Faire pousser ses légumes bio sans jardin

Ville, petits appartement, manque de place

En ville, les logements ressemblent à des cages à lapins. Plusieurs étages d’appartements plus ou moins vieux, parfois avec un minuscule balcon.
Certains ont la chance d’avoir une toute petite terrasse, ou un très petit bout de jardin.

En cas de problème très grave (mouvements sociaux avec grèves interminables, guerre civile, IEM,…) il saute aux yeux que l’on n’a pas du tout la place pour faire pousser de la nourriture.

Ceux qui vivent dans les villes, sans avoir beaucoup d’argent vont souffrir plus que les autres.

Quand on a assez de terre pour faire pousser soi-même, les fruits et légumes coûtent entre 50 et 700 fois moins chers, selon les espèces. Vu l’aggravation de la crise économique, avec l’effondrement de l’Euro qui s’annonce, faire pousser sa nourriture est une solution pour s’en sortir mieux que les autres.

Ville, petits appartement, manque de place

Vue d'une façade d'immeuble et de la taille des balcons

Normalement sur un balcon standard, il n’y a la place que pour faire pousser quelques plantes. 35 centimètres entre chaque salade, ça permet de faire pousser 15 salades par balcon…

Autant dire, rien.

Normalement…

… Je me suis dit qu’il y avait peut être un moyen pour faire pousser quand même.

J’ai déjà vécu plusieurs années dans des appartement trop petits. Ca devenait supportable et même agréable, quand il y avait plein d’étagères ajoutées. Ca libérait énormément de place en rangeant tout contre les murs, en occupant de très petites surfaces au sol.

Quand on regarde de loin un immeuble, en fait, c’est une solution pour entasser plein de surfaces vivables sur la place d’une seule surface vivable.

Il fallait que je teste pour savoir si on pouvait faire pousser de la nourriture sans place au sol…

Ta daaaaa !!!!

Ca marche !

Ces petites étagères en métal m’ont coutées chacune à peine 14,50 euros à la bricaillerie du bas de la rue. Elles sont presque aussi grandes que moi, durent dehors sous la pluie au moins dix ans. Sur une surface au sol où je n’aurais pu planter que 3 ou 4 salades en pleine terre, j’ai calculé que je pouvais en mettre 30 par étage.

Je pensais à faire une rotation en plantant toutes les deux semaines plusieurs variétés de salades, puis mettre sur l’étagère du haut, en plein soleil les plus grandes salades, pour les laisser finir de pousser en prenant toute la place dont elles ont besoin.

Bon. Je me suis planté. 150 salades sur une seule étagère, dans des petits pots (ici, des bouteilles en plastique), c’est trop. Les salades n’ont vraiment pas atteint la taille qu’elles auraient du avoir.
Je suis en train de retester avec des pots plus larges. Les salades ont déjà un meilleur aspect. Apparemment elles grossissent rapidement seulement si elles ont de la place autour. Je comprends mieux pourquoi il faut les écarter de 35 centimètres.

Du coup, au lieu d’en mettre 30 par étagères, je retente avec seulement 9 salades maxi par étagère. Je n’ai pas encore assez de recul sur l’expérience, mais ça semble déjà beaucoup mieux pousser.

 

Sur l’étagère du haut, dans de toutes petites boites de conserve de pâté pour chien, j’ai planté une trentaine de graines de haricots.

J’ai remarqué dans ma première tentative pour faire pousser des haricots en pot, que la plante prenait très peu de place. Il fallait que je teste avec de très petits pots.
Le premier essai a poussé étonnement vite, et a donné des haricots en moins de 2 mois.
Le plant de cette photo a 8 jours. Il est déjà plus grand que ma main.

Les haricots semblent être des légumes intéressants pour les petites surfaces.

Les bouteilles carrées, coupées sur toute leur hauteur contiennent des radis de 18 jours.

Le goût est incroyable en comparaison avec ce qu’on trouve dans les magasins.

Et la récolte se fait à peine trois semaines après avoir semé, c’est trop rapide, trop bien !

Sur deux ou trois étagères, par rotation, on peut avoir une production permanente.
Il existe aussi des variétés qui poussent l’hiver.

 

Certains balcons sont tellements petits qu'il faut faire des choix pour le remplir : une grande table ou un potager

A priori mes tests sont très prometteurs.

Je pense que sur une petite surface on peut faire pousser de quoi améliorer sensiblement l’ordinaire d’une petite famille qui n’a pas trop d’argent, ou qui veut manger de la bonne nourriture bio, ou les deux.
A la place d’une grande table, il suffit de mettre plein d’étagères.

Une petite terrasse comme celle-ci pourrait donner un très beau rendement :

Certaines variétés de légumes n’ont pas besoin de beaucoup de lumière. Elles devraient se plaire à l’intérieur, dans une pièce. En plus à température constante. Par contre, dans ce cas, je crains que l’humidité pose un problème de champignons, de moisissure sur le papier peint autour.
Peut être qu’en arrosant très peu, sans détremper la terre, on peut obtenir un bon petit rendement à l’intérieur sans inconvénient.

Comme je ne crois que ce que je vois, il faut que je teste aussi. 😉

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

  




 

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31 comments

  1. Anonyme dit :

    en voyant les photos, je note juste que nous sommes voisin…. 🙂

  2. meli dit :

    tu peux essayer de faire pousser des champignons de paris aussi, dans un endroit obscur ou une boite, je crois que c’est facile

  3. Bruno dit :

    Bonjour à vous,

    A Anonyme, désolé de vous répondre aussi. Le temps me manque. Vous êtes à quel endroit ? 🙂

    @meli : nous travaillons dessus !

    A bientôt !

  4. jardinière novice et reverai d'etre autonaume !!!! dit :

    salut !

    je me jette cette annee dans le jardinage en ayant la ferme intention de bouffer tout ce qui en ressortira !!!

    ton idee pour les radis et les salades sont au top !

    mais peux tu me guider ?

    1/ la salade alors ca a donné quoi dans les boites et en les espacant ? ont elle eu une taille normal ? je voudrais tenter de les mettre dans des bouteilles deau coupées

    2/ les radis ca a marché dans les bouteilles doasis donc la profondeur de terre c’est 8 cm , moi je les ai mis dans une cagette avec 8 cm de terre , qu’en penses tu ?

    3/ les haricots , les as tu laissés dans ton pot de conserve ? si oui tu as eu une recolte normale ? ca aussi j’ai envie de le faire

    j’essai de garder un maximum de place en terre pour les melons et aubergines et tomates et met tout ce qui peux tenir en bouteille boite et pots.

    super ton blog j’adhère completement
    merci pour ta réponse

  5. Alexandre dit :

    Hello

    Pour les salades, j’ai ressemé 4 variétés il y a seulement trois semaines, donc tout est encore trop petit.
    Par contre, j’ai été très agréablement surpris de voir à la fin de l’hiver les petites pousses de restes de salades de l’année dernière, se mettre à grandir d’un coup. Du coup je les ai replantés dans des pots plus grands et apparemment la taille du pot a une énorme influence sur la croissance des salades. Elles grandissent très vite.

    Une salade est même en train de repousser à partir du petit bout de racine qui était restée plantée dans le sol après la cueillette.

    C’est toujours des pots de récup d’un beau volume avec des emballages alimentaires : boites de croissants, barquettes de viandes, de fruits et légumes frais, des pots de fromage blanc d’un kilo, des bouteilles de 5 litres…
    Maintenant j’utilise même les bouteilles de javel de 5 litres. Un bon rinçage au lieu de les jeter, et voilà encore un pot gratuit.
    Une seule salade par pot, ça semble très bien marcher.

    Pour les radis il existe de nombreuses espèces avec des tailles très différentes.
    Les petits, comme des billes de 2 centimètres peuvent pousser dans les bouteilles de banga.
    Pour les radis de 18 jours, j’utilise des bouteilles de 5 litres. Il suffit de ne pas mettre trop de graines, pour que chaque radis ait la place de pousser.

    Pour les radis noirs, plus gros, à croissance plus lente, et qui normalement ont besoin de 20 centimètres entre chaque plant, j’utilise de vraies petites jardinières en plastique, premier prix.
    Je vais bientôt tester avec des fonds de bouteilles d’eau, un radis noir par bouteille.

    Les haricots en conserve sortent de terre depuis la semaine dernière. J’ai planté une cinquantaine de graines dans des conserves de toutes les tailles, pour pouvoir comparer. Des petites de 250 gr, de 500 gr, d’un kilo, de deux… À 200 mètres de chez moi, plusieurs soirs par semaine, un camion de pizza jette des boites de conserve de 5 kilos de sauce tomate. Des fois 4 par soir.
    A priori ça fait de solides pots gratuits parfaits pour les tomates, les aubergines, les melons…

    Quand on fait pousser soi-même, la grosse dépense c’est les pots.
    Mais si on utilise des pots gratuits, on peut se permettre d’acheter des gros sacs de terreau de marque et plein de sachets de graines en ne dépensant presque rien.

    • ColorfulVoid dit :

      Je compte faire mon potager sur le balcon cette année, à partir de pots traditionnels récupérés chez la famille, des pots récup comme ici, et des graines de légumes gracieusement offertes, pour réduire les coûts. Bonne idée les bouteilles coupées en deux dans la longueur !
      Pour optimiser encore plus l’espace dont on dispose, on peut faire des colonnes de bouteilles d’eau : couper le bas de la bouteille, faire un petit trou dans le bouchon, remplir de terre, empiler à l’envers, couper une fenêtre dans le flanc de chaque bouteille et y mettre les plants, arroser par le haut de la colonne ou par une bouteille « réservoir » et l’eau descendra toute seule dans le reste des bouteilles ! Ne pas oublier des trous de drainage sur la bouteille du bas pour laisser l’eau en surplus s’échapper.

      Je sais que cet article date d’1 an mais avez-vous continué vos cultures ? Lesquelles ont le mieux marché ?
      Aviez-vous percé des trous dans vos boîtes de conserves ?
      J’ai un balcon orienté plein sud alors je compte également planter des tomates ! Je cherche des grands sacs en toile de jute afin d’essayer de faire pousser des pommes de terre et des carottes, et je vais essayer avec des grands sacs de supermarché, à voir s’il faudra les bomber avec un vernis anti-uv pour éviter qu’ils s’abîment au soleil…

      • Alexandre dit :

        En expérimentant avec des bouteilles j’ai pensé que l’on peut aussi les utiliser dans le sens normal, le goulot en haut. Deux petits trous pour y passer une ficelle pour suspendre la bouteille.
        Un trou juste un peu plus gros pour laisser passer la tige de la tomate et pour l’arrosage. Pas trop gros pour limiter l’évaporation. Ca je n’ai pas encore testé. Je vérifie cette année si ça marche bien.

        Eventuellement dans le goulot, on peut enfoncer solidement un tuteur, pour les plantes que l’on veut laisser pousser vers le haut, dans des bouteilles de plusieurs litres.

        Tous les pots doivent obligatoirement laisser partir le trop plein d’humidité. Donc, si c’est du métal ou du plastique, il faut percer en bas. Pas forcément en dessous. Moi je perce en bas sur le côté en laissant une toute petite réserve d’eau. Mon micro-climat marseillais est généralement beaucoup trop sec.

        Je crois que je vais abandonner l’idée de faire pousser en pot des légumes racines (carottes, betteraves, pommes de terre…) qui ont besoin de profondeur pour avoir un rendement raisonnable.

        Aucun pot, aucun emballage n’est destiné à durer très longtemps. Tout s’abime avec l’eau, le soleil, le froid… je crois qu’un traitement n’est pas utile. Il vaut mieux d’année en année jeter et renouveler ce qui était abimé, plutôt que d’employer des produits chimiques, à mon avis. On en avale déjà suffisamment assez.

        Une dernière chose, les fleurs.
        A partir de cette année, j’en plante aux pieds des arbres et je laisse tomber quelques graines à côté des légumes, pour avoir des fleurs qui attirent les insectes pollinisateurs, pour avoir plus de fruits. En plus c’est joli.

        • ColorfulVoid dit :

          Effectivement il y a une multitude de bidouillages économiques qui peuvent marcher pour la culture hors-sol 😉

          Je vais essayer avec des sacs intacts, on verra s’ils supporteront le soleil d’été. Sinon ce ne sont pas les contenants les plus chers à renouveler !

          Je vais moi aussi planter quelques fleurs, surtout de jolies comestibles et/ou qui profitent aux légumes (bourrache, capucines…).
          L’astuce de la bouteille coupée va peut-être me servir pour faire un peu d’engrais vert: j’ai énormément de graines de trèfle, en jardin on peut faire pousser ceux-ci puis les couper et les enfouir pour enrichir le sol ! Comme je n’ai pas de pot en surplus j’utiliserais les bouteilles (surtout que les racines de jeunes trèfles ne doivent pas être très longues).

      • Ritz dit :

        On peut se servir de sac de poubelle ça va aussi en mettre 2 pour la solidité et dans le sens largeur

  6. laetitia dit :

    bonjour j’ai des pousse de radis qui sorte de terre de mon carré potager mais j’ai des petit champignons qui sorte aussi de terre je ne ses pas si faut les enlevé ou les laissé

    • Alexandre dit :

      Les espèces ne prennent pas vraiment les mêmes éléments nutritifs dans le sol, donc je dirais qu’elles ne sont en concurrence… mais personnellement j’arracherais quand même les champignons, à moins de les y avoir volontairement mis moi-même dans les précédentes cultures.

      Des champignons qui poussent tout seul, sont envahissants, qui peuvent ressembler à des variétés comestibles, qui peuvent concentrer des substances toxiques,… si je n’ai pas décidé moi-même d’en planter, je les arracherais.

      Un chiot appartenant à ma mère est mort il y a environ deux ans. L’autopsie n’était pas claire, mais il semblait y avoir des champignons dans son estomac, ce qui correspondait à une période ou le jardin était infesté de champignons, d’un coup.
      … donc j’ai des à priori très négatifs sur les champignons. Moi, j’arracherais, puis immédiatement je me laverais bien les mains.

  7. soraya dit :

    bonjour,
    j’essaye de planter des salades en intérieur. Pour le moment elles poussent bien mais j’ai remarqué qu’au soleil elles fanent et dès que je les mets à l’ombre, ça va mieux… Je suis un peu perplexe parce qu’apparemment les salades ont besoin de soleil.
    Vous avez constaté quoi de votre côté ?
    Merci !

    • Alexandre dit :

      Le soleil derrière des vitres n’a pas exactement le même effet que le soleil direct. Par exemple, on connait presque tous les objets en plastique fondus laissés dans une voiture au soleil.
      … donc, en fonction de la réverbération, de l’effet de serre, de la température, chez vous la meilleure place semble être à l’ombre.
      Les règles générales doivent être un peu adaptées au cas par cas.

      Cette année j’ai commencé à semer il y a seulement deux semaines. Les 4 bacs de différentes variétés de salades ont une pousse que je trouve impressionnante, en comparaison du souvenir des années précédentes. Elles sont dans une pièce chauffée où il fait noir presque toute la journée.
      L’activité solaire et le champ magnétique terrestre sont en profond changement depuis quelques années. Les pôles se déplacent et le bouclier magnétique au-dessus de l’europe a déjà perdu 15% de sa puissance.
      C’est peut être la causse de l’étonnante vitalité des plantes dans l’obscurité et leur moins bonne santé en plein soleil.

  8. NATHALIE dit :

    Bonjour,
    Et qu’Est-ce que vous avez pris pour mettre dans les pots svp ? De la terre en sachets ou du simple terreau ? Vous y mettez quoi pour les nourrir vos plantes, de l’engrais ou du fumier ?

    • Alexandre dit :

      De la terre ordinaire du jardin, enrichie de seulement quelques poignées de terreau de magasin.

      Maintenant au lieu d’utiliser un composteur, tout ce que je coupe (qui ne contient pas de piquants ni de graines de mauvaises herbes) va directement au sol ou dans les pots, en petits morceaux. En plus de laisser des nutriments sur place, ça fait un paillage qui empêche la terre de mourir de sécheresse sous ce soleil fou.

      Je ne cultive jamais deux fois le même type de plante dans un même pot, puisque les plantes ne prennent pas les mêmes éléments dans la terre.
      Pour savoir ce qui était avant dans le pot, c’est facile : quand une plante meurt, je ne l’arrache pas immédiatement. Elle reste à se dessecher dans le pot jusqu’à ce que j’ai besoin de lui et de sa terre. Donc, je vois de suite si c’est le même type de plante ou pas.
      Je sors toute la terre, je casse les mottes dures, en mélangeant avec quelques poignées de terreau du commerce, puis je replante.

      • Alexandre dit :

        … et depuis deux mois seulement j’ai commencé à ajouter du fumier de cheval, sec depuis plusieurs mois, éparpillé en fine couche.
        Pour le moment je ne suis pas convaincu de l’amélioration. C’est plutôt le contraire. Les radis par exemple ont curieusement commencé à se dessécher bien avant la canicule, quelques jours après la très fine couche de fumier.
        L’année est trop bizarre du point de vue de la météo et des épandages extrèmements massifs presque quotidiens de milliers de trainées chimiques persistantes dans le ciel, qui ont la particularité de stopper la croissance des plantes.

        Donc, pour le moment, pour le fumier je n’ai pas assez de recul. Je dois me contenter de ce qui était prétendu par nos ancêtres, dans leurs livres.
        Nos ancêtres n’ont pas toujours eu raison. Des fois leurs pratiques et croyances étaient encore plus dangereuses que les nôtres.
        Je préfère presque tout vérifier par moi-même.

        • Clovis dit :

          Le fumier est un amendement organique qui a besoin d’être dégradé par les microorganismes et doit être apporté en automne, retourné par bêchage avant de pouvoir servir d’engrais naturel pour la saison qui vient.

          Mais sa première fonction est d’améliorer les structures physico-chimiques mêmes du sol et de dynamiser biologiquement celui-ci.

          Attention. La dose maximale est 20t /ha = 2 kg /m2.

          Car sur-concentré en NO3-, l’azote nitrique brûle les racines de n’importe quels légumes ou graminées. (Ceux qui ont un gazon et un chien savent que la simple urine crame irrémédiablement toute herbe.)

          Également donc, ne JAMAIS incorporer de fumier au printemps dans un jardin. Les radicelles des plantes ne prennent pas !

          En cours de saison, le meilleur engrais naturel qui soit est le purin d’orties :

          Recette pour dix litres. Ramasser 3 kilos d’orties. Mettre dans un seau avec 10 l d’eau. Laisser fermenter pendant 2 semaines à l’air ambiant. Réserver le liquide obtenu en bidons fermés.

          Attention. Utiliser le substrat obtenu dilué avec 3 à 5 volumes d’eau pour donner un coup de fouet aux plantes (et non tel quel pur car riche en azote).

          Pour le purin de prêle des champs, recette idem.

          Pour les arbres fruitiers et les vignes,
          il est très intéressant de traiter le feuillage avec un pulvériseur plusieurs fois par saison à partir de fin avril avec le substrat d’orties
          MAIS dilué à 15 volumes d’eau.

          Riche en silice en minéraux et oligoéléments cela renforce la capacité de résistance des feuilles aux maladies cryptogamiques et incommode les parasites ravageurs ( l’odeur est très forte !).

          • Clovis dit :

            Utilisé depuis des siècles, la divulgation de recettes de purins naturels et leur vente ont été interdits par Bruxelles aux ordres de la toute puissante mafia agrochimique :

            http://www.reporterre.net/Au-royaume-de-l-Absurdie-la-guerre

            « Le mouvement de protestation est né de la guerre de l’ortie, une mobilisation qui avait fait suite à l’interdiction du livre d’Eric Petiot, Purin d’orties et Cie. En 2006, le domicile du paysagiste a été perquisitionné. Motif ? Diffusion de connaissances sur un produit non homologué : le purin d’orties. La loi d’organisation agricole de 2006 interdit en effet la publicité et la divulgation de recettes sur des produits phytopharmaceutiques non homologués.

            De nombreux collectifs d’agriculteurs dénoncent alors une confiscation du savoir. Ils y voient une stratégie des firmes agro-alimentaires pour breveter leurs recettes ancestrales et générer ainsi du profit à leurs dépens. Leur mouvement alors appelé « guerre de l’ortie » permettra l’apparition de la notion de PNPP dans la loi de l’eau de décembre 2006, censée faciliter les homologations. »

            ….

            Idem pour le silicium organique, le G5, de Loic Le Ribault inspiré par les extraits d’orties. Il a été assassiné depuis, après avoir été perquisitionné puis condamné parce qu’il guérissait les gens avec trois francs six sous.
            Il s’était alors exilé en Irlande pour fuir la persécution du cartel de l’industrie médicamenteuse et du Ministère de la santé qui lui a toujours refusé l’Autorisation de Mise en Marché.)

            http://www.bienfaitsdusilicium.com/t%C3%A9moignages-1/

  9. Matthieu dit :

    Bonjour !
    Merci d’avoir partagé tout ça !
    Je me pose une question. Si la culture se fait en appartement, il fait forcément une température différente par rapport à l’extérieur. Est-ce qu’on peut donc planter des légumes de printemps en hiver par exemple ? Je m’imagine déjà planter des tomates en décembre, mais je me fais peut-être des idées… Il existe des lampes UV pour faire pousser (en général des choses qui ne se mangent pas), peut être qu’elles donneraient de belles tomates dans un placard sans soleil ?
    Si jamais vous avez des réflexions sur ce sujet, je suis preneur.
    Et bonne continuation !

    • Alexandre dit :

      Hello
      On peut tout faire pousser totalement hors saison. C’est justement ce qu’on trouve dans les supermarchés. Des melons en hiver par exemple. Sans goût, sans la maturité donnée par le soleil. Avec une texture poudreuse berk.
      Et à un prix délirant. Il faut des serres, les chauffer. Eventuellement il faut des projecteurs, avec les ampoules spéciales, qui consomment pas mal.
      Ca n’est pas forcément un bon plan de faire pousser hors saison, mais c’est possible.
      Il y a des solutions à tout. Par exemple pour polliniser les tomates totalement hors saison ou en intérieur, sans pollinisateurs, il suffit de secouer très doucement les fleurs du bout des doigts. Elles sont autofertiles.

  10. cuiguillere dit :

    Bonjour,
    d’ abord merci de faire part de vos expériences
    J’ai fait pousser des tomates red robin et des salades bowl dans 2 grandes jardinières rectangulaires contre une porte fenêtre pendant tout l hiver ça a très bien marché et le goût était au rendez-vous.
    Septembre 2014, j’étale sur le jardin (terre complètement usée par l agriculture intensive) 1 m cube de fumier de cheval presque frais (gratuit dans les centres équestres)en une bande de 0.5m de large et hauteur 30 cm.Mars 2015 semis de moutarde à l’intérieur du fumier.ça pousse très bien attention aux oiseaux.Fin mai je sème des zinnia et là profusion de fleurs et de verdure
    j ai perdu 30 ans de ma vie sur des idées fausses.
    Testez testez encore vous serez surpris de certains résultats !

    Bonne continuation à tous

  11. Julie dit :

    Bonjour ! Cet article est super intéressant…depuis le temps que la démarche de production de ses aliments m’interpelle, voir une telle réussite me donne encore plus envie d’en apprendre davantage !! Mais en ville c’est serré, c’est compliqué…et ça prend du temps. J’ai plein de questions, est-ce que tu serais d’accord de me raconter de façon plus détaillée cette « aventure » (par email par exemple) ? Combien de temps tu as mis à te décider par exemple ? Est-ce qu’il faut vraiment avoir la main verte ?
    J’aimerai bien comprendre (et peut-être me lancer mais ça fait peur haha!) Merci pour ta réponse 🙂

    • Alexandre dit :

      Bonjour,
      Il faudra te contenter des articles publiés et creuser un peu plus par toi-même sur internet, s’il te manque des informations pour commencer.

      Je ne suis vraiment pas en forme. J’ai plusieurs centaines de mails en retard de réponse depuis presque trois mois. Je ne tiens pas assez longtemps devant un ordinateur pour pouvoir me lancer dans des conversations privées.
      😉

      • Julie dit :

        Bonsoir ! Merci pour ta réponse que je ne l’avais pas vu du tout !!
        Je comprends, tu dois être beaucoup sollicité…en fait depuis novembre je me suis renseignée, et maintenant j’ai décidé de faire mon mémoire de recherche (de sociologie) sur les citadins qui font leurs légumes comme toi, chez eux. Du coup je fais des entretiens d’une heure et demi avec des personnes concernées, et je t’avoue que ça ne courre pas les rues….Donc c’est vrai que si, par le plus grand des hasard, tu as un moment à m’accorder, la recherche et moi-même serait t’en serai très très reconnaissante !! 🙂

  12. Ludivine dit :

    Salut !

    Dans votre article, vous parlez de plantes/légumes qui pousseraient bien sans avoir besoin d’énormément de soleil.
    Je vis dans un appartement situé plein nord. Il y fait clair mais j’ai rarement -voir jamais, de soleil. J’aimerais néanmoins entamer un projet de « micro-potager » sur mon balcon ou dans ma cuisine.
    Avez-vous fait un article qui traiterait du sujet ?

    En vous remerciant !

    • Alexandre dit :

      Il ne faut pas avoir des attentes trop grandes quand on a peu de place.
      La production sera faible. Certaines plantes grandissent et produisent très vite, en quelques mois, comme les tomates, mais ce n’est pas un cas général. Les choux par exemple se sèment plutôt pour récolter l’année suivante.

      Et même en intérieur il y a aussi pas mal de perte. Bien que la température soit stable, l’arrosage parfaitement maitrisé, il arrive souvent de perdre plein plein plein de semis et jeunes plantes.
      Il faut de la place.

      … mais si vraiment, sans autre possibilité, si je devais obligatoirement cultiver en intérieur, dans un bâtiment pas prévu pour, je pense que rapidement je peindrais en blanc les murs et le plafond, pour augmenter la luminosité naturelle. Le soleil est l’énergie dont les plantes ont besoin pour grandir, quand les conditions de chaleur et d’humidité sont réunies.
      Je poserais aussi plein de miroirs sur les murs.

      • Ludivine dit :

        Ma cuisine est déjà blanche de partout. J’ai tout de même une belle luminosité en journée, mais comme je vous l’ai déjà dit, je n’ai pas de soleil à proprement parlé.
        J’aimerais bien faire pousser quelques petites choses, peut-être commencer par des plantes aromatiques et/ou quelques légumes qui n’auraient pas besoin d’énormément de soleil (des idées ? les tomates ont sans doute besoin de plus de soleil)…
        Bref, l’envie est là. L’année passée, sur l’appuie de fenêtre extérieur coté rue, j’avais fait quelques semis avec des graines qu’une amie m’avait donné, ça avait bien prit… mais il y a eu canicule, et je n’ai pas été présente deux jours. Tout à cramé. Je n’abandonnerai pas !
        Et je continuerais à venir puiser des idées et conseils en tous genre dans vos nombreux articles.

  13. andree solbes dit :

    je trouve génial de faire pousser les légumes dans des boites de conserve et des bouteilles je voudrais avoir votre blog

  14. Coccinelle dit :

    Bonjour !
    Super toutes ces idées ! Je suis dans la même démarche déjà depuis bien longtemps et d’accord sur de nombreux points.
    Quelques retenues toutefois … par exemple, cultiver dans des bouteilles plastique : contrôlez-vous la qualité de la bouteille ? Beaucoup de celles-ci dégagent des substances toxiques. Bien vérifier sous la bouteille et sur l’étiquette la matière utilisée. Eh oui ! On nous vend même de l’eau minérale dans des bouteilles dangereuses …CQFD
    Pour revenir au fait de remuer la terre avant de la réutiliser : pas bon !!! Les micro-organisme « aerobies » qui vivent en surface et sont très utiles ont besoin d’air et d’autres qui sont « anaérobies » vivent plus profond dans le sol et meurent si vous les mettez à la surface car ils ne supportent pas d’être à l’air. Alors, triturez la terre de vos pots mais ne la retournez pas. C’est le problème du bêchage dans les jardins, on fait souvent cette erreur et en perturbant tous ces micro-organismes, vous perdez un équilibre de votre substrat qui, du coup, sera moins riche pour vos plantes.
    Bon courage ! Continuez ! (au fait ! toxicité des boîtes de conserves qui pour beaucoup, sont enduite intérieurement de plastique pas toujours inoffensif … et pourtant, elles contiennent des aliments !)
    Préparons-nous car tout cela ne pourra pas continuer longtemps …
    Notre société marche sur la tête. Moi je préfère me servir de mes pieds !!!

    • Alexandre dit :

      Et oui, malheureusement les bouteilles en plastique et l’intérieur des boites de conserve contiennent le même perturbateur endocrinien, mais je n’ai pas encore pensé à regarder la toxicité du plastique des pots pour les plantes, je pense que c’est très nettement pire, puisque pas prévu pour un contact prolongé directement avec des aliments.

      Je ne fais pas que remuer la terre, en fait, je la mélange à celle d’autres pots ayant contenu d’autres plantes. Toutes les espèces ne prennent pas les mêmes éléments dans le sol et y ajoutent des éléments différents. Donc, c’est bien de faire une rotation.
      En mélangeant plusieurs terres d’aspect différent ça augmente nettement la variété de micro-organismes dans le sol, donc la capacité à nourrir les plantes et à les protéger d’un déséquilibre qui favorise certaines maladies.

      Je crois que pour les pots, justement retourner et casser la terre est une excellente chose. On évite les couches dures comme de la pierre qui se forment à une vingtaine de centimètres de la surface après deux ans d’arrosage. La terre (pas celle des magasins, la vraie) se tasse vite et devient imperméable. C’est justement le principe que l’on voit en grand, en vrai, qui explique toutes ces nouvelles inondations hyper violentes. C’est à cause des mauvaises techniques de l’agriculture intensive qui a durablement tassée la terre en la rendant imperméable en profondeur.
      Un pot contient temporairement des plantes. Il n’y a pas le souci d’organiser un écosystème définitivement durable.

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