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Vers une colossale flambée des prix

Je suis très bien placé pour avoir une excellente vision de la catastrophe, puisque j’ai planté bien plus de 50 espèces ces trois derniers mois.

Autour de moi, certains agriculteurs ont déjà une perte de 90% de leur production.
Je n’en suis pas loin.

La pluie trés violente et anormalement abondante a noyé les champs et provoqué des maladies, ou carrément l’éclatement des fruits.

Le vagues de chaud et de froid, jusqu’à 22 degrés de différence tous les 10 jours, ont une influence monstrueuse sur la croissance des plantes. Elles poussent 3 à 5 fois moins vite que l’année dernière, pour celles qui arrivent à germer.

Les plants ne sont pas d’un beau vert, gorgés de vie. Ils font presque tous peine à voir. Beaucoup ont des feuilles jaunes, brunes, des taches violettes, et pire encore, du blanc.
Des champignons de plusieurs espèces colonissent le jardin.

Je vous rappelle que l’année dernière la météo déjà très mauvaise a obligé le monde entier à puiser dans les stocks ;
que nous sommes actuellement trop nombreux sur la planète pour pouvoir nourrir tout le monde, alors avec 3/4 de pertes, vous pouvez déjà prévoir les conséquences ;

Et puis il y a la gravité de la crise économique qui amplifie considérablement le problème. Les entreprises fonctionnent à flux tendu, c’est à dire avec un stock ridicule, juste pour quelques jours. Donc la demande très forte, généralisée, mondiale, de tous au même moment, va faire monter très sensiblement les prix.

Je ne parle pas que de nourriture. Le problème va toucher tous les produits à base de plantes : boissons, médicaments, fibres des tissus, biocarburants, semences,…

Vu que les industries vont mettre la clé sous la porte, le chômage va exploser comme jamais.

L’état ne va plus pouvoir nous voler des centaines de milliards de prélèvements obligatoires, donc l’austérité grecque va s’installer, avec tous les malheurs que ça entraine :
soins médicaux non remboursés, écoles non chauffées, moins de fonctionnaires chargés de la surveillance et la protection du territoire, ce qui va causer des catastrophes écologiques comme la destruction des forêts par pillage comme en Grèce pour le bois de chauffage et la cuisine, l’air des villes irrespirable en hiver parce que 30 fois plus de familles se chauffent au bois,
etc…

Dans un précédent article, je vous avais résumé les conditions dramatiques qui ont entrainé la révolution française. Il ne manquait plus que la colossale flambée des prix à cause de la météo. On y est.

Armez-vous dans l’année.

Si vous êtes une cible facile, vos biens vont être détruits et pillés par les singes protégés par le gouvernement.
On a tous vu ce qui s’est passé à Paris il y a 8 jours. Pas de policier lors de la destruction du Trocadero par des hordes de barbares.
Les flics n’étaient pas là, pour on ne sait quelle raison. (… enfin si on sait, toujours l’incompétence des responsables et leur lâcheté devant l’affrontement nécessaire avec les casseurs pour faire régner l’ordre et la justice).

Les flics ne sont jamais là quand des français se font détruire leurs vies, leurs biens, leurs commerces, par les primates que les politiciens nous imposent très massivement, avec notre argent public.

Donc, peu importe la raison, vous devez tenir compte d’une chose extrêmement importante :

Ne mettez jamais tous vos oeufs dans le même panier.

C’est une règle élémentaire de sécurité.

C’est valable dans tous les domaines, même -et surtout- à titre professionnel.

Par exemple moi, le flop presque complet de mon commerce de semis cette saison n’est pas dramatique. Contrairement aux agriculteurs qui ont déjà perdu 90%, donc qui perdent tout et qui s’endettent, ce n’est pas ma seule activité.

Je crée une dizaine de sites internet, donc dans une activité totalement différente, totalement indépendante.

Encore mieux, regardez : l’échec dans un domaine me permet de faire un long article qui va me rapporter au moins 20.000 nouveaux lecteurs dans les 3 prochaines années, rien qu’avec les entrées sur cette page.
1% des visiteurs cliquent sur les pubs et les liens d’affiliations, tralala lalèèè rrreu.

C’est aussi en quelque sorte comme semer des graines, qui mettent du temps à pousser, pour avoir une récolte. C’est sur internet au lieu de pots de terreau, mais c’est globalement le même principe.

Avoir plusieurs coups d’avance sur l’effondrement prévisible permet de construire son emploi quand beaucoup vont le perdre et en subir les conséquences.

Si si. Je me place pour profiter de toutes les crises qui s’installent. Et je sais déjà que vous ne me détestez même pas. vous ne m’étiquettez pas « putain de requin ! », « capitaliste de merde ! »,
pour plusieurs raisons.
La plus évidente est que vous savez que je ne suis pas le responsable de vos malheurs, je suis embarqué sur le même Titanic que vous.

Les responsables sont les fumiers des politiciens qui ont organisé le principe de la dette impossible à rembourser, qui entraine obligatoirement l’austérité, le chômage,
ceux qui ont organisé l’immigration massive, l’insécurité, le non remboursement des soins et médicaments à la population de souche qui paie tout pour que des étrangers qui ne cotisent pas aient tout gratuit…

Vous savez que ceux qui méritent votre haine sont ceux qui ont le pouvoir actuellement. Le problème, c’est eux.
Plus vous tarderez à les éliminer des postes à responsabilité, d’une manière ou d’une autre, ils détruiront vos vies. Moi ça va me rapporter. Plus vous serez tous dans la merde et plus j’aurai de visiteurs.
Mais je préférerais vivre dans un pays juste, avec des gens heureux. Je suis gagnant de toutes façons, dans tous les cas de figures.

C’est à vous d’enfin bouger vos culs pour les jeter en prison à vie pour haute trahison, comme ils le méritent.

Moi je ne suis en rien responsable, ce qui me permet de condamner avec les mains propres.

Et surtout je vous apprends comment faire pour vous préparer. Je vous donne de pistes pour démarrer vos propres solutions.

Je me fous que vous piquiez mes idées. L’individualisme et l’égoïsme sont en partie les causes des problèmes de cette société.
La lâcheté aussi.

On est 65 millions rien qu’en France.
On est des centaines de millions de francophones dans le monde.
Si j’en vexe quelques uns en disant tout haut ce que les gens osent à peine penser tout bas, je m’en fous mais d’une force. Je peux même me permettre de traiter pire que des sous-merdes 15 millions de français gauchistes, ça va me rapporter.

Si si.

Déjà, 1, je sais qu’ils ont bien compris que contrairement à leur hollande, valls, mélenchon, je ne les enterre pas vivants. Je leur apporte des solutions pour améliorer leurs vies de crétins gauchistes qui votent comme des cons et qui nous mettent tous dans leur merde ;

2. Ils voient que je ne leur demande rien. Tout est gratuit. Pas d’impôts obligatoire, pas de taxe pour consulter le site.
Si une pub leur plait, ils peuvent cliquer dessus. Rien n’est obligé, je ne leur demande rien.

Et 3, même ceux que je vexe me rapportent.
Si vous vous barrez maintenant vous avez déjà contribué à améliorer mon référencement.
Les moteurs de recherches ont déjà enregistré que vous êtes resté plusieurs minutes sur cette page, donc que le contenu est très pertinent, et ça va rapidement me faire encore plein de mots clés où je vais être positionné en première page de google, donc je vais pouvoir afficher toujours plus de pubs.

En plus, ceux qui détestent quelque chose ou quelqu’un, en parlent à au moins 11 fois plus de personnes que ceux qui aiment quelque chose.
Donc, c’est une pub gratuite gigantesque pour moi, pour laquelle je ne sors pas un centime de ma poche, et qui va me permettre d’afficher des pubs qui rapportent des centimes pour mes poches.

Ta daaaaaa !

Quand je vous dis que vous devez vraiment commencer à penser à faire un site internet en parallèle de votre activité principale, ou sur les sujets que vous maitrisez à fond, je sais parfaitement de quoi je parle.
C’est tellement un bon plan que je le fais pour moi-même.

C’est pas du pipeau de webmasters qui vendent 500 euros des méthodes « comment gagner sa vie sur internet » (et qui ne gagnent leurs vies qu’en revendant les méthodes piquées dans les cours achetés aux autres et qu’ils n’appliquent pas eux-mêmes dans des sites web).

Internet est techniquement mûr maintenant pour gagner une partie de ses revenus.

 

Bon, donc, pour l’autre partie qui me concerne, mon autre activité, différente d’internet, sur la production de semis, l’activité de pépiniériste,
l’énorme coup dans la gueule par la météo est une bonne chose, un très bon rappel à l’ordre.

Même si je crois être brillant dans les domaines qui me passionnent, et avoir beaucoup de réponses, je n’ai pas les solutions miracles qui marchent parfaitement à tous les coups.

Mes réponses sont utiles dans le cadre de limites normales, ou raisonnablement anormales.
Comme tout le monde, si comme les américains il y a deux jours, je suis sous une tornade de 3 kilomètres de diamètres avec des vents de 320 Km/h, je ne peux rien faire.

Les éruptions solaires ininterrompues depuis presque quatre mois ont encore énormément empirées ce mois ci avec les 4 plus fortes éruptions de l’année. D’où justement la tornade géante aux états unis, les pluies diluviennes partout dans le monde, les vagues de chaud et de froid, la fonte des calottes glacières, les seismes à répétition tous les jours partout sur la planète, la baisse du champ magnétique terrestre, le soleil devenu blanc, la perte de protection de l’atmosphère contre le réchauffement climatique, les météorites qui commencent à la traverser de plus en plus nombreux tous les jours…

A ma petite échelle, ce que je vois, c’est que l’on peut quand même agir un petit peu, quand rien ne marche correctement.

Il suffit d’observer avec du recul, ce qui marche, ce qui échoue, et d’adapter son comportement en fonction.

Les cultures sous serre souffrent aussi énormément cette année, mais presque trois fois moins que les plantes à l’extérieur.
… donc, on peut agir.

De mon côté, je vais doubler la protection autour des semis. Une serre, puis des emballages plus petits autour des plantes.

Un plafond moins sensible à la morsure du soleil.

Il faudrait stabiliser la température avec des matériaux de stockage thermique.

A priori, je dirais qu’une simple cuve noire de 1000 litres d’eau, recyclée, à 35 euros, reliée à un chauffage par le sol en simple tuyaux, sous le plancher d’une serre devrait réduire le choc thermique d’au moins deux degrés tous les jours…

donc je n’ai pas de solutions miracles à grande échelle, mais j’ai toujours de petites solutions sympas, qui ne coûtent presque rien, et qui peuvent améliorer la vie de vos familles.

La semaine prochaine, je publierai un dossier avec des dizaines de schémas sur comment fabriquer un chauffage thermique autonome avec une cuve de 1000 litres, un tuyau, des palettes, quelques vitres et une poignée de clous.
Pas d’électricité, de moteurs, d’énergie. Juste le soleil et les changements de températures pour faire circuler l’eau.

C’est pas universel, pas ce qu’il faut faire au détail près. C’est juste ce que je vais faire pour moi, personnellement. Ce n’est qu’une base pour votre réflexion, pour vos propres besoins.

Si vous n’avez pas de serre mais une caravane ou une yourte, les principes physiques de base sont les mêmes.

Pour le moment, ma « serre » est un horrible bric à brac bien moche en palettes et cagettes de récup, avec des plastiques recyclés. Je vous montrerai bientôt comme c’est laid.

Ca m’a couté un gros paquet d’heures et 4 euros de clous.
Je peux y mettre 1200 semis. C’est sympa pour créer son job avec moins de 100 euros en poche, non ?

Donc, mon échec momentané sur une de mes activités ne me fait ni chaud ni froid.
Non seulement je ne perds presque rien, que du temps, mais en plus je deviens bon grâce à ce flop.

Il y a toujours des solutions.

Si un problème ne semble pas avoir de solution, c’est sûrement que l’énoncé est mal posé.

Repensez le problème différemment, avec les contraintes et les idées qui vous arrangent, les ressources dont vous disposez, et vous aurez des moyens d’agir pour ce qui est important pour vous.
Avant la création d’un monde à la con qui s’écroule où tout passe par l’argent, les gens vivaient très bien sans cartes de crédit.

Libérez-vous des chaînes du système et vous vivrez mieux.

 

Eventuellement, si vous préférez tout payer au lieu de faire vous-même (bon, en vérité, même moi qui fait beaucoup de choses de mes propres mains, j’ai besoin d’acheter ce qui me manque), je vends aussi les serres des autres, déjà toutes faites dans la boutique.

Ce n’est même pas moi qui emballe, qui expédie, j’ai juste ma petite commission sur chaque vente.
Ho putain, j’adore internet…
Même pendant que je dors ou quand je parle avec une jolie fille, je gagne des sous.

Quand je vous dis que faire des sites sur les sujets qui vous passionnent son un très bon plan dans ce contexte d’effondrement généralisé, je sais de quoi je parle. Je le fais pour moi.

Si vous modifiez l’énoncé de vos problèmes, vous verrez que pour tous vos besoins, des solutions alternatives existent.

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

Des pots à semis 15 à 30 fois moins chers

Semer dans des verres en plastique

Vous avez certainement vous aussi remarqué le prix complètement délirant des pots à semis. Même si j’étais riche je n’en achèterais pas, parce que c’est très clairement de l’argent très mal utilisé, gaspillé.

Les graines se fichent totalement de l’aspect des pots dans lesquels elles poussent.
Il suffit que ce soit la bonne taille pour l’espèce, que ce soit le bon moment pour planter donc que la température soit bonne, et qu’il y ait de l’humidité.

Pas la peine de dépenser une fortune dans des pots en matières biodégradables de très hautes technologies en plastique soit-disant bio, où que les feignants peuvent mettre en terre sans dépoter, ou des godets super décoratifs hors de prix…

La vérité, c’est ça :

Réutiliser ses emballages alimentaires au lieu de les jeter, pour y faire pousser de la nourriture gratuite

Des boites de croissants, de gâteaux, des barquettes de fruits et légumes, des barquettes de viande…

Les graines poussent dans n’importe quoi, quand c’est la bonne saison. C’est presque seulement une question de température et d’humidité.

Semis de courgettes dans une barquette de viande hachée sauvée quelques mois de la poubelle

Il suffit de faire quelques gros trous pour laisser sortir le trop plein d’eau qui ferait pourrir les plantes.

J’ai déjà commencé à vous montrer comment faire dans quelques articles :

… mais aujourd’hui on va viser le niveau bien au dessus, et toujours presque sans rien dépenser en utilisant de simples gobelets jetables, premiers prix, très légèrement modifiés.

Les avantages sont les suivants :

  • Chaque graine a son propre pot.
    Les manipulations, le repiquage, tout devient simple et rapide.
    Puis les échanges, les cadeaux, sont énormément facilités. On attrape un verre, on écrit dessus la variété, la date de semis, et c’est déjà prêt.
  • Le fond blanc est pratique pour écrire.
  • Ca ne prend pas de place. On peut en mettre 30 d’un coup dans une seule cagette (recyclée et gratuite aussi).
    La cagette empêche les pots de se renverser au moindre courant d’air. Celles en plastique ne craignent pas l’humidité, on peut arroser rapidement comme un bourrin en deux coups d’arrosoir.
  • La taille est suffisante pour faire pousser même des plantes qui grandissent très vite (courges, melons…) et permet de ne pas être obligé de repiquer ses plants de tomates avant au moins un mois et demi. Le gain de temps est colossal.
  • Les plusieurs centimètres de terre gardent assez bien l’humidité. Les semis supporteront une journée d’absence sans pouvoir les arroser, si cet été la canicule frappe encore.

Que des avantages, donc.

Les plus fauchés, ou les plus radins-malins, ou les plus écolos, peuvent réutiliser les gobelets qui ont déjà servi pour boire, donc là, ça devient gratuit.

Il suffit de faire quelques gros trous pour l’évacuation du trop plein d’eau, pour éviter de noyer les plantes, de faire pourrir les racines, de risquer la fonte des semis à cause d’un excès d’humidité qui favoriserait les champignons…

Les simples coups de cuter ne sont pas suffisants. Lorsqu’on met la terre, ou le terreau, ou la tourbe, le pot se remet en position et referme les trous. Donc l’eau stagne.

Il ne faut pas se contenter d’entailles, il faut vraiment enlever un morceau. Ou deux, ou trois c’est mieux.

Utiliser des objets coupants, en tournant, sur des gobelets fins qui se tordent tout le temps, ce n’est ni pratique, ni rapide, ni sécuritaire.

Je préfère utiliser un simple fer à souder.
C’est un achat qui vaut le coup. On dirait que ces appareils sont increvables. Le mien est un premier prix acheté il y a presque 30 ans et qui fonctionne toujours. Vu le prix très excessif des godets à semis, dès la deuxième utilisation vous commencerez à faire du bénéfice.

100 verres en plastique, ça part très très vite. Si vous trouvez des lots encore moins chers par 300, 500 ou 1000, c’est un bon achat.

Fabriquer des pots à semances avec des verre en plastique premier prix

100 gobelets premier prix pour 99 centimes d’euros.

Un fer à souder peut faire très mal. Normalement c’est prévu pour rendre liquide du métal.
En effleurant à peine la peau, la blessure est très vite profonde et très anormalement douloureuse pour une petite brûlure.

Un petit bol d’eau fraiche à côté, quand vous utilisez un fer à souder est une précaution agréable.

Faire des soudures précises avec des gros gants, pour moi c’est impossible, mais j’ai deux mains gauches. (Et je crois ne pas être le seul).

Faire énormément de manipulations de petits gobelets fins avec des gants, je n’y arrive pas non plus.

… donc, pour moi, le petit bol d’eau froide à côté, c’est une précaution que je ne risque plus d’oublier, vu comme ça fait mal.

Fixer un fer à souder pour simplifier le travail

En fixant le manche du fer à souder sur un support stable, on évite de trop bouger avec, c’est bien pour les maladroits. J’ai utilisé un simple étau.

L’autre énorme avantage est que les deux mains restent libres pour travailler, donc tout va très vite.

Le temps de trois musiques à la radio pour un petit sac de 100 verres, en prenant mon temps.

 

A l’extérieur c’est beaucoup mieux, à cause de l’odeur du plastique brûlé.

C’est mieux de le faire un jour sans un souffle de vent, pour éviter de prendre la fumée dans les yeux.

C’est super simple, rapide, facile ET extrêmement économique. Au minimum 15 fois moins cher que des pots à semis achetés en jardinerie.

 

Semer dans des verres en plastique

La première fois j’avais fait plein d’erreurs qui m’ont appris comment mettre en place des choses qui marchent. C’est tout l’intérêt de commencer bien avant l’effondrement complet de l’euro et de l’économie française, tant qu’on a encore le temps de se tromper en apprenant.
Quand il n’y aura plus d’argent qui circule, échouer va avoir des conséquences pénibles.

Commencer à petite échelle permet d’avoir déjà des fruits et légumes en qualité bio ou des variétés anciennes pour 50 à 700 fois moins chers que dans les magasins.

Ensuite, partout où les crises sont graves (effondrement économique, guerre, catastrophes naturelles…), parmi ceux qui s’en sortent le mieux se trouvent ceux qui savent faire pousser de la nourriture.
Tout le monde a besoin de manger.

Savoir faire pousser des graines, pour le moment vous pouvez penser que ça fait plouc ou gros bouseux, mais c’est quelque chose de simple à faire, qui permet de nourrir sa famille, même après une longue période de chômage, ou quand toute l’économie du pays casse.

C’est tellement simple et rapide, qu’on peut en faire une source de revenus saisonniers, sans avoir à mendier un boulot alors que le chômage explose.

 

N'importe quel emballage peut servir

A partir d’une poignée de graines et de terreau, on peut faire pousser presque n’importe quoi n’importe où.
Au départ ça pousse tout seul. C’est juste une question de température et d’humidité.

Ensuite, sur la durée ça se complique un peu.

Si dès le départ vous plantez dans un pot de taille adaptée à l’espèce, vous n’aurez pas de travail supplémentaire obligatoire. Dès que la graine est enfoncée dans la terre, elle peut rester bien plus d’un mois sans avoir à replanter dans un pot plus grand.

Si la couche de terre n'est pas assez épaisse, elle va sécher trop vite et les plantes vont mourir

Une minute à perdre… hop!, un fond de boite de biscuits vide en instance de poubelle, 10 graines, et => 9 plants de melons charentais une semaine plus tard, => 3 kilos de melons gratuits pendant l’été.

On peut faire pousser dans un seul centimètre de terre, mais la réserve d’humidité est inexistante. Tout peut mourir en une seule journée.

Plusieurs centimètres sont vraiment préférables.

Une bonne quantité de terre autour de chaque graine, une bonne réserve d’humidité

Si on ne plante que quelques graines, écrire au marqueur sur quelques gobelets va très vite.

Melons charentais plantés dans des verres en plastique, rangés dans une cagette empillable en plastique aussi

Par contre, écrire sur 500 gobelets prendrait des millions d’années.

Accrocher une seule grosse étiquette à une cagette prend moins d’une minute pour 30 à 40 pots pour les plus grosses cagettes.

Si on n’écrit pas sur les gobelets, on peut les réutiliser sans problème deux ans, pour plein de plantes différentes.

Elles sont empilables avec des petits plots parfaitement emboitables. On peut en superposer un bon nombre (tant que les pousses sont petites) pour faire pousser des centaines de graines en même temps sur une minuscule surface au sol.

C’est un énorme avantage pour planter chez vous dans le coin d’une pièce, près d’une fenêtre, en hiver ou au début du printemps, si vous n’avez pas de serre.

Et on peut déplacer une grande quantité de graines en un seul voyage.

J’adore. C’est trop pratique.

En plus elles sont gratuites. On en trouve presque tous les soirs devant les magasins, à la fermeture des commerces de vente de fruits et légumes.

Pour certaines plantes qui poussent très très très très vite, il est intéressant de planter des graines directement dans des pots d’environ un litre (bouteilles en plastique, brique de lait…).
C’est le sujet d’un prochain article.

A suivre, donc…

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

L’automne, une pause qui permet d’améliorer le rendement du potager

J’ai passé 30 ans à être déprimé les jours de pluie, à cause de toute cette grisaille et cette boue, ce froid…
Le jour où j’ai réalisé que la pluie me permettait d’avoir tout ce que j’aime, j’ai commencé à être de bonne humeur quand il fait gris.
La pluie fait pousser le blé pour la farine avec laquelle on fait les pizzas.
La pluie fait pousser les tomates avec lesquelles ont fait la sauce des pizzas.
La pluie fait pousser les piments et les olives, et les champignons, pour avoir de trop bonnes pizzas.
Puis elle fait pousser des melons, des fraises, des salades, des noisettes, des raisins, des tas de choses trop bonnes !

Ca fait pousser le coton pour fabriquer les décolletés des nanas, et les fleurs pour que leurs cheveux sentent si bon.

La pluie, c’est cool.

L’automne, c’est pareil.
A première vue c’est horrible : les trois quarts des plantes sont crevées ou en train d’agoniser, beeerk! Tout n’est plus que branches mortes et feuilles en train de pourrir au sol…
Mais à première vue seulement.

L’automne est vraiment comme la pluie : l’occasion de créer de bonnes choses.
On n’a pratiquement plus à s’occuper des plantes.
Dans mon cas, moins d’une demie heure par semaine pour mon petit jardin.
Donc, ça permet d’avoir enfin énormément de temps libre pour améliorer le reste.

La première des choses qui me saute aux yeux, c’est que puisque presque toutes les plantes saisonnières sont mortes ou mourrantes, on peut les arracher, les déplacer sans aucun regret.
Donc, on peut commencer à prévoir les places pour les cultures du printemps prochain. Pour avoir un rendement maximal.

Par exemple, au lieu de cultiver presque tout en pots, je vais essayer d’optimiser au maximum le peu de place pour mettre en pleine terre les plantes qui ont besoin de faire des racines profondes.
Pour ça, il faut que je retire le gravier du jardin. Ce n’est pas un problème, puisque je peux enfin entasser tous les pots dans un coin, en vrac. Les plantes qu’ils contiennent ne craignent plus d’être tordues ou cassées. Elles vont servir à faire du compost.

Après avoir tracé des lignes de terre nue, il faut la retourner pour qu’elle s’aére en se prépare doucement d’elle-même pendant l’hiver.
Ca demande assez peu de travail. On doit la retourner seulement en surface, sur 20 à 30 centimètres. Les petites bêtes utiles du sol n’aiment pas quand on retourne tellement profond qu’on abime l’écosystème.

Pour la prochaine saison, il faut prévoir de changer la place des cultures. Les endroits où ont poussé des tomates contiendront d’autres fruits ou légumes, pour éviter que d’éventuelles maladies dans le sol ne s’attaquent aux prochaines récoltes.
De plus, les plantes ne prennent pas les mêmes éléments dans le sol, donc en changeant de variétés, on profite d’une terre qui contient toujours ce dont les plantes ont besoin pour donner un bon rendement de bons fruits sucrés pour faire des piqueniques et des glaces, des tomates pour la sauce des pizzas et des fleurs pour faire plaisir aux nanas.
C’est important que les plantes puissent avoir tout ce qu’elles veulent. Quand elles sont heureuses, elles nous le rendent bien.
En prévoyant des allées plus larges que nécessaire, ça permet de mettre des plantes croissance rapide entre les cultures qui demandent des mois de pousse. Pour avoir un rendement presque permanent.
Des salades qui poussent en deux mois autour de chaque plus gros plant, par exemple.

On peut aussi optimiser la place et diminuer le temps passé en plantant directement des espèces qui ne se récoltent pas aux mêmes saisons.
Par exemple, des choux entre les plants de tomates. Les choux vont rester minuscules pendant que les tomates donnent des fruits. Quand elles commencent à mourir, les choux prennent d’un coup une très belle taille.

Quand les tomates libèrent la place, les choux en profitent automatiquement

Tout ce qui meure peut être recyclé en compost, donc en engrais gratuit et sain pour les prochaines saisons.
L’automne est l’occasion de réaménager son jardin pour y installer un composteur de la bonne taille, et un petit espace de stockage à terre pour que le compost finisse de murir quelques mois avant d’être donné aux plantes.

Le temps libre en automne est l’occasion de se fabriquer son propre composteur. Je ferai bientôt un article sur ça.

Mais aussi, c’est l’occasion de poser des clôtures pour protéger ses cultures des grosses bêtes destructrices :
sacs à puces, chats maladroits, poules,…

Le destructeur de semis

 

Le tueur de jeunes plants

 

Grrrrrrr GRRR grrrrr !!!

Cette saison donne le temps pour construire un poulailler pour avoir jusqu’à 300 oeufs par an, pour chaque poule pondeuse. Ce qui est un moyen de produire les protéines nécessaires à la famille pour une très petite somme, en plus sur une petite surface. En période de crise économique, un poulailler dans le jardin me semble clairement être un excellent plan.

Dans les prochains articles, je vous montrerai des exemples de ce qu’on peut faire avec le bois gratuit des palettes que jettent presque tous les soirs les commerçants d’à côté.
On va commencer par voir comment les déclouer sans forcer comme un dingue, donc en évitant les risques de se faire mal. Ca prend un peu de temps, mais ça en vaut vraiment la peine.

 

Recyclage de bois de palettes

Du bois gratuit pour fabriquer des étagères à semis, un poulailler, des clôtures, des jardinières…

 

… Puis en automne, ont peut toujours continuer à entasser et préparer les emballages alimentaires recyclés qui serviront pour les semis avant la fin de l’hiver.

Pour les plantes, l’aspect des pots n’a aucune importance

Mur de salades dans des bouteilles recyclées

Faire pousser ses fruits et légumes dans ses emballages alimentaires au lieu de les jeter.

 

A suivre…

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr