Des pots à semis 15 à 30 fois moins chers

Semer dans des verres en plastique

Vous avez certainement vous aussi remarqué le prix complètement délirant des pots à semis. Même si j’étais riche je n’en achèterais pas, parce que c’est très clairement de l’argent très mal utilisé, gaspillé.

Les graines se fichent totalement de l’aspect des pots dans lesquels elles poussent.
Il suffit que ce soit la bonne taille pour l’espèce, que ce soit le bon moment pour planter donc que la température soit bonne, et qu’il y ait de l’humidité.

Pas la peine de dépenser une fortune dans des pots en matières biodégradables de très hautes technologies en plastique soit-disant bio, où que les feignants peuvent mettre en terre sans dépoter, ou des godets super décoratifs hors de prix…

La vérité, c’est ça :

Réutiliser ses emballages alimentaires au lieu de les jeter, pour y faire pousser de la nourriture gratuite

Des boites de croissants, de gâteaux, des barquettes de fruits et légumes, des barquettes de viande…

Les graines poussent dans n’importe quoi, quand c’est la bonne saison. C’est presque seulement une question de température et d’humidité.

Semis de courgettes dans une barquette de viande hachée sauvée quelques mois de la poubelle

Il suffit de faire quelques gros trous pour laisser sortir le trop plein d’eau qui ferait pourrir les plantes.

J’ai déjà commencé à vous montrer comment faire dans quelques articles :

… mais aujourd’hui on va viser le niveau bien au dessus, et toujours presque sans rien dépenser en utilisant de simples gobelets jetables, premiers prix, très légèrement modifiés.

Les avantages sont les suivants :

  • Chaque graine a son propre pot.
    Les manipulations, le repiquage, tout devient simple et rapide.
    Puis les échanges, les cadeaux, sont énormément facilités. On attrape un verre, on écrit dessus la variété, la date de semis, et c’est déjà prêt.
  • Le fond blanc est pratique pour écrire.
  • Ca ne prend pas de place. On peut en mettre 30 d’un coup dans une seule cagette (recyclée et gratuite aussi).
    La cagette empêche les pots de se renverser au moindre courant d’air. Celles en plastique ne craignent pas l’humidité, on peut arroser rapidement comme un bourrin en deux coups d’arrosoir.
  • La taille est suffisante pour faire pousser même des plantes qui grandissent très vite (courges, melons…) et permet de ne pas être obligé de repiquer ses plants de tomates avant au moins un mois et demi. Le gain de temps est colossal.
  • Les plusieurs centimètres de terre gardent assez bien l’humidité. Les semis supporteront une journée d’absence sans pouvoir les arroser, si cet été la canicule frappe encore.

Que des avantages, donc.

Les plus fauchés, ou les plus radins-malins, ou les plus écolos, peuvent réutiliser les gobelets qui ont déjà servi pour boire, donc là, ça devient gratuit.

Il suffit de faire quelques gros trous pour l’évacuation du trop plein d’eau, pour éviter de noyer les plantes, de faire pourrir les racines, de risquer la fonte des semis à cause d’un excès d’humidité qui favoriserait les champignons…

Les simples coups de cuter ne sont pas suffisants. Lorsqu’on met la terre, ou le terreau, ou la tourbe, le pot se remet en position et referme les trous. Donc l’eau stagne.

Il ne faut pas se contenter d’entailles, il faut vraiment enlever un morceau. Ou deux, ou trois c’est mieux.

Utiliser des objets coupants, en tournant, sur des gobelets fins qui se tordent tout le temps, ce n’est ni pratique, ni rapide, ni sécuritaire.

Je préfère utiliser un simple fer à souder.
C’est un achat qui vaut le coup. On dirait que ces appareils sont increvables. Le mien est un premier prix acheté il y a presque 30 ans et qui fonctionne toujours. Vu le prix très excessif des godets à semis, dès la deuxième utilisation vous commencerez à faire du bénéfice.

100 verres en plastique, ça part très très vite. Si vous trouvez des lots encore moins chers par 300, 500 ou 1000, c’est un bon achat.

Fabriquer des pots à semances avec des verre en plastique premier prix

100 gobelets premier prix pour 99 centimes d’euros.

Un fer à souder peut faire très mal. Normalement c’est prévu pour rendre liquide du métal.
En effleurant à peine la peau, la blessure est très vite profonde et très anormalement douloureuse pour une petite brûlure.

Un petit bol d’eau fraiche à côté, quand vous utilisez un fer à souder est une précaution agréable.

Faire des soudures précises avec des gros gants, pour moi c’est impossible, mais j’ai deux mains gauches. (Et je crois ne pas être le seul).

Faire énormément de manipulations de petits gobelets fins avec des gants, je n’y arrive pas non plus.

… donc, pour moi, le petit bol d’eau froide à côté, c’est une précaution que je ne risque plus d’oublier, vu comme ça fait mal.

Fixer un fer à souder pour simplifier le travail

En fixant le manche du fer à souder sur un support stable, on évite de trop bouger avec, c’est bien pour les maladroits. J’ai utilisé un simple étau.

L’autre énorme avantage est que les deux mains restent libres pour travailler, donc tout va très vite.

Le temps de trois musiques à la radio pour un petit sac de 100 verres, en prenant mon temps.

 

A l’extérieur c’est beaucoup mieux, à cause de l’odeur du plastique brûlé.

C’est mieux de le faire un jour sans un souffle de vent, pour éviter de prendre la fumée dans les yeux.

C’est super simple, rapide, facile ET extrêmement économique. Au minimum 15 fois moins cher que des pots à semis achetés en jardinerie.

 

Semer dans des verres en plastique

La première fois j’avais fait plein d’erreurs qui m’ont appris comment mettre en place des choses qui marchent. C’est tout l’intérêt de commencer bien avant l’effondrement complet de l’euro et de l’économie française, tant qu’on a encore le temps de se tromper en apprenant.
Quand il n’y aura plus d’argent qui circule, échouer va avoir des conséquences pénibles.

Commencer à petite échelle permet d’avoir déjà des fruits et légumes en qualité bio ou des variétés anciennes pour 50 à 700 fois moins chers que dans les magasins.

Ensuite, partout où les crises sont graves (effondrement économique, guerre, catastrophes naturelles…), parmi ceux qui s’en sortent le mieux se trouvent ceux qui savent faire pousser de la nourriture.
Tout le monde a besoin de manger.

Savoir faire pousser des graines, pour le moment vous pouvez penser que ça fait plouc ou gros bouseux, mais c’est quelque chose de simple à faire, qui permet de nourrir sa famille, même après une longue période de chômage, ou quand toute l’économie du pays casse.

C’est tellement simple et rapide, qu’on peut en faire une source de revenus saisonniers, sans avoir à mendier un boulot alors que le chômage explose.

 

N'importe quel emballage peut servir

A partir d’une poignée de graines et de terreau, on peut faire pousser presque n’importe quoi n’importe où.
Au départ ça pousse tout seul. C’est juste une question de température et d’humidité.

Ensuite, sur la durée ça se complique un peu.

Si dès le départ vous plantez dans un pot de taille adaptée à l’espèce, vous n’aurez pas de travail supplémentaire obligatoire. Dès que la graine est enfoncée dans la terre, elle peut rester bien plus d’un mois sans avoir à replanter dans un pot plus grand.

Si la couche de terre n'est pas assez épaisse, elle va sécher trop vite et les plantes vont mourir

Une minute à perdre… hop!, un fond de boite de biscuits vide en instance de poubelle, 10 graines, et => 9 plants de melons charentais une semaine plus tard, => 3 kilos de melons gratuits pendant l’été.

On peut faire pousser dans un seul centimètre de terre, mais la réserve d’humidité est inexistante. Tout peut mourir en une seule journée.

Plusieurs centimètres sont vraiment préférables.

Une bonne quantité de terre autour de chaque graine, une bonne réserve d’humidité

Si on ne plante que quelques graines, écrire au marqueur sur quelques gobelets va très vite.

Melons charentais plantés dans des verres en plastique, rangés dans une cagette empillable en plastique aussi

Par contre, écrire sur 500 gobelets prendrait des millions d’années.

Accrocher une seule grosse étiquette à une cagette prend moins d’une minute pour 30 à 40 pots pour les plus grosses cagettes.

Si on n’écrit pas sur les gobelets, on peut les réutiliser sans problème deux ans, pour plein de plantes différentes.

Elles sont empilables avec des petits plots parfaitement emboitables. On peut en superposer un bon nombre (tant que les pousses sont petites) pour faire pousser des centaines de graines en même temps sur une minuscule surface au sol.

C’est un énorme avantage pour planter chez vous dans le coin d’une pièce, près d’une fenêtre, en hiver ou au début du printemps, si vous n’avez pas de serre.

Et on peut déplacer une grande quantité de graines en un seul voyage.

J’adore. C’est trop pratique.

En plus elles sont gratuites. On en trouve presque tous les soirs devant les magasins, à la fermeture des commerces de vente de fruits et légumes.

Pour certaines plantes qui poussent très très très très vite, il est intéressant de planter des graines directement dans des pots d’environ un litre (bouteilles en plastique, brique de lait…).
C’est le sujet d’un prochain article.

A suivre, donc…

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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31 comments

  1. perez dit :

    bonjour,
    je commence juste à apprendre à planter pour l’instant des tomates et je tombe sur des explications qui me gave et je ne suis pas le seul sûrement.
    Là c’est clair ALORS BRAVO !!! enfin une explication clair et jusqu’au bout qui m’a donnait envie de lire jusqu’au bout et de planter à volonté. Des choses simple et économique à faire ENCORE MERCI ET BRAVO !!!

  2. maryline dit :

    franchement, merci et bravo pour votre sujet… je dois faire 1000 boutures pour me faire une haie et je cherchais à acheter des petits pots pas trop cher… mais alors la, c’est le paradis, c’est LE conseil de l’année (et je me dis pourquoi n’y ai-je pas pensais) le verre en plastique !!!! IDEE GENIALE… MERCI

  3. lak dit :

    Chapeau !
    les jardineries nous spolient, les magasins encore pire !
    Infiniment merci pour tes conseils, j’espère que d’autres aussi apprécieront et en profiteront, bien sûr !

  4. Pacalou dit :

    Tout les ans j’utilise les gobelets en plastique pour mes semis et en ce qui concerne le perçage des gobelets , j’utilise une vieille fourchette que je vais chauffer sur le feu de la gazinière et hop le tour est joué ! ça permet dans percer plusieurs en même temps 😉
    Bon semis à tous ^^

  5. pyrenee dit :

    J’adore l’idée.
    Moi, je garde les pots de yaourts vides, que je nettoie à la fin de ma vaisselle. Par contre, les pots ne sont pas blancs ; c’est un peu moins pratique pour écrire dessus. Et ils ne s’empile pas lorsqu’ils sont vides, donc ils prennent de la place même lorsque les semis ne sont pas faits. Mais ils sont gratuits !

  6. Mymakao dit :

    Je tombe sur ce post.. et je me retrouve 2h plus tard à éplucher l’intégralité des post ! bravo pour ce site !
    Je me permet juste une petite question : j’ai investi dans une mini serre irriguée par capillarité. Bien sur le couvercle est très bas dès que les semis ont germés, mais le système d’arrosage par capillarité est fantastique (pour moi en particulier, car j’ai un gros gros problème avec l’arrosage, ça ne me réussi pas…). Pour achever le tout, j’ai 2 matous qui ne feraient qu’une bouchée des jeunes plants si je ne les protège pas par un couvercle ou un grillage. Bref, je cherche un moyen de combiner un peu tout ça… Penses-tu qu’il serait viable de découper l’intégralité du fond de gobelet et de le poser sur une aquanappe en feutre qui tremperait dans l’eau par en dessous (comme pour les serre) ? Merci d’avance !

    • Alexandre dit :

      Je crains que les parties en permanence humides à l’air libre ne moisissent très vite. Ce n’est pas pour une solution durable. Juste pour le temps des semis.

      Pour empêcher les chats et chiens d’aller à certains endroits, il existe une solution très simple et gratuite : couper quelques petites branches piquantes de ronces ou de rosier et les mettre autours des choses à protéger, et dans les jardinières. Les animaux n’y vont qu’une seule fois. Ils apprennent qu’ils se piquent les pattes, du coup ils vont s’amuser ailleurs. Ca marche très bien pour protéger toutes les plantes fragiles.

      Pour les semis, un gros pistolet à eau de gamin suffit largement pour mettre un peu d’humidité dessus tous les jours. C’est précis et fait le boulot en quelques pssschits.

      • Mymakao dit :

        mes chats ont réussi à manger mes cactus… ce sont des bulldozer !!!!
        quant à l’arrosage, je pense que je ne fais certainement pas assez confiance, je vais tenter sans système par capillarité, mais j’ai vraiment peur que ça ne pousse plus ou que ça file !!

  7. Aymerico dit :

    Bonsoir , j’adore votre site et tous vos conseils et astuces , sa va faire seulement ma 2 ème années que je fais du jardinage , et avec tous sa , je me sens éclairer moins perdu et surtout moins lobotomiser par le système du « faut acheter en jardinerie  » , comme quoi savoir c’est pouvoir !

    Seul une chose me chagrine ,il y’a souvent des dates de semis sur les sachets (avant que je découvre votre système pour récupérer des graine GRATUITE . Le radin qui vit en moi est comblé ^^) Faut-t’il respecter les mêmes dates pour commencer nos semis ?

    Sinon bravo continuer comme sa !

    • Alexandre dit :

      Malheureusement pour les graines, il est très difficile de généraliser.

      Par exemple, les graines de simples coquelicots que l’on voit partout à la campagne, à ce qu’il parait, garderaient leur pouvoir de germination pendant plus de 100 ans. Je ne me souviens plus si c’est un professionnel du bio qui en parlait, ou quelqu’un qui pratique la culture sur des couches de carton. C’était pour encourager les techniques où l’on ne retourne pas la terre, et donc on ne se fait pas envahir par les mauvaises herbes des saisons précédentes qu’on ramène en surface.

      Dans l’autre extrême il y a beaucoup beaucoup de graines qui ne se conservent que 6 mois.

      D’autres doivent être exposées durablement plusieurs fois au froid, comme par exemple les muguets au moins deux hivers, pour être activées pour germer. (On peut accélérer tout ça en quelques semaines seulement en mettant un sachet sans humidité dans le frigo).

      Donc, la conservation durable des graines est un vrai problème.

      Je serais tenté de dire que des graines que l’on récupère soi-même un peu partout, directement conservées bien sèches, ou bien lavées pour celles qui ont de la pulpe autour, puis conservées sèches, ont moins de 4 ans pour être plantées.
      Et moins on attend, moins on a de pertes.

      L’astuce de séparer les graines en deux tas est une bonne précaution.
      La moitié pour cette année, l’autre pour l’année suivante.
      … mais si un mois après les semis il n’y a pas assez de jeunes plants, on peut planter le deuxième tas dans d’autres conditions d’humidité, de chaleur, une terre différente… c’est encore la saison pour un deuxième essai et avoir une production.

      • ALAIN RAPPILLARD dit :

        Heureux d’être tombé sur ces astuces en ligne. C’est une pêche aux petits trucs (Génial les gobelets, c’est tellement évident quand on y pense, mais fallait y penser).
        Pour ce qui est de la conservation des graines, cette année je tente la congélation de celles que j’ai récoltées.
        J’ai lu çà sur un site de graines de tomates bio et pourquoi pas….. Par contre il faut certainement éviter la congélation-décongélation à tout bout de champ en ne décongelant que les besoins ponctuels en semis.

        • Poosh dit :

          Attention aux graines F1 qui se déjénères après une première utilisation (même certifiés bio).
          Privilégiez les graines héritage.
          Ils n’y à qu’à ma conaissance kokopélli qui se charge de perpétuer les graines héritage.

    • Alexandre dit :

      Oups, j’avais lu trop vite la question…
      Respecter les dates des semis sur les étiquettes…

      Personnellement je conserve les sachets de graines vides, justement pour les informations écrites dessus, pour me rafraîchir la mémoire sans avoir à fouiller partout sur internet.

      En fait, les dates écrites dessus ne sont qu’à peu près indicatives, avec beaucoup de variations d’une région à l’autre.

      Rien qu’en France, juste pour les deux premières cartes que j’affiche dans les résultats de google, en fonction de l’échelle, la première carte indique 5 climats différents :
      http://www.graines-et-plantes.com/index.php?calendrier=des-semis-mois-de-Mars
      et la seconde plus détaillée, 11 climats différents :
      http://www.rustica.fr/articles-jardin/legumes-et-potager/potager-quand-semer-et-planter-region-par-region-selon-climat,3756.html

      Et dans la pratique c’est encore plus compliqué que ça. D’un versant de colline à un autre, en fonction des directions des vents dominants, on peut avoir très souvent plus de 10 degrés d’écart à deux kilomètres de différence.

      La date sur les emballages de graines sont une indication à adapter à sa géographie, normalement.

      Par exemple, à Marseille, en théorie, on peut semer trois semaines avant la date normale.
      En théorie.
      Mais personnellement je ne le ferai plus.
      J’ai presque tout perdu l’année dernière à cause de deux nuits de gel après une longue période de températures à plus de 12 degrés qui m’a fait croire que je pouvais semer et sortir tous les jeunes plants. Un carnage.
      Donc maintenant, j’attends la date approximative moyenne indiquée sur les emballages des graines, par prudence.

      Si c’est planté tôt mais que pas beaucoup de choses ont poussées, ont peut ressemer, on a le temps.

      Si on sème tard dans la saison, pour une espèce de plante, si ça se passe mal, il n’y aura pas le temps pour une deuxième tentative avec le même type de plante.
      Par contre, puisque la place est à peu près libre, on peut l’utiliser avec d’autres plantes. Par exemple des choux à la place de tomates.

      • Aymerico dit :

        D’accord merci beaucoup pour vos éclaircissements ! Et ces supers liens .Suis entre le climat océanique et le climat océanique à semi-océanique Nord x) Suis de Normandie !

        On dit généralement (par chez moi et sûrement ailleurs ^^) qu’il faut attendre que les Saints Glace passe avant de commencer quoi ce soit , sauf tous ce qui ne craint pas la gel comme les oignons , les échalotes,les fraisiers…)Donc mes semis , je suivrais les indications des sites donné et des sachets pour mes semis merci beaucoup votre réponse !

        • maluco dit :

          Salut, je suis en bts horticulture, et ces histoires de dates de semis sont un casse-tete pour tout le monde. Mais il n’y a pas de probleme quand on sait qu’il ne s’agit que de solutions a trouver. Donc, en voici une pour les particuliers: semer au chaud. Tant que la temperature et l’humidite sont correcte, ca partira.

          Generalement, l’optimum est de 20-25 degres, pour une hygrometrie de 50 a 80%.

          Semez quand vous voulez, du moment que ces conditions sont respectees, et repiquez apres les risques de gelees, les saintes glaces etant parmis les pires, et vous serez surs du resultats, tout autre facteurs (lumiere, adventices…) mis a part.

          Cette technique fonctionne pour tout, son seul desavantage est de prendre de la place, et de transformer une racine pivotante en racine fasciculee, si vous vous y prenez un peu tard. Du coup, si vous voulez planter un pommier, attendez pour le semer que les gelees soient passees, et vous n’aurez pas la desagreable surprise de le voir bouffer la moitiee de votre petit jardin avec des racines de surface.

          Evidemment, ce conseil ne fonctionne pas si vous voulez repiquer les tomates en novembre, faut pas rever. Mais ici, en bretagne, on met les tomates en serre debut janvier. Tant que vous avez la chaleur, l’humidite et la lumiere, tout ira bien.

  8. Phoebe dit :

    Je trouve l’idée très bien.Mais j’ai encore moins cher : pour mes semis, je réutilise les pots de yaourt, crème dessert et autre contenants du même genre. Du coup, j’en ai plein et en effet, les graines se fichent pas mal de l’endroit où elles poussent dès l’instant où elles ont les conditions idéales pour se développer.

  9. Dang dit :

    Bravo pour vos conseils et vos partages. Ca donne plein d’idées. Merci et longue vie à votre site !

  10. Bonjour,

    Bonne idée, mais perso je ne suis pas très plastique, vu ce que cela occasionne comme pollution. Je préfère utiliser des rouleaux de papier toilettes. Je fais 5 encoches au ciseau (sur 1/4 de la hauteur) sur le tour d’un côté et je replis pour faire le fond. Comme cela se dégrade, je plante le pot entier ce qui ne stresse pas la graine.

    Amicalement,
    Isa

    • Alexandre dit :

      Il y a quelques jours j’ai jeté des pots en plastique complètement éclatés par le soleil, la pluie, le froid… et pourtant ils n’étaient vraiment pas vieux.
      C’est à comparer avec les pots en terre cuite achetés par ma mère il y a quarante ans et dont je me sers toujours. Peut être que dans 4000 ans ils seront dans un musée, comme on le fait maintenant.
      Ou même peut être qu’un citoyen du futur s’en servira encore pour faire pousser des fraises.
      😉

  11. Descombey Thierry dit :

    je voudrais passer l’idée à un copain qui fait ses semis mais qui manque parfois de pots pour les faire. comment est ce que je peux lui envoyer l’article sur sa messagerie ? y a-t-il une manip simple à faire ? merci pour lui.

  12. Refaudit dit :

    Les petits pots industriels, c’est de la bouse ! Ca coute cher et ils sont pas toujours adaptés. Comme Alexandre, nous utilisons également ce type de gobelets ou tous ce qui est emballage de viande, barquettes etc… Ca fonctionne tout aussi bien. Nous nous sommes pour la récupération active, donc, on trouve ça à la déchetterie, on demande également à nos voisins de trier certains déchets que nous récupérons (ça les ravis de diminuer leurs poubelles domestiques, vu que chez nous c’est enlevage au poid) N’oubliez pas que dans la préparation survie, le troc, ça fonctionne super bien ! (il existe aussi des tas de sites de troc, si vous voulez vous débarrasser utile, et trouver du petit matériel, car le jardinage, c’est plus éfficace bien outillé)

    Et quand vous aurez énormément de semis, faut les abriter. Soit vous dépensez (ou troquez) une petite serre tubulaire (voir sur le net) soit vous investissez de 20 à 50€ (vite rentabilisé) soit vous la fabriquez (et c’est très simple) Il faut la faire éfficace, alors jolie vous vous en foutez surtout si vous êtes pas bricolo.

    Avec ça et vos multitudes de gobelets et emballages en semis, seront à l’abri tout en étant dehors. Et autre avantage, dès que vous plantez, vous pouvez faire redémarrer derriere…

    Si vous faites du bio, pensez à stocker une partie de vos graines, pour l’année suivante. Si ça pete, il n’y aura plus d’intermarché, alors des magasins de jardinage, n’y comptez pas 😉

  13. Bonjour, c’est bien aussi d’avoir un bon équipement, propre, standardisé, pour obtenir une bonne production avec du bon matériel. C’est un peu comme rouler avec une voiture qui sort du lavage, on est content. Par contre les palettes ca c’est pratique pour faire des aménagements au jardin ou autre, tables, établis, supports, carrés surélevés anti-limaces.

    • Alexandre dit :

      … et piège à escargots. Les bestioles vont à l’ombre, au sol sous les palettes humides. Donc il suffit de laisser de temps en temps tomber quelques granulés de ferramol pour les éliminer.

  14. Plusjamaisca dit :

    Merci pour toutes ces astuces, mais pour les graines j’ai cru voir Villemorin :(. Je conseil les graine de Kokopelli certifier bio et de grande qualités et en plus vous faite un geste pour humain et non remplir les caisses déjà bien rempli de Bayer ou Monsanto

  15. arthuis dit :

    se servir de rouleau papier toilette, se degrade tres bien : planter dedans les graines,
    quand bien poussees mettre en place.

  16. Emmanulle dit :

    Bonjour, j’ai fait des semis kokopelli cette annee j’ai eu peu de reussite. J’ai quelques questions a poser ou mettez vous vos semi ?dans la maison ? J’ai tres peu d’espace pour les faire pousser et pas de garage comment es que je peux faire ? Quelle terre utilisez vous ? Une terre speciale semks ? Es que vous ajoutez du sable ou autre chose ? Quand on arrose il ne fait pas arroser les feuilles ou on peut ?
    Sachant que j’ai 600 m2 de jardin, avec une terre tres sabloneuse dans le sud ouest sur le bassin d’arcachon nord. J’ai tenté 3 carrés potager je trouve ca naz il n’y a pas de place la dedans je me renseigne sur les potzger en terre en recup pour la bordure. Avez vous un lexique pour savoir quoi planter ou ? Merci vous avez un super blog il y a aussi au potager.fr

    • Alexandre dit :

      Hello,
      malheureusement chez moi aussi c’est un carnage, comme chez presque tous les agriculteurs et passionnés de jardinage.
      Deux périodes de canicule dans l’été (deux ans d’affilés, et cas unique dans l’histoire connue du monde), des variations de température dépassant 16 degrés en plus ou en moins d’un jour à l’autre, beaucoup trop de chlore dans l’eau du réseau de ville soi-disant pour lutter contre le risque terroriste…
      c’est un carnage.
      Sur les plus de 100 espèces que j’ai plantées encore cette année, je n’ai eu une mini-récolte que sur une quinzaine de plantes comestibles. C’est décourageant.

      Un ami m’avait apporté des graines très chères achetées en très petites quantité chez kokopelli et quelques autres semenciers « bios », de variétés qu’il voulait goûter et connaitre et là aussi c’est un carnage quasi complet. Il reste quelques pieds de tomates, qui n’ont pas encore donné un seul fruit. Toutes ses autres graines ont refusé de pousser.
      Donc je reste dans l’idée qu’en matière de graines, il ne faut pas acheter des choses chères.

      En ce qui me concerne, deux ans de ratages consécutifs, c’est le signe qu’il faut impérativement changer de méthode.
      Donc, j’arrête presque toutes les petites plantes dont le cycle de vie complet et inférieur à un an, pour privilégier énormément les plantes durables, comme les arbres fruitiers.

      Voilà un exemple. La récolte de ce soir de figues blanches gratuites du jardin. Elles ne sont pas belles et quelques unes ont des vers vu que je ne fais absolument aucun traitement.


      http://se-preparer-aux-crises.fr/wp-content/uploads/2016/08/Cagettes-de-figues-blanches-gratuites-du-jardin-et-figues-noires-du-commerce.jpg

      A côté c’est des figues noires de Solliès à 16 euros la cagette en vente directe sur le marché dimanche.
      Avec des pesticides et cueillies pas mûres pour qu’elles soient plus présentables que les miennes, cueillies à point directement sur l’arbre. Dans quelques jours je récupère encore gratuitement une autre cagette.

      Les prix c’est du délire. 16 euros et en vente directe ! pas d’intermédiaire et c’est au prix de l’or.

      L’ail est encore plus fou. 18 euros une natte de 6 gousses.

      L’explication est simple, les producteurs ont subi une année épouvantable avec très peu de quantité à vendre, donc les prix sont délirants, ils n’ont pas le choix pour leur survie. Sauf que à ces prix là, ils ne vendent pas, donc…

      A Solliès les producteurs de figues sont presque tous en train de faire faillite. L’appellation d’origine protégée ne peut rien contre le prix délirant à cause des charges sociales.
      Il n’y a pas de repreneurs, malgré des subventions possibles. Forcémment, c’est un gouffre financier.

      … par contre, justement, je garde un oeil dessus parce que les terrains couverts d’arbres au feuillage protecteur m’intéressent pour y vivre en quasi-autonomie.
      Pour le moment j’attends que les prix du marché s’écroulent. Quand il y aura plus de vendeurs que d’argent investissable.

      C’est un carnage partout.

      Pour l’arrosage, l’humidité des feuilles, c’est bien tant que les plantes sont encore très petites. Elles ont besoin d’humidité pour germer. Par contre quelques semaines après la sortie de terre, c’est mieux de ne plus mouiller les parties aériennes, pour limiter les risques de maladies, stimulées par un milieu humide.

      • Sophie B dit :

        Hum, des figues blanches ! 😉

        • Emmanulle dit :

          Coucou merci d’avoir pris le temps de me répondre je suis d’accord avec toi kokopelli a une bonne demarche tout ce qu’il faut mais pour moi qui débute je trouve cela pas donné du tout pour le resultat. J’ai trouve quelques videos pour ajouter un chassis a mes carres potager pour les transformer en petites serres.
          J’au aussi planté un figuier il faut attendre pour le mement il a tout juste de jolies feuilles 🙂 je comprends ta demarche un collegue de mon mari fait la meme chose il,va bientot vivre en autonomie.
          Ke vais continuer a suivre votre blog continuez a nous faire saliver avec vos beaux fruits 🙂

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