tas en deux.
Plantez la première partie et laissez pousser au moins trois semaines.

En fonction du résultat, vous plantez la seconde moitié de graines exactement dans les mêmes conditions si les plantes sont belles et fortes.
Si elles sont moches ou que rien n’a poussé, alors changez de terre, de terreau, de conditions d’ensoleillement, de quantité d’eau…

Vous maximisez vos chances d’avoir un très bon rendement, et d’avoir une alimentation saine et sans privation pendant l’effondrement économique.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr