Tag Archive for pot

Planter dans des cartons d’un litre

On ne peut même plus acheter de simples lasagnes dans des supermarchés, même de très grandes marques, sans manger des choses que l’on n’aurait pas achetées et qui ne correspondent pas du tout à l’étiquette.
Pfffffffff…

Il est vraiment temps que cette [Biiiip!] d’europe s’arrête.
Absolument plus rien ne fonctionne correctement et il est déjà annoncé officiellement des choses extrêmement graves pour très bientôt.
Le 1er juin, les farines animales vont faire leur retour dans l’alimentation humaine, cette fois en passant par les poissons d’élevage.

Dans un prochain article, je vais vous rassembler tout ce qu’on ne vous a pas dit sur la première contamination humaine par les prions. Des chiffres délirants sur l’étendue de la contamination, sur le fait qu’on puisse rester sans symptômes presque 10 ans avant de crever en quelques mois de façon ignoble. Vous pouvez déjà commencer à imaginer le pire. Vous verrez que vous êtes très en dessous de la réalité. Vous croyez qu’il n’y a eu que quelques centaines de mort ? rajoutez plusieurs zéros.

… Et les fonctionnaires de bruxelles ont décidé de remettre ça, à encore plus grande échelle, pour gagner de l’argent en transformant en aliments des déchets animaux dangereux.
Donc c’est reparti pour un nouveau cycle de 10 ans à tuer les gens sans qu’ils le sachent, pour que quelques uns puissent accumuler des milliards, et les responsables ne seront jamais punis (par des lois, par la « justice »).

 

En faisant pousser vous même une partie de votre nourriture, au moins vous saurez ce que vous mangez.
Pas de pesticides, d’OGM, de conservateurs, de farines animales mortelles, de cheval à la place de boeuf, de phénylbutazone ou d’autres choses encore pires…

Ne vous faites pas d’idées fausses, le jardinage c’est simple, rapide, à la portée de n’importe qui, et plutôt pas cher.
Et pour diminuer encore très sensiblement la somme à investir, vous pouvez vous contenter de recycler gratuitement vos emballages alimentaires, qui normalement partent à la poubelle.
Du plastique de qualité parfaite, saine, prévue pour être en contact avec des aliments.

Il suffit que la taille et la forme soient adaptées à l’espece plantée pour que ça marche. Les plantes se foutent totalement de l’aspect des pots.

Aujourd’hui je vais vous donner quelques idées d’utilisations des briques d’un litre : cartons de lait, de soupe, de jus d’orange…

Photo d'un carton d'1 litre de lait demi écrémé

La taille est parfaite pour les plantes à croissance rapide comme les potirons, courgettes, melons,…

Les jeunes plants de tomate peuvent rester presque deux mois dedans sans problème. Pas besoin de perdre du temps à replanter plusieurs fois.

Le volume est largement suffisant pour y garder un plant trois semaines de plus si la météo continue encore un peu trop à poser des problèmes.
Pas de manipulations nécessaires.
Pas de risques de tout perdre à cause du froid, en ayant été obligé de mettre en pleine terre des gros plants un peu trop top.

La plante sera longtemps à l’aise dans un tel volume, avant d’avoir besoin de quitter le pot.

La forme rectangulaire permet d’en rassembler une grande quantité sur une très petite surface, sans perdre un centimètre de place contrairement aux pots ronds.

Comme on peut planter bien plus sur une même surface, on peut avoir une production plus abondante et d’un très bel aspect. On sélectionne et élimine toutes les pousses difformes, faiblardes, de couleurs inhabituelles… pour ne garder que les plantes les plus magnifiques.

Toutes les laides partent sur le tas de compost, pour se transformer en engrais bio.
Rien ne se perd.

En quelques coups de ciseaux pour enlever le haut, vous avez gratuitement un gros pot pour trois quarts de litre de bon mélange terre-terreau. Nan, pas un litre. Si vous n’avez jamais jardiné, vous ne savez pas qu’on ne remplit pas à ras bord les pots, sinon on ne peut pas arroser correctement, ou ça déborde de suite.
Donc, 3/4 de litres.

Il existe des briques de 2 litres.

La découpe n’a vraiment rien de compliqué.

Au lieu de faire des trous d’évacuation SOUS les pots, je préfère percer sur les côtés pour laisser une petite réserve d’eau d’un gros centimètre au fond… mais c’est adapté à mon climat local, méditerranéen : sécheresse en été, et très souvent tout au long de l’année, presque 10 degrés de plus que dans le nord de la France.
Le petit centimètre d’eau est utile chez moi, mais sera peut être un problème dans les zones humides. Donc, il faudra préférer percer directement le fond.

L’été dernier avec la canicule, je me suis absenté pendant seulement deux jours. Au retour, les semis plantés dans trois centimètres de terreau, sans réserve d’eau était presque tous morts.
Donc j’avais planté pour rien et perdu trois semaines à tout relancer.

Même si ça m’a bien amusé d’essayer de faire pousser presque n’importe quoi dans presque n’importe quel emballage, et que ça marche, il vaut mieux dès le départ prévoir les absences imprévues.

Donc maintenant, tout est semé dans une bonne couche de mélange terre-terreau un peu plus grande que nécessaire, qui ne sèchera pas totalement en quelques heures.

On peut aussi semer dans ce sens.

La taille est vraiment sympa pour les petites plantes aromatiques, ou pour l’herbe des chats à côté de leurs gamelles.

Et pour les graines et noyaux qui mettent de 6 semaines à 6 mois pour germer. Autant utiliser quelque chose qui ne prend pas du tout de place.

Découpage de bouteilles d'eau pour faire des pots à semis

Si vous utilisez des bouteilles de lait plutôt que du carton, c’est exactement le même principe.

Pareil pour les bouteilles d’eau, de coca, sodas, de jus de fruits,…

 

Ne faites pas des trous de la taille d’une tête d’épingle. L’évacuation ne doit pas se reboucher à cause du poids de la terre qui appuie dessus.
Plantez franchement, et tournez la pointe pour déformer définitivement le trou.

Alors que les cartons ne durent dehors sous la pluie que 4 gros mois (donc très bien pour les semis), les bouteilles sont toujours presque dans le même état un an après. Mettre quelques coups de ciseaux n’est vraiment pas du temps perdu.

Donc c’est parfait. Au lieu d’acheter des pots que l’on va jeter après quelques semaines, autant utiliser ce qu’on a sauvé momentanément de la poubelle.

Les écolos pourront se dire qu’ils ont sauvé la planète à eux tout seuls grâce à ce système pour limiter le rejet des déchets. Woa !  Youpi, trop cool !!!!

Tssss…

Pour moi c’est surtout pour faire face à l’effondrement du pouvoir d’achat.

Et je trouve que le côté « Je fais moi-même » a un charme fou.
Regardez, pour un petit cadeau trop sympa, ou pour un échange de plants :

Trois plants de tomates, dans des gobelets en plastique, dans un carton de lait.

Les radins y trouvent forcément leur compte.

Les gens comme vous et moi qui se sentent fatigués, oppressés en sortant des superettes, après la caisse, en réalisant qu’il y a deux ans pour la même somme on remplissait un caddy, maintenant on n’a plus qu’un petit cabas, vont forcément apprécier ce système.

Donc, à la verticale pour faire des gros pots à semis pour les plantes qui grossissent très très très très vite.

Et à l’horizontale pour les petites plantes, ou pour faire des petits paniers cadeaux.

Avec cette découpe, si vous avez un petit jardin ou un balcon, la partie que vous venez d’enlever peut avoir un sursis de quelques mois avant d’être jetée.

Un petit bout de fil de fer, et hop! quelques heures de lumière en plus avec des bornes solaires. La surface réfléchissante augmente la puissance qui entre dans les capteurs.

Pareil, écolo, radin, malin, cool, lumière sans gaspillage de piles, de produits chimiques polluants et patati et patata.

Si un capteur solaire est posé près d’une surface réfléchissante, comme un grand mur blanc, ou près d’un petit bout de carton de lait, la batterie se recharge énormément plus. Donc la lumière est sensiblement plus puissante en début de nuit, et dure quelques heures de plus.

Vu qu’on nous annonce déjà 50% d’augmentation du prix des factures d’électricité dans les cinq ans, toutes les petites économies sont bonnes à prendre.

Avoir gratuitement de la lumière, même loin des installations électriques, par exemple près de la serrure du portail, c’est très agréable et confortable au quotidien.

A l’occasion, repensez-y si comme moi vous utilisez vos briques alimentaires pour semer vos fruits et légumes.

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

De vrais pots de jardinerie gratuits

Recyclage de pots jetés par les jardineries

J’ai la chance d’habiter sur la même route qu’une jardinerie. Vu ma passion pour le jardinage, c’est presque le paradis.

Un soir en passant devant, j’ai vu un très gros pot avec un arbuste mort posé à côté des conteneurs de poubelles. En m’approchant, j’ai pu constater que le pot était dans un état parfait. Il a simplement été jeté parce que la plante qu’il contenait est morte. La jardinerie a tout balancé.
Vu le prix des pots, j’en ai profité pour m’équiper petit à petit sans dépenser un centime.

 

Recyclage de pots jetés par les jardineries

En un seul passage

 

Un autre passage deux jours plus tard…

 

Les conteners de jardinerie sont remplis de déchets propres. Des emballages, des plantes mortes, plein de pots avec des plantes agonisantes, et des palettes cassées autour.

Je vous conseille de porter des gants si vous voulez fouiller dans les tas d’herbes et de branches, à cause des épines.

Et avant de partir, assurez-vous que vous n’avez rien sali. Ramassez tout ce que vous avez renversé ou même qui trainait par terre avant votre arrivée et remettez tout dans les conteners.
Si vous n’abimez rien, ne salissez rien, mais au contraire aidez d’une certaine façon, votre passage sera perçu comme une bonne chose et tout le monde vous laissera recycler sans aucun problème, au lieu de mettre des cadenas.
Une relation où tout le monde est gagnant.

 

Autours des conteners de jardinerie, on trouve d’autres choses très intéressantes pour les bricoleurs. Une belle quantité de palettes de plusieurs formes, tailles, épaisseurs… pour construire presque gratuitement la plupart des choses utiles au jardin (composteur, clôture, châssis, serre,…).
On en reparlera bientôt…

 

Récupération de palettes et d'étagères jetées par une jardinerie

Du bois gratuit pour faire des étagères pour les semis, des jardinières, des abris à insectes, un poulailler, des clôtures,… et du bois de chauffage avec les chutes.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

Faire pousser des légumes au plafond et sur les murs

Quand j’ai commencé à me passionner pour le jardinage il y a 6 mois, je suis tombé sur une magnifique série de photos de pot pour faire pousser des plantes la tête à l’envers. Le nom est Skyplanter.

En temps de crise, je ne peux absolument pas conseiller ce genre de pot. J’ai vu des prix de l’ordre de 35 euros, plus les frais d’envois. Du délire complet. Comme si c’était un pot en or !

Alors j’ai eu l’idée de faire quelque chose du même genre, mais beaucoup moins cher. Ou gratuit, tant qu’à faire.

Ma poubelle contenait une bouteille en plastique de 5 litres. Ca m’a semblé le volume idéal pour un premier essai…

Jeune plant de courgette à l'envers en bouteille suspendue accrochée au plafond

Bouteille en plastique sauvée de la poubelle, zéro centime.

Terreau, environ trois ou quatre centimes.

Graine de courgette, environ deux centimes.

La plante a l’air d’adorer.

Pourtant c’est des centaines de fois moins cher que le joli pot à l’envers.
La première chose que je retiens c’est que les plantes n’ont aucun goût en matière de mode. C’est clair.

 

Courgette plantée à l'envers, en bouteille suspendue, avec une belle fleur.

Ca semblait extrêmement prometteur au départ. J’ai eu une petite récolte de courgettes très vite. En faisant pousser des légumes là où il n’aurait normalement jamais du y en avoir, au plafond.
J’étais trop fier de moi.

… sauf que ça a tourné très vite au carnage.
L’eau d’arrosage en coulant sur la tige, a recouvert toutes les plantes d’un champignon blanc en une seule journée.

Les courgettes plantées à l’endroit (qui me permettaient de comparer les deux types de cultures) ont toutes eu le même problème deux semaines plus tard.
J’en ai gardé quelques unes pour voir l’évolution tout l’été. Il n’y a eu plus qu’une seule courgette, immangeable.

Maladie cryptorganique, Champignon blanc parasite sur les cultures. Épiphytie.

Oïdium, ou « la maladie du blanc », rapidement très contagieuse

Courgettes en fleurs, dans un seau en plastique de récupération

Quelques plantes à l’endroit pour pouvoir comparer le résultat

Les premiers pots étaient un demi échec.
Voilà ce que j’avais fait, et qu’il ne faut pas faire :

Un trou sous la bouteille pour faire passer la tige des plantes à l'envers

Le plastique du fond est très solide. Au lieu de forcer avec un couteau, j’ai simplement utilisé une perceuse avec une scie cloche pour percer vite toutes les bouteilles

Le trou était sous la bouteille. Donc toute l’eau boueuse coulait immédiatement sur la plante.

Pour les suivants j’ai fait un trou sur le côté. Le plastique est replié sur lui-même pour ne pas faire une surface coupante en contact avec la tige.

L’eau coule encore un petit peu sur les tiges, mais énormément moins. Le système doit quand même encore être amélioré.

 

Découpe d'une fenêtre pour faire passer la tige

Nouvelle tentative en perçant différemment pour réduire l’écoulement sur la tige des plantes

Mouiller les tiges et fleuilles entraine des infections fongiques, des maladies des plantes

Le plastique est replié en arrondi pour protéger la tige des bords coupants

Une autre erreur a été d’enlever la moitié de la bouteille en découpant. J’aurais du couper beaucoup plus haut. Au lieu de contenir plus de quatre litres de terre, les bouteilles n’en contenaient que 2.

Ca séchait très vite avec la canicule. Il fallait arroser tous les jours. Cet été chez moi, il n’a plu que deux demies journées (seulement quelques gouttes) en trois mois, après déjà deux ans et demi de sécheresse.
La première récolte a poussé avec un « cul-noir ». C’est un signe de très fort manque d’eau.

Les tomates restent petites, dures, avec la base qui devient sombre et se nécrose

L’effet de la sécheresse sur les tomates

Donc il vaut mieux découper les bouteilles le plus haut possible pour y mettre le terreau, pour la fenêtre d’arrosage, pour qu’elles puissent contenir un maximum de terre, donc d’humidité.

Plusieurs plantes donnent un rendement plutôt intéressant

Une production qui n’aurait jamais dû exister : au plafond

Une photo en gros plan des fruits

La production se renouvelle en permanence pendant des mois. C’est décoratif en plus d’être utile.

Le bilan :

Pour ma première année de jardinage, j’ai planté une trentaine de pieds de tomates, de 4 espèces différentes.
A peu près un tiers en pleine terre, à peu prêt un tiers en pot à l’endroit, à peu près un tiers en bouteilles suspendues.

Celles en bouteilles ont commencé à donner des fleurs puis des fruits mûrs deux semaines avant toutes les autres. Je suppose que la température ou le manque d’eau à l’intérieur d’un très petit pot accélère énormément la maturation.

Mais j’ai du jeter la première récolte, car elle manquait d’eau. Ca m’a permis de rectifier le tir pour toutes les plantes.

A vue d’oeil, les plantes suspendues ont donné environ seulement un tiers de la production normale des autres tomates en pleine terre ou en pot à l’endroit.
Seulement, je trouve que c’est déjà une belle victoire, parce que faire pousser des tomates au plafond ou sur un mur… elles n’auraient jamais du exister.

L’année prochaine, je mettrai deux ou trois plants dans chaque bouteille.
Epuiser la terre n’est pas un problème. La saison suivante, elle sera mélangée à du terreau, avec les tiges de tomates mortes, et réutilisée pour une autre culture.

Un petit pot de tomates mûres cueillies tous les jours

Une petite récolte en qualité bio

Pendant trois mois j’ai eu des tomates dans la cuisine à absolument tous les repas.

Le système n’est pas parfait. Rien de ce qui est en dessous ne doit craindre l’humidité, les gouttes. Donc il ne faut pas mettre de plants de courgettes, de potiron, de melon, en dessous par exemple. Et surtout pas votre collection de bandes dessinées. ;-)

… mais l’idée marche plutôt bien.

Je crois que lors du crash de l’euro, bientôt, ça va copieusement améliorer l’ordinaire de ceux qui auront lu cette page.

 

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr