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Citation, (pas de) Lewis Carroll, Si la vie n’a pas de sens…

« … Mais alors, si la vie n’a pas de sens, qu’est-ce qui nous empêche de lui en inventer un ? »

Cette citation n’est pas de Lewis Carroll et n’est pas dans Alice au pays des Merveilles, mais est une invention des internautes, qui maintenant est mondialement connue comme étant de Lewis Carroll.
Cool, non ?

 

Hier, pendant que beaucoup préparaient leurs haches, leurs couteaux, leurs barres de fer, pour aller tuer les prétendus « policiers » de la dictature qui ont plus que dépassé les bornes samedi dernier et ont carrément déclaré la guerre au peuple en l’arrosant de PLUS DE 10 000 GRENADES rien que sur Paris,
voilà ce que je faisais, tranquillement, loin, seul dans mon coin :

Près de 200 magnifiques grosses boutures en bois très sain, d’un grand figuier bien productif, même sous mon micro-climat complètement fou, et même sans l’arroser !

Ca pourrait faire une différence si comme je le crois, le soleil devenu blanc va provoquer la plus grande famine de l’histoire de l’humanité, bientôt.

Je pense que vu la violence du changement climatique, seulement une bouture sur cinq devrait devenir un arbre plus large que votre chambre et deux ou trois fois plus haut.
Ca en fera quand même pas mal.

C’est pour organiser encore un reboisement sauvage, illégal, sans mendier la permission aux « autorités », au début de l’hiver prochain, sur les collines brûlées autour de Marseille.

Les gens adorent ce genre de sorties. Ils passent en famille, entre amis, ou avec des inconnus, deux heures en plein air, à se nettoyer les poumons, loin des ondes, à faire de leurs mains quelque chose d’utile pour tous les êtres vivants.

Le temps dont vous disposez peut faire la différence.

Vous pouvez vous laisser embobiner par les merdias du système pour aller pourrir encore plus la vie des honnêtes gens et leur foutre la haine en les bloquant pendant des heures sur les ronds points, les priver d’essence, maintenir vides les rayons des magasins alimentaires, ou vous pouvez agir selon vos propres règles, d’une manière que vous maîtrisez.

Pour info, tout cela ne m’a quasiment rien coûté. Un demi sac de terreau, mélangé à de la terre du jardin. Les pots je vais les réutiliser pendant probablement 10 ans.

Toutes les branches transformées en boutures sont celles beaucoup trop hautes sur lesquelles je ne peux pas récolter les fruits. Au lieu de les jeter, ou de faire de toutes du compost ou du paillage pour protéger les plantes de la sècheresse, j’ai pris les plus belles parties pour en faire des boutures.

Donc en fait j’ai presque seulement investi deux heures.
Ca me prendra peut être au maximum une demie heure de plus sur toute l’année qui vient.

Dans ce monde de dingue qui craque de tous les côtés, j’ai vu que la jardinerie du bas de ma rue, vend 16 euros une très petite branche de figuier blanc plantée dans un pot l’année d’avant. Du délire.
J’en distribue par centaines, gratuitement.

Et peu importe que les gens en plantent dans leur jardin, seulement pour eux, ou sur l’espace public, pour tout le monde. Les arbres améliorent la qualité de l’air pour tous.
Je vis dans une des zones où l’air est le plus pollué d’Europe.

Les gens mangent de bons fruits, mûrs, remplis de nutriments naturels, pas de pesticides, pas de conservateurs. Ca améliore leur santé.

Les gens partagent les récoltes, plutôt que de gaspiller. Les voisins en profitent aussi. Par exemple, tous les ans je mange gratuitement des kakis alors que je n’ai toujours pas un arbre capable d’en produire dans mon jardin.

Il suffit de si peu pour créer un cercle vertueux qui améliore les choses.

Ce n’est pas une question de moyens. Presque seulement une question de volonté.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

Finalement, investir dans des fruitiers ne suffira pas…

J’ai encore commis une grosse erreur cette année dans mon potager de survie. Ca devrait vous être utile.
Le soleil devenu blanc va provoquer une gigantesque famine bientôt. Il tue les plantes qui ne sont pas sous abris partout sur la planète, et pour les survivantes, le rendement chute catastrophiquement.
Par exemple le maïs, sensé adorer le soleil, a une taille complètement ridicule, même pas un quart de ce qu’il devrait, et sans donner de nourriture.

Ce n’est pas seulement à cause des rayons ultra-violets trop puissants, mais aussi en partie à cause des épandages aériens très massifs environ un jour sur deux sur Marseille (les chemtrails contiennent de l’aluminium qui stérilise les plantes) et la sur-chloration de l’eau dans des proportions telles que deux arrosages directement depuis le tuyau du réseau public tuent les jeunes plantes.
C’est la situation chez moi, mais ce n’est pas une vérité absolue sur tout le territoire. Certains micro-climats sont plutôt épargnés. Par exemple la Bretagne ou d’autres zones pourries où il pleut un jour sur deux et le reste du temps il fait gris. La diffusion dans les nuages protège un peu les plantes et les micro-organismes du sol, de la morsure directe du soleil blanc.

Certaines petites plantes cuisent sur pieds en quelques heures. C’est désespérant. Décourageant.
Ca ne donne plus envie de s’investir dans des cultures, mais si je ne le fais pas et que quand l’enfer va commencer, je devrai me contenter du petit stock que j’ai déjà, il est très fortement probable que ça ne suffira pas.
Quand les magasins seront vides, il est évident que les gens de la famille que je ne fréquente quasiment plus vont se remanifester, pour s’approvisionner chez un survivaliste.

J’avais remarqué que les plantes dont la tige est en bois, résistent énormément mieux que toutes les petites plantes à tiges molles qui poussent en quelques semaines ou mois : tomates, courgettes, poivrons, salades…
Donc depuis l’année dernière j’ai commencé à investir petit à petit sérieusement dans des arbustes, pour les cultiver en très grands pots.

Environ 38 centimètres. C’est assez facilement déplaçable tout en contenant beaucoup de terre et en ayant une réserve d’humidité suffisante.
Je n’achète que des pots premiers prix (moches donc invendus), ou en promos. Un peu moins de 6 euros par gros pot, livraison comprise. C’est financièrement supportable.

J’ai acheté extrêmement peu d’arbustes à 45 euros. C’est plutôt presque que des arbustes entre 12 et 23 euros.
D’une manière générale ça double de taille environ tous les deux ans.
Des fois c’est encore plus spectaculaire. Par exemple mon plus beau pommier, acheté je crois 18 euros à la superette du coin de la rue, il y a deux ans, que j’ai mis en pleine terre, fait maintenant déjà deux fois ma hauteur.

J’ai acheté beaucoup d’arbustes à seulement quelques euros. Par exemple un figuier d’une variété que je n’avais pas à 3,90 euros. J’ai été surpris et écoeuré quand je l’ai reçu. C’était juste une très petite branche avec trois racines. … mais en fait cet été, couvert de feuilles il était magnifique. Je ne regrette plus du tout mon achat.

Des noisetiers, 6 euros, etc. Donc pour le moment j’ai investi le moins possible.

Ces petits arbustes souvent minuscules m’ont permis d’augmenter considérablement la variété de mes cultures. Toutes les variétés réagissent différemment à la canicule, à l’humidité, au froid, aux maladies, aux insectes…

Curieusement, d’une année sur l’autre, un arbre peut être couvert de fruits ou totalement stérile. C’est imprévisible.

Dans mon jardin j’ai un gros figuier en pleine terre et une dizaine de petits figuiers dans des pots de toutes les tailles. Presque que des variétés différentes.
Il est devenu impossible de prévoir comment sera le temps chaque année. Le changement climatique est devenu beaucoup trop extrême.
Le plus possible de variété augmente nettement les chances d’avoir des récoltes.

Avoir des variétés différentes permet aussi d’avoir un étalement des récoltes sur une plus longue période.
J’ai eu des pieds de tomate du genre coeur de boeuf, qui ont donné des fruits énormes, mais pendant seulement trois semaines, tout en même temps, quasiment. Trop d’un coup.

J’ai eu des pieds de tomates cerises qui ont donné continuellement des mini récoltes deux fois par semaine pendant plus de trois mois.

Et on peut avoir des variétés précoces, normales, tardives…

En multipliant les variétés il m’est arrivé d’avoir des petites récoltes de tomates pendant presque 6 mois.
Avant que le soleil blanc ne tue presque toutes les jeunes plantes, je semais souvent une grosse dizaine de variétés chaque année.

… mais maintenant que presque tout meurt ou ne produit rien ou quasiment, je cherche d’autres solutions.

Les arbres fruitiers résistent très bien au changement climatique.

 

Je n’ai perdu que deux arbustes cette année. C’est dans des proportions qui n’ont rien en commun avec l’environ 90% de perte sur les petites plantes annuelles (tomates, poivrons, concombres…) depuis trois ans.

Entre le soleil blanc, la chaleur extrême, la sécheresse, le gel exceptionnel, les chemtrails, la super chloration vigipirate de l’eau, etc, c’était décourageant de continuer à investir des heures et des heures et des heures et des heures, dans la culture de plantes si fragiles.

Donc j’ai changé ma production, mais ça m’a permis de voir que les arbustes ne suffiront pas. Pas au début.

Je commence a avoir une très belle collection d’arbustes fruitiers. Environ 80 gros pots, que des variétés différentes, et encore plein de petits pots qui ne produiront pas avant plusieurs années.

Pour les gros arbustes, je m’attendais à franchement plus de récoltes cette année. En fait, c’était plutôt des échantillons. Trois pommes par ci, deux poires par là, 15 figues par ci, 5 grappes de raisin par là…

Les premières années les fruits sont très peu nombreux (quand il y en a), souvent de petite taille… et souvent même pas bons !

J’ai très fortement sous-estimé le temps qu’il faudra à mes cultures sur tiges en bois pour produire en quantité suffisante pour un potager de survie.

Je suis content de m’être planté. Ca m’apprend que les arbustes fruitiers ne sont pas du tout une stratégie de survie à court terme.

Il faut plusieurs années avant de commencer à avoir un petit rendement.

C’est un investissement sur le long terme, le durable.

Du coup, à ma prochaine commande d’arbustes, au lieu d’acheter encore 40 variétés différentes en très jeunes pousses pas chères, je vais acheter seulement 14 arbustes mais déjà presque en âge de produire. Ce n’est plus du tout le même prix. Grosso-modo presque 45 euros par arbre. Ouch…

… mais ça devrait commencer à produire un peu dès l’année prochaine.
Pas juste des échantillons pour goûter, mais assez pour ne pas avoir à acheter pendant quelques semaines des fruits aux pesticides dans les magasins.

Il n’y a quasiment plus rien qui me tente dans les magasins, maintenant que j’ai pris conscience que quasiment 100% des « aliments » et des boissons contiennent un grand nombre de poisons, en proportions qui rendent malade.
Du coup, ma stratégie de survie par un jardin potager, n’attend pas l’effondrement économique, la guerre ethnique, la famine du changement climatique. Ca permet déjà de survivre aux aliments empoisonnés que tout le monde est contraint de manger.

Je sais que pour un tiers des français, il n’y a quasiment plus d’argent pour pouvoir investir. Les dépenses courantes utilisent toutes les ressources. Impossible donc d’acheter des arbustes un peu chers.

Il reste la solution des boutures, ou de faire pousser à partir de graines, noyaux, pépins récupérés dans la nourriture. C’est quasiment gratuit, mais ça prend des années aussi.
Je crains que le temps qui nous reste ne soit pas suffisant … mais je me trompe peut être. Je croyais que tout allait s’effondrer il y a déjà quelques années. Ca n’a fait que pourrir plus, lentement, dans tous les domaines, mais pas le crash brutal pour lequel je me préparais.

Vous aurez peut être le temps, même sans argent, de faire pousser des arbres fruitiers à partir de petits bouts de branches, de racines, de pépins ou de noyaux des aliments que vous achetez dans les supermarchés.

Ceci dit, c’est quand même du temps et de l’argent très bien investis pour l’avenir, au bout de quelques années.

Regardez ce que je viens de faire, juste aujourd’hui il y a quelques heures. J’ai taillé quelques branches sur mon plus beau pommier, mais au lieu de les jeter ou d’en faire du compost, j’ai fait une quarantaine de superbes boutures :
C’est un bois dur, ça bouture mal, mais j’aurais peut être dans trois ans 6 nouveaux arbres prêts à produire un petit peu, rien qu’à partir des branches taillées gratuitement cette année.


Et c’est comme ça pour tout. Toutes les variétés.
A côté c’est 7 variétés de vignes. J’ai taillé juste quelques branches qui me prenaient trop de place. Et pareil, au lieu de tout transformer en compost, j’ai récupéré les plus belles parties pour faire quelques boutures.

… donc sur le long terme, la stratégie est financièrement très intéressante.

Une belle plante peut donner beaucoup, beaucoup d’autres plantes identiques à partir d’un petit bout de branche et des graines.

Les plantes avec une tige en bois résistent beaucoup mieux aux nouvelles conditions climatiques.
Par contre, d’une année sur l’autre il peut ne pas y avoir de récoltes du tout sur certains arbres. Ce n’est pas plus fiable que les petites plantes annuelles.

Il vaut mieux donc quand même investir aussi dans un petit stock de nourriture de survie. Quelques dizaines de kilos de pâtes, de riz, de légumes secs, lentilles, haricots… en premier prix, dans des petits sachets, à conserver à l’abri de l’humidité, de la lumière et des rongeurs.
Ca ne coûte pas grand chose et c’est une sérieuse assurance vie pour tous types de catastrophes graves.

Ma nouvelle stratégie à base d’arbustes fruitiers ne marche pas vraiment, pas au départ. Il faut plusieurs années avant d’avoir du rendement.

Et à cause des deux grands pruniers très différents, qui n’ont rien donné cette année, rien de rien de rien, je ne peux même pas affirmer que c’est viable.

… donc, je vais me remettre à semer des plantes qui grandissent en quelques mois. Finalement ça me semble à nouveau être une partie de la solution. Tant pis s’il y a 90 % de pertes à cause de la météo folle. 10% c’est mieux que rien du tout.
Et puis vous avez vu les prix dans les magasins ? ça devient du délire complet. Un petit bout de fromage est au prix de l’or.
D’ailleurs je vais reparler des prix un peu plus loin. Ca va vous faire peur.
L’offre baisse, donc la demande et les prix vont flamber.

De mon côté, j’abandonne l’idée d’un potager de survie presque sans entretien à base d’arbres fruitiers, avec une seule taille par an, et une récolte plus ou moins étalée.

Tant pis. L’idée était belle, mais ne marche pas.

Donc par exemple la semaine prochaine je mettrai des fèves dans presque tous les pots. En plus de donner très facilement une récolte sans faire grand chose, les fèves ont la particularité d’absorber l’azote de l’air et de le rendre plus disponible dans la terre pour les autres plantes. Un engrais vert. Que du bonheur.
Et les poules sont folles de ces feuilles, donc de la nourriture quasiment gratuite pour les poules qui donnent de bons oeufs, pour faire des omelettes, des crêpes et des gâteaux, sans dépenser d’argent dans les magasins qui ne vendent que de la bouffe nocive dans du plastique qui met 2000 ans à se désagréger.
Des petites plantes de saison.

J’ai trop sous-estimé le temps nécessaire aux jeunes arbustes pour produire.

Toutes les pages internet et les vidéos youtube montrent tellement d’abondance que je ne m’attendais pas à aussi peu avec autant de variétés dans mon jardin.
Finalement, malgré toutes mes lectures, je ne connais pas encore assez le sujet des arbres fruitiers. On n’est pas un expert parce qu’on avait quelques fruitiers dans le jardin.

Pour toutes les autres petites plantes, qui donnent des récoltes entre quelques semaines et un an et demi (choux par exemple), j’ai testé tellement de centaines d’espèces sur plusieurs années que je crois être devenu plutôt bon… même si il m’arrive encore de dire des conneries dont j’ai honte. Tenez, ma plus belle : les courgettes géantes de ma soeur.

En fait, ses courgettes grandes comme un bras ne sont pas le signe qu’elle jardine mille fois mieux que moi (j’étais jaloux), c’est surtout qu’elle a de la place, pas moi.
Elle peut laisser longtemps des choses sur pied, donc certains fruits arrivent à maturité totale. Les courgettes grandissent et deviennent des courges, remplies de centaines d’énormes graines, pour replanter les années suivantes.
Moi je coupais les courgettes quand elles ressemblaient à peu près à celles des magasins.
A cause du manque de place je ne savais même pas qu’elles devenaient aussi gigantesques si on les laissait sur pied.
Avoir semé pour tester une dizaine de variétés de courgettes pendant plus de 5 ans a quand même laissé une énorme lacune dans ma culture générale sur les courgettes.
Un jour il faudra vraiment que je me décide à apprendre à être humble aussi sur les sujets où je me sens comme un Dieu vivant, tellement je suis meilleur qu’au moins 100 000 français réunis.

Courgettes géantes, tssss…

Une solution que j’ai testée, aussi sans véritable succès, est d’essayer de couvrir les plantes avec de l’ombre, pour les protéger du soleil d’été qui fait mal à la peau en quelques secondes.

J’ai installé des tonnelles premiers prix éparpillées dans le jardin. Avec des filets de camouflage premier prix aussi. C’est un peu ajouré. Ca ne bloque qu’une partie de la lumière directe, trop puissante, mais il y a quand même une énorme quantité d’UV qui passe tout autour.
Par la rotation du soleil, ça couvre les plantes pendant quelques heures par jour.
J’ai eu très peu de pertes en plantes, mais ça n’a pas marché.

Le changement climatique, ce n’est pas qu’un soleil blanc devenu tellement fou que la règle internationale de mesure du soleil a été falsifiée en secret cette année. L’indice UV est passé d’un maximum à 11+ à 12+, d’un coup de baguette magique.

Les autorités internationales savent qu’il y a un problème planétaire et que l’on est déjà dans une merde noire quasiment sans solution, et qu’il leur faut dissimuler le plus longtemps possible, pour éviter le chaos.

Le changement climatique entraine des vents ultra-violents extrêmement fréquents, par exemple toutes les trois semaines l’automne et l’hiver derniers, j’ai dû réparer les tonnelles et/ou les serres.
Normalement le vent est sensé être doux en France. Les poteaux électriques français sont conçus pour résister à seulement 80km/h, ce qui n’arrivait qu’exceptionnellement.
Maintenant c’est tout le temps. Des bourrasques à plus de 90, des fois 140.

Le métal des tonnelles premiers prix est cisaillé de partout.

Les serres sont déchirées de partout. Les jointures en plastique sont éclatées. Les barres de métal pliées…

Ca ne s’arrête plus.

Trois fois l’hiver dernier il y a eu une variation de températures de 14 à 18 degrés en plus ou en moins en quelques jours. Pendant une période de chaleur anormale, d’un coup la température a chuté bien en dessous de zéro.
Une grande partie des bourgeons en France a gelée d’un coup. Ha tiens, je n’avais pas fait le rapprochement, mais c’est probablement justement pour ça que mes deux gros pruniers n’ont rien donné cet été. Ils étaient en fleurs quand il a gelé.

Mes centaines de semis d’agrumes faits patiemment toute l’année à partir de pépins de toutes les bonnes mandarines, les oranges, les citrons, les pamplemousses de supermarché et des variétés rares que l’on m’a offert pour mes cultures, qui étaient bien protégés dans la serre la plus abritée, coincée entre deux murs à l’abri des vents froids, se sont retrouvés d’un coup sans serre, pris dans la glace, par des températures très négatives.

C’est pas un climat marseillais, ça.

C’est comme ça dans toute la France. Dans le monde en fait.

J’ai lu hier un témoignage de sinistrée aux inondations d’il y a quelques jours, qu’elle ne s’attendait pas à ça, puisqu’elle n’est même pas en zone inondable. C’était vraiment très largement au-dessus de toutes les conditions historiquement connues.

Aux informations aujourd’hui un reportage était sur la sècheresse actuelle préoccupante, dans les zones normalement humides, alors que c’est la saison des pluies.
Il y a quelques jours j’ai lu une info que je n’ai pas encore vérifiée (ce soir j’ai la flemme) comme quoi il faudrait une tonne d’eau pour produire un kilo de céréales. Le chiffre semble tellement excessif.

Bon, mis bout à bout, sécheresse, vents destructeurs, gel soudain, soleil brûlant, grêlons gros comme des cannettes de bière dans des période où la grêle n’est jamais tombée, etc, on en arrive à une diminution considérable des cultures.

Les prix vont terriblement augmenter bientôt.
Si vous trouvez que c’est déjà cher, bientôt ça sera inabordable.
La faim va s’installer.

Le changement climatique ne va pas certainement pas s’arrêter d’un coup, alors qu’il empire très fortement tous les ans.

Il va y avoir une pénurie de nourriture.

Et pour le moment je n’ai plus de solutions qui marchent de façon fiable.

Construire quelque chose pour protéger les plantes, ça coûte plutôt cher, même en premier prix, et la météo folle casse tout.

Investir dans les arbres fruitiers, ça coûte très cher, sauf si c’est de très jeunes plantes, mais alors elles ne produisent quasiment rien avant plusieurs années.

Je n’ai plus de solutions presque gratuites comme au début du blog où j’étais émerveillé par la productivité de la moindre pincée de graines posée sur une barquette de récupération, ou dans une brique de lait éventrée, et hop ! des dizaines de kilos de tomates gratuites.

Ca ne marche plus.

Même les plantes n’arrivent plus à survivre dans ce changement climatique.

Je constate qu’il n’y a plus que des solutions non-fiables, avec énormément de gaspillage, des fois zéro rendement, en devant investir de plus en plus dans différents machins, qui ne garantissent même pas que ça marchera.

En fait, voilà, on y est. C’est vraiment du potager de survie maintenant.

L’avenir va être vraiment moche.

Produire de la nourriture ça prend énormément de temps. Des mois ou des années, selon la variété. Si vous voulez mettre votre famille ou votre groupe a l’abri de la grande famine prévisible qui arrive, c’est maintenant que vous devez agir, si vous n’avez pas encore commencé.
Par exemple en semant les pépins des fruits que vous mangez, ou en faisant des boutures d’arbres fruitiers, ou en semant beaucoup plus que ce qui était avant nécessaire pour s’adapter aux pertes délirantes.
Les informations que vous trouverez sur internet ou dans les livres ne seront probablement plus adaptées à la réalité du changement climatique.

Ou peut être que la solution serait simplement de s’installer dans une zone où le climat est presque idéal pour cultiver, mais je ne crois pas que les zones relativement épargnées le seront encore longtemps, à la vitesse où ça dégénère.
Et puis déménager aussi ça coûte énormément. Ce n’est pas possible pour beaucoup de monde, pour beaucoup de raisons différentes.

Ceci dit, que vous croyez ou pas à une énorme famine qui va arriver, faire pousser de la nourriture va de toute façon améliorer votre ordinaire. Les prix sont devenus délirants. Ce qui sort d’un potager est plus abordable.

Chez moi je ne traite jamais, à part quelques granulés anti-limaces très rarement. Donc il n’y a pas de pesticides, pas de conservateurs, pas de résidus cancérigènes de plastiques d’emballages…

Je ne produis pas assez pour être autonome. Je dois encore acheter beaucoup de fruits et légumes. Mais je vois très clairement qu’en ayant énormément réduit ma consommation de produits industriels et en les remplaçant par des fruits, légumes, noix et oeufs, je vais de mieux en mieux tous les mois.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

Le bouturage permet de reproduire gratuitement les plantes

Dans cet article vous allez voir les méthodes gratuites de bouturage que j’utilise moi-même. Contrairement à ce qui est conseillé sur beaucoup d’autres sites et dans des livres, je n’ai jamais eu besoin d’ajouter des « hormones » ou d’autres cochonneries chimiques coûteuses.

Il suffit d’un sécateur et de trucs sensés partir à la poubelle (bouteille en plastique, pot de confiture, gobelets…) pour faire naitre des dizaines de plantes. Personnellement je dois déjà en être à plusieurs milliers depuis que je connais l’astuce, en même pas trois ans.
Sans dépenser un centime en taxe pour les mauvaises dépenses de ce gouvernement de cons.
C’est encore plus jouissif.

 

Alors pour la théorie, en vérité c’est très facile, ça tient en quelques phrases :

Beaucoup de plantes ont la faculté de récréer tous les organes qui manquent à partir d’un morceau de branche ou de racine.

Pendant ce temps de régénérescence, la bouture doit être protégée de trop d’évaporation qui la dessècherait en profondeur.
Donc il faut retirer presque toutes les feuilles ou les couper pour réduire leur surface d’évaporation.
La bouture doit être placée dans un endroit plutôt lumineux mais à l’abri de trop de soleil direct.

Toutes les plantes n’ont pas la même croissance. Les bois tendres comme les figuiers ou les lauriers repoussent très vite.
Les bois durs comme les cerisiers, pruniers, poussent plus lentement et sont moins faciles à reproduire par bouture.
Des petits végétaux tendres comme des gourmands de tomates (les tiges en trop qui pompent la sève) recommencent à donner des petites racines visibles en seulement 4 jours.
Pour les oliviers, ça prend plusieurs mois. Mais les oliviers sont des arbres à croissance extrêmement lente. Certains ont plus de 4000 ans.

Toutes les plantes ont une saison optimale pour avoir du résultat en bouturage.
Pour les figuiers par exemple, au-début de l’été, chez moi c’est moins de 10% de perte, à vue d’oeil.
… mais, même des boutures de figuiers faites totalement hors saison, n’importe quand dans l’année, donnent des plantes environ une fois sur quatre. C’est seulement plus lent.
J’ai fait des boutures de verveine en automne, dans des bouteilles en plastique, fermées par un bouchon. Comme c’était la période où je commençais à tomber très malade, je ne les ai plus touchées jusqu’au milieu du printemps suivant. Donc pas de changement d’eau, pas de renouvellement d’air, du gel pendant l’hiver… et quand j’ai recommencé à m’occuper du jardin, j’étais surpris et content d’avoir des dizaines de nouvelles boutures de verveine.

Ce n’est pas toujours comme ça. Certaines plantes ne donnent vraiment pas grand chose, hors saison.

D’une manière générale je dirais que même hors saison, une bouture sur 5 donne une plante.
Donc, pour être quasiment sûr d’avoir des plantes, il ne faut pas se contenter d’une bouture, mais au moins une dizaine, une quinzaine si vous cassez beaucoup de choses si comme moi vous avez deux mains gauches.
Vu que c’est gratuit, facile et rapide, on peut en faire plein.

Ce qui a poussé en trop, on peut en faire profiter les gens qu’on apprécie. Directement de la main à la main. On choisit qui on veut. Pas comme toutes les taxes prélevées sur tout ce qui est payé, qui servent à du gaspillage d’état sur lequel on n’a aucun contrôle.
Et ça peut être très joli, sans moyen. Mieux qu’une figurine en plastique achetée à la dernière minute pour faire un cadeau. Les plantes c’est souvent beau dès le départ.

Bouture de figuier blanc dans un pot tape a l oeil

Un joli pot, même tout simple. Quelques cailloux ou des billes de terre cuite en décoration, ou ce que vous voulez, et hop !… un cadeau qui fait plaisir à tout le monde.
(Surtout si en plus c’est une variété rare de figuier).

Un secateur desinfecte a l alcool a pharmaciePour faire des boutures, il suffit presque d’avoir un outil qui fait une coupe nette.
Même un simple sécateur vieux de presque 40 ans suffit très largement.

Si récemment vous avez coupé des parties de plantes malades, vous pouvez désinfecter les lames avec un peu d’alcool à pharmacie, avant de faire vos boutures, qui vont rester longtemps en milieu humide.
Ce n’est pas indispensable.

D’une manière générale, n’essayez jamais de bouturer une plante malade ou pas belle à voir… mais il y a des plantes auxquelles on tient pour des raisons personnelles, et qu’on ne veut pas perdre.

Ca peut aussi être fait en urgence pour éviter de perdre toute une plante.
Par exemple, une tempête a cassé votre plus beau laurier…

Laurier casse par le vent

En réagissant vite, il est possible de faire du bon à partir de ce désastre.
Plutôt que de laisser les branches cassées sécher et mourir, on peut facilement faire quelques boutures, même totalement hors saison. Les racines mettront quelques mois de plus pour apparaitre.

Boutures de lauriers blanc

Si c’est la première fois que vous bouturez une variété de plante, vous ne pouvez pas savoir ce qui va bien marcher. Tiges très fines encore un peu vertes, jeunes branches avec presque l’aspect du bois, gros bout de branche en bois de plusieurs années…

La règle générale est que l’on doit prendre les jeunes branches avec presque la teinture de l’écorce définitive.
… mais la règle générale trouvée sur tous les sites internet plein de « y’a qu’à …  » dans la réalité… les « y’a qu’à » ça ne marche vraiment pas souvent.
Par exemple, pour mes première boutures d’olivier, les trois quarts des sites internet conseillaient très vivement un mélange de beaucoup de sable et d’un peu de terreau.
Je suppose que ces gens ont pris sur internet ou dans des livres des choses qu’ils n’ont pas testées, et s’en sont servi pour écrire leurs textes.
Que ce soit en olivier ou toutes les autres espèces, presque tout ce que j’ai planté dans des mélanges de sables plus ou moins enrichi, à crevé.

Boutures d olivier sur du sable

Donc, franchement, prélevez directement plusieurs tailles et âges différents dès la première fois, comme ça vous saurez ce qui marche, pour la plante qui vous intéresse.

Differentes tailles de boutures

Sur les morceaux de plantes qui donnent plusieurs petites tiges à partir d’une plus grande tige, on sait toujours où est le haut et le bas.
Par contre pour les longues tiges, savoir dans quel sens remettre la plante est souvent impossible si vous ne prenez pas de précaution au départ.

Tameaux en vrac et vieux secateur

C’est facile.
Est-ce que vous avez déjà vu une vraie maison ?

Pas ces espèces de merdes d’architectes en formes bizarres toutes en verre et métal qui consomment énormément d’électricité en climatisation et en séchage obligatoire à cause de toute la condensation.
Pas ces cages à lapins où les gens meurent lentement du wifi, avec des toits plats, qui s’écroulent quand il neige un peu trop.

Non non, des vraies maisons, qui obéissent simplement à la nature, pas comme celles des gros cons d’architectes diplômés.

En haut c’est en pente, pour que l’humidité et la neige puisse s’évacuer.

Coupe en biseau

En bas c’est bien plat partout, pour éviter que la construction ne s’écroule en quelques années.

Voilà, c’est l’idée.
C’est facile à retenir.

Dès le prélèvement des rameaux à bouturer, coupez ce qui va vers le haut en biseau et ce qui va vers le sol à plat.

Coupe a plat

Attention avec un sécateur, ça concentre beaucoup de force de coupe.
Tranquillement confortablement à plat sur une table, il n’y a pas trop de risque d’accident.
Par contre, en pleine nature, dans des positions pas confortables, quand vous forcez sur une branche, les doigts de l’autre main doivent être très loin, sinon quand la branche cède, ça peut trancher profondément.

Ne laissez pas les gamins utiliser un sécateur. Ca coupe trop puissamment.

Coupe du doigt

Vos boutures peuvent être placées dans plusieurs contenants différents, pour augmenter les chances d’avoir des résultats.

Par exemple dans un pot contenant de la terre enrichie d’une poignée de terreau, ou dans un mélange sable terreau conseillé presque partout sur internet (tssss), dans un simple verre d’eau, dans une bouteille en plastique fermée…

Ce qui marche le mieux dépend des variétés, de la saison, de la température…

Bouture en pot de terreau et dans l eau seule

Les pots de terre ou terreau doivent rester humides, donc il faut les arroser environ deux fois par semaine, plus en cas de canicule.

Les pots contenant quelques centimètres d’eau attirent les moustiques pour leur reproduction, donc il faut les vider et re-remplir une fois par semaine pour jeter les larves, sinon vous allez beaucoup vous gratter dans les semaines qui suivent.
L’eau croupie, c’est des centaines de moustiques assurés.

Boite de conserve remplie de larves de parasites

Ce problème de vermine n’est pas possible avec des pots contenant de la terre ou des bouteilles qui restent fermées pendant des semaines ou plusieurs mois.

Boutures en pot et en bouteilles fermees

Si vous avez pris conscience de toutes les escroqueries des banques et de leur fragilité, sur le point de s’écrouler, vous serez peut être tentés de produire des centaines (milliers) de plantes sans plus utiliser d’argent.

Ne pas avoir à vider tous les pots un par un toutes les semaines à cause des larves de moustique, mais juste arroser vite fait des pots contenant de la terre, c’est appréciable. C’est très rapide.

Bouturage de gourmand de tomate dans un verre d eau

Le bouturage dans un peu d’eau à l’air libre est bien si vous avez très peu de plantes, ou si c’est pour des plantes qui n’ont pas besoin de tremper longtemps.

Par exemple, au lieu de jeter les gourmands de tomates (les tiges en trop qui gaspillent la sève), vous pouvez garder les plus beaux dans un verre d’eau pendant une semaine.
Quand les racines sont sorties, vous pouvez les mettre en terre comme n’importe quel autre plant de tomate. Ce nouveau clone gratuit vous permettra de récolter des tomates 6 semaines de plus.

Cagette et bocaux en verre

Pas besoin d’investir dans du matériel. De simples pots en verre pour les confitures, le miel, les cornichon, les sauces… suffisent.
Le verre dure des milliers d’années sans entretien, s’il n’est pas cogné. Ce n’est pas comme le plastique ou les boites de conserve en métal.

C’est bien d’en garder quelques uns dans des cagettes au fond du jardin.

Pensez à les stocker à l’envers, justement pour ne pas que les moustiques viennent pondre dedans.

Bouture de plante grimpante dans un pot vide de nutella

Beaucoup de plantes donnent des racines de taille suffisante en seulement une dizaine de jours.

Dans ce pot de Nutella vide, c’est une petite branche d’une plante grimpante persistante, très vivace, très envahissante, pour couvrir un mur gris en parpaings nus très moche, que je ne me sens ni l’énergie ni l’envie de passer deux jours à enduire.
La plante va le couvrir joliment en deux ans.

Des racines tres vite

Entre le choix du rameau idéal sur la plante d’origine, la coupe, la mise en bocal, puis la mise en terre deux semaines plus tard, c’est seulement un quart d’heure de travail très facile.
Même sans avoir la santé, c’est possible.

Mur couvert par une plante grimpante
Une décoration facile, rapide, écologique, et qui attire même les pollinisateurs pendant la floraison. Que du bonheur.
En plus de ne pas rapporter un centime en taxe pour les gaspillages des ministres.

Comment sortir les boutures d une bouteille en plastique

Il ne faut pas utiliser de bouteilles en verre pour le bouturage en bouteille fermée, pour une raison simple : le plastique peut se couper facilement et sans danger, pour sortir les plantes sans les abimer.

Boutures sortant d une bouteille en plastique decoupee

Puis quand il y a beaucoup de racines, ou peu mais que les plantes semblent débordantes de vie, vous les mettez simplement en terre de la façon habituelle.
Un peu de terre mélangée à un peu de terreau, dans un pot.
Un arrosage, puis vous laissez quelques jours à l’ombre, avant de mettre la plante à sa place définitive.

Mise en terre

Pour savoir qu’une bouture est morte, c’est simple. Si vous doutez, attendez, pour ne pas passer du temps à rempoter pour rien.

Quand c’est mort, c’est sec, jaune, marron, sans feuille…

Quand c’est vivant, des feuilles et des bourgeons renaissent.

Boutures vivantes et mortes dans un meme pot

Si c’est la belle saison, pas la période où les plantes entrent en veille, vous pouvez enlever au fur et à mesure tout ce qui semble mourir.

Boutures ratees enlevees des pots

C’est du bois sec. Pour l’allumage gratuit et écolo du barbecue ou de la cheminée quelques mois plus tard, c’est bien. Pas de gaspillage.

Mais vous pouvez aussi tout simplement les laisser au sol, sur vos cultures. C’est des rameaux, donc c’est concentré en substance nutritives permettant de faire naitre des plantes. Pour enrichir le sol, c’est bien aussi.

Recyclage des boutures ratees en bois d allumage

On ne peut pas vraiment toujours savoir avant environ deux semaines si une bouture vivra, puisque d’abord la plante utilise ses stocks internes pour donner des feuilles.
Si deux bonnes semaines après la coupe des feuilles renaissent, c’est que c’est bon, c’est réussi.
Si vous voyez des racines, le délai d’attente peut être plus court.
Pour les plantes lentes comme les oliviers, il faut souvent plusieurs mois d’attente avant de savoir.

Bouture de rosier

Si dès le départ vous avez en tête qu’une seule bouture sur 4 ou 5 va donner une belle plante, vous ne serez pas déçus.

 

… et si presque tout pousse, c’est que du bonheur.

Cagette remplie de gobelets de boutures de verveine

Des dizaines de plantes à distribuer gratuitement pour embellir les vies autour de vous.

Belles boutures de verveine

Les figuiers ont une particularité très agréable, en raison de la souplesse de leur bois.
On peut faire pousser des racines directement sur l’arbre.

C’est à dire qu’on ne coupe la bouture que lorsqu’elle a déjà tout ce qui lui faut pour être autonome.
… donc c’est la quasi-certitude d’avoir 100% de réussite.

Ce type de bouture sans couper d’abord la branche s’appelle un marcottage.

Figuier de 4 ou 5 ans au fond du jardin

Selon les parties du végétal à marcotter, leur souplesse, leur hauteur, on peut simplement enterrer une partie de la branche sans la couper. Après plusieurs semaines, après avoir pris soin de vérifier qu’il y a des racines, on peut séparer la branche de l’arbre. Elle est autonome.

Là je vais vous montrer une méthode hyper facile, sans fatigue, sans creuser, sans risquer de casser une branche.

Il faut un morceau de plastique, comme un sac. Transparent c’est mieux. Vous verrez sans ouvrir le plastique si les racines sont assez grandes.
Il faut de quoi l’attacher sur la branche. Ca peut être du ruban adhésif ou des petits fils de fer par exemple.
Et quelques poignées de terreau et de l’eau.

Le materiel necessaire pour marcoter un figuier facilement

Un couteau peut être utilisé pour gratter juste un peu l’écorce à l’endroit voulu, pour augmenter la porosité.

Ecorce un peu frottee avec une lame pour augmenter sa porosite

Le travail est encore plus rapide et propre avec un petit bout de papier abrasif.

Papier de verre pour pour frotter la brance a marcoter

Ensuite l’idée est de mettre un peu de terreau très humide dans une feuille en plastique bien attachée autour de la branche.

Plastique recouvert de terreau

Là, sur cette photo, c’était la première fois que je le faisais. En fait, comme ça il faut trois mains. Une pour tenir bien en place le plastique tout dégoulinant de terreau trempé et deux pour accrocher.

Mouiller abondamment le terreau

Donc si vous travaillez seul(e), commencez plutôt par attacher solidement un côté sur la branche avant de placer le terreau.

Pose de la poche en plastique sur la branche a marcotter

Ensuite on peut remplir de terreau, mouiller abondamment, puis refermer l’autre extrémité.
Toujours rien de compliqué à faire.

Chaussette en plastique autour de la branche a marcoter

Par contre comme c’était la première fois, je n’ai pas vraiment fait correctement ce qu’il fallait. Il faut beaucoup plus de terreau, pas seulement deux poignées, sinon ça sèche en quelques jours.

Seringue et aiguille pour injecter de l eau dans le plastique

On peut utiliser une seringue dangereuse avec son horrible aiguille piquante pour rajouter de l’eau sans rien démonter, mais c’est beaucoup mieux, plus sûr, plus pratique, sans plus rien à faire, de mettre dès le départ assez de terreau et d’eau pour environ deux semaines.

Injection d eau a la seringue dans la boule de terre pour qu elle reste humide

La branche crée très vite des racines.

En fait, c’est vraiment une méthode parfaite pour ne rien perdre, ne rien gaspiller.
Je devais couper les branches les plus basses, pour ne pas qu’elles prennent toute la place et m’empêchent de passer dans mon mini-jardin. Plutôt que de le faire en automne, c’est nettement plus intéressant de le faire au printemps ou au début de l’été.

Les branches que je voulais couper sont devenue de vrais arbustes, en un clin d’oeil.

En deux semaines, pour presque zéro centime, 5 nouveaux figuiers d’une taille d’arbuste de presque deux ans, vendus à des prix délirants en jardinerie. Entre 12 et 60 euros selon la variété. Justement celle-là est un peu chère.

C’est épatant, non ?

Plein de nouveaux jeunes figuiers

Sans le plastique, admirez la beauté des racines et leur densité impressionnante en deux semaines.

Racines de figuiers apres marcotage

C’est à comparer avec la taille des racines de branches coupées en rameau d’environ la longueur d’une main, mis en terre plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Racines de figuier

Bon, là, il y a quand même un avantage énorme. Au niveau des gestes c’est extrêmement rapide.
Partout où on passe, quand on croise un arbre magnifique et très productif, on peut prélever proprement un morceau de branche, avec une coupure nette au sécateur sans casser la branche, et en faire plein de boutures en rentrant chez soi.
On ne prend qu’un morceau de branche. Si on n’est pas le propriétaire de l’arbre, qu’on ne peut pas le recouvrir de sachets en plastique garnis de terreau mouillé, la méthode marche aussi très bien, mais est un peu plus lente pour créer des racines.

Plusieurs boutures de figuiers dans un même pot

Quand les boutures semblent réussies, vous pouvez les mettre en pots individuels.

Jeunes figuiers reproduits par bouture dans la terre

Pendant au minimum une journée, après rempotage, laissez vos plantes à l’abri de la morsure trop directe du soleil. Sous un arbre avec un beau feuillage par exemple, ou au pied d’un mur à l’ombre toute la journée.

Un plant de figuier bouture de l annee derniere

Ca, c’est un magnifique jeune figuier gratuit d’une bouture de l’année dernière, que je replante dans un pot plus grand.

Il faut enlever les fruits

J’ai oublié de préciser que l’on ne peut pas bouturer des rameaux déjà pleins de fruits ou envahis de fleurs. Une partie des substances nécessaires a déjà été utilisée par la plante pour sa reproduction normale, sans intervention d’un sécateur.

S’il n’y a encore que quelques jeunes fruits, c’est bon. Il suffit de les retirer. Pareil pour seulement quelques fleurs.

Taille des feuilles pour diminuer leur exposition au soleil

Pas pour le marcottage, puisque quand vous coupez la branche c’est que vous avez déjà les racines, mais pour toutes les autres boutures, que ce soit celles que vous plantez directement en terre, celles dans un fond d’eau à l’air libre, celles enfermées dans une bouteille avec de l’eau,
Il ne faut qu’une petite surface de feuille, pour limiter l’assèchement tant que la plante n’a pas reconstitué les racines pour la nourrir.
Donc, enlevez presque toutes les feuilles du bas, en commençant toujours par les moins belles ou dévorées, même si elles sont tout en haut. La circulation se fera quand même sur quelques centimètres sans problème.

Si les feuilles sont très grandes, comme celles des figuiers, ou interminablement longues, comme celles des lauriers, coupez proprement une grande partie.
Tant qu’il n’y a pas de racines, juste une minuscule surface de feuille suffit.

Et même sans feuilles ça marche. Ne jetez pas les morceaux de rameaux sans feuilles si ils sont beaux.
L’avantage d’avoir des feuilles est qu’on voit plus vite à la couleur et au dessèchement quand la bouture a raté.

Fil de fer et pince

Le bouturage des bois très durs (cerisier, prunier, amandier…) marche beaucoup moins bien.
Il faut rajouter une étape pour augmenter les chances de réussite. Il faut d’abord placer un petit bout de fil de fer.

La circulation ne se fait pas que dans un sens, de l’eau prise dans le sol, pompée vers le haut par l’évaporation des feuilles. Il y a aussi une circulation descendante, pleine de sève nutritive, réparatrice, constructrice de racines…
Cette circulation vers le bas est plus vers l’extérieur de la plante.
Donc on peut diminuer facilement son débit descendant en serrant très légèrement un fil de fer autour du rameau choisi, puis on laisse les hormones de croissance s’accumuler pendant au minimum une semaine.

Bouturage de cerisier avec serrage prealable directement sur l arbre

Ensuite vous coupez au-dessous du fil de fer et vous faites des bâtonnets un peu plus grand qu’une main que vous traitez comme n’importe quelle autre bouture.

Avec les bois durs, le niveau de réussite est moins important. Vous risquez de devoir faire plusieurs tentatives, longues, avant d’avoir des plants.
Je crois que dans le cas des fruitiers à bois durs, il est plus intéressant d’acheter quelques jeunes arbres que de compter un peu trop sur le bouturage.

L’expérience montre qu’il n’est pas vraiment si intéressant de recommencer tout de zéro pour certaines plantes. Par exemple, les graines de fraises mettent souvent un an avant d’avoir juste une petite taille moche. Il est plus intéressant d’acheter quelques pieds déjà adultes qui vont en donner beaucoup d’autres très vites par reproduction naturelle par les racines et certaines tiges spécialisées, plutôt vivaces et envahissantes.

Pour la menthe c’est un peu la même chose. Les graines mettent 500 000 milliards d’années avant de se décider à donner quelques mini-plantes ridicules. La menthe est plus intéressante à reproduire en partant d’une bouture que par des graines.
Donc, démarrer sa culture à partir d’un godet acheté en jardinerie fait gagner un an.

Pour les fruitiers à bois durs, c’est un peu la même chose. Si vous achetez un petit arbuste, vous avez le départ. Vous le clonerez plus tard, si il est productifs, vigoureux, sain, qu’il se plait chez vous, dans votre climat, l’humidité, l’ensoleillement, la quantité d’ondes tueuses chez vous, tout ça…

En fin de saison, les jardineries bradent à des prix impressionnants les invendus de gros fruitiers avec des pots encombrants, qui vont leur prendre de la place pendant 8 mois en empêchant d’autres ventes, et en coûtant de l’argent en arrosage, soins, rempotages, maintenance avec les charges salariales les plus chères d’europe…
Donc justement parce que notre société est totalement pourrie par le productivisme financier, il y a des moments où ça peut devenir un atout plutôt qu’un problème.

Par exemple, avoir une variété rare de cerisier de déjà 3 mètres de haut, en prix normal à 200 euros, pour 29 euros seulement.
Pareil pour les pommiers ou d’autres arbres fruitiers.

Ce n’est pas parce que vous savez maintenant bouturer que ça en vaut la peine pour tout.

Bouture de vigne

Pour les vignes, ça semble en valoir la peine, même si j’ai très peu d’expérience la-dessus.
Apparemment des morceaux de racines de la taille d’une main, avec un peu de tige et quelques feuilles, donnent une vigne.
Les seulement cinq morceaux de racine que j’ai plantées on donné 4 très petits arbustes. La croissance est très lente au départ apparemment.

D’autres plantes très utiles comme les bambous, vu leur prix hallucinant en pot comme coupés, et surtout l’infinité des usages possibles, les rendent particulièrement intéressants à reproduire.
Ca fera l’objet d’un autre article.
Là aussi j’ai testé toutes les manières « faciles » vantées partout sur internet avec 0% de réussite, malgré un an et demi de tentatives.

… quand j’ai déterré un petit bout de racine avec une jeune tige et quelques feuilles, j’ai enfin eu ma base de départ pour des bambous qui poussent tout seuls.
Je ne l’avais pas fait avant parce qu’une diplômée en agriculture m’avait dit à quel point c’était un travail épouvantablement chiant et difficile, épuisant, blablabla…

Ca prend même pas une minute à faire. Pas besoin de creuser plus de 15 centimètres.
Un an et demi de perdu au départ, parce que j’ai écouté et lu des gens qui répètent les choses probablement sans les avoir faites eux-mêmes.

Jeune plant de verveine

Franchement, faire des boutures, dans l’ensemble, c’est incroyablement simple.

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr