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Contre les idées reçues sur le jardinage potager

Préparation d'une salade avec une tomate, une poignée de maïs et des graines germées "maison"

Il semblerait que toutes les personnes qui n’ont jamais essayé de faire pousser leur nourriture soient remplies d’idées reçues complètement fausses, dans ce genre-là :

  • « Faire son potager demande beaucoup de place »,
  • « Ca prend du temps »,
  • « C’est difficile ! »,
  • « Il y a tellement de choses à savoir… »
  • « Ca coûte cher »,

Quelques images sont parfois plus parlantes que de longs discours, alors prenons l’exemple des graines germées. Elles montrent en cinq jours seulement ce qui se passe en plusieurs semaines, mois ou années, dans un potager :

Une demie cuillère de graines à germer suffit pour donner une salade

Juste une demie cuillère à café de graines (bien moins d’un centime).
Un rinçage quotidien, mais deux ou trois fois par jours c’est préférable (pour bien moins d’un centime d’eau sur toute la durée du cycle),
et au bout de 5 jours à peine, on a déjà de quoi faire une salade :

Bocal de graines germées

Cette fois j’ai mis très peu de graines car il s’agit d’un mélange avec un goût vraiment fort, très poivré, essentiellement à base de radis et de lentilles.

J’en ai mis juste assez pour composer un tiers de la salade, sur deux repas.

A plus grande échelle, le principe est toujours exactement le même :
des graines, de l’eau (potable), laisser grandir quelques jours.

Comparaison des graines germées maison avec ce qui est vendu dans les magasins

La comparaison avec ce qui est vendu dans le commerce est hallucinante.

Dans une chaine de magasins de bas prix, à peu près le même volume de graines germées, les moins chères, coûte déjà 96 centimes.

Environ 100 fois plus cher, donc.

Bocal de haricots premier prix d'une chaîne de magasins de bas prix

Avec dans le jus différents produits qu’on préfèrerait ne pas absorber, conservateurs, additifs, poisons à bactéries, etc…

 

Je me demande aussi comment font les industriels pour arrêter la germination dans le bocal ? comment font-ils pour tuer les bébés graines ?
est-ce que c’est de la cuisson ?
est-ce que c’est un poison dans l’eau ?
… au moment où j’écris ces lignes je n’ai pas la moindre idée sur la réponse.

Je suis simplement totalement persuadé qu’il est énormément plus sain de manger des pousses vivantes, fraîches, vigoureuses, que des cadavres de plantes qui flottent dans un bocal depuis un an et demi.

 

Du point de vue de l’écologie, ces bocaux sont aussi une catastrophe.
Pour extrêmement peu de nourriture, entourée d’eau lourde et encombrante, il faut fabriquer des emballages solides qui ont un certain impact sur l’environnement.
Puis consommer du carburant pour faire venir les bocaux en avion de l’autre coté du monde, les distribuer dans les magasins par de gros camions sur des centaines de kilomètres, puis aller faire les courses avec un moteur qui tourne pour rien dans les embouteillages…

 

Faire germer ses graines ne semble avoir que des avantages.

Il n’est même pas nécessaire d’investir beaucoup dans du matériel. Par exemple, mes germoirs sont simplement des bocaux alimentaires vides dont j’ai percé le couvercle, au lieu de les jeter et de polluer.

Les trous servent à l’égouttage lors du rinçage, et à laisser sécher l’excès d’eau.

Fabrication d'un germoir avec un bocal dont le couvercle est percé

Sur cette photo, mon premier test.

Ca marche.

Pour les suivants, lorsque j’ai eu de gros bocaux vides (cornichons, confitures,…), les trous ont été fait énormément plus petits. Quelques graines tombaient lors du rinçage. Il est donc plus judicieux et pratique d’avoir 60 très petits trous, d’un diamètre bien inférieur aux graines, que dix gros trous.

Certaines variétés de graines germées sont réellement minuscules. Percer les couvercles de trous minuscules permettra de faire pousser toutes les espèces.

On peut aussi percer les trous en dessinant des motifs décoratifs (fleurs, soleils, smileys souriants,…) pour faire joli dans la cuisine. Mon premier essai faisait vraiment plouc, je sais, je sais…

En plus, pour les prochains pots de cornichons vides, je garderai le « tire-croc » en plastique très pratique.
Ou peut être que j’utiliserai des couvercles de confiture avec de belles couleurs et décorations.
Si c’est beau, ça peut même faire une idée de cadeau originale et utile.

 Bocal de cornichons, à transformer en germoir juste en perçant le couvercle pour l'égouttage

Pour faire pousser ses graines germées, il y a peu de choses à savoir :

– Au départ, pendant quelques heures laisser tremper les graines dans de l’eau potable.
Puis vider, rincer et égoutter. Laisser reposer dans un coin de la cuisine.
La croissance et le gonflement des graines est impressionnant. Au moins 4 fois plus de volume dès la première nuit. Donc il ne faut mettre que très très peu de graines dans le bocal.
Si le bocal n’est pas posé droit, mais couché, par exemple sur un torchon pour l’empêcher de rouler, les graines ont la place de se gonfler et se développer sans se compresser dans un gros bloc de graines inutilisables.

 

– Il faut impérativement rincer tous les jours les graines pour empêcher le développement de bactéries qui peuvent rendre un peu malade certaines personnes.
Personnellement je rince mes graines systématiquement 3 fois par jour. Au moins je suis absolument sûr de leur pureté.
Ca ne prend que 20 à 30 secondes, quand je passe dans la cuisine.

 

–  Toutes les graines n’ont pas les mêmes parfum.
Celles de cet exemple ont un très fort goût poivré qui me plait beaucoup mais qui n’est pas du goût de tout le monde.
Faites vos essais en très petites quantités au départ, pour ne pas gaspiller.

– Au bout de quelques jours elles sont bonnes à manger. Quelques jours plus tard, les poussent deviennent trop dures et immangeables crues.

Avoir plusieurs bocaux permet d’avoir des graines germées en permanence, vu le coût totalement négligeable.
Ca permet aussi de manger plusieurs variétés de graines, de varier son alimentation et ses recettes.

 

Préparation d'une salade avec une tomate, une poignée de maïs et des graines germées "maison"

Le jardinage potager est presque aussi simple que ça.

Ca pousse aussi « presque » tout seul si on a bien planté au départ.

Les différences sont que dans le jardin ou sur le balcon, il n’est pas nécessaire d’utiliser de l’eau potable. L’eau de pluie, gratuite, est parfaite. En plus elle ne contient pas de chlore, contrairement à l’eau du robinet. Les plantes l’adorent.

 

L’autre différence vient du problème de la durée :

  • Sur le temps, il peut apparaitre différents problèmes en rapport avec la taille des plantes, trop envahissantes, ou besoin de passer du temps à les tuteurer  ;
  • Les conditions météo sont bien différentes de l’environnement contrôlé dans la cuisine, on ne peut pas beaucoup agir contre ça ;
  • Les maladies et champignons ont le temps d’agresser les cultures ;
  • ainsi que les insectes, les oiseaux, les rongeurs,…

Tellement de choses peuvent réduire ou détruire la production,

… mais en réalité, il y a assez peu de choses à savoir. Peut être seulement l’équivalent d’une pages de livre pour chaque plante.

 

Si partout dans le monde où il y a d’énormes crises, les gens qui savent faire pousser de la nourriture sont parmi ceux qui s’en sortent le mieux, ce n’est pas pour rien. Ca ne coûte presque rien.
C’est facile quand on est assez documenté.

En plus de ne plus payer pour manger, ça permet d’avoir des choses indispensables à troquer ou à revendre.

La partie « Potager d’autosuffisance » du site sert à apprendre comment réussir.

Mes expériences ratées, mes mauvaises surprises sont aussi instructives que les pages des livres. Ca montre concrètement ce qu’il ne faut surtout pas faire pour ne pas perdre sa production. Vu que toute l’économie s’effondre, vous n’aurez pas le temps de vous permettre de rater en apprenant.

J’ai déjà planté 46 espèces depuis que j’ai découvert le jardinage il y a six mois. Par rapport à moi, vous gagnez déjà 6 mois d’expérience pour bien vous lancer.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

Des fruits et légumes frais gratuits

Je viens d’avoir une passionnante conversation avec un jeune qui remplissait une bien belle cagette de fruits et légumes variés, devant le magasin où je prends gratuitement des cagettes en plastique bien solides pour mon jardinage.

Il n’était pas mal habillé, faisait plutôt bonne impression, donc ça m’a surpris de le voir ouvrir le couvercle des poubelles.
En fait, c’est un étudiant avec peu de moyens. La crise et la baisse du pouvoir d’achat se ressent encore plus sur les petits budgets. Entre le coût de sa chambre d’étudiant, la nourriture, le prix des études, le transport, les vêtements, l’année dernière il était tellement fauché qu’il ne pouvait jamais sortir.
Cette année, comme il dépense beaucoup moins d’argent pour s’alimenter, il sort plus souvent. Et il peut « acheter plein de bière et des capotes ».

Comme quoi, quand on a une bonne motivation, on trouve des solutions aux problèmes.

En passant sur les marchés juste après que les commerçants aient remballé leurs marchandises, ou deux heures après la fermeture des magasins, il a souvent accès à de grandes quantités de fruits et légumes. Il choisit les plus beaux. Les commerçants jettent ceux qui sont encore comestibles mais trop limites pour les conserver pour les prochains jours de vente.
Non seulement c’est gratuit, mais c’est vraiment mûr et parfumé. Ca n’a rien à voir avec les fruits durs et acides que l’on trouve dans les supermarchés, en payant.
Même les fruits et légumes des supermarchés doivent être lavés avant de les consommer, donc techniquement ça ne change rien. C’est juste les premières fois qui l’ont gêné quand il croisait du monde.

 

La F.A.O. (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime qu’un tiers de la nourriture produite va à la poubelle sans être consommée.
Un tiers. C’est hallucinant.

Aux Etats Unis, le gaspillage est estimé à 50%.

Quand on sait que plus d’un milliard de gens souffrent déjà de malnutrition dans le monde, et que la faim se fait plus envahissante dans les pays de la zone euro déjà en faillite, il est peut être bon de commencer à voir autrement les 33% d’aliments gaspillés qui partent à la poubelle.

(… de préférence en les récupérant juste avant qu’ils ne soient jetés).

Pour les personnes fauchées coincées dans les villes, qui ne peuvent pas faire pousser leur nourriture, c’est peut être un morceau de solution au problème.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

Les cuves les moins chères pour garder l’eau de pluie

L’eau du ciel est gratuite, pure, parfaite pour arroser le potager, nettoyer un peu tout sauf la vaisselle, tirer la chasse d’eau sans utiliser de l’eau potable…
Avec une petite installation très simple sous les gouttières, il est possible de la récupérer à chaque pluie.

Le volume d’eau est très variable et imprévisible. Des fois une cuve déborde en trois heures, d’autres fois pendant trois mois il ne tombe que quelques seaux, juste assez pour faire couler l’encrassement du toit au fond de la cuve.
Il faut impérativement une cuve beaucoup beaucoup plus grande que vos estimations, pour pouvoir faire face aux conditions de sécheresse inhabituelles.

Sur l’installation, il faut obligatoirement un filtre, mais pour les très petits budgets, une vieille chaussette peut largement suffire si c’est juste pour arroser les plantes et laver la voiture.

Pour les cuves par contre… même les premiers prix des magasins de bricolage sont un frein à l’équipement…

Si on regarde celles avec une décoration originale, c’est carrément de la folie. Des articles délirants à 800 euros pour à peine 450 litres. C’est juste pour stocker momentanément de l’eau gratuite. On n’a pas besoin d’une cuve en or ou en céramique décorée comme une amphore.

On peut utiliser n’importe quelle grosse cuve, mais une installation inadaptée entraine énormément de nuisances.
Par exemple, se retrouver en quelques jours infesté comme jamais par des nuages de moustiques…

Recupération de l'eau de pluie avec une poubelle placée sous la gouttière

Quand la cuve est vide, le vent arrache la poubelle trop légère, en cassant la gouttière. Il faut lester en perdant plein de place au sol.

Le remplissage de l’arrosoir se fait par le haut en mettant ses mains dans une eau pleine de petites bêtes qui veulent votre sang. On mouille partout…
Une cuve inadaptée est réellement une mauvaise idée à l’usage.

 

Les petites annonces gratuites sont pleines de cuves de 1000 litres qui n’ont servies qu’une fois aux entreprises. Elles ont été nettoyées et sont disponibles à la vente à des prix parfois incroyables. Par exemple, 35 euros à peine pour le vendeur le moins cher que j’ai trouvé près de chez moi.

Elles ont une large entrée en haut, pour la gouttière, un robinet déjà installé en bas. Pas besoin d’investir plus.
On peut les empiler, c’est prévu pour.

Avec un bricolage très facile, on peut en mettre plusieurs en réseau, pour que le trop plein des premières remplisse les suivantes. Avoir plusieurs cuves n’est une mauvaise idée. Parfois il ne tombe que quelques litres de pluie pendant de très longs mois.

 

Les cuves existent aussi en noir opaque. A priori ça semble une bonne idée pour limiter le développement des algues. Mais c’est plutôt pour les pays du sud.

Partout où il gèle l’hiver, les cuves doivent être vidées pendant la saison froide pour éviter l’éclatement de l’installation.
Lorsqu’on vide on peut en profiter pour nettoyer et assainir les cuves. C’est très vite fait.

Dans ces zones, les cuves blanches sont plus pratiques. On voit au premier coup d’oeil le niveau d’eau disponible en réserve.

 

Pour récupérer l’eau du ciel, ces cuves industrielles de 1000 litres sur palettes renforcées empilables, ont un rapport qualité-prix totalement imbattable.

Je dirais tout simplement : C’est un très bon choix.

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr