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Comment protéger les plantes du vent

Il existe des dizaines de moyens plus ou moins efficaces et coûteux pour protéger ses plantes des vents violents.
Nous allons voir seulement quelques uns des plus simples et fiables, utilisés par les professionnels.
Ces méthodes ont aussi l’avantage d’être très économiques.

D’une manière générale, il suffit simplement de :

  • Planter à l’abri du vent,
  • ou attacher les plantes pour les empêcher de se tordre, se casser, ou d’être arrachées,
  • ou empêcher les pots d’être renversés.

L’idée la plus évidente est de planter sous une serre.

Mais une serre professionnelle, solide, qui résiste a des vents très violents, coûte plusieurs milliers d’euros.
On ne va pas s’attarder dessus.

Une autre idée est d’utiliser le relief naturel pour planter dans des zones relativement à l’abri, à ciel ouvert. Par exemple au bas d’une petite colline peu exposée aux vents dominants.
C’est au cas par cas, en fonction de la géographie, de la météo locale. On ne va pas non plus s’attarder dessus, pour parler plutôt des solutions utilisables partout.

Les arbres à feuillage persistant sont extrêmement intéressants pour protéger les cultures des vents violents.
Pendant la mauvaise saison, ils coupent encore le vent.

La barrière grandissant pratiquement toute seule au fil du temps, c’est une solution très économique pour entourer une grande surface.
Ce genre de clôture sert aussi à empêcher les intrusions.

Pas d'entretien et un champ bien protégé

Un mur végétal bien dense, impénétrable

Pensez à ne pas planter d’arbres à feuilles persistantes trop près de votre maison, du côté ensoleillé. En hiver le soleil permet de réduire un peu la facture de chauffage.

 

Lorsque le vent a soufflé à 150 km/h fin octobre, je suis allé voir les dégâts dans la jardinerie en plein air au bas de ma rue.
J’ai été vraiment surpris de ne remarquer que trois pots renversés au sol. Malgré le vent extrêmement violent, presque rien n’avait été cassé.

Oui, je sais, je sais, je vous déconseille de sortir quand la météo est mauvaise pour éviter les accidents, et moi je sors pendant une tempête…

Je suis juste allé au bas de ma rue.

Et franchement, ça en valait la peine. Regardez :

Des petits poteaux tout simples sont solidement plantés dans le sol.
Des fils de fer sont tendus entre eux.

Les plantes de taille moyenne sont toutes attachées sur ces fils.
Impossible de les renverser.

Les attaches aussi sont intéressantes.

Comme il s’agit d’un commerce, avec libre service, il doit être possible aux clients de détacher eux-mêmes leurs achats.
La jardinerie a adopté de simples lanières de caoutchouc. C’est en plus très doux et non blessant pour les plantes. Un choix vraiment intéressant.

Remarquez surtout que la première des sécurités est un tuteur. Chaque plante a son propre tuteur.

Ca ne protège pas seulement du vent. Les plantes sont moins fragiles aux manipulations, au transport, sont plus agréables à regarder, et à vendre.

Tout est plus clair. La plante n’est pas tassée. Les tailles et les soins sont facilités.

Les jardineries vendent des bambous à l’unité, à des prix complètement délirants.
Personnellement cette année je vais encore utiliser de simples roseaux, que l’on trouve gratuitement partout à la campagne.

L’année prochaine par contre, j’aurai mes propres bambous presque gratuitement, qui pousseront dans des grands seaux qui en plus me serviront de clôture brise-vue pour les voisins.
Il existe une grande variété de bambous de couleurs différentes. Ca va être magnifique.

La jardinerie utilise beaucoup ce genre de lests creux pour les pots. Il en existe de toutes les tailles.

C’est tellement lourd que seul, la plante est déjà bien protégée, mais lorsqu´on en aligne plusieurs, l’effet anti-basculement est maximal.

C’est extrêmement simple à fabriquer. Je ne vais pas en acheter pour chez moi. Juste un ou deux sac de mortier, ciment, ou béton, je sais pas (la maçonnerie n’est vraiment pas mon truc). Avec quelques seaux de gravier, pour économiser le mortier.

Il suffit de fabriquer un cadre en bois, tout simple. J’utiliserai probablement du bois de palette, recyclé gratuitement. Une douzaine de gros clous devraient suffire.

Pour faire le trou au milieu, un pot en plastique un peu souple mais solide, placé au centre du cadre en bois. Un peu huilé pour le retirer facilement et pouvoir s’en resservir des dizaines de fois.

J’utiliserai probablement un mélange blanc ou crème, avec des beaux cailloux-graviers décoratifs, au lieu de ce gris trop moche.
A priori, je dirais que j’en aurai pour moins de 2 euros à faire ces socles moi même. Et que ça sera beaucoup plus beau.

Et si j’en casse un, après quelques coups de marteau, les morceaux serviront pour fabriquer, couler un autre support.

Dans l’article sur les tomates suspendues en bouteilles au plafond, j’ai oublié de préciser que le vent a là aussi fait un carnage, exactement comme avec les tomates qui poussaient à l’endroit sans tuteur.

Quand les plantes sont devenues longues, et fragiles au balancement, je les ai tout doucement repliées en deux et attachées. Le vent n’a plus fait de dégât.

… mais d’une manière générale, je dirais donc que la protection numéro un pour un très grand nombre de plantes, c’est un tuteur tout simple.

Si vous aussi vous comptez en récupérer gratuitement au bord des routes, au lieu de payer 2,65 euros en jardinerie pour un seul bambou qui commencera a pourrir dès l’année suivante, il suffit d’un sécateur pour les parties fines et souples (le haut) et d’une petite scie à bois pour le bas, plus large et dur.

Des gants seront les bienvenus pour le nettoyage des roseaux sans se faire d’ampoules.

Avec la bonne technique, ça va très très vite. J’ai entièrement fait une centaine de tuteurs gratuitement en moins de deux heures.

Il suffit de laisser sécher quelques jours les roseaux dans un coin du jardin, pour rendre les feuilles cassantes.

On pose la main de façon très enveloppante autours de la base d’une feuille, pour l’empêcher de se casser en petit morceaux,

et on pivote d’un petit quart de tour.

Et c’est déjà fini.

Fabriquer des tuteurs peut vraiment être trop facile. Ce n’est pas la peine de prendre un risque en s’en passant.

La première année j’ai vu un peu trop petit pour la taille. Il est plus intéressant de couper les tuteurs au moins un tiers plus grand que ce qui vous semble nécessaire. Certaines plantes grandissent très vite et de façon surprenante.
Il y a une énorme différence de hauteur des tiges entre les différentes variétés de tomates.

Autant prévoir plus que pas assez, ça évitera d’avoir à perdre du temps à re-tuteurer plus tard, au risque de casser la plante.

L’arrosage permet aussi d’une certaine manière, de protéger un peu les plantes du vent.

Au lieu d’arroser un peu tous les jours (sauf bien sûr lors des canicules), il est plus intéressant d’arroser abondamment, mais plus rarement.

Ca oblige les plantes à enfoncer leurs racines plus profondément pour trouver de l’eau. Donc, elles seront beaucoup plus résistantes au vent.

L’autre bon côté, est qu’avec des racines plus grandes, les échanges avec le sol sont améliorés. Les éléments nutritifs du sol seront assimilés en plus grande quantité, donc les plantes seront plus vigoureuses, les fruits et légumes plus gros et de meilleure qualité.

Que du bonheur.

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

La lutte biologique au potager : évitez le déséquilibre

La présence de chats fait fuir les oiseaux qui se nourrissent des espèces nuisibles

Cette année malgré la quantité de choux plantée, je n’en ai récolté qu’un seul. Il a un parfum fantastique mais il ne risque pas de nourrir toute une famille.
Surtout qu’il est sacrément petit…

Mon échec devrait vous être utile pour éviter de perdre votre récolte.

Voilà la raison la plus évidente :

3 chats adultes sur un jardin avec moins de 60m² cultivables.

Les chats influencent leur écosystème. Même bien nourris, ils continuent leur activité de prédation par jeu, par instinct naturel

Une protection contre les souris, rats, campagnols, taupes…

Des super prédateurs taillés pour la chasse (et le pillage).

Ils me ramènent plusieurs fois par an des oiseaux, des rongeurs, des lézards, des mantes religieuses,…
C’est très agréable de s’apercevoir en allant se coucher qu’une souris commence à se décomposer sous le lit.

Wouais wouais… les chats c’est mignon, ouais ouais.

Chatte en train de jouet avec un lézard capturé

Chez moi on ne voit presque que des lézards sans queue. Même bien nourris, les chats chassent pour s’amuser, par instinct naturel.

Une de mes cousines vit en Amérique du sud, dans une ferme. Elle a déjà eu à affronter une araignée grosse comme une assiette, qui continuait de la charger malgré plusieurs coups de machette.

Depuis, elle a 5 chats et chiens. Elle les nourrit seulement de viande crue, pour qu’ils gardent l’envie de chasser.

Les proies fuient les territoires de chasse des prédateurs. Un chat peut même mettre en fuite un ours 20 fois plus lourd, comme sur la vidéo :

Ce n’est pas surprenant que les oiseaux restent loin d’une petite terre avec trois chats.

Donc, chez moi il n’y a pas de prédateurs naturels contre les chenilles.

La présence de chats fait fuir les oiseaux qui se nourrissent des espèces nuisibles

Limaces, escargots, chenilles… dévorent les choux et détruisent les récoltes en l’absence de prédateurs

Ca a été un désastre.

Toutes les feuilles transformées en dentelle. Donc forcément, la sève ne monte plus et les choux restent minuscules, puis pourrissent.

Les plantes ont été dévorées par les prédateurs

Les choux n’ont gardé que quelques feuilles intactes et peu ont grandi

Les limaces et escargots aiment les choux

Sans leurs prédateurs, les nuisibles dévorent tout

Un seul chou.

Un seul plant a été épargné, tous les autres ont été dévorés

Le seul survivant

Les feuilles vont atterrir tout droit sur le tas de compost pour se transformer en engrais bio et gratuit pour toutes les autres plantes, dans quelques mois.

La tige, presque dure comme du bois va servir à chauffer dans la cheminée.

Le seul chou sera mélangé à d’autres légumes pour faire un bon pot au feu.

Cueillette des choux

La fleur pour la cuisine, les feuilles pour le compost, la tige pour la cheminée. Plus rien ne se perd. Tout ce qui sort de terre devient utilisable et permet de faire des économies.

 

Si je veux avoir une vraie récolte, il faut corriger le tir et faire venir les prédateurs des chenilles, des escargots des limaces. C’est-à-dire les oiseaux sauvages insectivores.

Donc je vais devoir fabriquer des nichoirs pour oiseaux.

Au départ je n’en voulais surtout pas, pour faire un jardin potager 100% entomologique (utilisant les insectes auxiliaires), mais le déséquilibre est trop prononcé.

La solution la plus évidente est totalement hors de question : ne plus avoir de chats.
Au premier coup d’oeil sur les statistiques d’arrivée sur le site, on voit immédiatement qu’ils ne sont pas seulement mes animaux préférés mais carrément des membres de ma famille. « Chat » est aussi tapé que « crise économique », « insécurité », « recyclage », « potager bio »,…
Ca passe à travers mes écrits même quand la fin du monde est le sujet principal.

 

Les trois autres solutions semblent être :

  • Traiter avec des poisons, ce qui est aussi totalement hors de question ;
  • Abriter d’autres prédateurs comme des hérissons, des crapauds…
  • Mettre des pièges pour limaces et escargots.

Les hérissons n’auraient pas assez à manger dans un si petit espace. En plus ils hibernent et donc, ne seraient pas efficaces à la période où j’aurais besoin d’eux.

Les crapauds ne fréquentent plus le jardin depuis qu’il fait froid, alors qu’ils s’y plaisaient en été.
Donc eux non plus ne sont pas efficaces en cette saison.

Un crapeau a élu domicile dans mes plantes

Un gros crapaud a passé les jours d’été au frais sous les courgettes et les nuits dans mes radis en bouteilles

 

Avec de simples bouteilles en plastique on peut faire en une minute des pièges à limaces.

Je n’en connais que de deux sortes :

Enorme hausse de prix des taxes sur la bière à cause du gouvernement hollande

Surtout qu’hollande et son gouvernement de gros [Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip] de [Biiiip] [Biiiiiiiiiiiip] [Biiiiiiiiiiiiiip] socialistes nous a mis une gigantesque augmentation sur la bière, +160% sur les taxes. Je ne peux donc pas en gaspiller des litres dans le jardin. Payer constamment de grosses taxes à nos prédateurs pour éliminer d’autres limaces, c’est idiot.

Il faut une grande quantité de pièges sur une plutôt petite surface.

La bière n’est pas efficace longtemps, il faut souvent re-remplir. Donc la méthode est coûteuse, même avec des bouteilles en plastique recyclées gratuitement.
(A ce propos, si vous habitez près d’une frontière ou que vous en traversez une, autant en profiter pour faire des économies sur l’alcool et le tabac. L’essence aussi, et d’autres choses selon les pays).

Si vous mettez des pièges à bière pour les limaces, l’effet secondaire est que ça attire les limaces. Autant poser les pièges de préférence en dehors du potager, dès que les premiers dégâts apparaissent sur les feuilles.

 

… donc, pour moi, la seule solution viable, écologique, sans risque pour mes animaux, est d’utiliser les oiseaux sauvages.

Il suffit de construire des nichoirs pour les espèces que je voudrais abriter en hiver. Celles qui mangent les prédateurs des choux.

La taille des boites, la forme, la taille de l’ouverture et la hauteur où on installe les nichoirs, déterminent l’espèce qui va s’installer dedans.

Si j’installe des abris sur un arbuste, il faudra que j’ajoute des dispositifs très laids pour empêcher les chats de grimper.

La meilleure solution pour moi, la plus jolie et discrète, est d’ajouter un rebord anti-prédateurs à l’intérieur de tous les nichoirs. A la construction, ça ne prendra que deux minutes de plus.

La supériorité des modèles à balcon

Du bois de palette gratuit est très largement suffisant.

En simplifiant, on trouve grosso modo deux sortes de palettes au bord des routes après la fermeture des magasins. Des énormes, lourdes, souvent teintées, avec des inscriptions à la peinture. Elles sont sensées être consignées, donc généralement on les trouve quand elles sont cassées.
Celles là sont traitées pour durer très très très longtemps. Donc, c’est mauvais pour les petits animaux.
Ne surtout pas utiliser de bois de palette pour construire des refuges à chauve-souris !!!

D’autres palettes plus fines, plus légères, plus fragiles, ont généralement une couleur naturelle. Elles sont moins ou pas du tout traités, puisque pas prévues pour durer plus d’une livraison.
Celles-là sont très bien pour des nichoirs pour oiseaux.

Pour les chauves souris par contre, il faudra soit acheter du bois non-traité dans les magasins de bricolage, soit laisser des planches de récup trainer longtemps dans un coin du jardin (j’en ai mis de côté il y a presque un an et demi pour cet usage), le temps qu’elles se vident de leurs produits, avant de pouvoir les utiliser.

Chiroptère, mangeur d'insectes

Insectivore utile

Les chauve-souris sont extrêmement fragiles. Elles sont en voie de disparition et sont des espèces protégées.

Leur destruction ou la destruction de leur habitat est punie de 6 mois d’emprisonnement et 9.000 euros d’amende. En cas de destruction dans un parc national ou dans une réserve naturelle, l’amende monte à 18.000 euros.

Eliminer les moustique autour de chez soi sans insecticide grace a la lutte biologique

Ces petites bêtes dévorent l’équivalent en poids de 3000 moustiques chaque nuit. Pas besoin de produits chimiques. Elles foncent directement sur les nuisibles pour vous en débarrasser, sans avoir à dépenser un seul centime pour approvisionner des diffuseurs coûteux qui fonctionnent 24 heures sur 24.

Les protéger des chats en les mettant en haut des murs, sous la toiture

Sur cette photo, on voit la meilleure installation possible pour un abri à chauve-souris.

A au moins 4 mètres de hauteur, bien que ces animaux soient très petits. Ce n’est pas seulement pour leur envol, mais surtout pour leur sécurité. C’est pour les mettre hors de portée des prédateurs.
Aucun appui en dessous.

Le toit protège l’abri de la pluie, de la neige, la grêle, et prolonge sa durée de vie. Les espèces migratrices pourront revenir exactement au même endroit tous les ans, pendant longtemps.

Prédateur naturel des pucerons, extrêmement vorace

Selon son âge et son stade de développement une seule coccinelle élimine de 200 à 1200 pucerons en un jour.
Il suffit de profiter d’une promenade avec un petit pot dans la poche, pour en ramener trois ou quatre sur son balcon, pour le nettoyer des pucerons en quelques jours.

La lutte biologique permet de régler tous les problèmes de nuisibles sans avoir besoin de produits ou matériels coûteux, de polluants, de toxiques…

Au lieu de subir les ravageurs, les nuisibles, les indésirables, on peut choisir d’offrir un logement à ceux qui les chassent.

Ces prédateurs sont souvent plus efficaces que tous les systèmes nécessitant une intervention humaine. Sans pollution, sans électricité, sans piles à recharger, sans avoir besoin de monter la garde.
Les chiens font ça très bien. Ils protègent des chats voleurs, des renards, des autres chiens, des serpents, des prédateurs humains,…

Quel que soit l’animal gênant, il existe toujours au moins une espèce capable de protéger vos récoltes, vos biens et votre famille.

 

Si vous cultivez, essayez de ne pas énormément trop favoriser une espèce. La diversité est nécessaire dans un potager bio. Sans la visite d’animaux utiles, cela peut tourner au désastre.

3 chats => peu d’oiseaux => beaucoup de limaces, escargots, chenilles… => pas de récoltes de choux cet hiver.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr