Marseille, un cycliste tué par arme à feu

Armes à feu

Un homme modeste, non connu des services de police a été tué hier soir par arme à feu. Plus d’infos là.

Cette fois, cela ne ressemble pas aux règlements de comptes « classiques » (le mot employé par le présentateur télé) parlant des dealers avec un casier judiciaire plus long que le bras.

Peut être que cet homme n’avait rien à se reprocher, qu’il était simplement là au mauvais moment et à croisé la route d’enfoirés qui méritent la mort.

Ca m’est arrivé. A Marseille aussi. Par une belle soirée, je rentrais tranquillement chez moi en vélo et des inconnus m’ont tiré dessus pour s’amuser et ont essayé de m’écraser 6 fois.

Quand vous saurez ce que m’ont dit les policiers, vous allez être aussi dégouté que moi…

Je rentrais donc tranquillement en vélo chez moi. A l’époque j’habitais dans un immeuble de 20 étages sur Valmante, dont la cave a été fracturée 10 fois en un an. La portière de la voiture de ma nana a été tordue 3 fois pendant qu’elle était garée, et la voiture pillée à chaque fois.

A la dernière destruction, le ou les voleurs n’ont pris qu’un sachet de kleenex dans la boite à gant. Ma femme avait fini par ne plus rien laisser dans sa voiture. Ca fait cher en réparation pour un sachet de kleenex.

Et je vous parle d’un temps ou Marseille était une ville encore un peu civilisée. Pas le bled islamique de maintenant ou une bande de basanés peut s’installer à l’entrée d’un parking en plein centre ville et remplacer les barrières par un racket – péage arbitraire au black, pendant plusieurs mois sans que la police ne lève le petit doigt.

Bon, donc, c’était il y a environ une quinzaine d’années. Presque un an et demi avant qu’une loi ne limite la puissance des armes à gaz, à cause du nombre de blessés.

Je roulais tranquillement en vélo sur la piste cyclable, seul, en silence, sans emmerder absolument personne.

J’ai senti quelque chose de désagréable me frapper dans le dos. Je n’ai pas compris ce que c’était.
Un peu plus loin, même douleur.

Encore un moment plus tard, encore un « Chtack ! » avec une vive sensation désagréable dans le dos. En me retournant, je vois un sac à merde qui me vise avec un pistolet, sur le siège passager avant d’une petite voiture.

Il s’amusait à me tirer dessus chaque fois qu’il passait à ma hauteur. Puis à chaque feu rouge, je le doublais et il repassait derrière moi, où il pouvait s’amuser courageusement à me tirer dans le dos juste par plaisir.

J’ai laissé tomber mon vélo sur le bord de la route en saisissant l’antivol de moto sur le guidon. A Marseille, c’est la seule chose qui protège un peu les vélos.

Le trouduc est sorti de sa voiture et m’a dit « Quoi ?! qu’est-ce qu’il y a ?!!! T’es pas content ! »

Bin non, franchement je ne l’étais pas du tout. Il a visé ma tête. J’ai avancé vers lui d’un pas décidé en levant l’antivol et en baissant la tête pour me protéger avec le casque. Il a tiré deux fois dans mon visage, CHTACK ! CHTACK ! et quand j’ai été trop près il est remonté dans sa voiture et s’est enfermé pour que je ne puisse pas l’atteindre.
Le feu était toujours rouge et des voitures devant les bloquaient. J’en ai profité pour détruire l’arrière de leur belle voiture neuve à coup de lourd antivol de moto.

Ils ont démarré en faisant crisser les pneus dès que la voie devant eux c’est libérée.

Vu que ma nana était tout le temps en train de dépenser une fortune en réparations pour ses portières tordues, j’avais une vague idée du prix des travaux de carrosserie. Je dirais que j’ai démoli leur voiture pour au moins 3600 francs de réparation. Grosso modo deux tiers d’un salaire de base en France à l’époque.

Moins de 10 minutes après, je vois leur voiture revenir vers moi. Ils font demi tour et passent derrière moi. Chaque fois que la piste cyclable coupe la route (c’est-à-dire tout le temps parce que du rond point du prado à l’obélisque de valmante, c’est la pire piste cyclable du monde), ils foncent sur moi et essaient de m’écraser.
Ils l’ont fait 6 fois sur 1 gros kilomètre et demi.

Arrivé à l’obélisque, je continue sur 300 mètres pour aller au commissariat du quartier.

J’ai poussé la porte dans un état lamentable. J’étais trempé de sueur comme jamais. Ca se voyait que cette fois j’ai eu bien peur. J’ai dit « J’ai besoin que vous notiez le numéro d’une plaque avant que je ne l’oublie… » et j’ai donné le numéro, la marque de la voiture et sa couleur, en expliquant ce qui s’est passé.

Les policiers sont allés sur un ordinateur vérifier l’info.

Ils ont discuté ensemble moins de deux minutes, puis un est venu vers moi pour me dire :

« Vu que vous n’avez pas été blessé, nous ne pouvons rien faire contre eux.
Vous avez bien fait de leur casser la voiture. »

 

Ca fait plaisir de payer des impôts pour entendre ce genre de choses.

On se sent merveilleusement protégé.

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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One comment

  1. Victor dit :

    Rien de plus FRUSTRANT que votre histoire… Merci pour votre site

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