Archive for Cinéma

Soleil vert

Le film Soleil vert date de 1973 mais a incroyablement bien vieilli.

C’est une merveille absolue d’anticipation, d’une justesse surprenante.
Toute l’actualité mondiale va dans son sens.

Les films de maintenant qui parlent du futur sont tous plein d’effets spéciaux délirants, de machines volantes, de rayons lasers, de boucliers en champs de force électromagnétiques,…

Soleil vert nous montre simplement un avenir de misère où les ressources de la planète sont épuisées à cause de la surpopulation.

Les gens souffrent de la faim. Beaucoup n’ont pas d’endroit pour dormir. La place manque cruellement.
Même les « riches », les privilégiés ont peu de choses. Les caméras de sécurité qui sont sensées les protéger tombent en panne et il n’est pas possible de les réparer. Il n’y a plus de pièces, ni de ressources pour en fabriquer ou s’en procurer.

L’assassin n’utilise pas un rayon laser de très haute technologie, mais juste une barre de fer.

Le policier chargé de l’enquête vole le peu de nourriture qu’il trouve chez le « riche ». C’est un héros plutôt dérangeant. Pas tout blanc ni tout noir, mais en nuances de gris sale et usé. Comme dans toutes les parties du monde où les gens souffrent, chacun fait ce qu’il peut en fonction des occasions qui se présentent.

 

La surpopulation mondiale épuise notre planète depuis quelques années. Nous sommes arrivés au point où la terre ne peut plus produire assez pour nourrir tout le monde. Maintenant on est en déficit, de plus en plus tôt et de plus en plus grave chaque année.

La pollution détruit d’avantage les capacités à produire de la nature.

Nous sommes en ligne droite vers ce futur d’apocalypse, vers la mort lente et miséreuse de l’espèce humaine, que traite ce film.

La seule solution viable à long terme est peut être celle trouvée par les chinois avec la politique de l’enfant unique.
Les peuples et les races qui se reproduisent sans limite, alors qu’ils n’ont pas assez de ressources, ne se contentent pas de donner une vie cruelle à leurs familles ; ils épuisent ou détruisent les ressources de tous les autres humains, même ceux de l’autre côté de la planète.
Il est temps de porter un nouveau regard sur les familles nombreuses. A notre époque, c’est devenu plutôt criminel.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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La route

« La route » est certainement un des meilleurs films survivalistes de toute l’histoire du cinéma.

Ici il n’est pas question de caricatures de guerriers indestructibles du genre de Mad Max, ni d’aucun autre cliché hollywoodien à grand spectacle.
Tout est basé sur des petites choses vraies, comme de mourir d’une petite plaie quand on n’a pas de désinfectant.

Le film raconte l’histoire d’un père qui protège son fils après une catastrophe du même niveau que celle qui a entrainé l’extermination complète des dinosaures. Puisqu’au moins une « fin du monde » a déjà eu lieu, cela peut se reproduire. Une énorme explosion, puis le ciel s’assombrit et empêche la lumière de passer pendant des années. Des explosions nucléaires peuvent faire ça.
Un super volcan peut faire ça. Justement, on sait depuis peu que l’augmentation de population, en vidant les poches d’eau souterraines, provoque des glissements de plaques, donc des séismes et une activité volcanique.
Un météore peut aussi faire tout ça. Nous sommes dans une période d’extrême activité solaire, avec des vents solaires d’une puissance inouïe de l’ordre de 420 mètres en une seule seconde. Les comètes qui doivent nous frôler dans quelques mois pourraient être déviées par une bourrasque et nous percuter.

… Mais même, sans catastrophe naturelle ou nucléaire, on peut regarder le film en pensant à des choses plus courantes qui ont les mêmes conséquences, comme des guerres, ou la faillite d’un pays.
L’effondrement économique peut priver un continent de tout. Par exemple, juste à côté, en Grèce, après 5 ans de récession, toute la population, TOUTES les classes sociales souffrent maintenant de la faim et des pénuries.

Dès la première minute, le personnage principal se précipite pour remplir sa baignoire. Tout le film est de cette qualité.
Pour quelqu’un qui ne connait pas les risques, comme sa femme par exemple, son comportement est incompréhensible :
« Tu vas prendre un bain maintenant !? »
« Non… Ce n’est pas un bain. »

L’eau est une des choses les plus précieuses, indispensable à la vie.
Sans eau, on meurt en trois jours.
Si l’eau n’est plus purifiée, désinfectée, des millions de gens vont tomber malades et mourir dès les premières semaines. Une baignoire peut contenir 300 litres d’eau potable, avant que l’eau des canalisations ne devienne impropre à la consommation.

 

Le film montre à la perfection la fragilité de la survie en nomade, dans un environnement hostile et pauvre en ressources :

  • Pas de stock de nourriture, pas possible d’en faire pousser, d’élever des animaux,
  • Pas de médicaments, de désinfectant,
  • Pratiquement pas d’arme, les munitions ne sont pas illimitées,
  • Même pour dormir ils gardent un gros bonnet de laine. Ils ne peuvent se permettre de laisser partir dans l’air leurs précieuses calories en ayant aussi peu a manger,

Il y a trois générations à peine, énormément de monde savait fabriquer des munitions. A notre époque, c’est une chose que presque plus personne ne sait faire, même si c’est plutôt simple.
Par contre, fabriquer une flèche est toujours possible assez facilement pour n’importe qui.
A ce propos, à la fin, remarquez la cadence de tir avec un arc. Cette arme en plus d’être silencieuse, à la puissance des armes blanches, qu’on peut utiliser en restant protégé pour frapper à plusieurs dizaines de mètres.

Quand le héros se prend une flèche, il ne l’arrache pas bêtement pour mieux combattre, il la garde dans la jambe.
Ce n’est qu’une fois à l’abri qu’il prend le temps qu’il faut pour la retirer en explorant prudemment la plaie avec un couteau, pour ne pas laisser la pointe à l’intérieur ou faire plus de dégâts en la retirant.
Il referme la blessure avec les moyens du bord : une agrafeuse de bureau, puis du ruban adhésif de chantier. C’est excellent.

 

Dans le monde des survivalistes, il y a plein de bargeots avec plein d’armes, des dizaines de caisses de munitions pour chaque arme, et qui croient que ça va leur servir à tout.
On voit plein de jeunes naïfs comme ça sur youtube, qui exposent fièrement à tout le monde le contenu ridicule de leur sac d’urgence super pourri : 5 couteaux grands comme le bras, 18 briquets, une barre chocolatée et 5 mètres de paracorde.

Ils ne vont pas survivre longtemps avec ça.

Ou peut être seulement en nomade voleur, profiteur et parasite.

 

Avec une famille, tous les besoins sont multipliés, tous les individus sont interdépendants.
Si un est blessé, impossible de pousser longtemps le chariot et de continuer à avancer. Tout le groupe est en danger.

Votre famille dépend de vous et réciproquement.
Même les plus faibles sont utiles pour les petites tâches. La survie ce n’est pas qu’avoir des gros fusils, il faut avoir des connaissances pour se nourrir, se chauffer, se soigner, éviter les dangers,…

Dans les périodes de grands troubles, personne n’est vraiment tout blanc ou tout noir. Chacun fait ce qu’il peut.
Mais une constante se dégage nettement partout dans le monde, à toutes les époques : La violence. Pillage, viols, meurtres…

Etre dans une communauté apporte bien plus de sécurité et de force qu’en étant seul.
Ne pas être sur la route mais dans une base autonome durable permet d’avoir des stocks de nourriture, de médicaments, des couvertures, du bois, des système de sécurité,…

En restant dans un endroit bien équipé, on peut produire de la nourriture. Faire pousser des plantes, élever des animaux.
Même sans lumière, si le ciel devenait longtemps comme celui du film, quand on n’a pas à transporter des choses lourdes, la survie est toujours possible. On peut par exemple faire pousser des graines germées, des champignons. Avoir des protéines grâce à des larves d’insectes, berrrk, qu’on laisse grandir dans les restes de nourriture. On peut même cultiver des algues dans des bassins.
Tous les problèmes ont plein de solutions possibles.

 

Dans le film, le héros et son fils sont obligés de quitter le nord devenu trop froid pour survivre.
La sanction ne traine pas. Une fois sans ressources, isolé, entouré de gens mauvais, le héros meurt rapidement lorsqu’il devient nomade, alors que ses connaissances lui ont permis de survivre bien plus longtemps que la grande majorité de la population.

 

Ce film est un chef d’oeuvre.

Il risque d’influencer en profondeur votre perception de ce monde qui s’écroule.

Il est interdit aux moins de 12 ans.
Moi je l’aurais interdit aux moins de 16. Il n’y a rien de gore, c’est simplement qu’il faut déjà une certaine maturité pour qu’il n’influence pas vers de mauvais choix.

Tout, tout, tout est une mine d’or d’idées survivalistes. Dans chaque image, chaque scène. Regardez par exemple cette photo :

La taille de la roue.

Vous avez peut être déjà fait une promenade de trois kilomètres avec une poussette. Une fois.
C’est bien le genre de connerie qu’on ne fait qu’une fois.

Au bout de trois kilomètres, la poussette légère et pratique pèse une tonne. On a mal au dos, les doigts commencent à ne plus avoir de force. Le moindre petit trou dans l’asphalte de la route devient un obstacle. Un trottoir de 3 centimètres devient une montagne.

Alors loin du bitume lisse, sur des chemins de terre, de trous, de boue, de neige, les petites roues c’est l’enfer.
Les roues idéales ont un grand diamètre et sont légères, comme des roues de vélo, mais disposées sur un essieu large, pour avoir de la stabilité et ne pas gaspiller beaucoup d’énergie à redresser tout le temps le chariot.
L’acteur ne porte pas les poignées dans ses mains. Il tire une corde passée sur ses épaules, lui permettant d’avancer dans une position moins usante.

Dans ce film, tout est bon jusqu’au moindre détail.

 

Date de sortie : 2 décembre 2009
Durée : 1h 59min
Réalisateur : John Hillcoat
Avec : Viggo Mortensen, Kodi Smit-McPhee, Guy Pearce
Genre : Science fiction, Drame
Nationalité : Américaine

« On meurt lentement de la faim »

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr


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War Games

Comme dans Terminator, les militaires se sont crus malins en confiant à un super ordinateur « intelligent » la responsabilité totale de la défense nucléaire des états unis.
Un gamin un peu trop débrouillard arrive à entrer dans le système en croyant pirater une firme de jeux vidéo, pour jouer à un nouveau jeu des mois avant qu’il ne sorte. Il commence une partie de Guerre nucléaire totale.
Le problème est que l’ordinateur super intelligent ne sait pas faire la différence entre un jeu et la réalité.

En prenant de l’age, ce film reste une merveille. L’histoire du piratage informatique des 29 années suivantes a confirmé plein d’idées survolées dans le scénario. Par exemple l’exploitation des failles humaines, par 3 fois :

– Dans le bureau de l’administration de l’école, en lisant sur un simple papier le nouveau mot de passe ;

– Lorsqu’il s’échappe de la base militaire en rejoignant simplement un groupe de visiteurs civils. Si si, ça semble parfaitement crédible. Il y a deux mois, un gamin anglais de 11 ans est allé en Italie sans billet d’avion, en franchissant tous les portiques de sécurités et de filtrages sans être contrôlé une seule fois. Plus de détails, là ;

– En utilisant comme mot de passe tout bêtement le prénom du fils du programmeur ;…

A une époque je réparais des dizaines d’ordinateurs tous les mois. J’en ai vu plein avec Windows 98 ou XP, internet explorer et un antivirus périmé depuis longtemps, continuer à fonctionner au ralenti, mais à fonctionner toujours, avec plusieurs centaines de programmes espions (spywares), des portes dissimulées (backdoors, trojans), des virus, des dialers, etc…
Mon record personnel de désinfection est un ordinateur trouvé dans une déchèterie avec un peu plus 480 programmes nuisibles installés. Internet explorer à le défaut de ne pas être qu’un simple navigateur, mais un outil d’installation de mises à jours automatiques qui a été exploité des dizaines de milliers de fois par des gens mal-intentionnés.

Souvent la réalité dépasse largement la science fiction.
Un jeune pirate informatique déclenche une guerre nucléaire
On voit fréquemment ce que l’électronique donne encore à notre époque soit-disant sécurisée. La fraude bancaire qui explose. Les sécurités des téléphones très facilement crackables, tous les contenus des dossiers non partagés des comptes sous Windows 7 quand même visibles par n’importe qui utilisant la même box, 28 millions de téléphones francophones hors services instantanément, etc…

Ce vieux film reste malheureusement toujours 100% crédible et d’actualité.

 

« Parfois, le seul moyen de gagner est de ne pas jouer ».

 

Date de sortie : 14 décembre 1983
Durée : 1h 51min
Réalisateur : John Badham
Avec : Matthew Broderick, Dabney Coleman, John Wood
Genre : Action, Thriller
Nationalité : Américaine

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr