Archive for Besoins physiologiques

La coupe menstruelle

Une coupe menstruelle est un très intéressant produit pour les femmes :

Quand j’ai découvert cet objet, il y a six mois, les arguments financiers étaient que le prix d’achat d’une coupe, qui dure environ 10 ans, était rentabilisée en 5 mois. Donc une économie de 9 ans et 7 mois d’achat de protections périodiques.

En jetant rapidement un oeil sur internet pour écrire cet article, je constate que depuis, les premiers prix ont chuté de moitié. Par contre, les prix des tampons et serviettes ont encore augmenté.
Ca revient donc presque à avoir une protection périodique quasiment gratuite pendant 10 ans.

C’est très clairement une excellent plan pour faire des économies.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_menstruelle

Pour toutes les femmes :

– Pour les mamans qui jonglent avec un tout petit budget,
– pour les étudiantes fauchées,
– pour les naïves écolos qui croient qu’en utilisant moins de tampons elles vont pouvoir sauver le monde de la pollution alors que des milliards d’autres sont éparpillés partout sur la planète,…

Il existe plusieurs marques avec des formes différentes, des couleurs, des spécificités différentes, des sachets de rangement plus ou moins discrets ou sympas,…

La tirette souple peut se raccourcir d’un coup de ciseaux en cas de gêne.

C’est en silicone médical anti-allergique. Il suffit de rincer en vidant.
En fin de règles, il faut stériliser en faisant bouillir par exemple (selon les indications du fabricant) avant de la ranger pour trois semaines.

Il existe deux tailles.
Ca ne correspond pas aux pratiques sexuelles plus ou moins coquines, irracontables à maman, ou même très sages. C’est vraiment juste une question de taille :
– Celles qui n’ont jamais eu d’enfant (ou qui ont accouché par césarienne) prennent la petite,
– Celles qui ont eu un beau bébé trop mignon qui a démoli la salle de jeu en passant, ont besoin du modèle presque grand comme un terrain de foot.

 

En tant qu’homme, ce n’est pas l’économie que je regarde. Moi ce qui me plait tout particulièrement avec cette protection, c’est le fait que le sang n’est pas en contact avec l’air, donc il ne se décompose pas en prenant une odeur qui donne envie de passer 5 jours loin de sa nana.

Sur ce coup là, je suis un peu égoïste, je sais, je sais.

… mais elles sont toutes encore plus gagnantes que moi.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

Par où commencer pour devenir autonome ?

Avant de penser à l’idéal, la « Base Autonome durable », qui implique un profond changement de vie, plutôt couteux, et un investissement total de soi, il est bon de commencer tout petit.
Apprendre déjà à gérer les urgences ordinaires, c’est mieux que de se préparer à survivre deux ans à la chute d’un gros météore.

Soyons lucide. Dans ce monde, ce qui est le plus probable, c’est de très bientôt perdre son pouvoir d’achat. Ou le voir diminuer de moitié, comme dans les pays de la zone euro qui sont déjà en faillite.
Déjà que les gens s’en sortent mal avec un salaire complet, imaginez comme ça va être dur avec 50% de revenus en moins, comme les fonctionnaires grecs.
Ou pire, 100% de salaire en moins.
Même une entreprise qui vous engageait depuis 25 ans peut s’effondrer, maintenant que la concurrence est mondiale. Des pays qui paient 200 euros leurs salariés ont de bonnes chances de fournir les français à votre place.

Je vous recommande très vivement de faire pour tout ce qui vous est essentiel, un stock d’au moins deux mois.
C’est vraiment un minimum, et en réalité c’est très largement en-dessous de ce dont vous aurez besoin en cas de problème, mais ça permet de gérer l’urgence.

Gérer l’urgence

Vous avez vu ce qu’il se passe partout quand une grève des professionnels du pétrole est annoncée ?

En 4 heures et demie, il n’y a plus d’essence dans toutes les pompes autours de chez vous.

Pour les stocks des magasins, c’est encore pire. Si les gens se ruent sur certains produits, tout va être épuisé instantanément, parce que les magasins ne stockent pas pour économiser de l’argent. Ils ne possèdent que ce qui sera vendu jusqu’à la prochaine livraison.

Si vous n’avez pas de quoi gérer l’urgence, vous risquez de dépenser très cher.

Par exemple, si vous tombez en panne d’essence sur l’autoroute.
Vous devrez payez le remorquage, avec probablement une belle amende. Le dépannage peut vous immobiliser longtemps.
Si vous tombez en panne en dehors de l’autoroute, sur une route très isolée, un matin de jour férié, vous voulez parier que le dépannage viendra 5 à 12 heures plus tard ?

Lors de la guerre en ex-Yougoslavie, une boite de conserve se négociait 46 dollars au marché noir. Lorsque les gens meurent de faim, que l’on ne peut plus s’approvisionner en choses vitales, ça n’est plus le prix des choses banales que l’on trouve facilement partout en temps normal, pour quelques piécettes.

Pour commencer à stocker, voici quelques conseils :

– Quoiqu’on vous dise, quoi que puissent prétendre les gens sur internet, les forums survivalistes, les gourous de fin du monde, les journalistes de la presse à scandales, regardez vos besoins à vous, ce que votre famille utilise, ce qui vous est essentiel.

Si vous ne fumez pas, stocker 100 paquets de clopes pour troquer, ça n’est pas prioritaire. Le tabac se périme vite. Avant l’effondrement de la réalité qu’on connait, tant que ce n’est pas le crash total, revendre ou troquer du tabac pour survivre est illégal et sévèrement réprimé.

– Par contre si vous adorez les pâtes ou le corned-beaf, le parmesan, le miel de lavande, le beurrrk! nutella malsain plein d’huile de palme, si vous en rachetez tous les mois, voilà ce qu’il est très judicieux de stocker :
Ce que vous utilisez réellement, vous.

Une manière simple de commencer tout doucement son stock est, lorsque vous le pouvez financièrement, d’acheter deux ou trois produits au lieu d’un seul.
Vous apprécierez vraiment d’avoir de l’avance en cas de mauvaise passe avec manque d’argent, des grèves nationales, de pénuries,…
Vous pourrez puiser sans manque dans vos réserves le temps que la situation se stabilise.

Imaginez qu’une panne de courant paralyse la ville pendant plusieurs heures (jours, semaines, mois). Si vous n’avez qu’une carte bancaire pour payer, vous n’avez Rien pour payer ce dont vous avez besoin.

Avoir un chéquier d’avance est une bonne solution de dépannage (si vous ne faites pas partie des 21% de français déjà dans le rouge avec leur banque tous les mois).
Avoir quelques centaines d’euros de côté en liquidité est une très bonne précaution.

Un jerrican de votre carburant, essence ou diesel, dans le coffre. Ne jamais laisser la jauge descendre en dessous de la moitié du réservoir.
Si vous avez eu la très bonne idée d’avoir un jerrican de stock, remettez tous les trois mois le carburant dans votre voiture, puis re-remplissez le jerrican en passant à la pompe. Le carburant a une date de péremption plutôt courte.

Comme pour tous vos stocks, il faut savoir clairement ce que vous avez d’avance. Tout rassembler ce qui est de même nature au même endroit vous évitera des doublons inutiles, des gaspillages.
Vous pourrez voir immédiatement quels produits ont une date limite d’utilisation presque atteinte, pour les utiliser en premier.

Nourriture, piles, trousse à pharmacie,…

Pour bien se préparer aux problèmes gênants les plus courants et même si vous n’y avez encore jamais été confronté, il est bon d’investir quelques euros dans certains produits. Ca n’est pas du tout de l’argent perdu :

Bougies, allumettes, petit stock de savonnettes, des pansements de toutes les tailles (réellement totalement indispensable même en temps de paix), désinfectant, deux bidons de javel, plusieurs lampes avec leurs piles, des petits tampax, des gros tampax, des moyens tampax…
… TOUT ce qui est très gênant quand on en a pas lorsqu’il en faut impérativement.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

Faire pousser des légumes au plafond et sur les murs

Quand j’ai commencé à me passionner pour le jardinage il y a 6 mois, je suis tombé sur une magnifique série de photos de pot pour faire pousser des plantes la tête à l’envers. Le nom est Skyplanter.

En temps de crise, je ne peux absolument pas conseiller ce genre de pot. J’ai vu des prix de l’ordre de 35 euros, plus les frais d’envois. Du délire complet. Comme si c’était un pot en or !

Alors j’ai eu l’idée de faire quelque chose du même genre, mais beaucoup moins cher. Ou gratuit, tant qu’à faire.

Ma poubelle contenait une bouteille en plastique de 5 litres. Ca m’a semblé le volume idéal pour un premier essai…

Jeune plant de courgette à l'envers en bouteille suspendue accrochée au plafond

Bouteille en plastique sauvée de la poubelle, zéro centime.

Terreau, environ trois ou quatre centimes.

Graine de courgette, environ deux centimes.

La plante a l’air d’adorer.

Pourtant c’est des centaines de fois moins cher que le joli pot à l’envers.
La première chose que je retiens c’est que les plantes n’ont aucun goût en matière de mode. C’est clair.

 

Courgette plantée à l'envers, en bouteille suspendue, avec une belle fleur.

Ca semblait extrêmement prometteur au départ. J’ai eu une petite récolte de courgettes très vite. En faisant pousser des légumes là où il n’aurait normalement jamais du y en avoir, au plafond.
J’étais trop fier de moi.

… sauf que ça a tourné très vite au carnage.
L’eau d’arrosage en coulant sur la tige, a recouvert toutes les plantes d’un champignon blanc en une seule journée.

Les courgettes plantées à l’endroit (qui me permettaient de comparer les deux types de cultures) ont toutes eu le même problème deux semaines plus tard.
J’en ai gardé quelques unes pour voir l’évolution tout l’été. Il n’y a eu plus qu’une seule courgette, immangeable.

Maladie cryptorganique, Champignon blanc parasite sur les cultures. Épiphytie.

Oïdium, ou « la maladie du blanc », rapidement très contagieuse

Courgettes en fleurs, dans un seau en plastique de récupération

Quelques plantes à l’endroit pour pouvoir comparer le résultat

Les premiers pots étaient un demi échec.
Voilà ce que j’avais fait, et qu’il ne faut pas faire :

Un trou sous la bouteille pour faire passer la tige des plantes à l'envers

Le plastique du fond est très solide. Au lieu de forcer avec un couteau, j’ai simplement utilisé une perceuse avec une scie cloche pour percer vite toutes les bouteilles

Le trou était sous la bouteille. Donc toute l’eau boueuse coulait immédiatement sur la plante.

Pour les suivants j’ai fait un trou sur le côté. Le plastique est replié sur lui-même pour ne pas faire une surface coupante en contact avec la tige.

L’eau coule encore un petit peu sur les tiges, mais énormément moins. Le système doit quand même encore être amélioré.

 

Découpe d'une fenêtre pour faire passer la tige

Nouvelle tentative en perçant différemment pour réduire l’écoulement sur la tige des plantes

Mouiller les tiges et fleuilles entraine des infections fongiques, des maladies des plantes

Le plastique est replié en arrondi pour protéger la tige des bords coupants

Une autre erreur a été d’enlever la moitié de la bouteille en découpant. J’aurais du couper beaucoup plus haut. Au lieu de contenir plus de quatre litres de terre, les bouteilles n’en contenaient que 2.

Ca séchait très vite avec la canicule. Il fallait arroser tous les jours. Cet été chez moi, il n’a plu que deux demies journées (seulement quelques gouttes) en trois mois, après déjà deux ans et demi de sécheresse.
La première récolte a poussé avec un « cul-noir ». C’est un signe de très fort manque d’eau.

Les tomates restent petites, dures, avec la base qui devient sombre et se nécrose

L’effet de la sécheresse sur les tomates

Donc il vaut mieux découper les bouteilles le plus haut possible pour y mettre le terreau, pour la fenêtre d’arrosage, pour qu’elles puissent contenir un maximum de terre, donc d’humidité.

Plusieurs plantes donnent un rendement plutôt intéressant

Une production qui n’aurait jamais dû exister : au plafond

Une photo en gros plan des fruits

La production se renouvelle en permanence pendant des mois. C’est décoratif en plus d’être utile.

Le bilan :

Pour ma première année de jardinage, j’ai planté une trentaine de pieds de tomates, de 4 espèces différentes.
A peu près un tiers en pleine terre, à peu prêt un tiers en pot à l’endroit, à peu près un tiers en bouteilles suspendues.

Celles en bouteilles ont commencé à donner des fleurs puis des fruits mûrs deux semaines avant toutes les autres. Je suppose que la température ou le manque d’eau à l’intérieur d’un très petit pot accélère énormément la maturation.

Mais j’ai du jeter la première récolte, car elle manquait d’eau. Ca m’a permis de rectifier le tir pour toutes les plantes.

A vue d’oeil, les plantes suspendues ont donné environ seulement un tiers de la production normale des autres tomates en pleine terre ou en pot à l’endroit.
Seulement, je trouve que c’est déjà une belle victoire, parce que faire pousser des tomates au plafond ou sur un mur… elles n’auraient jamais du exister.

L’année prochaine, je mettrai deux ou trois plants dans chaque bouteille.
Epuiser la terre n’est pas un problème. La saison suivante, elle sera mélangée à du terreau, avec les tiges de tomates mortes, et réutilisée pour une autre culture.

Un petit pot de tomates mûres cueillies tous les jours

Une petite récolte en qualité bio

Pendant trois mois j’ai eu des tomates dans la cuisine à absolument tous les repas.

Le système n’est pas parfait. Rien de ce qui est en dessous ne doit craindre l’humidité, les gouttes. Donc il ne faut pas mettre de plants de courgettes, de potiron, de melon, en dessous par exemple. Et surtout pas votre collection de bandes dessinées. ;-)

… mais l’idée marche plutôt bien.

Je crois que lors du crash de l’euro, bientôt, ça va copieusement améliorer l’ordinaire de ceux qui auront lu cette page.

 

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr