La crise économique, définition et principes de base

crise economique

Cet article fait partie des Connaissances de Base sur notre site et vous apportera l’essentiel pour assimiler et appréhender l’avenir dans les meilleures conditions.

La crise économique est un concept ancien qui tire son origine bien avant l’ère industrielle du 20ème siècle que nous connaissons aujourd’hui.

A l’époque d’une économie fondée sur la production agricole, le terme crise économique avait souvent pour synonyme crise agricole ou crise de subsistance. Concept étroitement lié aux conditions météorologiques favorables ou non aux récoltes.

De ce fait, il est possible d’observer que toute pénurie ou manque de produits, service ou d’humains est corrélée avec une augmentation soutenue des prix.

Cette relation entre rareté et croissance de prix, voire inflation, entraîne des conséquences économiques, financières et sociales.

Ce constat ce traduit par une confrontation permanente de l’offre et de la demande confondue et tout déséquilibre entraîne une augmentation ou baisse des prix plus ou moins rapide.

crise economique globalePlus généralement, une crise économique est une détérioration de la situation économique et sociale de manière généralisée sur les ménages et les entreprises, tant d’un point de vue financier que social.

On peut parler de crise économique globale ou de récession lorsqu’elle est généralisée dans la majorité des secteurs et bien entendu, avec une ampleur au niveau international.

Un exemple pour le travail :

– L’excédent de demande de travail (demandeurs d’emploi) face à une pénurie d’offre de travail (Employeurs) amène systématiquement à une baisse des salaires dans les secteurs concernés, ou une stagnation de leur croissance.

Cela ajoutée à une politique sociale contraignante, les coûts de rémunération du travail impactent la compétitivité et donc les rémunérations moyennes d’un pays par rapport à un autre. Des arbitrages se font et cela a des conséquences directes sur les rémunérations en fonction de l’offre et de la demande en matière de coûts salariaux globaux.

Le contraire, la rareté de compétences spécifiques, entrainerait inévitablement une hausse des salaires et rémunérations.

Les causes de cette pénurie d’offre sont multiples :

  1. Progrès technique et informatique
  2. Externalisation des tâches
  3. Délocalisation dans des pays à faibles coûts de main-d’oeuvre
  4. Auto-entretien de crise économique ; plus de chômeurs signifie moins de dépenses, donc moins de chiffre d’affaires et de croissance. Donc licenciement et de nouveau baisse de la consommation…
  5. L’augmentation de la création de masse monétaire, (notamment avec les dettes) avec sa vitesse de circulation qui entraîne de manière systématique de l’inflation.
  6. Des positions abusivement dominantes sur un marché, permettent de garder le contrôle de l’offre et de l’imposer à la demande. L’exemple des grandes et moyennes surfaces, ou autres sociétés pratiquant des prix « entendus ».
  7. Spéculation sur les matières premières, loi de l’offre et la demande, avec des pratiques d’entente, non déclarées, évidemment.

L’économiste Keynes,  prôna dans ses théories donc l’intervention de l’Etat dans ces périodes difficiles, afin de jouer un rôle de régulateur.

De nombreux économistes ont tenté de modéliser des théories sur les caractères cycliques de l’économie

Cycles courts  :Le cycle Kitchin (3 à 4 ans) et le cycle Juglar (8 à 10 ans)

Cycles longs  : Kuznets (15 à 25 ans) et le Kondratieff (40 à 60 ans)

Plus d’information ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_%C3%A9conomique

Chômage, précarité et augmentation des prix

Trois facteurs essentiels pour comprendre la croissance :

  • la consommation
  • l’épargne
  • l’investissement.

En période de crise, lorsque les consommateurs ont des moyens réduits de consommation, celle-ci tend généralement à baisser. Et de ce fait, les revenus des entreprises baissent eux aussi, ce qui entraîne des licenciements et dans le pire des cas des dépôts de bilan et faillites.

Avec l’augmentation des prix, les consommateurs portent donc leur attention sur l’essentiel, ce qui impacte de manière générale le système économique.

Par conséquent, le déséquilibre actuel observé entre demandes et offres d’emplois, se traduit par un chômage élevé et croissant. Cela maintient en général, des salaires faibles pour la majorité des classes pauvres et moyennes.

Au niveau des investissements, les capitaux risqueurs deviennent frileux en période de crise, et restent prudents.

Pour ce qui est de l’épargne, de plus en plus de ménages se dirigent vers une épargne négative, c’est à dire avec de l’endettement.

L’explosion des prix des loyers ou du coût d’acquisition des biens immobiliers renforce la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs.  Ces derniers ont recours au crédit et à l’endettement pour financer leurs dépenses quotidiennes, leur salaire ou indemnité chômage ne suffisant plus.

Progrès technique et mondialisation

La modernisation et l’évolution de l’informatique ont permis de détruire de nombreux emplois dans les secteurs primaires (agriculture) et secondaire (industrie).

Le secteur tertiaire (services) a bénéficié jusqu’à 2008, avant la crise financière de ce regain d’emplois. Un phénomène aujourd’hui qui a bel et bien trouvé ses limites.

D’autres part, avec la mondialisation rapide depuis ces quinze dernières années, de nombreux arbitrages ont eu lieu au profit de production délocalisée en Asie, en Inde ou dans d’autres pays de Tiers Monde avec des coûts de main-d’oeuvre beaucoup moins élevés.

Aujourd’hui une crise financière globale, monétaire et immobilière.

sub primesDepuis 2008, la crise des Subprimes (secteur des prêts hypothécaire) avec celle des dettes souveraines (Etats), des CDS ont d’abord commencé à faire plonger les bourses mondiales avec les banques.

Et cela, bien avant que les consommateurs puissent en sentir les véritables effets d’aujourd’hui : chômage, salaire maintenus en baisse, précarité et hausse des prix.

Maintenant, ces dettes souveraines extérieures colossales font peur, voici le palmarès des dettes des états :

USA : 16 035 165 000 000 $ (2012) / 100 % du PIB

Union Européenne : 13 720 000 000 000 $ (2010)

Royaume – Uni : 8 981 000 000 000 $(2010) / 80 % du PIB

France : 4 698 000 000 000 $ (2010) / 87 % du PIB

Allemagne : 4 713 000 000 000 $ (2010)  / 83 % du PIB

Espagne : 2 409 000 000 000 $ (2011) / 80 % du PIB

Italie : 2 223 000 000 000 $ (2010) / 120 % du PIB

Grèce : 532 900 000 000 $ (2011) / 150 % PIB

Il est important de relativiser ces chiffres rapporté au Produit Intérieur Brut : le PIB

Une crise qui s’étend dans l’Europe toute entière

Aujourd’hui le cas de la Grèce avec son taux de chômage record, est pointée du doigt par les médias.

Avec les nombreuses mesures financières qui ont été mises en place par le gouvernement, on ne peut que constater les dégâts sur une population entière. Ces mesures d’autérités, ne se déroulent pas en général dans le calme, les citoyens à bout, pris de paniques et en otages par les mesures gouvernementales.

A quoi devons-nous nous attendre ?

Le cas Grec est aussi inquiétant que riche en enseignement.

Mesures d’austérité sur mesures d’austérités, afin de ralentir la croissance de cette dette souveraine déjà  abyssale, auront le même impact sur les citoyens des pays voisins, dont la classe moyenne est actuellement le coeur de cible.

Il ne faut pas se leurrer.

Ces changements risquent fort probablement de s’effectuer à court terme et tôt ou tard et de la manière la plus difficile à vivre.

Car cette crise, fera prendre conscience aux gens qui ne sont pas encore préparés, qu’apprendre à véritablement devenir autonome, connaître les règles essentielles en survivalisme relatent uniquement du bon sens et de l’observation.

L’exemple de la Grèce avec le retour à la terre et à une simplicité volontaire, est une illustration concrète de la nécessité d’acquérir des compétences, des savoir-faire obligatoires (comme la permaculture) et vitaux pour ceux qui s’en sortent le mieux en période de crise économique majeure.

Bruno
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 




 

Recherches populaires vers cette page :

  • crise économique définition (331)
  • définition crise économique (157)
  • définition de la crise économique (155)
  • crise economique (80)
  • la crise définition (28)
  • crise économique def (21)
  • la definition de la crise economique (18)
  • definition d\une crise économique (17)
  • crise définition économique (16)
  • définition la crise économique (16)

One comment

  1. nonom dit :

    La crise n’existe pas pour tout le monde … en fait pour certain c’est même plutôt l’inverse :

    http://www.laplumeagratter.fr/2015/01/20/leur-tres-grosse-entreprise-ne-connait-pas-la-crise/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *