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Dans quel matériel survivaliste investir ?

Avant de commencer l’article je voudrais vous montrer une courte vidéo pas survivaliste du tout, mais qui remet toutes les choses à leur échelle : la vôtre.
Pas avec les idées vraies ou fausses des autres, des expériences différentes, des besoins différents, qui ne correspondent pas à votre vie.

Beaucoup de survivalistes se préparent pour des choses qui n’arriveront probablement jamais.
Il y a quelques jours j’ai vu sur un site d’aspect sérieux, une liste interminable de matériel médical à prévoir. Par exemple aussi un kit pour aider les femmes enceintes à accoucher au cas où les services d’urgences en auraient besoin…
C’est du matériel spécialisé qui n’a aucune raison d’être conseillé à tous le monde. C’est seulement pour les professionnels médicaux, ou éventuellement si une femme de votre famille est enceinte et que vous vivez dans un endroit très éloigné des maternités, avec des routes souvent coupées par la neige par exemple. Mais ce n’est pas à conseiller pour tout le monde au cas où.

A écouter certains survivalistes, pour bien s’équiper il faudrait acheter et stocker l’équivalent d’un bâtiment de 18 étages plein à craquer de marchandises, d’outils, d’armes…
La réalité est que même dans les pires moments aux pires endroits, les besoins d’un corps en bonne santé sont toujours les mêmes : conserver la bonne température, avoir une quantité suffisante d’eau potable pour remplacer celle qui sort en permanence du corps par la respiration, la sueur, l’urine…
Et c’est tout, ou presque. Le corps peut survivre quelques jours sans un iphone 6.

Mon matériel médical d’urgence c’est un flacon d’eau oxygénée pour désinfecter les bobos, une pince à épiler pour les échardes, quelques pansements et une boite d’aspirine pour la douleur.
Ca marche puisque je suis toujours en vie.

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Hallucinant ! Il n’a pas de chaussures ? ! !!

Pour moi c’est la base : une bonne paire de chaussures protectrices et fiables de type militaire ou de randonnée.
Avec toujours des chaussettes bien sèches. Quelqu’un qui ne tient pas sur ses pieds ne peut pas faire grand chose. Mais j’ai un point de vue de survivaliste, pas lui. Et ce qui est essentiel pour moi est totalement superflu pour lui et sa qualité de vie.

De mon côté il faut un petit sac à dos, avec une petite bouteille d’eau, un K-way, un petit couteau outil multifonction, une lampe de poche. Ce que j’ai presque toujours avec moi quand je sors de chez moi. (Avec du papier, un crayon, un stylo, pour noter les idées et éventuellement faire des croquis).
A part le papier pour noter, tout peut servir en cas de problème comme un évènement imprévu qui m’obligerait à rester des heures dehors. Problème météo, encore une grève surprise des réseaux de transport public, ou des camionneurs qui bloquent les routes, attentats, fuite de gaz, invasion subite de zombies martiens mutants mangeant tout le monde dès leur arrivée…

Enfin, ça marche surtout pour les scénarios crédibles qu’on a des chances de rencontrer une fois par an.
Honnêtement, presque tous les problèmes occasionnels, même graves, n’entraineront qu’un retard de quelques heures sur le retour à la maison. Donc c’est surtout pour le confort, mais en réalité, la déshydratation et une mauvaise température sont quand même deux des choses banales qui peuvent tuer en quelques heures.

Le kit d’urgence K-way, bouteille d’eau, lampe de poche et chaussures de marche aide dans presque toutes les situations d’imprévus.
Regardez cette vidéo :
Lui il a tout compris.
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J’ai déjà été soldat dans un paysage de guerre sans rien autour,
Souvenirs d’une guerre ethnique de religion en Europe il y a 20 ans,
et je confirme ce qu’il dit : personne n’utilise des gadgets pas pratiques comme des barres de magnésium qui font de jolies vidéos spectaculaires avec plein d’étincelles extraordinaires, woawwww !

Non, il a tout à fait raison.
Un briquet, ça marche parfaitement. Encore plus dans une situation de survie.
D’ailleurs c’est justement une des rares autres choses que je prendrais en plus en cas de problème extrêmement grave, comme le début du nettoyage ethnique sur notre sol.

Donc je rajouterais un couteau petit, fin et solide du genre couteau à steack ou une petite dague. Ou mieux, deux petits couteaux.
Un briquet.
Un pied de biche.
Mais mon idée n’est pas d’avoir un arsenal de film de science fiction pour me défendre de hordes de pillards pédés défigurés comme dans Mad Max.

Pour le moment j’ai surtout prévu de choisir moi-même les moments et les lieux où je serai le plus efficace avec très peu de moyens.

Par exemple après trois jours d’émeutes, quand les foules auront complètement épuisé ceux qui pourraient m’empêcher d’agir, j’irai tranquillement pas très loin, sur mes pieds, à côté, chez ceux qui sont responsables de la situation, pour leur prendre ce qu’ils possèdent et que leurs actes et leurs injustices nous ont tous empêché d’avoir.
Ceux qui ont organisé la guerre, qui transforment notre peuple en clochards…

Je vous parle d’une situation de guerre où les civils sont tués par des fanatiques, comme ça se passe quasiment partout dans le monde où les musulmans sont en grand nombre.
Je vous rappelle que depuis novembre nous sommes officiellement en guerre, cela a été annoncé par le président et le premier ministre, carrément.
On n’est plus dans une situation où la guerre ethnique est encore évitable, on y est.
La seule question est où seront les prochains massacres et ce qu’il faudra faire pour que ça ne se reproduise plus, vu l’inefficacité des services de l’Etat pour empêcher les attentats. Devant tant d’incompétence un français sur cinq croit même que c’est le gouvernement qui les organise.

Plutôt que d’attendre l’épuration, je préfère profiter du sommeil des ennemis, de leur fatigue, de leur absence de préparation. Pas besoin de moyens gigantesques pour faire de petites choses très simples aux endroits pas protégés.

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Aldo Sterone parle très bien de la démotivation des survivalistes dans cette vidéo :

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A force de ne pas voir arriver l’apocalypse, les survivalistes les plus motivés et durs de durs, finissent pas laisser se périmer leurs stocks délirants pour la fin du monde, puis préfèrent placer leur argent dans des choses dont ils se servent vraiment au quotidien.
Il a tout compris.

Et en fait, en plaçant des mots sur les faits, justement ça va vous permettre d’éviter de perdre du temps et de gaspiller vos ressources de moins en moins grandes à cause de l’effondrement économique en cours.

Autant acheter directement des outils qui vous servent dès maintenant.

Des objets que vous utilisez souvent comme un petit sac à dos confortable et solide qui ne gêne pas les mouvements, un coupe vent imperméable qui tient dans une poche…
Des objets que vous avez l’habitude d’utiliser et avec lesquels vous serez à l’aise quand (si) il faudra vous en servir.

Donc, achetez plutôt des objets du quotidien, dont vous vous servez vraiment. Pas forcément des marques ni du beau ni du luxueux. Ca se vole et ça attire l’attention sur vous, pour les autres choses que vous possédez. Etre discret, presque invisible, c’est mieux.
Privilégiez la solidité et l’efficacité sur l’aspect.

Pour vous aider à savoir quoi acheter, je rajoute juste un élément qui est vraiment très survivaliste :
Les outils manuels fonctionnent encore même si le vent arrache une ligne à haute tension et que les techniciens mettent une semaine à ramener le courant.
Dans le jardin j’ai une pelle qui doit avoir 35 ans et un râteau rouillé qui en a probablement 50. Je m’en sers toujours.

Un couteau n’a pas besoin de huit caisses de munitions ou de consommable ni d’un abonnement à un réseau électrique en état de marche sur la moitié du pays, pour trancher de la viande.
Les outils manuels fonctionnent tout le temps.

Le risque de coupure électrique temporaire ou très durable est le plus crédible. Il se produit même réellement plusieurs fois par an pas très loin de chez vous pour diverses raisons météo à cause de la violence du changement climatique. Autant vous préparer surtout contre ça.

Ca dépend aussi de votre profession.
Si vous êtes commercial sur un site internet, un ordinateur portable ou un smartphone peuvent rester allumés quelques temps malgré une coupure de réseau électrique, ce qui permet encore un peu de travailler.
Par contre il n’y aura plus de connexion à internet maintenant que toutes les lignes téléphoniques ont besoin d’une box, donc du réseau électrique pour fonctionner.

Si votre métier vous fait coudre des ourlets de temps en temps, ou si la couture est votre passion, il existe aussi des alternatives, toujours avec les outils des générations d’avant, qui n’ont pas besoin d’électricité.
J’ai réellement vu chez deux professionnels différents ces dernières années, à notre époque moderne, à Marseille, donc pas complètement dans un bled du tiers monde, des anciennes machines à coudre Singer à pédalier.

Machine a coudre ancienne Singer a pedale, sans electricite necessaire

Peut être qu’en fait leur choix n’est pas qu’une question d’autonomie, de pouvoir travailler même dans un ancien garage avec peu de prises électriques pas aux normes.
Moi-même j’utilise uniquement des tournevis manuels alors qu’un de mes cousins visse absolument tout avec une perceuse portable. Il n’a aucune sensation de la force qu’il met réellement dans chaque montage. C’est beaucoup plus précis à la main.

Pour vos choix de matériel pensez-y.
De quoi avez vous vraiment besoin pour vivre ?
Pour travailler ?
Pour prendre soin des vôtres.

En réalité vous avez des risques minuscules de vous retrouver dans une situation gravissime, probablement jamais, si vous ne décidez pas vous-mêmes justement d’aller là où les pires choses se passent, si vous n’êtes pas pompiers, policier, médecin urgentiste, soldat…

Si vous n’êtes pas de ceux qui vont là où sont les problèmes pour les résoudre, vous n’avez pas de raison d’investir dans du matériel spécialisé ou de vous préparer beaucoup pour les pires situations.

Gérer les pénuries de beaucoup de choses sera le principal problème, qui lui par contre sera presque tout le temps, quasiment tous les jours, plusieurs fois par jour.

C’est déjà la situation pour beaucoup de familles simplement à cause de la crise économique et la destruction du pouvoir d’achat. Même sans que les choses empirent encore, sans guerre civile, sans catastrophes naturelles graves, sans épidémie, sans impulsion électro-magnétique en altitude qui détruirait presque tout ce qui est électrique sur le continent européen…

Le quotidien est déjà devenu d’essayer d’avoir des factures électriques moins douloureuses, donc de privilégier les choses qui consomment peu, de manger moins de mauvais produits modernes gorgés de dizaines d’additifs cancérigènes, de ne plus compter sur la police pour empêcher les racailles de voler et détruire ce qui est à nous…

En fait, les petites choses pour améliorer votre vie à cette époque où tout s’écroule sont déjà des bons choix.

Pas besoin d’acheter trop cher des produits au look « survaliste » avec des noms célèbres, que vous n’aurez même pas le droit de porter et qui resteront toujours dans des boites dans des placards.
C’est encore du bizness, de la surconsommation

Assortiment de couteau et fournitures Bear Grylls

Les objets qu’on utilise réellement sont les meilleurs.

Et on est tous différents. Nos vies, tout ce qui les compose, le nombre de personnes qui comptent pour vous, ce que vous aimez faire, ce que vous savez faire, ce que vous ne voulez pas avoir à faire, sont différents pour tout le monde.

La meilleure liste est celle que vous faites vous-mêmes.

 

Personnellement, aux objets simples que je vous ai cité plus haut qui peuvent servir dans toutes les situations (sac à dos, kway, petit couteau solide, petite lampe led…), en cas d’évacuation durable, de déménagement forcé, il y a une chose qui peut sembler bizarre à beaucoup mais que je prendrais presque certainement avec moi. C’est la cagette en vieux plastique qui contient les centaines de variétés de graines que j’ai déjà appris à faire pousser.
Ca n’a pas vraiment de valeur marchande. Que des sachets entamés, de la récup, des échanges. Mais ça n’a pas de prix. Ca fait partie de ma vie, de ce que j’aime faire, de ce que je peux faire d’efficace en cas d’effondrement complet de la réalité.
Faire sortir de terre des fruits, légumes, aromates, plantes médicinales et diverses choses aussi utiles que des anti-moustiques naturels.

Des choses que j’utilise déjà maintenant, utiles, simples et avec lesquelles je suis déjà à l’aise.

Voilà l’idée.

  Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

Proverbe chinois, Le meilleur moment pour planter un arbre…

« Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans.
Le Deuxième meilleur moment est maintenant ».

Proverbe chinois.

Fillette avec un grand sourire qui cueuille des fruits

La route

« La route » est certainement un des meilleurs films survivalistes de toute l’histoire du cinéma.

Ici il n’est pas question de caricatures de guerriers indestructibles du genre de Mad Max, ni d’aucun autre cliché hollywoodien à grand spectacle.
Tout est basé sur des petites choses vraies, comme de mourir d’une petite plaie quand on n’a pas de désinfectant.

Le film raconte l’histoire d’un père qui protège son fils après une catastrophe du même niveau que celle qui a entrainé l’extermination complète des dinosaures. Puisqu’au moins une « fin du monde » a déjà eu lieu, cela peut se reproduire. Une énorme explosion, puis le ciel s’assombrit et empêche la lumière de passer pendant des années. Des explosions nucléaires peuvent faire ça.
Un super volcan peut faire ça. Justement, on sait depuis peu que l’augmentation de population, en vidant les poches d’eau souterraines, provoque des glissements de plaques, donc des séismes et une activité volcanique.
Un météore peut aussi faire tout ça. Nous sommes dans une période d’extrême activité solaire, avec des vents solaires d’une puissance inouïe de l’ordre de 420 mètres en une seule seconde. Les comètes qui doivent nous frôler dans quelques mois pourraient être déviées par une bourrasque et nous percuter.

… Mais même, sans catastrophe naturelle ou nucléaire, on peut regarder le film en pensant à des choses plus courantes qui ont les mêmes conséquences, comme des guerres, ou la faillite d’un pays.
L’effondrement économique peut priver un continent de tout. Par exemple, juste à côté, en Grèce, après 5 ans de récession, toute la population, TOUTES les classes sociales souffrent maintenant de la faim et des pénuries.

Dès la première minute, le personnage principal se précipite pour remplir sa baignoire. Tout le film est de cette qualité.
Pour quelqu’un qui ne connait pas les risques, comme sa femme par exemple, son comportement est incompréhensible :
« Tu vas prendre un bain maintenant !? »
« Non… Ce n’est pas un bain. »

L’eau est une des choses les plus précieuses, indispensable à la vie.
Sans eau, on meurt en trois jours.
Si l’eau n’est plus purifiée, désinfectée, des millions de gens vont tomber malades et mourir dès les premières semaines. Une baignoire peut contenir 300 litres d’eau potable, avant que l’eau des canalisations ne devienne impropre à la consommation.

 

Le film montre à la perfection la fragilité de la survie en nomade, dans un environnement hostile et pauvre en ressources :

  • Pas de stock de nourriture, pas possible d’en faire pousser, d’élever des animaux,
  • Pas de médicaments, de désinfectant,
  • Pratiquement pas d’arme, les munitions ne sont pas illimitées,
  • Même pour dormir ils gardent un gros bonnet de laine. Ils ne peuvent se permettre de laisser partir dans l’air leurs précieuses calories en ayant aussi peu a manger,

Il y a trois générations à peine, énormément de monde savait fabriquer des munitions. A notre époque, c’est une chose que presque plus personne ne sait faire, même si c’est plutôt simple.
Par contre, fabriquer une flèche est toujours possible assez facilement pour n’importe qui.
A ce propos, à la fin, remarquez la cadence de tir avec un arc. Cette arme en plus d’être silencieuse, à la puissance des armes blanches, qu’on peut utiliser en restant protégé pour frapper à plusieurs dizaines de mètres.

Quand le héros se prend une flèche, il ne l’arrache pas bêtement pour mieux combattre, il la garde dans la jambe.
Ce n’est qu’une fois à l’abri qu’il prend le temps qu’il faut pour la retirer en explorant prudemment la plaie avec un couteau, pour ne pas laisser la pointe à l’intérieur ou faire plus de dégâts en la retirant.
Il referme la blessure avec les moyens du bord : une agrafeuse de bureau, puis du ruban adhésif de chantier. C’est excellent.

 

Dans le monde des survivalistes, il y a plein de bargeots avec plein d’armes, des dizaines de caisses de munitions pour chaque arme, et qui croient que ça va leur servir à tout.
On voit plein de jeunes naïfs comme ça sur youtube, qui exposent fièrement à tout le monde le contenu ridicule de leur sac d’urgence super pourri : 5 couteaux grands comme le bras, 18 briquets, une barre chocolatée et 5 mètres de paracorde.

Ils ne vont pas survivre longtemps avec ça.

Ou peut être seulement en nomade voleur, profiteur et parasite.

 

Avec une famille, tous les besoins sont multipliés, tous les individus sont interdépendants.
Si un est blessé, impossible de pousser longtemps le chariot et de continuer à avancer. Tout le groupe est en danger.

Votre famille dépend de vous et réciproquement.
Même les plus faibles sont utiles pour les petites tâches. La survie ce n’est pas qu’avoir des gros fusils, il faut avoir des connaissances pour se nourrir, se chauffer, se soigner, éviter les dangers,…

Dans les périodes de grands troubles, personne n’est vraiment tout blanc ou tout noir. Chacun fait ce qu’il peut.
Mais une constante se dégage nettement partout dans le monde, à toutes les époques : La violence. Pillage, viols, meurtres…

Etre dans une communauté apporte bien plus de sécurité et de force qu’en étant seul.
Ne pas être sur la route mais dans une base autonome durable permet d’avoir des stocks de nourriture, de médicaments, des couvertures, du bois, des système de sécurité,…

En restant dans un endroit bien équipé, on peut produire de la nourriture. Faire pousser des plantes, élever des animaux.
Même sans lumière, si le ciel devenait longtemps comme celui du film, quand on n’a pas à transporter des choses lourdes, la survie est toujours possible. On peut par exemple faire pousser des graines germées, des champignons. Avoir des protéines grâce à des larves d’insectes, berrrk, qu’on laisse grandir dans les restes de nourriture. On peut même cultiver des algues dans des bassins.
Tous les problèmes ont plein de solutions possibles.

 

Dans le film, le héros et son fils sont obligés de quitter le nord devenu trop froid pour survivre.
La sanction ne traine pas. Une fois sans ressources, isolé, entouré de gens mauvais, le héros meurt rapidement lorsqu’il devient nomade, alors que ses connaissances lui ont permis de survivre bien plus longtemps que la grande majorité de la population.

 

Ce film est un chef d’oeuvre.

Il risque d’influencer en profondeur votre perception de ce monde qui s’écroule.

Il est interdit aux moins de 12 ans.
Moi je l’aurais interdit aux moins de 16. Il n’y a rien de gore, c’est simplement qu’il faut déjà une certaine maturité pour qu’il n’influence pas vers de mauvais choix.

Tout, tout, tout est une mine d’or d’idées survivalistes. Dans chaque image, chaque scène. Regardez par exemple cette photo :

La taille de la roue.

Vous avez peut être déjà fait une promenade de trois kilomètres avec une poussette. Une fois.
C’est bien le genre de connerie qu’on ne fait qu’une fois.

Au bout de trois kilomètres, la poussette légère et pratique pèse une tonne. On a mal au dos, les doigts commencent à ne plus avoir de force. Le moindre petit trou dans l’asphalte de la route devient un obstacle. Un trottoir de 3 centimètres devient une montagne.

Alors loin du bitume lisse, sur des chemins de terre, de trous, de boue, de neige, les petites roues c’est l’enfer.
Les roues idéales ont un grand diamètre et sont légères, comme des roues de vélo, mais disposées sur un essieu large, pour avoir de la stabilité et ne pas gaspiller beaucoup d’énergie à redresser tout le temps le chariot.
L’acteur ne porte pas les poignées dans ses mains. Il tire une corde passée sur ses épaules, lui permettant d’avancer dans une position moins usante.

Dans ce film, tout est bon jusqu’au moindre détail.

 

Date de sortie : 2 décembre 2009
Durée : 1h 59min
Réalisateur : John Hillcoat
Avec : Viggo Mortensen, Kodi Smit-McPhee, Guy Pearce
Genre : Science fiction, Drame
Nationalité : Américaine

« On meurt lentement de la faim »

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr