Tag Archive for légume

Les légumes racines ne semblent pas convenir dans un mini-potager d’auto-suffisance

Avec maintenant 5 ans de pratique intensive du jardinage et des centaines et des centaines de variétés plantées, je pense arrêter presque tous les légumes racines et les bulbes : carottes, panais, pommes de terre..

Non pas tous, presque tous. Certains n’ont pas besoin d’être en grand nombre pour être utiles. Par exemple au pied d’un prunier malade, 4 gousses d’ails ont réglé le problème. Les substances antibiotiques de l’ail sont passées dans la terre, puis dans les racines, puis jusqu’au bout des feuilles. Les plantes peuvent influencer ou protéger les autres espèces autour. Quelques pieds d’ail ça ne prend pas de place.

Par contre, et c’est justement ça le problème, pour presque tous les légumes racines et les bulbes il faut beaucoup de place, pour plein de raisons.

On ne peut pas les faire pousser serrés pour en avoir plus. Si ça n’a pas plein de place autour ça ne donne que de la tige, la racine ne grossit pas. Et comme justement c’est la partie qui nous intéresse, autant dire que c’est un ratage total.

Pour savoir si c’est mûr il faut en sortir de terre. Ce n’est pas comme les fruits et légumes qu’on a clairement déjà sous les yeux.
Quand on n’a pas beaucoup de place et que le rendement est donc limité, ça déçoit vraiment d’en gaspiller pour voir l’état de maturité. En plus on ne voit pas vraiment où on enfonce la fourche et des fois ça traverse de part en part le seul beau bulbe de la récolte, ou bien la tige de la plante se casse alors que les patates ne sont pas encore prêtes…
Le problème est qu’on ne voit pas à travers la terre. Pour pouvoir se permettre de casser ou rater une petite partie, il faut en avoir beaucoup.

Toutes les choses mises en pleine terre restent à la même place quelques mois. Ce n’est pas comme des pots que l’on peut déplacer quand les plantes ne semblent pas aimer la luminosité de l’endroit.
Et on ne peut même pas profiter de la place au sol tant que rien n’est sorti de terre pour poser des pots, comme on peut le faire entre des pieds de tomates par exemple. La loi de l’emmerdement maximum veut que les graines, bulbes, racines, trucs qui daignent sortir de terre se cognent la tête justement sous le seul petit pot qu’on met sans rien d’autre à des mètres autour, et donc ça ne peut pas grandir et ça meurt, rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!…

Non, franchement, les légumes racines, ça n’en vaut vraiment pas la peine sur une très petite surface.

Et puis la récolte est fatigante. Ce n’est pas de la cueillette tranquillou, il faut creuser. Retourner presque l’équivalent de l’Himalaya pour quelques patates criblées de trous de fourche, tssss….

Donc, je nuance un peu les choses pour les potagers d’autosuffisance.
Les carottes, pommes de terre, betteraves, bulbes… sont de très bons légumes, nourrissants, plein de qualités, qui se conservent longtemps, mais il faut de la place pour faire pousser ces légumes.

Personnellement j’arrête.

Je préfère optimiser mon peu de place presque rien qu’avec des plantes dont la partie qui m’intéresse est au-dessus de la surface du sol.
Si besoin les tiges en pleine terre peuvent se déplacer d’un coup de petite pelle. Pour les pots c’est aussi facile, on les met où on a de la place. Si la lumière (donc la chaleur et l’humidité) ne leur plait pas, on peut simplement déplacer les pots.

On peut cultiver sur plusieurs hauteurs. Par exemple des salades, de 15 à 30 centimètres, entre des pieds de tomates de 1 à 2 mètres, sous des arbres de 3 à 6 mètres…
Alors que pour les légumes dont la partie qui nous intéresse est sous terre, grosso-modo on n’a que les 25 centimètres sous la surface qui sont utilisables.
On ne peut pas avoir du rendement sur une petite surface.

Je ne conseille plus de cultiver des légumes racines dans un mini-potager anti-crise.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

Quels légumes dans un potager d’autosuffisance ?

Que planter ?

Bin… ça dépend.

Vous détestez l’oignon, l’ail, les poireaux, la ciboulette ?
Alors n’en plantez pas.

Vous adorez les tomates ?
Alors plantez en beaucoup.

Vous vivez dans les Hautes Alpes et vous voulez faire pousser des avocats ?
Si vous croyez aux miracles, plantez-en plein.
Si vous restez 10 années sans gel, vous aurez le plaisir de constater qu’il manque beaucoup trop de degrés pour avoir des fruits.

Les plantes doivent être adaptées à votre climat local, à sa température moyenne et surtout à sa quantité d’eau disponible.

Figue blanche ouverte montrant un juteux coeur rouge

Les cultures n’ont vraiment pas toutes le même rythme, les mêmes besoins en place, en profondeur de terre, en température…

On peut obtenir des radis en trois semaines dans des pots avec seulement 15 centimètres de terre.
Les tomates ont une croissance très rapide et ne vivent que quelques mois.
Les choux se plantent pour l’année suivante.
Des petits arbustes de fruits rouges se plantent pour dix ans…

Donc, à vous d’adapter les mélanges de plantes pour avoir un rendement presque continu tout au long de l’année.
… ou avoir hors saison des produits secs, ou surgelés, ou en conserves…

Séchage de verveine pour infusions et tisanes tout au long de l annee

Bocaux de confitures et de cornichons reutilises pour conserver des plantes sechees

Certaines plantes peuvent se contenter de pots (salades, plantes aromatiques…) mais d’autres ont impérativement besoin de place en pleine terre pour avoir un vrai rendement (pommes de terre, potirons, pastèques…).

Beaucoup de petites plantes, par exemple des aromatiques, peuvent se cultiver n’importe quand, toute l’année, au chaud dans la cuisine au-dessus du frigo par exemple.

D’une manière générale apparemment, d’après mes propres constatations, les grandes plantes qui s’enfoncent profondément ont un rendement très largement supérieur en pleine terre que les mêmes plantes en pots. C’est très net pour les tomates.
Donc gardez plutôt les pots pour les petites plantes, ou les plantes jeunes qui seront mises en terre plus tard, quand de la place se libère.

Chou fleur
Par exemple quand la température baisse, les tomates commencent à mourir et les choux sortent de leur pause d’été et commencent enfin à devenir gros.

Chou rouge de plus de 2 kilos

Et avec de la pratique on apprend des choses fantastiques, comme par exemple de ne pas arracher les salades mais de les couper proprement.

Une sur deux repousse. Et plus vite, puisqu’à partir d’une très grosse racine, pas d’une minuscule graine.
Trois semaines plus tard on peut faire une deuxième récolte, avec des salades souvent bien plus grosses.

Couper salade frisee

Salade qui repousse apres avoir ete coupee, a partir de la racine deja adulte

Beaucoup de plantes supportent très bien d’être semées dans des petits pots puis mises progressivement dans des pots plus grands ou en pleine terre.

Par contre pour les plantes dont la partie qui nous intéresse est sous terre (radis, carottes, pommes de terre…) il faut semer directement à leur place définitive, dans des grands pots profonds, ou mieux en pleine terre.
Les graines de poireaux et d’oignons peuvent être semées en pot puis les plants seront mis en pleine terre plus tard.

Une très belle botte de radis pratiquement gratuits en qualité bio

Une très belle botte de radis pratiquement gratuits en qualité bio

Les arbres fruitiers ne donnent que des échantillons les premières années, juste pour goûter. Mais quand les choses se passent normalement, d’année en année, on remplit de plus en plus de paniers à partir de seulement quelques arbres.

… mais les premières années, il ne faut vraiment pas compter sur du rendement.

Cerises cachees dans le feuillage

Branche de prunier couverte de fruits

Et d’une manière générale, la première année où vous plantez quelque chose, tout simplement ne comptez pas dessus.
Certaines plantes peuvent être magnifiques à certains endroits et minables 10 kilomètres plus loin. C’est une question de micro-climat, température, humidité, qualité de la terre, insectes ou plus gros animaux présents…

Il faut un temps de réglage avant d’avoir une production. Tout ne pousse pas partout.

Rizome de bambou avec sa motte et deux tiges

La nourriture n’est pas la seule chose à avoir dans un potager. Vous pouvez faire aussi pousser des remèdes traditionnels par exemple.

Ou si vous utilisez beaucoup de tuteurs en bambou pour vos tomates ou vos haricots, vous pouvez en faire pousser gratuitement dans un coin, plutôt que de dépenser plusieurs euros pour chaque tuteur.
Il suffit de déterrer un morceau de racine avec quelques jeunes tiges et de les planter où vous voulez. Ca pousse très vite.

Debut de culture de bambou en pot

Pour avoir une production il faut des fleurs pour attirer les insectes pollinisateurs.

Les fleurs, comme beaucoup de plantes, peuvent cumuler plusieurs fonctions.

Par exemple, un mur couvert des rosiers avec de grosses épines pour empêcher les intrusions, ou refroidir une toiture en plaque gondolée juste derrière, en faisant un très beau parasol naturel, plutôt que d’investir dans une climatisation gourmande en watts coûteux.

Mur couvert de rosier

Les fleurs ne doivent pas obligatoirement pourrir sur place. On peut les cueillir, les offrir, les utiliser en décoration, les sécher pour en faire du parfum, les cuisiner…

Lavande séchée

… Donc dans votre potager, faites aussi entrer d’autres plantes, qui vous seront utiles d’autres manières, pour avoir du rendement.

En plus, avoir de la variété permet de ne pas tout perdre d’un coup à cause de mauvaise conditions météo, d’invasions d’insectes, de maladies… les plantes ont vraiment de très grosses différences de résistances.
En ayant beaucoup d’espèces, vous augmentez considérablement vos chances d’avoir des productions intéressantes avec de nombreuses récoltes toute l’année.

Le tableau ci-dessous vous montre quelques idées de plantes intéressantes dans un potager en France métropolitaine.
A vous de l’adapter en fonction de vos goûts, vos besoins, vos moyens, vos buts…

Consommer soi-même et devenir auto-suffisant, ou améliorer l’ordinaire, ne sont pas forcément les seuls objectifs.
Certains peuvent être intéressés par un retour à la terre pour vivre loin des villes, pour en finir avec le chômage, ou pour offrir des pots à toutes les personnes aimées…
Je ne connais pas vos raisons. Ce tableau n’est qu’une base de départ à modifier par chacun :

Artichaut Seulement 4 à 6 têtes par pied la première année et 8 à 10 les suivantes, avec presque rien à manger. L’artichaut est une plante qui prend beaucoup de place pour très peu de rendement. Comme l’asperge, c’est une plante à éviter dans un petit potager d’autosuffisance.
Asperge verte La culture est mise en place pour 10 à 12 ans.
La récolte ne commence qu’à partir de la 4ème année, pour environ 500 grammes par pied.
Betterave rouge Plante à croissance plutôt rapide.
2 à 3 kilos par mètres carrés.
Se conserve plusieurs mois.
Carotte 1 à 5 kilos par mètre carré, selon la variété et la qualité du sol.
Peut se conserver plusieurs semaines.
Chicorée
(frisée, scarole, endive…)
10 à 15 pieds par mètres carrés.
Ne se conserve que quelques jours après récolte.

Cas particulier : l’endive se cultive en deux temps, sur une grosse racine dont la tête a été coupée. Cela permet d’avoir une récolte continue pendant l’hiver.
Jusqu’à 1 kilo par mètre carré.
Chou Plante à croissance lente, plutôt pour l’année suivante.
Le rendement est très variable d’une espèce à l’autre.
10 à 15 pieds par mètre carré pour le chou pommé,
seulement 4 pour les autres choux (de Bruxelles, brocoli, chou-fleur…)
Quelques variétés comme le chou de Milan sont disponibles sur pied tout l’hiver.
Concombre Seulement quelques mois entre les semis et la récolte.
10 à 15 fruits par pied.
A consommer frais.
Cornichon Peut se cultiver très facilement en pot.
Se conserve dans du vinaigre. C’est plus un aromate qu’un vrai légume. Pas besoin d’en planter beaucoup.
Courgette Plante à croissance très rapide. Quelques semaines entre le semi et la première récolte.
Très fragile aux maladies.
Jusqu’à une dizaine de fruits par pied.
Peut être surgelée ou conservée dans des plats cuisinés stérilisés.
Fenouil Jusqu’à 2 kilos par mètre carré, en pleine terre. Presque rien en pot, que de la tige.
Les bulbes peuvent se conserver jusqu’à quelques semaines.
Les tiges et les feuilles peuvent être séchées.
Haricot Il existe plus de 60 000 variétés connues.
Certaines plantes sont de petites tailles, d’autres courent sur plusieurs mètres et ont besoin de supports.
Les haricots verts ont un rendement de 2 à 4 kilos par mètre carré.
Les haricots à écosser, moins puisque seulement la graine est gardée.
Les haricots verts peuvent se conserver surgelés ou dans des bocaux d’eau stérilisée longuement bouillie.
Les haricots en graine peuvent se conserver secs pendant des années.
Laitue Il existe des variétés pour chaque période de l’année.
Ne se conserve que quelques jours après récolte.
Maïs Jusqu’à 1 kilo par pied. Une cinquantaine de centimètres entre chaque pied.
Peut se consommer frais, se congeler, se conserver dans des bocaux, dans du vinaigre, être séché…
Melon Très facile à cultiver.
4 à 6 fruits par pied. Environ 800 grammes par fruits.
Ne se conserve que quelques jours, ou par des recettes évoluées (glaces, sirop,…)
Menthe Sur quasiment tous les sites internet et dans tous les livres, quasiment tout le monde prétend que c’est une plante très facile à faire pousser, extrêmement envahissante, trop abondante… et j’ai l’impression que tous ces gens n’ont jamais essayé d’en faire pousser eux-mêmes à partir de graines.
En trois ans, j’ai semé assez de graines pour recouvrir un terrain de foot, de 4 variétés, et je n’ai pas récolté grand chose.
Si vous voulez de la menthe, achetez plutôt des pots avec des plantes déjà grandes.
Mûre Les mûres poussent sur un buisson très envahissant rempli d’épines. Les fruits ne se conservent que quelques heures au frais après cueillette, mais la production peut être étalée sur un gros mois.
Les épines sont un très gros problème si vous avez peu de place. Par contre, sur une clôture à l’extérieur, c’est une barrière anti-intrusion bien dissuasive.
Les épines blessent trop facilement les jeunes animaux turbulents et les enfants. Les épines sont à hauteur de leurs yeux.
Poireau Jusqu’à 4 kilos par mètre linéaire.
Peut être cultivé et récolté toute l’année avec des techniques simples (paillage…).
Se conserve aussi congelé.
Pois On ne garde que les graines, ce qui fait 300 à 500 grammes par mètre linéaire.
Quelques variétés résistent au froid et peuvent être semées à l’automne, quand les autres plantes meurent et laissent beaucoup de place vide.
Piment Chez moi le rendement des mêmes variétés de piments (en pots, en plein air) a été totalement différent trois années de suite. Apparemment la plante supporte très mal les variations de température et l’instabilité du changement climatique. On ne peut pas être sûr d’avoir une production avec ces plantes.
… par contre, il en faut très peu pour donner du goût à tous les plats.
Se conserve séché ou dans de l’huile.
Poivron Jusqu’à 1 kilo par pied, en pleine terre. Rendement très faible en pot.
Se conserve quelques jours. Peut aussi être surgelé après nettoyage et découpage en tranches.
Pomme de terre A besoin de profondeur, doit être plantée en pleine terre.
La récolte est rapide. Environ trois mois seulement après la mise en terre pour certaines variétés.
La production est très abondante, de 2 à 5 kilos selon la variété, le sol, le climat.
Même les enfants les plus difficiles aiment les pommes de terre, les frites, les purées…
Potiron Plante gigantesque à croissance extrêmement rapide. A besoin d’énormément de place.
Donne plusieurs fruits pesant chacun de 10 à 50 kilos, qui se conservent tout l’hiver.
Le potimarron est une version miniature avec des fruits de seulement 2 à 4 kilos.Très important : ces plantes s’hybrident facilement. Dans un mini potager destiné à la consommation vous ne devez absolument pas faire pousser en même temps des courges destinées à la décoration. Les hybrides pourraient avoir l’aspect de plantes consommables mais avoir la toxicité des courges d’ornement.
Radis Il existe une grande variété de radis.
Certains se récoltent moins de trois semaines après les semis (radis de 18 jours…) et ne se conservent que quelques jours au frais. Ils ont besoin de peu de profondeur de terre et peuvent être très facilement cultivés en pot.
Environ 500 grammes par mètre linéaire.
D’autres poussent lentement, sont plus gros, ont besoin d’être en pleine terre, et sont destinés à la conservation pendant presque tout l’hiver (radis noir…). Jusqu’à 3 kilos par mètre linéaire pour les radis noirs.
Les mêmes cultures donnent des résultats bien différents d’une année sur l’autre. Cette plante aussi semble mal supporter le changement climatique.
Tomate Une des plantes les plus faciles à cultiver, à croissance très rapide, avec une production atteignant jusqu’à 4 kilos pour les pieds mis en pleine terre.
Les plantes cultivées en pot ou simplement dans de grosses bouteilles accrochées au plafond peuvent donner plus d’un kilo de fruits.
Il existe énormément de variétés de toutes les tailles allant du format cerise à manger cru, à des fruits aussi gros que le coeur d’un boeuf, pour garnir au four.
La variété permet d’avoir des fruits adaptés à toutes les recettes et présentations.
Les maladies ne passent pas d’une variété à une autre.
Avoir plusieurs variétés permet d’avoir aussi une production très étalée dans le temps.
Après cueillette les tomates se conservent quelques jours au frais. On peut aussi les conserver sous forme de coulis ou dans des plats cuisinés, mais aussi simplement séchées.
Verveine Un petit arbre d’1 à 2 mètres, avec des milliers de feuilles très odorantes, utilisées en infusions.
Les feuilles séchées se conservent plusieurs années.
Les branches ne durent que quelques années et se renouvellent en permanence. Quand vous taillez votre arbuste, pendant ou après la récolte de feuille, coupez les branches en bâtonnets un peu plus longs qu’une main et laissez les tremper plusieurs mois dans un peu d’eau. Au printemps suivant un très grand nombre aura donné des racines et sera prêt à être mis en pot.
Vous aurez une grande quantité de plants de verveine à offrir ou à échanger. Tout le monde semble beaucoup aimer l’odeur de cette plante.
Vigne La production est extrêmement capricieuse d’une année sur l’autre. Un même pied peu juste donner trois grappes avec des fruits minuscules, puis l’année suivante donner des dizaines de grappes avec des fruits énormes pendant deux mois.
Les raisins se conservent quelques jours au frais, ou plus d’un an après séchage, ou des dizaines d’années sous forme de vin.

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

 




 

Le rinçage de certaines graines

Graines récupérées gratuitement dans les restes de plats, de cuisine, de dessert. Resemées immédiatement.

Je suis presque sûr que vous ne savez pas pourquoi les graines ne poussent pas directement dans les fruits.

Et évidemment, je suis aussi pratiquement certain que vous ne vous êtes même jamais posé la question, hein ?

C’est à croire que vous vous en foutez, qu’il n’y a que les bêtises de nabilla qui vous intéressent.
Quand elle crache sur un agent SNCF, ou quand elle se fait payer 6000 € en liquide non déclaré pour une prestation dans une boite de nuit et qu’elle n’y va même pas, tsss…

L'arabe nabilla des émission de fausse télé-réalité, aux gros seins gonflés, énormes, refaite, pose nue pour de l'argent

beurette cracheuse

On dirait presque que vous êtes devenus des pions du système.
Vous pensez ce qu’ils vous disent de penser.

Ils occupent votre esprit en bêtises totalement insignifiantes, pour ne pas que vous cherchiez des solutions pour devenir plus libre et vivre mieux.

Allo, non mais allo, quoi !?

C’est la crise économique, le pouvoir d’achat chute toutes les semaines, les impôts augmentent, les socialistes mettent en prison tous les opposants après les avoir matraqués et gazés, le gouvernement n’a aucune solution contre le chômage, l’europe veut qu’on finance avec notre endettement l’armement des rebelles cannibales islamistes syriens, et vous ne cherchez pas des solutions pour apprendre à vous débrouiller sans l’état qui ne fait que vous enfoncer ?
… non mais allo ?! quoi.

Heureusement que je suis là pour vous sauver tous.

Je vais vous dire deux secrets importants :

Le premier est que dans la vie il n’y a que trois types de personnes.
Il y a celles qui savent bien compter,
et il y a les autres.

 

Le bon côté est que même celles qui savent compter aussi mal que moi sont capables de comprendre l’idée générale quand la différence est énoooooooooooorme.
Et justement, souvent, elle l’est.

Par exemple, un sachet de 200 gr de salade au supermarché, 2 euros.

Pour 3 euros, dans le même supermarché, on trouve des sachets d’environ 600 graines de salades, pour faire 400 salades de plus de 200 gr.

Si on n’est pas super pressé, ça semblerait presque un petit peu avantageux de faire pousser soi-même, à priori.
Mais j’en suis pas sûr.
Je peux pas vous dire précisément pour le moment. Je sais mal compter, ma calculette fonctionne à l’énergie solaire et c’est la nuit.

A vue de nez, je serais quand même tenté de dire que quand on fait pousser soi-même, ça ne coûte tellement presque rien en comparaison des prix en magasin, que l’on pourrait presque parler de nourriture quasiment gratuite.

En période d’effondrement économique qui s’accélère, ça vaut peut être la peine de s’y intéresser un petit peu.

Le terreau ne coûte pas grand chose. Et on peut encore diviser le coût par trois, en mélangeant chaque poignée avec deux poignées de terre gratuite pour avoir la même efficacité.

Les pots du commerce par contre sont hors de prix, mais il existe de nombreuses solutions dont je vous ai déjà parlées pour ne plus injecter un seul centime dans ce système pourri qui vous vole tout.

Ensuite… la dernière dépense de base est le prix des graines.

Et là aussi, on peut contourner facilement.

 

Plus haut je vous avais parlé de deux secrets justement.
… ouais, ça va. Compter jusqu’à deux je sais faire. Nia nia niaaaa…

Alors donc, le secret qu’il ne faut pas que vous sachiez, c’est :

Contrairement à ce que l’état, l’europe veulent vous faire croire et vous imposent, vous n’avez pas besoin de sortir d’argent pour avoir des semences.

Avant que la corruption et la bêtise la plus crasseuse ne donnent le pouvoir de faire des lois à ceux qui produisent avec un monopole,
avant que ceux qui vendent des semences ne fassent voter (par eux-mêmes) une loi pour que 65 millions de personnes soient obligées d’acheter leur graines ou de payer une taxe lorsqu’ils resèment une partie de leurs propres récoltes,

toute l’espèce humaine replantait ce que la nature lui offrait gratuitement.

Si si.

On n’est pas obligés d’acheter des semences.

Non non, si si, je vous jure que c’est vrai. Je ne suis pas toujours en train de déconner tous les deux paragraphes et de dire du mal de ces crétins de socialistes chaque fois que j’en ai l’occasion, c’est pas vrai, je ne fais pas que ça. Je dis aussi des choses sensées quand je veux.

Alors, là, par exemple je vais vous montrer comment avoir gratuitement des centaines de graines de bons melons charentais.
Cette technique facile donne aussi des résultats à peu près corrects avec les graines de tomates, de concombres, de pastèques, de courges,… tous les fruits et légumes à pulpe.

 

Normalement vous jetez les graines. Normalement c’est des déchets.

Et oui, normalement c’est vraiment du déchet.
… sauf justement si vous connaissez le truc.

La pulpe de beaucoup de fruits et légumes contient un inhibiteur de croissance.

C’est ce qui empêche justement les graines de pousser directement dans les fruits.

Taaa Daaaaaaaaa !!!!

 

(Roulement de tambours. La révélation.
Des étoiles d’admiration apparaissent dans les yeux reconnaissants des lecteurs).

 

La nature n’a pas besoin d’usines de plusieurs millions appartenant à monsanto pour faire germer des graines.

 

Il lui suffit de faire couler de l’eau. L’inhibiteur est soluble tout simplement dans l’eau.
Même de l’eau qui ne coûte rien, comme l’eau de pluie par exemple, ou celle d’une rivière.
Sans dépenser un centime.

Il suffit de faire tremper les graines assez longtemps. Dans la nature ça prend de quelques semaines à plusieurs années selon les espèces. Les graines se lessivent tranquillement dans la boue.

Une fois nettoyées de l’inhibiteur, si la température et l’humidité sont bonnes pour l’espèce, une nouvelle génération germe spontanément.

On peut très facilement faire tout le cycle en accéléré tranquillement chez soi.

Voici comme je fais personnellement :

 

Conservation des graines trouvées dans les aliments

En découpant le dessert, les graines sont mises à part pour être nettoyées

Dans cet exemple il s’agit de graines de melons charentais.

J’ai fait deux petits tas.

Un qui va rester tel quel, plein de pulpe, juste posé sur une serviette humide. Pour montrer que rien ne poussera :

Témoin de pousse. Expérience pour comparer la geminaison dans deux situations différentes

Graines non rincées, posées sur une serviette en papier humide

L’autre partie des graines va être plusieurs fois rincée, tant que l’eau est colorée.

Jus sombre autour des graines à nettoyer et à purger de leur inibiteur de croissance

Je jure que ce n’est pas moi qui ai choisi ou acheté une nappe aussi horrible. Je n’y suis absolument pour rien.

Comment nettoyer, rincer, laver, préparer des graines pour les conserver ou les replanter

Un morceau de collant est tendu au-dessus du verre et maintenu en place avec un simple élastique.
Le rinçage sous le robinet devient super facile et rapide.

 

Si vous voulez manger des graines germées sans avoir de germoir, je crois que c’est vraiment la méthode la plus simple.
Au lieu de jeter un collant troué, après un passage dans la machine à laver, ou lavé à la main avec un peu de liquide vaisselle, il peut servir très avantageusement de couvercle.
Pas besoin d’ouvrir le germoir pour ajouter l’eau.
On renverse simplement pour égoutter.
Même les plus petites graines ne peuvent pas passer par les trous. C’est vraiment très pratique.
Coupez des morceaux bien plus grands que ce qui vous semble nécessaire, cela facilitera vraiment la pose de l’élastique.
Puis avec vous recouvrez ce que vous avez dans la cuisine : un bol, une chope de bière, un bocal de cornichons, un pot de confiture… après y avoir mis vos graines à germer.

 

… mais donc, cette fois là, ce n’est pas pour manger mais pour planter ou conserver des graines.

Comparaison de la couleur du jus de trempage rinçage des graines de melons charentais récupérées

Sur la photo on voit deux récupérations de graines, à un jour d’écart.

Celles du jour, dans le tout premier jus de rinçage, très chargé et coloré.

Celles d’hier, déjà rincées plusieurs fois, puis laissées à tremper 24 heures, en changeant l’eau chaque fois que je rentrais dans la cuisine.
L’eau de trempage est bien claire. Les graines sont bien vidées.

Une chose me frappe et m’étonne sur l’image. La taille des graines. Les deux melons venaient du même magasin, du même cageot, achetés au même moment et avaient à peu près la même taille.
Les graines qui ont trempées 24 h dans l’eau sont presque deux fois plus petites.

Une fois que les graines ont trempé au moins une journée avec plusieurs changement d’eau, on peut soit les faire sécher pour les conserver des années, soit les laisser vaguement humides pour les faire pousser sans attendre.

 

Témoin de pousse. Expérience pour comparer la geminaison dans deux situations différentes

Graines non rincées, posées sur une serviette en papier humide

J’ai jeté les graines non rincées sans faire d’autres photos.

Après 5 jours, en entrant dans la cuisine, une odeur pestilentielle remplissait la pièce.

Des dizaines de larves grouillaient dans l’assiette. J’ai tout jeté immédiatement tellement l’odeur était forte. Rien n’avait poussé.

Le verre de graines rincées, légèrement humidifié tous les jours, posé à côté était dans cet état :

Graines récupérées gratuitement dans les restes de plats, de cuisine, de dessert. Resemées immédiatement.

Je ne vais pas faire le tri. Je sème tout, germé ou pas.

Vu que ça ne m’a rien coûté, je n’ai pas besoin d’économiser les graines. Je repiquerai seulement les plus beaux plants.

Et en plus, j’en ai déjà mis une bonne quantité à sécher pour l’année prochaine.

Tas de graines sur du terreau mélangé à de la terre ordinaire, dans une barquette d'emballage alimentaire.

Un fond de pot composé d’un mélange d’un tiers de terreau et de deux tiers de terre ordinaire gratuite.

Dans deux barquettes d’emballages de fruits et légumes frais, sauvées quelques mois de la poubelle.

Etiquettage des semis avec des marques en plastique blanc, des étiquettes faites maison

Ne pas oublier d’indiquer immédiatement ce que les pots contiennent

Quelques autres poignées de mélange terre-terreau, bien étalées. Sans tasser pour ne pas casser les germes très fragiles.

Ajout d’étiquettes.

Des petits bouts de plastiques alimentaires blancs recyclés aussi font très bien l’affaire. Par exemple des couvercles de pot de fromage blanc.
Deux coups de ciseaux ou de cuter. Quelques caresses au papier de verre pour dépolir, pour que le crayon accroche.

Après avoir essayé plein de choses, même coûteuses, je me suis aperçu qu’il n’y a vraiment rien de mieux qu’un simple crayon très ordinaire. On peut écrire même sur surface humide. Ca ne s’efface pas tant qu’on ne l’a pas décidé. La pluie laissera le texte intact bien plus d’un an, alors que les marqueurs disparaissent déjà au bout d’un mois.
On peut réutiliser l’étiquette quand on veut avec un simple coup de gomme.
C’est très économique, vu le prix totalement délirant des étiquettes en jardinerie.

Finition des semis en arrosant doucement les pots.

Un petit arrosage, en faisant couler l’eau doucement, pour ne pas trop retourner la terre, puisque je ne l’ai pas tassée. Si beaucoup d’eau coule d’un coup, les graines vont remonter à la surface en flottant.

Comme vous pouvez voir, même l’arrosoir est en récupération.
Une bouteille de lessive liquide. Une fois vide elle est passée plusieurs fois à la machine à laver avec le linge sale, pour que plusieurs cycles enlèvent toute trace de résidus chimiques.
J’aime bien parce que le goulot est très large. Le remplissage est super rapide. Il suffit d’enfoncer la bouteille deux secondes dans la cuve d’eau de pluie et elle est déjà pleine sans attendre.

Le fait de n’avoir dans le jardin que des choses sans valeur visibles au premier coup d’oeil permet de ne pas avoir de vol. Mon arrosoir en vieille bouteille peut trainer à la vue de tous, personne ne me le prendra. Il sera toujours là quand j’en aurai besoin.
C’est le même principe avec mes outils tous pourris. Ce n’est pas exprès pour les photos ; ce n’est pas seulement volontairement pour montrer qu’on peut faire des choses avec très peu de moyens.
J’utilise réellement des vieux outils rouillés, un marteau qui a 80 ans, un bout de bois comme plantoir,…
Non seulement ça marche bien et fait parfaitement le travail, mais en plus ça n’attire pas la convoitise.
Si une population nuisible (qu’il ne faut pas stigmatiser!) regarde par dessus la clôture, elle ne va rien voir avec une valeur marchande pour elle.
Donc, pas de vol.

La plouc attitude permet d’éviter les ennuis, les vols, les dépenses en outils et rééquipements.

 

Quelques graines ont surnagé à l'arrosage. Je rajoute une petite couche par dessus.

Malgré l’arrosage léger, quelques graines ont surnagé. Je rajoute simplement une demie poignée de terre par dessus.

Et c’est tout.

Dans deux semaines j’aurai des dizaines de jeunes plants de melons charentais. Comme je n’ai pas laissé pas mal de place entre chaque graine, les racines très fragiles vont être entremêlées et vont sûrement se casser si j’essaie de les décrocher. Donc, là, je m’en fous, puisque les graines ne m’ont pas couté un centime.
Quelques coups de ciseau pour bien dégager les plus beaux plants sans forcer, sans arracher. Et toute la petite motte autour sera replantée, sans traumatiser la racine.

 

Voilà.

Il n’y a vraiment rien de compliqué. C’est juste une question de trempage, rinçage, de 12 heures minimum à 48 heures maxi, en changeant plein de fois l’eau.

Après, vous pouvez soit les planter directement,

soit les faire sécher à l’ombre. C’est important. Le séchage doit être doux. Donc, à l’ombre.
Par exemple en les étalant sur un papier absorbant.

Après séchage complet, il n’est même pas nécessaire de décrocher les graines. Vous pouvez simplement plier la serviette et la ranger dans une enveloppe sur laquelle vous avez écrit la variété et la date de récolte.

Quand vous replanterez les graines, vous n’aurez même pas besoin d’enlever le papier absorbant resté collé. Ca ne gênera absolument pas la croissance.

 

N’oubliez pas que vous pouvez échanger, toujours gratuitement, vos graines avec des personnes qui ont d’autres variétés que vous.

 

 

Pour les graines dans des fruits à coques dures, je vous ferai probablement aussi un long article à part quand ça sera la saison. Mais je peux déjà vous dire vite fait les deux méthodes qui marchent bien.

Dans ce cas là, le trempage ne sert pas à enlever un inhibiteur de croissance mais à fragiliser la coque. Si très en douceur vous fendez la coque, ou mieux que vous la retirez carrément, sans abimer la fève, la pousse peut se faire en 5 semaines au lieu de 5 à 18 mois. Ca vaut le coup.
Sinon un très long séjour à l’ombre, de trois à 8 mois dans un pot rempli de sable légèrement humide, abime bien la coque, assez pour que les germes sortent tout seuls, naturellement.

Donc pareil, n’hésitez pas à mettre de côté les graines des choses que vous aimez pour les replanter plus tard, à la bonne saison.

Ne les laissez pas sur l’arbre. Prenez-les et rangez-les à l’abri.
Ne croyez surtout pas que parce qu’il y a une coque dure autour, ça va se conserver longtemps sur un arbre. Au contraire.
Les petites bêtes qui font des trous aiment justement les pouponnières douillettes en coques bien dures, pour que leurs bébés passent l’hiver au chaud.

 

Brugnon, prunion, nectarine, noyaux

Noyaux de nectarines, nettoyés, séchés, conservés dans une enveloppe

 

Le prochain gros article sur le potager d’autosuffisance montrera des idées de rangements très pratiques pour vos graines.

A suivre…

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr