Check-list pour sac d’évacuation

Le sac d’évacuation doit avoir une grande capacité mais sans être encombrant et lourd.
Il ne doit pas faire envie aux gens sans rien. Un vieux sac à dos usé, un peu grand, est idéal.

L’organisation par modules en petits sacs transparents en plastique simplifie la vie, en plus de protéger les divers éléments.
Si vous le pouvez, ne mettez pas les bouteilles et différents liquides dans le sac mais dans des poches à l’extérieur, ça vous évitera des mauvaises surprises.

La première chose qu’il est souhaitable de trouver en ouvrant votre sac est une liste à cocher adaptée à votre situation. Nous sommes tous différents, avec des contraintes différentes, du matériel différent. La liste de quelqu’un d’autre ne vous conviendra pas forcément. Par exemple un bébé ou une personne aveugle n’ont pas besoin d’une arme de chasse.
La check-list ci-dessous était à l’origine prévue pour un adolescent, je l’ai un peu élargie mais il vous reste à l’adapter à votre cas précisément.

Il n’est pas forcément nécessaire d’avoir un double de tout pour chaque membre de la famille ou du groupe. Certains peuvent porter des éléments qui seront utilisables indifféremment par tous.
Par exemple une seule trousse de premiers secours par groupe, une seule radio, une seule boussole, un seul chargeur solaire pour tous les téléphones…

Cette page est un point de départ pour votre réflexion.
Si vous l’imprimez, ajoutez vos modifications. Comme ça vous aurez sous les yeux un précieux aide mémoire pour vérifier votre sac d’évacuation, au moment où votre esprit sera perturbé par la situation.

Un bon sac d’évacuation coûte au moins 400 euros en matériel, même en récupérant beaucoup de vieilles choses. C’est une assurance vie pour tout votre groupe. Mais c’est un prix inabordable pour la plupart des gens, surtout que vous ne vous en servirez peut-être jamais pour évacuer. Donc je vous recommande vraiment prioritairement d’avoir la liste sur papier qui saute aux yeux dès que vous ouvrirez le sac.
Comme ça vous pouvez utiliser au quotidien votre seule lampe frontale, votre seule radio, différents objets, sans risquer de les oublier si les choses dégénèrent.

 

Vêtements de rechange
Un double de chaque vêtement, adapté à la saison (tee-shirt, slip, chaussettes, veste légère…) ;
Veste légère de pluie et coupe-vent du genre K-way, et/ou un poncho imperméable (on peut aussi dormir dessous ou s’installer dessus sur un sol mouillé, un poncho couvre même votre sac à dos sous la pluie, mais est très désagréable à porter les jours de vent) ;
Chapeau toutes saisons (casquette, bob…) ;
Gants anti-froid ;
Une paire de chaussures de marche, solide, qui ne fait pas d’ampoule (quand vous achetez une nouvelle paire de chaussures, ne jetez pas les vieilles, mettez-les dans le sac d’évacuation, avec des chaussettes rangées dedans) ;
Toujours avoir au moins une paire de chaussettes sèches en réserve ;
Un petite bobine de fil et une aiguille pour les petites réparations de dépannage ;

Hygiène
Trousse de toilette miniature (savonnette, petite serviette, gant, brosse à dent, dentifrice, déodorant, rasoir, protections féminines, contraception, boites et produits pour lentilles…) ;
Papier toilette ;
Une petite lingette en microfibre juste pour avoir les mains propres n’importe où, n’importe quand ;
Deux bons produits pour les femmes, une coupe menstruelle et un cône en silicone pour faire pipi debout n’importe où ;
Des masques chirurgicaux jetables, premiers prix, au moins trois par personne (il semblerait que déjà plus de 11000 personnes supplémentaires soient mortes des particules respirées après la destruction des tours du World Trade Center) ;
La savonnette sert presque à tout mais si vous êtes nombreux il vaut mieux ajouter un tube de lessive à la main.

Trousse de premiers secours (une seule est nécessaire par groupe)
(Organisez l’intérieur de la trousse par petits sachets transparents pour ne rien renverser et pour tout trouver facilement)
Des pansements de toutes les tailles ;
Une bande ;
Un rouleau adhésif ;
Du désinfectant en dosettes ;
Du liquide de rinçage des yeux en dosettes ;
Un sachet de sutures adhésives ;
Une pince à épiler ;
Un minuscule aimant puissant pour les échardes métalliques ;
Une paire de ciseaux de premiers secours pour couper les vêtements sans aggraver les blessures ;
Une minuscule pompe à venin ;
Un garrot-tourniquet ;
Un marqueur toutes surfaces ni trop fin ni trop gros ;
Une minuscule lampe, frontale de préférence pour utiliser vos deux mains ;
Une lingette en micro-fibre pour pouvoir laver vos mains même juste avec trois gouttes d’eau sale ;
Un minuscule flacon de désinfectant pour les mains ;
Deux paires de gants en vinyle ;
Quelques sucres ou des bonbons ;
(Les quelques petits accessoires pour les combattants pour réduire d’urgence les hémorragies importantes et les plaies soufflantes à la cage thoracique, ne doivent pas être au fond du sac mais sur soi, dans une petite pochette immédiatement accessible. Ce trauma-kit ne doit pas être confondu avec la trousse à bobos. Il peut contenir par exemple seulement une seringue hémostatique, un garrot tourniquet, un bandage israélien, une paire de pansements thoraciques à valve pour les deux trous d’une plaie par balle).

Trousse de médicaments
A remplir avec vos médicaments habituels (mettre une liste papier dans la trousse permet de ne rien oublier dans l’urgence) ;
Un anti-douleur (aspirine) ;
Un anti-poison (charbon végétal activé en poudre) ;
Un antibiotique à large spectre (le meilleur est l’argent colloïdal) ;
Vos appareillages médicaux indispensables et leurs consommables (piles, produits…) ;
Si vous devez évacuer, prenez éventuellement toutes vos paires de lunettes. Des pochettes souples ne les protègent pas. Vous devez prévoir une coque rigide par paire de lunettes ;

Argent
S’il faut évacuer alors il faut prendre tout l’argent liquide de la maison, les moyens de paiement et les bijoux. Tout cacher.
Mettre presque en évidence en leurre un porte-monnaie avec juste un peu d’argent en petites coupure ET en pièces (pour les appareils automatiques, distributeurs…) ;

Papiers d’identité et sauvegardes
Originaux ou copies des papiers d’identité, et d’autres papiers importants.
Une clé USB avec un logiciel de cryptage permet de sauvegarder énormément de documents, mots de passe… dans une place minuscule.
Ne laissez pas des clés trainer chez vous (maison, boulot, véhicule, antivol des vélos…), vous risqueriez de vous faire tout voler.

Orientation
Une boussole ;
Une carte papier du département ou de la région (ou de tous ceux que vous devez traverser) ;

Energie
Lampe frontale,
Lampe a dynamo ;
Chargeur 220v vers USB ;
Câble de recharge avec la bonne prise pour votre téléphone ;
Chargeur USB vers piles AA et AAA et les piles rechargeables en bonne quantité pour vos appareils ;
Chargeur USB vers piles moins courantes ;
Batterie solaire miniature ;
Un briquet ;
En hiver ou en zone froide, une chaufferette de poche et un flacon d’essence a briquet vous apporteront énormément de confort ;

Eau
Une gourde solide ;
Des pastilles de décontamination ;
et/ou un appareil filtrant ;
Une petite bouteille d’eau en plastique neuve et pleine ;
Eventuellement une poche d’eau pliable pour 3 à 5 litres, à ne pas remplir trop tôt, l’eau étant lourde et fatigante à porter ;

Nourriture
Au moins deux repas froids très légers, en nourriture très longue conservation (salade en boite de conserve métallique par exemple, compote en sachet…),
Quelques bonbons (ne pas tous les manger, c’est pour sociabiliser) ;
Une fourchette, une cuillère, un couteau ;
Un ouvre-boite ;
La personne chargée de la cuisine pour la famille ou le groupe devrait avoir un gros sac supplémentaire avec une autre check-list pour les aliments, les ustensiles, les couverts, le combustible, le liquide vaisselle…

Communication
Un téléphone portable débloqué pour tous les opérateurs (de préférence un premier prix sans écran tactile, qui dure des semaines en veille sans recharge, certains acceptent même deux cartes sim) ;
Un double du répertoire sur papier ;
Un sifflet ;
Une radio miniature rechargeable par dynamo ou solaire ou USB ou piles bâtonnets, pour vous informer (et vous distraire) ;
Un talkie-walkie si tout votre groupe est équipé (fonctionne même quand les téléphones ne marchent plus où sont saturés, préférer un modèle acceptant des piles bâtons ordinaires) ;

Outils
Un couteau suisse (avec ciseaux et pince à épiler très fortement recommandés) ;
Une pince multifonction ;
Une paire de gants de travail pour les égratignures, les ampoules, les échardes (des gants bas de gamme en cuir suffisent largement) ;
Un petit bloc de papier ;
Un porte-mine (écrit même sur du mouillé) ;
Un stylo à bille ;
Des sacs en plastique supplémentaires ;

Armes
Une arme qui permet de neutraliser rapidement plusieurs adversaires en restant hors de contact, pas au fond du sac mais cachée immédiatement à portée de main (pas forcément un pistolet, par exemple pour un adolescent un spray de gel au piment à jet large suffit) ;
Eventuellement une petite arme qui peut aussi servir pour chasser de petites proies sans faire de bruit si les approvisionnements sont coupés durablement (lance-pierre équipé pour la pêche par exemple ou une arbalète pistolet) ;
Selon la gravité de la situation, il ne faudra pas forcément essayer de dissimuler vos armes mais au contraire avoir l’air dissuasif (par exemple en montrant à des pillards un fusil prêt à tirer) ;
Pouvoir compter sur une petite arme puissante et dissimulée reste dans tous les cas une bonne précaution.
Un pistolet est la meilleure arme de défense. Des revolvers à poudre noire sont en vente libre, à partir de 200 euros, avec 200 euros de plus pour tous les consommables (poudre, balles, bourre, graisse, matériel de nettoyage).

Couchage (facultatif, sauf en saison froide ou zone géographique froide)
Accrochez sur le sac un solide lacet, il servira d’antivol pour attacher votre sac d’évacuation autour de votre taille avant de vous endormir.
Si vous avez un poncho dont vous pensez éventuellement faire un abri pour dormir, vous devez rajouter de la corde ;

Divers
Prendre aussi quelque chose pour se distraire. Par exemple un roman ou une liseuse pleine de livres numériques (ne gaspillez surtout pas la batterie de votre smartphone pour des choses futiles) ;

Il faudra peut-être fermer le gaz ou faire diverses choses avant d’évacuer… donc à rajouter sur la liste ;

Les animaux qui dépendent de vous ont aussi besoin que leur matériel d’évacuation soit prêt (cage, laisse, nourriture, gamelle, médicament…), donc agrafez leur check-list à la votre.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

7 comments

  1. Alexandre dit :

    Il manque une partie sur les véhicules. Par exemple vélo, remorque, antivol, ou voiture, volume du coffre, caravane…

    Je rajouterai peut être un paragraphe quand je me sentirai inspiré. Pour le moment je vous laisse y réfléchir par vous-mêmes…

  2. gabelle dit :

    bonjour , j’ajouterais carte de la région ,
    pour les points d’eau ,éventuellement refuges

    rivières sources, du fil de pêche et des hameçons ,
    même si pas au bord de cours d’eau:

    le fil peut servir a coudre, lier ,

    suturer, pareil pour les hameçons,

    un livre sur la flore de votre région, plantes comestibles ,(j’en

    connait des dizaines).

    il va de soi que si la situation est très grave;

    les grandes villes

    vont être des pièges mortels, les gens sont trop dépendants, coupés

    de la nature et surtout des réalités,

    je ne vois pas les parisiens accrochés a leurs 10.000€ du m~2,

    faire preuve de résilience comme a Stalingrad hiver 42/43.

    les ruraux eux ont des chances….. la terre ne ment jamais.

    • Alexandre dit :

      Pour l’eau il est facile d’en trouver. Il suffit d’aller à l’entrée des cimetières. Il y a un robinet, pour les fleurs.
      Souvent c’est une source plus ancienne, différente du réseau d’eau « potable » volontairement empoisonné par du fluor, de l’aluminium, du chlore, etc…

      Pour les gens à la campagne, on est autant en danger. La météo complètement anormale accompagnée d’un soleil blanc trop puissant empêche d’avoir des récoltes correctes. Ca risque de ne même pas suffire pour de la survie à l’échelle d’un petit groupe ou d’une famille. La famine arrive. Elle est inévitable.
      Il faut prévoir des cartons de nourriture sèche très longue conservation (pâtes, riz, lentilles…) à éparpiller sur les armoires ou sous les lits, chez plusieurs personnes de confiance.

  3. Hal dit :

    Bonjour Alexandre.
    très bon article qui rappelle très bien les fondamentaux à ne pas perdre de vue.
    sachant qu’il serait judicieux d’avoir un EDC, un sac d’évacuation et des caisses d’évacuation et ne pouvant tripler une multitude de choses, j’opte pour ma part pour un EDC et des caisses d’évacuation (3 futs alimentaires de 60L (nourriture et combustibles, vêtements, outils et utilitaires)).
    les dernières choses à ajouter en cas d’évacuation sont l’eau et les chargeurs solaires qui sont utilisés chaque jour.
    bien sûr ceci n’est faisable qu’associé à un véhicule.

    • Alexandre dit :

      Merci pour ton ajout. Ca a débloqué ma réflexion sur les véhicules. Je ne savais pas comment traiter le sujet, trop complexe.
      En fait c’est très varié.
      Il faudrait juste un petit paragraphe sur les prochaines check-lists, très spécialisées, et une grosse check-list à part, plus générale, avec des infos élémentaires du genre : un véhicule de survie doit toujours être en état de marche, il faut toujours des consommables d’avance (carburant en jerrican, alimentation électrique, roue de secours…), petits outils, savoir faire l’entretien de base et s’occuper des petites pannes courantes faciles à réparer (il suffit d’acheter un livre de réparations sur le modèle du véhicule), etc.
      Oups, je m’arrête là pour ce soir. Ca y est, je suis débloqué sur le sujet, ça ira tout seul.

  4. Clovis dit :

    C’est marrant, ça m’a jamais plut le terme « évacuation ». Au reste tous les mots avec un cul phonétique sont suspects. Plus sérieuseument ça vient du latin vaccum ;« vide », en lien avec le verbe vacare :« être vide.
    Faut pas évacuer, donc. Plutôt tenir sa position quitte à crever sur place, c’est beaucoup mois risqué.
    Et puis on n’est pas des manouches il me semble :)!…

    • Alexandre dit :

      Tout le monde n’est pas capable de tenir une position.
      Là par exemple, le sac que je suis en train de finir pour mon neveu de 14 ans est ce qui a permis de rédiger cet article.
      Il vit à Marseille, à 100 mètres de la mer. Donc normalement ça signifie du poisson et de l’eau illimité à distiller pour la rendre potable. Je viens d’offrir un distillateur à ma soeur, je vais ajouter un lance-pierre modifié pour la pêche (laser, moulinet…) dans le sac pour mon neveu.

      … mais le problème c’est le gros million d’envahisseurs sur la zone, des trucs marrons et noirs remplis de haine envers les blancs. L’épuration ethnique et les pillages devraient commencer à grande échelle sur Marseille.
      Ma soeur, son mari et son fils ne sont que trois. Ils vivent dans un appartement, sans autonomie en eau, nourriture, ni quoi que ce soit. Tout est acheté sans stock aux commerces d’à côté.
      Les trois sont en relativement bonne santé. Ils ont un bon véhicule. Pas de capacité de feu suffisante.
      L’évacuation est une stratégie viable pour eux.

      Mon autre soeur est à un niveau très avancé en survivalisme. Elle a tout pour tout. Il est évident qu’elle va rester sur place. Surtout que sa famille sur son terrain, un groupe beaucoup plus grand, est entièrement équipée en armes mortelles et que tout le monde sait s’en servir efficacement. Tout le monde est lucide sur la gravité de la situation et à compris que quand le moment sera venu de se défendre, il faudra tirer pour tuer.

      Je suis moi aussi à un niveau très avancé de préparation. Je peux accueillir durablement quelques personnes supplémentaires. … mais je suis à quelques kilomètres des hordes de sous-hommes qui attendent le moment de tuer les blancs.
      Personnellement j’attends le moment où je pourrai enfin tuer pour faire efficacement ce qui doit être fait depuis trop longtemps, pour que le génocide des français blancs s’arrête enfin. A la frontière de l’enfer je suis à la bonne place pour ce que j’attends, mais c’est un très mauvais endroit pour ma famille.

      Certains n’ont pas besoin d’évacuer. D’autres doivent obligatoirement le faire. D’autres encore devraient y penser.
      La stratégie est à adapter au cas par cas.

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