Citation, (pas de) Lewis Carroll, Si la vie n’a pas de sens…

« … Mais alors, si la vie n’a pas de sens, qu’est-ce qui nous empêche de lui en inventer un ? »

Cette citation n’est pas de Lewis Carroll et n’est pas dans Alice au pays des Merveilles, mais est une invention des internautes, qui maintenant est mondialement connue comme étant de Lewis Carroll.
Cool, non ?

 

Hier, pendant que beaucoup préparaient leurs haches, leurs couteaux, leurs barres de fer, pour aller tuer les prétendus « policiers » de la dictature qui ont plus que dépassé les bornes samedi dernier et ont carrément déclaré la guerre au peuple en l’arrosant de PLUS DE 10 000 GRENADES rien que sur Paris,
voilà ce que je faisais, tranquillement, loin, seul dans mon coin :

Près de 200 magnifiques grosses boutures en bois très sain, d’un grand figuier bien productif, même sous mon micro-climat complètement fou, et même sans l’arroser !

Ca pourrait faire une différence si comme je le crois, le soleil devenu blanc va provoquer la plus grande famine de l’histoire de l’humanité, bientôt.

Je pense que vu la violence du changement climatique, seulement une bouture sur cinq devrait devenir un arbre plus large que votre chambre et deux ou trois fois plus haut.
Ca en fera quand même pas mal.

C’est pour organiser encore un reboisement sauvage, illégal, sans mendier la permission aux « autorités », au début de l’hiver prochain, sur les collines brûlées autour de Marseille.

Les gens adorent ce genre de sorties. Ils passent en famille, entre amis, ou avec des inconnus, deux heures en plein air, à se nettoyer les poumons, loin des ondes, à faire de leurs mains quelque chose d’utile pour tous les êtres vivants.

Le temps dont vous disposez peut faire la différence.

Vous pouvez vous laisser embobiner par les merdias du système pour aller pourrir encore plus la vie des honnêtes gens et leur foutre la haine en les bloquant pendant des heures sur les ronds points, les priver d’essence, maintenir vides les rayons des magasins alimentaires, ou vous pouvez agir selon vos propres règles, d’une manière que vous maîtrisez.

Pour info, tout cela ne m’a quasiment rien coûté. Un demi sac de terreau, mélangé à de la terre du jardin. Les pots je vais les réutiliser pendant probablement 10 ans.

Toutes les branches transformées en boutures sont celles beaucoup trop hautes sur lesquelles je ne peux pas récolter les fruits. Au lieu de les jeter, ou de faire de toutes du compost ou du paillage pour protéger les plantes de la sècheresse, j’ai pris les plus belles parties pour en faire des boutures.

Donc en fait j’ai presque seulement investi deux heures.
Ca me prendra peut être au maximum une demie heure de plus sur toute l’année qui vient.

Dans ce monde de dingue qui craque de tous les côtés, j’ai vu que la jardinerie du bas de ma rue, vend 16 euros une très petite branche de figuier blanc plantée dans un pot l’année d’avant. Du délire.
J’en distribue par centaines, gratuitement.

Et peu importe que les gens en plantent dans leur jardin, seulement pour eux, ou sur l’espace public, pour tout le monde. Les arbres améliorent la qualité de l’air pour tous.
Je vis dans une des zones où l’air est le plus pollué d’Europe.

Les gens mangent de bons fruits, mûrs, remplis de nutriments naturels, pas de pesticides, pas de conservateurs. Ca améliore leur santé.

Les gens partagent les récoltes, plutôt que de gaspiller. Les voisins en profitent aussi. Par exemple, tous les ans je mange gratuitement des kakis alors que je n’ai toujours pas un arbre capable d’en produire dans mon jardin.

Il suffit de si peu pour créer un cercle vertueux qui améliore les choses.

Ce n’est pas une question de moyens. Presque seulement une question de volonté.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

5 comments

  1. dom dit :

    J’adore vos articles sur le partage et la construction du jour d’après. C’est vraiment ce qui nous différencie des criquets ravageur a deux pattes.

  2. Toitoine dit :

    Bonjour,

    Un grand bravo pour votre action !

    Quelle variété de figuier avez vous ?

    Bonne soirée,

    • Alexandre dit :

      Je ne connais pas son nom. Ma mère m’avait parlé d’une variété rare quand elle l’a acheté.
      Les fruits sont jaunes rayés de vert très clair à l’extérieur, rouges vifs dedans, de très bon goût.

      L’arbre ne produit qu’une fois par an, une récolte étalée sur plus d’un mois.
      Apparemment c’est une variété tardive, qui commence à faire des feuilles des mois après les autres arbres du jardin, et qui a toujours des feuilles deux mois après presque tous les autres quand la saison froide s’installe.

      En comparaison avec tous les figuiers à fruits violets ou verts que je vois sur les routes autour de chez moi, ça semble être un très bon arbre.

      C’est probablement parce que justement les arbres du coin sont adaptés au climat local, qui est très brutalement en train de changer.
      A priori c’est plutôt un bon signe. En changeant de variétés on devrait pouvoir diminuer les pertes dues au changement climatique.

      C’est peut être un arbre pour l’altitude, donc beaucoup plus habitué aux forts rayons ultra-violets que les arbres presque au niveau de la mer autour de Marseille.

      • Toitoine dit :

        La variété verte et blanche se nomme « Panaché » et aussi « Bourjassotte rayé ».
        Pour la violette, je ne saurai vous dire.

        Pour les boutures, avec votre expérience, est ce qu’il y a des astuces pour un meilleur résultat ?

        • Alexandre dit :

          Oui, les faire au printemps, pour les boutures de figuier. Quand la nature redémarre les boutures de figuier poussent presque toutes.

          Là je les fais en hiver parce que je profite des chutes d’une copieuse taille au moment où la sève ne monte plus, que les feuilles sont quasiment toutes tombées, mais ça implique que les bâtonnets restent plantés plusieurs mois à l’ombre dans de la terre froide et humide. Les pertes sont énormes.
          D’un autre côté, vu la quantité faite, les résultats aussi seront en quelque sorte énormes.

          Au printemps c’est le mieux, si on ne prélève qu’un bout de branche sur un arbre. La sève coule à flot par la plaie, alors qu’à la saison sans feuille les coupures sont presque sèches.

          J’ai publié un très gros article sur les boutures, sur ce site.
          Il manque juste une chose que j’ai apprise par la suite, c’est de systématiquement couper la tête de la bouture. Comme ça au lieu de continuer à grandir, à faire de la tige, des feuilles, on l’oblige à d’abord recommencer à faire des racines.

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