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Deuxième soleil et adaptation du potager de survie

Le « deuxième soleil » n’est plus caché derrière le nôtre.
Il a beaucoup avancé ces derniers mois. Maintenant il se détache de plus en plus clairement.

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« Une comète grosse comme une planète s’en vient »
https://www.youtube.com/watch?v=fHSG2O2SRhA

Il y a encore quelques mois les photos n’étaient convaincantes que pour ceux qui n’y connaissent rien en optique. J’ai par exemple vu un site anglophone avec des milliers de photos d’un deuxième soleil à côté du notre. Sauf que… le deuxième soleil n’était jamais à la même place, jamais à la même taille, et n’était en réalité qu’un reflet parasite sur les divers éléments des lentilles lorsqu’on vise une source de lumière.

Maintenant c’est différent. On commence à trouver ce genre d’images :

Le deuxieme soleil est enfin visible

Très concrètement ça explique pourquoi plus du quart des récoltes de céréales françaises sont déjà détruites. Plus de la moitié dans certaines régions.
Presque toutes les cultures de fruits et légumes semblent très sévèrement touchées.

Tomates et concombres bio hors calibres

Pour celles qui produisent encore un peu, c’est clair que les plantes souffrent. Il n’y a quasiment plus de fruits et légumes qui ressemblent à ceux calibrés des magasins. Ils sont presque tous moches.

… mais c’est en qualité bio, sans pesticide, sans conservateur, sans aucun additif, donc déjà c’est un énorme plus par rapport aux mer… heu… aux marchandises des magasins.
Les dernières tomates que mon père a achetées étaient oranges, fermes, pas mûres, sans goûts, non plutôt avec un goût pas bon, et des graines germées à l’intérieur. Ca veut dire que ces tomates ont été gardées très longtemps en chambre froide (ce qui a supprimé la dormance des graines) puis sont restées encore longtemps sur les étals, le temps de faire de longs germes écoeurants qui ressemblent à de longs asticots.
J’y vois un signe de pénurie, de raréfaction dans la chaine de distribution, au point de vendre encore plus de la merde que d’habitude.

Avec un potager, au moins on cueille ce qui est mûr, plein de vitamines.

En plus de l’argument santé, c’est aussi un gros coup de pouce au pouvoir d’achat.
Vu que les récoltes sont très massivement détruites partout dans le monde depuis deux ans et que c’est parti pour durer, pour s’amplifier, et que les paysans font faillite par dizaines de milliers, les prix vont bientôt devenir ingérables pour la plupart de la population.

Il est de plus en plus urgent de commencer à s’adapter pour utiliser le moins possible l’argent.

Plant de tomates cerises tres productif

J’ai encore planté plus d’une centaine d’espèces et variétés dans mon mini-jardin cette année et le résultat est presque aussi décevant que l’année dernière.

Mais quelques rares variétés de plantes semblent non seulement ne pas souffrir de la météo anormale, mais carrément en profiter.
J’ai dans mon jardin un plant de tomate cerise qui fait trois mètres de large sur presque deux de haut et qui donne sans arrêt depuis un mois et demi. Les plus de 100 autres plants de tomates de 10 variétés que j’ai mis en terre ne produisent presque pas. Presque tout « cuit » sur pied. Donc je vais récupérer des graines de ces petites tomates en faisant la cuisine. Elles seront la base principale de ma culture de tomates de l’année prochaine.

L’année dernière c’était la même chose. On dirait que les petits fruits et légumes résistent et profitent étonnement bien. Les raisins sont en abondance. Les piments sont déjà murs.
J’ai des tournesols qui font 4 mètres de haut. Un des jeunes figuiers commence à donner pas mal de gros fruits…

Figues blanches

Ce n’est pas autant un désastre que l’année dernière, même si ça n’est plus l’abondance.

Je suis de plus en plus convaincu que les arbres fruitiers sont une excellente stratégie contre le changement climatique.
J’ai perdu quelques arbustes, mais j’ai surtout perdu presque toutes les petites plantes éphémères que j’ai semées cette année (salades, choux, carottes, panais, navets, tomates, melons, concombres… plus d’une centaine de variétés).

Les plantes avec déjà une partie en bois semblent considérablement mieux résister.

Donc je fais beaucoup plus de boutures.

Faire des boutures en grande quantite

Partout où j’ai un peu de place à l’ombre, j’entasse des dizaines de boutures sur une très petite surface au sol.
Seulement une sur cinq environ va donner un arbuste viable, donc il vaut mieux en faire un wagon.

Boutures

Il y a deux ans je vous avais conseillé de faire des boutures environ de la taille d’une main. Maintenant je vous conseillerais plutôt de faire des boutures de plus d’un mètre, sans rien jeter, en plantant aussi toutes les plus petites branches que vous couperez.
On entre dans une situation de survie. Vu le carnage au niveau des cultures, ça devient urgent.
En bouturant carrément de vraies grosses branches, on peut obtenir par exemple en deux mois des figuiers d’une taille d’arbre de deux ans, donc qui vont produire deux ans plus tôt.

Grandes boutures de figuiers

Il y a plus de perte quand les boutures sont grandes.
Je dirais que deux fois plus meurent en quelques semaines.

… mais si comme moi vous en faites beaucoup, vous êtes quasiment certains d’avoir des arbustes à mettre en terre lorsque la saison des pluies et de la fraicheur arrivera.

Personnellement ça n’est jamais perdu. Je m’en garde des très belles. J’en distribue gratuitement des quantités énormes à la famille et aux amis. Un figuier d’un mètre coûte 50 euros à la jardinerie très chère du bas de ma rue.

… et puis je fais des reboisements sauvages après les incendies. Le virus commence à prendre dans la population. On est de plus en plus nombreux chaque fois que j’organise une sortie.
Par exemple là, sur Marseille, pour les milliers d’hectares qui ont brûlé la semaine dernière.
30 inscrits. Les gens viennent en famille. Donc je pense qu’on sera largement plus de 40 pour cette séance. On va pouvoir reboiser sur une très grosse surface.

Ce n’est pas seulement une réparation des dégâts de l’incendie. Faire naitre des milliers d’arbres est un moyen de lutter contre le réchauffement climatique, la pollution, les effets stérilisateurs des plantes et insectes par les chemtrails…

Là, cette fois, en plus des fleurs et des boutures d’arbustes, il va y avoir des figuiers et des milliers de graines de plantes comestibles, pour faire un gigantesque potager gratuit à ciel ouvert, pour montrer aux élus que je les emmerde et que je ne compte pas sur eux pour m’occuper des problèmes (qu’ils ont créés).

Donc, le maximum de variété génétique sur un minimum de surface, pour augmenter considérablement les chances d’avoir des plantes survivantes, malgré la météo délirante.

Prunier taille en parasol

J’ai commencé l’année dernière à tailler tous mes arbustes en parasols. Entre deux et quatre mètres de haut.
Ce n’est pas trop haut. Les récoltes sont faciles, accessibles.
Ce n’est pas trop bas. On peut passer dessous pour jardiner, mettre deux autres hauteurs de plantes. Des tomates d’un mètre, des salades de 20 centimètres par exemple.

Figuier support pour plantes grimpantes

Les troncs peuvent servir de tuteurs pour les haricots, les melons, les potirons, les courgettes, les tomates…

Il suffit de semer ou planter autour des arbres.
Le feuillage protège les plus petites plantes, fragiles, qui « cuisent » partout autour.

Paillage du sol avec des feuilles de roseaux

Les feuilles des roseaux gratuits récupérés autour de chez moi au lieu d’acheter des tuteurs en bambou à 4 euros pièce en jardinerie, servent de paillage pour empêcher le sol de se dessécher.

C’est étonnement efficace. Deux gros centimètres suffisent pour garder très longtemps l’humidité, même sous la violence du soleil devenu blanc.

Humidite de la nuit encore visible sous les feuilles du paillis

Des gouttes de l’arrosage d’il y a deux jours ou peut être l’humidité de la nuit

 

Donc pour le moment, une partie de ma stratégie de survie à la catastrophe climatique en cours et très facilement faisable par n’importe qui.

Couvrir deux fois le sol pour qu’il reste frais, humide et vivant.

Directement au niveau du sol avec un paillage.

Et un peu plus haut avec des arbres de préférence fruitiers d’environ 4 mètres de haut, taillés comme des parasols.

Avoir le plus possible de variétés permet d’augmenter les chances d’avoir des plantes survivantes et donc et d’avoir des récoltes.

Les arbres à bois tendre ont une croissance très rapide et donc même si on ne les garde pas, vont permettre de protéger du soleil trop puissant les jeunes arbres à croissance plus lente que l’on met en terre.

C’est pour ça que j’ai aussi des centaines de boutures de lauriers. Ca ne se mange pas. C’est un poison. Mais correctement taillé ça donne très vite un arbuste gros comme un parasol faisant beaucoup d’ombre protectrice au sol, capable de protéger des dizaines de pots.

Laurier protegeant des fraisiers

Pas besoin d’investir des milliers d’euros dans une pergola énorme pour couvrir toute la surface à protéger. Des boutures gratuites et un peu de temps font le travail.

Dans ma recherche d’ombre je me mets aussi à faire pousser des plantes dans des endroits auxquels je n’aurais jamais pensé les années précédentes. Par exemple un couloir étroit qui ne reçoit le soleil direct que deux grosses heures par jour. Tout le reste de la journée c’est seulement la luminosité ambiante qui nourrit les plantes. Le soleil blanc ne les brûle pas autant que les autres autour, en terre dégagée.

Apparemment ça pousse, mais ce n’est pas l’abondance. Donc, au lieu de mettre des plantes de saison, comme des haricots d’été en été, l’année prochaine je vais plutôt planter des graines pour le printemps, en plein été, entre ces deux murs étroits où il manque des degrés presque toute la journée.

Ca devrait couvrir tout le mur et donner une production alors qu’au soleil toute la journée les haricots et concombres meurent.

Je vais probablement aussi faire la même chose sans attendre, dans deux mois au début de l’automne. Des graines à croissance et récolte rapides, que l’on met normalement en terre au printemps. Vu que l’hiver est anormalement doux.

Cultiver sur les mursVoilà.

Par rapport à moi, vous gagnez des années pour vous lancer sans passer par mes ratages et expériences.

Si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager. On est pressé par l’accélération du changement climatique.

On est tous liés.
Une petite production à partager en famille et entre amis, vaut mieux que pas de production du tout, où que des tomates dégueux de supermarchés cueillies vertes et conservées des semaines en chambre froide puis vendues à un prix sans rapport avec la mauvaise qualité.

Avec les plantes il faut anticiper, des mois ou des années avant de pouvoir profiter des récoltes.
Agir, c’est maintenant…

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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Le bouturage permet de reproduire gratuitement les plantes

Dans cet article vous allez voir les méthodes gratuites de bouturage que j’utilise moi-même. Contrairement à ce qui est conseillé sur beaucoup d’autres sites et dans des livres, je n’ai jamais eu besoin d’ajouter des « hormones » ou d’autres cochonneries chimiques coûteuses.

Il suffit d’un sécateur et de trucs sensés partir à la poubelle (bouteille en plastique, pot de confiture, gobelets…) pour faire naitre des dizaines de plantes. Personnellement je dois déjà en être à plusieurs milliers depuis que je connais l’astuce, en même pas trois ans.
Sans dépenser un centime en taxe pour les mauvaises dépenses de ce gouvernement de cons.
C’est encore plus jouissif.

 

Alors pour la théorie, en vérité c’est très facile, ça tient en quelques phrases :

Beaucoup de plantes ont la faculté de récréer tous les organes qui manquent à partir d’un morceau de branche ou de racine.

Pendant ce temps de régénérescence, la bouture doit être protégée de trop d’évaporation qui la dessècherait en profondeur.
Donc il faut retirer presque toutes les feuilles ou les couper pour réduire leur surface d’évaporation.
La bouture doit être placée dans un endroit plutôt lumineux mais à l’abri de trop de soleil direct.

Toutes les plantes n’ont pas la même croissance. Les bois tendres comme les figuiers ou les lauriers repoussent très vite.
Les bois durs comme les cerisiers, pruniers, poussent plus lentement et sont moins faciles à reproduire par bouture.
Des petits végétaux tendres comme des gourmands de tomates (les tiges en trop qui pompent la sève) recommencent à donner des petites racines visibles en seulement 4 jours.
Pour les oliviers, ça prend plusieurs mois. Mais les oliviers sont des arbres à croissance extrêmement lente. Certains ont plus de 4000 ans.

Toutes les plantes ont une saison optimale pour avoir du résultat en bouturage.
Pour les figuiers par exemple, au-début de l’été, chez moi c’est moins de 10% de perte, à vue d’oeil.
… mais, même des boutures de figuiers faites totalement hors saison, n’importe quand dans l’année, donnent des plantes environ une fois sur quatre. C’est seulement plus lent.
J’ai fait des boutures de verveine en automne, dans des bouteilles en plastique, fermées par un bouchon. Comme c’était la période où je commençais à tomber très malade, je ne les ai plus touchées jusqu’au milieu du printemps suivant. Donc pas de changement d’eau, pas de renouvellement d’air, du gel pendant l’hiver… et quand j’ai recommencé à m’occuper du jardin, j’étais surpris et content d’avoir des dizaines de nouvelles boutures de verveine.

Ce n’est pas toujours comme ça. Certaines plantes ne donnent vraiment pas grand chose, hors saison.

D’une manière générale je dirais que même hors saison, une bouture sur 5 donne une plante.
Donc, pour être quasiment sûr d’avoir des plantes, il ne faut pas se contenter d’une bouture, mais au moins une dizaine, une quinzaine si vous cassez beaucoup de choses si comme moi vous avez deux mains gauches.
Vu que c’est gratuit, facile et rapide, on peut en faire plein.

Ce qui a poussé en trop, on peut en faire profiter les gens qu’on apprécie. Directement de la main à la main. On choisit qui on veut. Pas comme toutes les taxes prélevées sur tout ce qui est payé, qui servent à du gaspillage d’état sur lequel on n’a aucun contrôle.
Et ça peut être très joli, sans moyen. Mieux qu’une figurine en plastique achetée à la dernière minute pour faire un cadeau. Les plantes c’est souvent beau dès le départ.

Bouture de figuier blanc dans un pot tape a l oeil

Un joli pot, même tout simple. Quelques cailloux ou des billes de terre cuite en décoration, ou ce que vous voulez, et hop !… un cadeau qui fait plaisir à tout le monde.
(Surtout si en plus c’est une variété rare de figuier).

Un secateur desinfecte a l alcool a pharmaciePour faire des boutures, il suffit presque d’avoir un outil qui fait une coupe nette.
Même un simple sécateur vieux de presque 40 ans suffit très largement.

Si récemment vous avez coupé des parties de plantes malades, vous pouvez désinfecter les lames avec un peu d’alcool à pharmacie, avant de faire vos boutures, qui vont rester longtemps en milieu humide.
Ce n’est pas indispensable.

D’une manière générale, n’essayez jamais de bouturer une plante malade ou pas belle à voir… mais il y a des plantes auxquelles on tient pour des raisons personnelles, et qu’on ne veut pas perdre.

Ca peut aussi être fait en urgence pour éviter de perdre toute une plante.
Par exemple, une tempête a cassé votre plus beau laurier…

Laurier casse par le vent

En réagissant vite, il est possible de faire du bon à partir de ce désastre.
Plutôt que de laisser les branches cassées sécher et mourir, on peut facilement faire quelques boutures, même totalement hors saison. Les racines mettront quelques mois de plus pour apparaitre.

Boutures de lauriers blanc

Si c’est la première fois que vous bouturez une variété de plante, vous ne pouvez pas savoir ce qui va bien marcher. Tiges très fines encore un peu vertes, jeunes branches avec presque l’aspect du bois, gros bout de branche en bois de plusieurs années…

La règle générale est que l’on doit prendre les jeunes branches avec presque la teinture de l’écorce définitive.
… mais la règle générale trouvée sur tous les sites internet plein de « y’a qu’à …  » dans la réalité… les « y’a qu’à » ça ne marche vraiment pas souvent.
Par exemple, pour mes première boutures d’olivier, les trois quarts des sites internet conseillaient très vivement un mélange de beaucoup de sable et d’un peu de terreau.
Je suppose que ces gens ont pris sur internet ou dans des livres des choses qu’ils n’ont pas testées, et s’en sont servi pour écrire leurs textes.
Que ce soit en olivier ou toutes les autres espèces, presque tout ce que j’ai planté dans des mélanges de sables plus ou moins enrichi, à crevé.

Boutures d olivier sur du sable

Donc, franchement, prélevez directement plusieurs tailles et âges différents dès la première fois, comme ça vous saurez ce qui marche, pour la plante qui vous intéresse.

Differentes tailles de boutures

Sur les morceaux de plantes qui donnent plusieurs petites tiges à partir d’une plus grande tige, on sait toujours où est le haut et le bas.
Par contre pour les longues tiges, savoir dans quel sens remettre la plante est souvent impossible si vous ne prenez pas de précaution au départ.

Tameaux en vrac et vieux secateur

C’est facile.
Est-ce que vous avez déjà vu une vraie maison ?

Pas ces espèces de merdes d’architectes en formes bizarres toutes en verre et métal qui consomment énormément d’électricité en climatisation et en séchage obligatoire à cause de toute la condensation.
Pas ces cages à lapins où les gens meurent lentement du wifi, avec des toits plats, qui s’écroulent quand il neige un peu trop.

Non non, des vraies maisons, qui obéissent simplement à la nature, pas comme celles des gros cons d’architectes diplômés.

En haut c’est en pente, pour que l’humidité et la neige puisse s’évacuer.

Coupe en biseau

En bas c’est bien plat partout, pour éviter que la construction ne s’écroule en quelques années.

Voilà, c’est l’idée.
C’est facile à retenir.

Dès le prélèvement des rameaux à bouturer, coupez ce qui va vers le haut en biseau et ce qui va vers le sol à plat.

Coupe a plat

Attention avec un sécateur, ça concentre beaucoup de force de coupe.
Tranquillement confortablement à plat sur une table, il n’y a pas trop de risque d’accident.
Par contre, en pleine nature, dans des positions pas confortables, quand vous forcez sur une branche, les doigts de l’autre main doivent être très loin, sinon quand la branche cède, ça peut trancher profondément.

Ne laissez pas les gamins utiliser un sécateur. Ca coupe trop puissamment.

Coupe du doigt

Vos boutures peuvent être placées dans plusieurs contenants différents, pour augmenter les chances d’avoir des résultats.

Par exemple dans un pot contenant de la terre enrichie d’une poignée de terreau, ou dans un mélange sable terreau conseillé presque partout sur internet (tssss), dans un simple verre d’eau, dans une bouteille en plastique fermée…

Ce qui marche le mieux dépend des variétés, de la saison, de la température…

Bouture en pot de terreau et dans l eau seule

Les pots de terre ou terreau doivent rester humides, donc il faut les arroser environ deux fois par semaine, plus en cas de canicule.

Les pots contenant quelques centimètres d’eau attirent les moustiques pour leur reproduction, donc il faut les vider et re-remplir une fois par semaine pour jeter les larves, sinon vous allez beaucoup vous gratter dans les semaines qui suivent.
L’eau croupie, c’est des centaines de moustiques assurés.

Boite de conserve remplie de larves de parasites

Ce problème de vermine n’est pas possible avec des pots contenant de la terre ou des bouteilles qui restent fermées pendant des semaines ou plusieurs mois.

Boutures en pot et en bouteilles fermees

Si vous avez pris conscience de toutes les escroqueries des banques et de leur fragilité, sur le point de s’écrouler, vous serez peut être tentés de produire des centaines (milliers) de plantes sans plus utiliser d’argent.

Ne pas avoir à vider tous les pots un par un toutes les semaines à cause des larves de moustique, mais juste arroser vite fait des pots contenant de la terre, c’est appréciable. C’est très rapide.

Bouturage de gourmand de tomate dans un verre d eau

Le bouturage dans un peu d’eau à l’air libre est bien si vous avez très peu de plantes, ou si c’est pour des plantes qui n’ont pas besoin de tremper longtemps.

Par exemple, au lieu de jeter les gourmands de tomates (les tiges en trop qui gaspillent la sève), vous pouvez garder les plus beaux dans un verre d’eau pendant une semaine.
Quand les racines sont sorties, vous pouvez les mettre en terre comme n’importe quel autre plant de tomate. Ce nouveau clone gratuit vous permettra de récolter des tomates 6 semaines de plus.

Cagette et bocaux en verre

Pas besoin d’investir dans du matériel. De simples pots en verre pour les confitures, le miel, les cornichon, les sauces… suffisent.
Le verre dure des milliers d’années sans entretien, s’il n’est pas cogné. Ce n’est pas comme le plastique ou les boites de conserve en métal.

C’est bien d’en garder quelques uns dans des cagettes au fond du jardin.

Pensez à les stocker à l’envers, justement pour ne pas que les moustiques viennent pondre dedans.

Bouture de plante grimpante dans un pot vide de nutella

Beaucoup de plantes donnent des racines de taille suffisante en seulement une dizaine de jours.

Dans ce pot de Nutella vide, c’est une petite branche d’une plante grimpante persistante, très vivace, très envahissante, pour couvrir un mur gris en parpaings nus très moche, que je ne me sens ni l’énergie ni l’envie de passer deux jours à enduire.
La plante va le couvrir joliment en deux ans.

Des racines tres vite

Entre le choix du rameau idéal sur la plante d’origine, la coupe, la mise en bocal, puis la mise en terre deux semaines plus tard, c’est seulement un quart d’heure de travail très facile.
Même sans avoir la santé, c’est possible.

Mur couvert par une plante grimpante
Une décoration facile, rapide, écologique, et qui attire même les pollinisateurs pendant la floraison. Que du bonheur.
En plus de ne pas rapporter un centime en taxe pour les gaspillages des ministres.

Comment sortir les boutures d une bouteille en plastique

Il ne faut pas utiliser de bouteilles en verre pour le bouturage en bouteille fermée, pour une raison simple : le plastique peut se couper facilement et sans danger, pour sortir les plantes sans les abimer.

Boutures sortant d une bouteille en plastique decoupee

Puis quand il y a beaucoup de racines, ou peu mais que les plantes semblent débordantes de vie, vous les mettez simplement en terre de la façon habituelle.
Un peu de terre mélangée à un peu de terreau, dans un pot.
Un arrosage, puis vous laissez quelques jours à l’ombre, avant de mettre la plante à sa place définitive.

Mise en terre

Pour savoir qu’une bouture est morte, c’est simple. Si vous doutez, attendez, pour ne pas passer du temps à rempoter pour rien.

Quand c’est mort, c’est sec, jaune, marron, sans feuille…

Quand c’est vivant, des feuilles et des bourgeons renaissent.

Boutures vivantes et mortes dans un meme pot

Si c’est la belle saison, pas la période où les plantes entrent en veille, vous pouvez enlever au fur et à mesure tout ce qui semble mourir.

Boutures ratees enlevees des pots

C’est du bois sec. Pour l’allumage gratuit et écolo du barbecue ou de la cheminée quelques mois plus tard, c’est bien. Pas de gaspillage.

Mais vous pouvez aussi tout simplement les laisser au sol, sur vos cultures. C’est des rameaux, donc c’est concentré en substance nutritives permettant de faire naitre des plantes. Pour enrichir le sol, c’est bien aussi.

Recyclage des boutures ratees en bois d allumage

On ne peut pas vraiment toujours savoir avant environ deux semaines si une bouture vivra, puisque d’abord la plante utilise ses stocks internes pour donner des feuilles.
Si deux bonnes semaines après la coupe des feuilles renaissent, c’est que c’est bon, c’est réussi.
Si vous voyez des racines, le délai d’attente peut être plus court.
Pour les plantes lentes comme les oliviers, il faut souvent plusieurs mois d’attente avant de savoir.

Bouture de rosier

Si dès le départ vous avez en tête qu’une seule bouture sur 4 ou 5 va donner une belle plante, vous ne serez pas déçus.

 

… et si presque tout pousse, c’est que du bonheur.

Cagette remplie de gobelets de boutures de verveine

Des dizaines de plantes à distribuer gratuitement pour embellir les vies autour de vous.

Belles boutures de verveine

Les figuiers ont une particularité très agréable, en raison de la souplesse de leur bois.
On peut faire pousser des racines directement sur l’arbre.

C’est à dire qu’on ne coupe la bouture que lorsqu’elle a déjà tout ce qui lui faut pour être autonome.
… donc c’est la quasi-certitude d’avoir 100% de réussite.

Ce type de bouture sans couper d’abord la branche s’appelle un marcottage.

Figuier de 4 ou 5 ans au fond du jardin

Selon les parties du végétal à marcotter, leur souplesse, leur hauteur, on peut simplement enterrer une partie de la branche sans la couper. Après plusieurs semaines, après avoir pris soin de vérifier qu’il y a des racines, on peut séparer la branche de l’arbre. Elle est autonome.

Là je vais vous montrer une méthode hyper facile, sans fatigue, sans creuser, sans risquer de casser une branche.

Il faut un morceau de plastique, comme un sac. Transparent c’est mieux. Vous verrez sans ouvrir le plastique si les racines sont assez grandes.
Il faut de quoi l’attacher sur la branche. Ca peut être du ruban adhésif ou des petits fils de fer par exemple.
Et quelques poignées de terreau et de l’eau.

Le materiel necessaire pour marcoter un figuier facilement

Un couteau peut être utilisé pour gratter juste un peu l’écorce à l’endroit voulu, pour augmenter la porosité.

Ecorce un peu frottee avec une lame pour augmenter sa porosite

Le travail est encore plus rapide et propre avec un petit bout de papier abrasif.

Papier de verre pour pour frotter la brance a marcoter

Ensuite l’idée est de mettre un peu de terreau très humide dans une feuille en plastique bien attachée autour de la branche.

Plastique recouvert de terreau

Là, sur cette photo, c’était la première fois que je le faisais. En fait, comme ça il faut trois mains. Une pour tenir bien en place le plastique tout dégoulinant de terreau trempé et deux pour accrocher.

Mouiller abondamment le terreau

Donc si vous travaillez seul(e), commencez plutôt par attacher solidement un côté sur la branche avant de placer le terreau.

Pose de la poche en plastique sur la branche a marcotter

Ensuite on peut remplir de terreau, mouiller abondamment, puis refermer l’autre extrémité.
Toujours rien de compliqué à faire.

Chaussette en plastique autour de la branche a marcoter

Par contre comme c’était la première fois, je n’ai pas vraiment fait correctement ce qu’il fallait. Il faut beaucoup plus de terreau, pas seulement deux poignées, sinon ça sèche en quelques jours.

Seringue et aiguille pour injecter de l eau dans le plastique

On peut utiliser une seringue dangereuse avec son horrible aiguille piquante pour rajouter de l’eau sans rien démonter, mais c’est beaucoup mieux, plus sûr, plus pratique, sans plus rien à faire, de mettre dès le départ assez de terreau et d’eau pour environ deux semaines.

Injection d eau a la seringue dans la boule de terre pour qu elle reste humide

La branche crée très vite des racines.

En fait, c’est vraiment une méthode parfaite pour ne rien perdre, ne rien gaspiller.
Je devais couper les branches les plus basses, pour ne pas qu’elles prennent toute la place et m’empêchent de passer dans mon mini-jardin. Plutôt que de le faire en automne, c’est nettement plus intéressant de le faire au printemps ou au début de l’été.

Les branches que je voulais couper sont devenue de vrais arbustes, en un clin d’oeil.

En deux semaines, pour presque zéro centime, 5 nouveaux figuiers d’une taille d’arbuste de presque deux ans, vendus à des prix délirants en jardinerie. Entre 12 et 60 euros selon la variété. Justement celle-là est un peu chère.

C’est épatant, non ?

Plein de nouveaux jeunes figuiers

Sans le plastique, admirez la beauté des racines et leur densité impressionnante en deux semaines.

Racines de figuiers apres marcotage

C’est à comparer avec la taille des racines de branches coupées en rameau d’environ la longueur d’une main, mis en terre plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Racines de figuier

Bon, là, il y a quand même un avantage énorme. Au niveau des gestes c’est extrêmement rapide.
Partout où on passe, quand on croise un arbre magnifique et très productif, on peut prélever proprement un morceau de branche, avec une coupure nette au sécateur sans casser la branche, et en faire plein de boutures en rentrant chez soi.
On ne prend qu’un morceau de branche. Si on n’est pas le propriétaire de l’arbre, qu’on ne peut pas le recouvrir de sachets en plastique garnis de terreau mouillé, la méthode marche aussi très bien, mais est un peu plus lente pour créer des racines.

Plusieurs boutures de figuiers dans un même pot

Quand les boutures semblent réussies, vous pouvez les mettre en pots individuels.

Jeunes figuiers reproduits par bouture dans la terre

Pendant au minimum une journée, après rempotage, laissez vos plantes à l’abri de la morsure trop directe du soleil. Sous un arbre avec un beau feuillage par exemple, ou au pied d’un mur à l’ombre toute la journée.

Un plant de figuier bouture de l annee derniere

Ca, c’est un magnifique jeune figuier gratuit d’une bouture de l’année dernière, que je replante dans un pot plus grand.

Il faut enlever les fruits

J’ai oublié de préciser que l’on ne peut pas bouturer des rameaux déjà pleins de fruits ou envahis de fleurs. Une partie des substances nécessaires a déjà été utilisée par la plante pour sa reproduction normale, sans intervention d’un sécateur.

S’il n’y a encore que quelques jeunes fruits, c’est bon. Il suffit de les retirer. Pareil pour seulement quelques fleurs.

Taille des feuilles pour diminuer leur exposition au soleil

Pas pour le marcottage, puisque quand vous coupez la branche c’est que vous avez déjà les racines, mais pour toutes les autres boutures, que ce soit celles que vous plantez directement en terre, celles dans un fond d’eau à l’air libre, celles enfermées dans une bouteille avec de l’eau,
Il ne faut qu’une petite surface de feuille, pour limiter l’assèchement tant que la plante n’a pas reconstitué les racines pour la nourrir.
Donc, enlevez presque toutes les feuilles du bas, en commençant toujours par les moins belles ou dévorées, même si elles sont tout en haut. La circulation se fera quand même sur quelques centimètres sans problème.

Si les feuilles sont très grandes, comme celles des figuiers, ou interminablement longues, comme celles des lauriers, coupez proprement une grande partie.
Tant qu’il n’y a pas de racines, juste une minuscule surface de feuille suffit.

Et même sans feuilles ça marche. Ne jetez pas les morceaux de rameaux sans feuilles si ils sont beaux.
L’avantage d’avoir des feuilles est qu’on voit plus vite à la couleur et au dessèchement quand la bouture a raté.

Fil de fer et pince

Le bouturage des bois très durs (cerisier, prunier, amandier…) marche beaucoup moins bien.
Il faut rajouter une étape pour augmenter les chances de réussite. Il faut d’abord placer un petit bout de fil de fer.

La circulation ne se fait pas que dans un sens, de l’eau prise dans le sol, pompée vers le haut par l’évaporation des feuilles. Il y a aussi une circulation descendante, pleine de sève nutritive, réparatrice, constructrice de racines…
Cette circulation vers le bas est plus vers l’extérieur de la plante.
Donc on peut diminuer facilement son débit descendant en serrant très légèrement un fil de fer autour du rameau choisi, puis on laisse les hormones de croissance s’accumuler pendant au minimum une semaine.

Bouturage de cerisier avec serrage prealable directement sur l arbre

Ensuite vous coupez au-dessous du fil de fer et vous faites des bâtonnets un peu plus grand qu’une main que vous traitez comme n’importe quelle autre bouture.

Avec les bois durs, le niveau de réussite est moins important. Vous risquez de devoir faire plusieurs tentatives, longues, avant d’avoir des plants.
Je crois que dans le cas des fruitiers à bois durs, il est plus intéressant d’acheter quelques jeunes arbres que de compter un peu trop sur le bouturage.

L’expérience montre qu’il n’est pas vraiment si intéressant de recommencer tout de zéro pour certaines plantes. Par exemple, les graines de fraises mettent souvent un an avant d’avoir juste une petite taille moche. Il est plus intéressant d’acheter quelques pieds déjà adultes qui vont en donner beaucoup d’autres très vites par reproduction naturelle par les racines et certaines tiges spécialisées, plutôt vivaces et envahissantes.

Pour la menthe c’est un peu la même chose. Les graines mettent 500 000 milliards d’années avant de se décider à donner quelques mini-plantes ridicules. La menthe est plus intéressante à reproduire en partant d’une bouture que par des graines.
Donc, démarrer sa culture à partir d’un godet acheté en jardinerie fait gagner un an.

Pour les fruitiers à bois durs, c’est un peu la même chose. Si vous achetez un petit arbuste, vous avez le départ. Vous le clonerez plus tard, si il est productifs, vigoureux, sain, qu’il se plait chez vous, dans votre climat, l’humidité, l’ensoleillement, la quantité d’ondes tueuses chez vous, tout ça…

En fin de saison, les jardineries bradent à des prix impressionnants les invendus de gros fruitiers avec des pots encombrants, qui vont leur prendre de la place pendant 8 mois en empêchant d’autres ventes, et en coûtant de l’argent en arrosage, soins, rempotages, maintenance avec les charges salariales les plus chères d’europe…
Donc justement parce que notre société est totalement pourrie par le productivisme financier, il y a des moments où ça peut devenir un atout plutôt qu’un problème.

Par exemple, avoir une variété rare de cerisier de déjà 3 mètres de haut, en prix normal à 200 euros, pour 29 euros seulement.
Pareil pour les pommiers ou d’autres arbres fruitiers.

Ce n’est pas parce que vous savez maintenant bouturer que ça en vaut la peine pour tout.

Bouture de vigne

Pour les vignes, ça semble en valoir la peine, même si j’ai très peu d’expérience la-dessus.
Apparemment des morceaux de racines de la taille d’une main, avec un peu de tige et quelques feuilles, donnent une vigne.
Les seulement cinq morceaux de racine que j’ai plantées on donné 4 très petits arbustes. La croissance est très lente au départ apparemment.

D’autres plantes très utiles comme les bambous, vu leur prix hallucinant en pot comme coupés, et surtout l’infinité des usages possibles, les rendent particulièrement intéressants à reproduire.
Ca fera l’objet d’un autre article.
Là aussi j’ai testé toutes les manières « faciles » vantées partout sur internet avec 0% de réussite, malgré un an et demi de tentatives.

… quand j’ai déterré un petit bout de racine avec une jeune tige et quelques feuilles, j’ai enfin eu ma base de départ pour des bambous qui poussent tout seuls.
Je ne l’avais pas fait avant parce qu’une diplômée en agriculture m’avait dit à quel point c’était un travail épouvantablement chiant et difficile, épuisant, blablabla…

Ca prend même pas une minute à faire. Pas besoin de creuser plus de 15 centimètres.
Un an et demi de perdu au départ, parce que j’ai écouté et lu des gens qui répètent les choses probablement sans les avoir faites eux-mêmes.

Jeune plant de verveine

Franchement, faire des boutures, dans l’ensemble, c’est incroyablement simple.

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 




 

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Les cultures à l’envers, j’arrête.

A priori ça semblait une bonne idée. Pas besoin de tuteurs par exemple, ni de place puisqu’on peut accrocher les pots au plafond.

… sauf que dans la pratique, le vent casse les tiges de tomates à l’envers, donc il faut les replier doucement en essayant de ne pas les casser pour les attacher au pot.
… et donc… oui, il faut les attacher aussi.

Il n’existe pas de pot à petit prix, il faut les fabriquer soi-même.
Par exemple en recyclant des bouteilles en plastique de 5 litres.

Il y a plein de manières possibles pour découper des bouteilles, selon le sens que l’on choisit, le goulot en haut ou vers le bas.

Tubes de diametre plus gros que les tiges de tomatesBouchon percé

Là, c’est une idée pour fabriquer facilement une petite réserve d’eau au fond de la bouteille.

Un tube en plastique dur plus large que les tiges des légumes que l’on veut faire pousser.
Un trou plus petit dans le bouchon un peu souple, dans lequel le tube est enfoncé en force, ce qui crée l’étanchéité.

Tubes enfoncés en force dans le trou du bouchon

Une fois la bouteille à l’envers, la hauteur du tube dans la terre détermine la hauteur maxi de la réserve d’eau dans la bouteille. Sinon toute l’eau en trop est presque immédiatement perdue par le trou, en bas, par simple gravité. La forme de la bouteille canalisant toute l’eau comme un entonnoir.

L’astuce du tube permet d’arroser moins souvent.

Bricolage de reserve d eau pour bouteille a l envers

En haut, pour pouvoir arroser il faut percer.
Un fond de bouteille de 5 litres, c’est du plastique épais et dur, difficile à couper.

Une perceuse avec une scie cloche permet d’éviter les gestes dangereux avec des objets coupants comme des cuters.

Percage de fond de bouteilles en plastique dur

Il faut un trou assez large pour pouvoir arroser, mais si le trou est plutôt petit, l’évaporation se dépose en partie sur la paroi et recoule dans la terre, ce qui permet aussi d’éviter d’arroser trop souvent.

Percage de trou pour l accrochage

Il faut aussi deux ou quatre petits trous pour passer une corde solide pour l’accrochage.

Attache avec une corde solide
5 litres de terre c’est lourd.
5 litres de terre humide, c’est encore plus lourd.
Rajoutez encore par exemple un à deux kilos de tige de tomates et de fruits…

Le poids de la terre casse les bouteilles

Même en remplissant peu, avec seulement deux litres de terre, le plastique subit beaucoup de pression et casse facilement les jours de grand vent.
… le problème est qu’en tombant, la bouteille n’atterrit sur un fond plat de pot normal, mais sur la plante, en l’écrabouillant.

Il faut vraiment une attache solide.

Remplissage par le petit trou du fond

Le trou à l’arrière ne doit pas être trop petit, puisqu’il sert aussi à faire le remplissage une petite poignée de terre après l’autre. Ca prend mille ans !

C’est finalement beaucoup beaucoup trop de travail en comparaison aux pots ordinaires avec des plantes qui poussent normalement dans n’importe quoi, vers le haut.
Un truc creux, trois poignées de terre, une graine, une autre poignée de terre par dessus, un peu d’eau et hop!
20 secondes.

Semis en bouteilles plastique

Il y a juste à arroser de temps en temps.
Zéro manipulation.

N’importe quel pot ordinaire, ou bouteille, ou boite de conserve, peut être accroché aux murs ou au plafond avec deux petits trous et une ficelle ou un bout de fil de fer,
quand on y fait pousser normalement des plantes qui sortent de la terre, en bas, et qui grandissent normalement vers le haut.
Et on pose ou accroche où on veut ce qu’on veut, presque instantanément.

Plant de tomate en bouteille

Ca n’a rien à voir avec la galère pour faire pousser des plantes à l’envers.

Par exemple, pour que la tige du plant puisse passer dans le tube en plastique, il faut d’abord rincer la racine pour la débarrasser de presque toute la terre…

Rincage des racines pour les faire traverser les tubes

Un repiquage catastrophique

… puis donc, remplissage interminable par le fond, d’une seule main, puisque l’autre tient la bouteille qui ne peut pas tenir toute seule à plat.
Ou alors il faut bricoler un support pour tenir les bouteilles le temps des remplissages.

Juste un bâton posé sur deux dossiers de chaises peut dépanner, mais ça n’est quand même pas pratique.

Remplissage tres laborieux des pots contenant des plantes a l envers

Et surtout pour le transport où les échanges, les cadeaux, la plante doit être suspendue tout le temps, le pot accroché quelque part ou dans les mains tout le temps du transport pour ne pas l’écrabouiller.

C’est du n’importe quoi.

Bon, en plus, même avec les tubes, l’eau souillée coule quand même un peu le long de la tige, et les tomates adultes ne restent pas belles et en bonne santé quand elle sont trop couvertes d’humidité.

Si la nature a fait que les plantes poussent du bas vers le haut, elle avait peut être de bonnes raisons, finalement.
Peut être que l’évolution a sélectionné naturellement les plantes les plus résistantes pendant des millions d’années. Celles qui s’élèvent au-dessus des jus grouillants de bactéries et de champignons microscopiques.

Plant de tomate qui pousse par un trou sous une grande bouteille

Donc, dans un but d’avoir un potager d’autosuffisance ou de survie, c’est finalement une mauvaise idée. Il n’y a pas d’avantages, que des inconvénients.

Faire pousser des choses à l’envers, c’est à réserver au plaisir, c’est de la décoration. (Si vous avez des heures et des heures à gaspiller sur seulement quelques plantes et vraiment rien de mieux à faire. Vous pouvez aussi faire pousser des bonzaïs. En été il faut s’en occuper deux fois par jour. Si vous n’avez rien de mieux à faire…).

Donc en fait, quand je me suis passionné pour le sujet, j’ai très bêtement fait un amalgame entre « plantes poussant à l’envers » et « plantes suspendues » (accrochées n’importe où en poussant normalement dans n’importe quel pot, du bas vers le haut, normalement).
Oups…

Franchement, des plantes à l’envers, ça n’en vaut absolument pas la peine.

Par contre, accrocher n’importe quel pot sur un mur, au plafond, sur un balcon… c’est une bonne idée. Ca augmente très sensiblement la surface cultivable.
On peut avoir plusieurs niveaux sur un même mur, normalement stérile.

En cas de gros problème durable (catastrophe naturelle, guerre civile…) c’est une possibilité d’augmenter son autosuffisance.

Recycler les bouteilles comme pots gratuits jetables sans remord, c’est bien aussi.

Quelque soit la manière dont vous les découpez il n’y a que deux choses à savoir.
Vous devez percer des trous d’évacuation du trop plein d’eau, en bas.
Et pour les parties en contact avec les plantes, il suffit de petits coups de ciseaux pour replier le bord vers l’extérieur, pour que le bord soit doux.

se-preparer-aux-crises.fr _ Photo 24-06-12_GF

Ha oui, une dernière chose…

Passé le plaisir de la découverte de la première année, après, franchement, quand on ouvre enfin les yeux,
honnêtement…
Les cultures en bouteille c’est carrément moche en décoration.

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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La survie et les plantes décoratives inutiles

Ca y est, il est temps de commencer à faire pousser aussi des plantes inutiles, décoratives, non comestibles… qui à priori ne servent à rien quand les gens ont faim, à priori.

L’euro perd encore et toujours de sa valeur, de plus en plus vite. Si vous voulez acheter un produit suisse, vous savez que l’euro ne vaut plus grand chose. Vos économies fondent.

Et comme il est évident que l’euro agonise, les escrocs financiers qui dirigent la banque centrale européenne ont commencé à faire tourner à plein régime l’imprimante à billets en papier (évidemment sans nous demander la permission puisque nous sommes les victimes de leurs vols de valeur), pour arroser d’argent fictif, pour retarder encore un peu le dernier souffle de l’euro, en rachetant une minuscule partie des dettes des pays qui atteignent un niveau ingérable.

Bon, bref, bientôt le crash, et donc une perte évidente de confiance en la monnaie papier et aux chiffres fictifs sur des comptes déconnectés de la valeur utile des choses.

Vous avez vu comme moi que les 5 dernières années, les politiciens ont toujours pris la défense des banques, même les plus voleuses, leur ont garanti l’impunité avec de nouvelles « lois » infâmes pour interdire les poursuites à cause de leurs magouilles, ont dépensé des fortunes d’argent public des peuples clochardisés pour arroser les escrocs de la finance,
mais je ne me souviens pas d’avoir vu une seule fois les politiciens se ranger du côté du peuple qui les paie pourtant très grassement.

Juste à côté, chez nos voisins grecs qui ont quelques années d’avance sur l’effondrement total de l’économie, il y a déjà un an, des journaux titraient que toutes les tranches de la population, même celles qui étaient favorisées, souffrent des privations et ressentent la faim.

Oui, même ceux qui étaient riches quelques années plus tôt.

Mais même les riches, avec de grosses dépenses et des économies, quand l’argent n’entre plus, finissent par réduire leur train de vie et ou s’endetter et ou devoir choisir entre se soigner une dent cassée ou acheter à manger pour les gosses.

Ca arrive seulement un peu plus tard.

Vous savez que vu l’étendu de tout ce qui va s’effondrer en même temps, ça ne se réparera vraiment pas en quelques semaines.
C’est parti pour durer très longtemps.
Puis avec les centaines de milliers de familles qui vont perdre leurs économies, la confiance dans l’argent va être très sérieusement touchée.
Le troc, c’est du sûr.

Quand je vous parle d’apprendre à devenir partiellement autonome par des plantes quasi-gratuites, c’est très réfléchi.
C’est de la richesse et des objets, des matériaux, des médicaments, des parfums, de la nourriture, créés à partir de presque rien.

Quoiqu’il se passe, pour plein de raisons (monnaie qui perd toujours plus de sa valeur, explosion de la bulle de la dette mondiale impossible à rembourser déconnectée de la réalité, aggravation des sanctions économiques et des embargos vers nos pays acheteurs à cause des non élus européens, début de la guerre contre la tumeur islamique qui tue les européens,…), ou simplement parce que le monde bascule dans la décroissance et la prise de conscience de ne plus scier la branche sur laquelle on est assis,
l’argent va couler de moins en moins.

… alors, pensez-y. Dans trois ans, par exemple, quand vous voudrez que le cabinet médical à côté de chez vous jette juste un oeil en 10 secondes sur un grain de beauté qui vous inquiète, est-ce que vous pourrez sortir 4 jours de salaire dans une consultation probablement non-remboursée comme en Grèce, que vous n’avez plus de mutuelle depuis longtemps, que vous êtes couvert de dettes, que la moitié de votre famille est au chômage non indemnisée,…

Si vous faites pousser aussi quelques plantes décoratives magnifiques et de petites tailles, vous aurez des choses capables de se troquer d’égal à égal avec ceux qui ont un statut social supérieur, et qui ne seront pas intéressés par des plants de courgettes.

Bonzai, plante ornementale

Un beau bonzaï que vous avez fait pousser sur un caillou en arrosant un petit bout de branche gratuite pendant quelques années,
ou des pots de plantes grasses, avec des feuillages de vert éclatant même en plein hiver quand toutes les fleurs sont mortes, avec des liserés d’or et des reflets d’argent…

Plantes d interieur

Même les plantes qui à priori ne servent à rien en survie, peuvent avoir un intérêt pour certaines personnes.
C’est une question d’opportunité, d’écoute, de bon moment, éventuellement même de créer le besoin.

« Vous avez déjà choisi un cadeau pour la fête de mères ?… avec le manque d’argent qui se fait sentir les fêtes commerciales ont de moins en moins la côte. Moi j’offre des plantes. Des fleurs, des feuillages qui sentent bon, qu’on peut déguster en tisanes, des figuiers blancs, des tomates noires, des oliviers… ça fait toujours plaisir, en plus c’est utile » et patati et patata…

Même les plantes qui ne vous semblent pas forcément utiles, qui n’attirent pas les insectes pollinisateurs, qui ne chassent pas les moustiques, qui ne sont pas comestibles, qui ne serve pas de matériaux de construction, qui sont juste là, pour décorer,
peuvent être valorisées par le troc.

Bien entendu il vaut mieux avoir des plantes utiles (nourriture, médicament, matériaux…), mais vu que les crises sont toutes parties pour durer longtemps, autant avoir aussi des plantes qui ne servent que de cadeaux ou de jolies décorations.

Nous ne sommes plus dans une période où il faut un coup de pouce momentané en ne payant pas la moitié de ses légumes pendant les mois d’été. On est maintenant clairement dans une période durable de diminution du pouvoir d’achat et discrédit de la monnaie papier fabriquée par des financiers privés qui ne rapporte qu’à eux, sans pouvoir politique pour ramener l’ordre avant au minimum un grand nombre d’années.

Quitte à utiliser les plantes pour s’en sortir mieux que les autres, autant ne pas trop se spécialiser et se fermer beaucoup de portes.

Les plantes à feuillage persistant, c’est bien pour l’hiver.

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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