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Pourquoi acheter vos graines dès maintenant

Au début, je ne connaissais rien, de rien, de rien au jardinage.

J’ai eu un coup de foudre complet la première fois que j’ai essayé de faire pousser quelque chose.

Dès le réveil, avant même de prendre mon café, j’allais arroser mes semis.
Je les regardais un long moment avec un sourire jusqu’aux oreilles. C’était magique.

Ca changeait à une vitesse incroyable. Tout grandissait presque à vue d’œil. En quelques heures, ce n’était déjà plus les mêmes plantes. Des feuilles avaient poussées, les tiges avaient pris deux ou trois centimètres…

Je ne savais pas que c’était aussi simple de faire pousser quelque chose.

J'ai vidé tout le sachet de graines de tomates dans un seul petit pot

Près d’une fenêtre, dans une mini-serre gratuite, en recyclant une boite de croissants

ma première tentative pour faire pousser quelque chose

En quelques jours, les semis soulèvent les couvercles

… donc, comme je n’y connaissais rien, j’ai fait plein de bêtises.

Je me suis contenté de lire les étiquettes des sachets et… c’était un gaspillage énorme.
Par exemple, il n’est pas écrit qu’on n’est pas obligé de mettre toutes les 300 graines de tomate du sachet en une seule fois, dans le même petit pot. On peut très bien n’en planter que quelques unes et conserver les autres pour les années suivantes. Ou on peut aussi échanger les graines en plus avec d’autres personnes, pour avoir plus de variétés.

Le contenu du sachet de graines de melons charentais vidé dans ma main pour voir la quantité

Un sachet contient de quoi faire plusieurs années de cultures…

semis de melon charentais

… mais moi je ne le savais pas alors j’ai tout planté d’un coup, oups!

Donc, ce que j’ai appris, c’est que si c’est le bon moment, si la température leur plait, si l’humidité est bonne, c’est presque 300 pousses qui débordent du pot en quelques jours.
Presque toutes les graines poussent. C’est trop facile de faire pousser de fruits gratuits !

Mes premiers melons charentais, avec un potiron Une grappe de tomates vertes mélangée à des mûres

Comme j’y ai pris goût de suite, j’ai eu envie de planter des choses que je ne mange jamais, qui coûtent les yeux de la tête dans les superettes.

Par exemple des tomates violettes, blanches, noires, des melons canaris, des melons verts, etc…

C’était à peine en mars et toutes les graines que je voulais sur plusieurs sites internet avaient déjà la mention « Epuisé » sur les fiches.

Pfffff…

Dans aucun magasin je ne trouvais ce que je voulais.
En se promenant dans les magasin, ma famille a fini par trouver par hasard des graines de melons jaunes tout à la fin de l’été. C’était déjà trop tard pour avoir des fruits.

Mais du coup j’ai déjà les graines pour le printemps prochain.

Sachet de graines de melon jaune ouvert sur la table pour voir leur taille et la quantité contenue dans un sachet

Des graines pour trois ans, pour une petite famille

Avec le pouvoir d’achat qui diminue à vue d’oeil, à une vitesse terrifiante toutes les semaines, avoir un petit potager est clairement une excellente chose pour embellir le quotidien.

Quelques graines, de l’eau… et ça pousse tout seul

J’ai fait la bêtise d’acheter des graines hybrides, comme je n’y connaissais rien.
En lisant les étiquettes, ça semblait intéressant : plus de production, insensibles aux maladies, etc…

Sauf que les plantes hybrides sont stériles. Il faut tout le temps en racheter aux semenciers pour pouvoir semer.

Impossible de récupérer les graines de vos plus beaux fruits, les plus vigoureux, les plus parfumés…

Les plantes hybrides ne donneront pas les mêmes fruits l’année suivante, si les graines ne sont pas stériles

Si comme moi vous voulez faire pousser des variétés spéciales l’année prochaine, prenez garde à une chose : ce n’est que pour vous, votre consommation personnelle.
A cause des pourris incompétents et/ou corrompus et/ou sales [Biiiiip!] qui votent les lois pour imposer à tout le monde uniquement ce qui leur rapporte, les humains ne peuvent plus vendre que les graines qui rapportent aux grands semenciers.
Ceux qui produisent des ogm, des hybrides, des graines irradiées pour les rendre stériles, pour obliger les gens à racheter tous les ans leurs semences.

Les nouvelles lois merdiques et injustes, obligent quelqu’un qui voudrait vendre une plante traditionnelle, à la faire enregistrer dans une liste légale, en dépensant plusieurs milliers d’euros. Comme aucun petit producteur ne peut faire ça, tous les professionnels sont obligés d’acheter des graines aux producteurs de poison ogm et de plantes stériles.

En ce qui me concerne, je ne risque pas de manger des ogm, même si ça devient obligatoire pour tout le monde. Quand une loi est mauvaise, personne ne la respecte.
D’ailleurs pratiquement tous les producteurs fraudent et utilisent une partie de leurs récoltes pour resemer sans verser des taxes aux semenciers.

Ceux qui ont proposés ces mauvaises lois totalement injustes vendent des semences, justement. C’est comme pour la loi sur les alcootests obligatoires. Une entreprise qui a le monopole oblige 65 millions de français à acheter ses produits.

Qu’ils aillent se faire foutre.

Ma première récolte de piments rouges. J’en suis déjà à 3 cueillettes, et il en reste encore quelques uns qui finissent de mûrir sur les plantes

Lorsqu’un sachet vendu dans le commerce contient un très petit nombre de graines, il semble plus intéressant de tout planter dans la saison.

Si ce n’est pas des plantes hybrides, les trente graines chères du départ en donneront des centaines gratuites en une seule saison.

Trois fois plus de graines gratuites dans un seul piment que dans un sachet payant. En plus, cette variété est déjà acclimatée à mon environnement. C’est la descendance des graines qui ont bien poussées chez moi.

Bon…

Ceci n’est valable que pour votre production personnelle. Ce que vous allez consommer.

Si vous voulez revendre des plants, vous devez acheter des graines uniquement sur les catalogues autorisés à la revente.
A priori ça semble quand même extrêmement intéressant pour une petite activité saisonnière, avec très peu d’heures de travail pour gagner énormément.

Je compte le faire en auto-entrepreneur au printemps. Comme pour tout, je vous dirais en fonction de mon expérience ce qui a bien marché et ce que j’ai encore fait de travers, donc ce qu’il ne faut pas faire. Avec plein de photos, comme quand je me massacre les doigts, tsssss…

 

Le cran de sécurité de mon couteau de bricolage préféré a lâché d’un coup. Je l’avais depuis plus de 10 ans. J’avais tellement confiance en lui que je n’avais pas mis de gants pour travailler, aie!…

L’expérience, même râtée est toujours intéressante pour qui veut apprendre à bien faire.

 » L’homme sage apprend de ses erreurs. L’homme plus sage apprend des erreurs des autres. « 

Proverbe chinois.

Avec un beau pot, ça va être magnifique

 

Donc au printemps prochain, je vais vendre des jeunes plants de tomates sur les marchés locaux. J’ai déjà commencé à vous en parler, .

A priori, ça semble être une idée d’activité extrêmement rentable. Assez pour pouvoir acheter assez vite une grande serre, pour pouvoir cultiver même un peu hors saison.

C’est marrant. Elle n’ont absolument pas la forme standardisée qu’on trouve dans les magasins. En plus elles sont parfumées, pures sans pesticides, en qualité bio, mures, et gratuites. Elles n’ont pas eu besoin d’emballage polluant, ni d’utiliser du carburant pour venir en avion de l’autre côté de la planète.

Donc je vais avoir deux productions :

– Des tomates du catalogue légal des semenciers pour la vente de jeunes plants sur les marchés provençaux. Ca sera probablement des hybrides à la con, qui présentent trop bien, super jolis, avec des couleurs intenses et des fruits beaux comme dans les film hollywoodiens.

 

– et pas pour vendre, ce que j’ai envie de manger, même si ce n’est pas dans le mini catalogue de ces sales [Biiiiiiiip!].

Faire pousser sa nourriture est tellement facile et rentable, que je ne suis pas prêt d’arrêter…

Des fruits et légumes frais et gratuits, en permanence pendant des mois

 

Groseilles du jardin

Des fruits mûrs, sans pesticides ni conservateurs

 

Ce n’est pas le calibre des magasins, mais le goût est encore meilleur

 

Melon suspendu qui finit de mûrir sur un tuteur en roseau

Le prix de ces fruits est souvent inabordable dans la grande distribution

Si vous comptez vous y mettre, acheter donc vos graines dès maintenant, pendant que vous pouvez trouver facilement ce que vous aimeriez manger, ou goûter.

Pendant qu’il y a du choix partout, vous pouvez faire jouer la concurrence pour avoir les meilleurs prix d’internet.

Une très belle botte de radis pratiquement gratuits en qualité bio

Les radis ont besoin de beaucoup de graines, une par radis. Comme tous les légumes racines en fait.
En plus, quand les tiges ont quelques centimètres, on « éclaircit » en arrachant quelques pousses pas belles, pour que les plantes les plus vigoureuses aient la place de donner de très beaux radis.

Donc il faut prévoir plus de graines que ce que vous allez manger.

 

Juste une poignée de haricots du jardin cueillie pour aller dans la soupe de ce soir

Par contre, pour la plupart des autres plantes, juste quelques graines suffisent pour une petite famille.

Donc si vous pouvez grouper vos achats avec des amis ou voisins, c’est une très bonne opération. Vous partagez les sachets. Pour un même prix, vous aurez plus de variétés différentes.

Les frais d’envois sont divisés par le nombre d’acheteurs.

Juste un dernier conseil, si vous avez très peu de graines :

Séparez votre tas en deux.
Plantez la première partie et laissez pousser au moins trois semaines.

En fonction du résultat, vous plantez la seconde moitié de graines exactement dans les mêmes conditions si les plantes sont belles et fortes.
Si elles sont moches ou que rien n’a poussé, alors changez de terre, de terreau, de conditions d’ensoleillement, de quantité d’eau…

Vous maximisez vos chances d’avoir un très bon rendement, et d’avoir une alimentation saine et sans privation pendant l’effondrement économique.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr