Archive for Besoins physiologiques

Par où commencer pour devenir autonome ?

Avant de penser à l’idéal, la « Base Autonome durable », qui implique un profond changement de vie, plutôt couteux, et un investissement total de soi, il est bon de commencer tout petit.
Apprendre déjà à gérer les urgences ordinaires, c’est mieux que de se préparer à survivre deux ans à la chute d’un gros météore.

Soyons lucide. Dans ce monde, ce qui est le plus probable, c’est de très bientôt perdre son pouvoir d’achat. Ou le voir diminuer de moitié, comme dans les pays de la zone euro qui sont déjà en faillite.
Déjà que les gens s’en sortent mal avec un salaire complet, imaginez comme ça va être dur avec 50% de revenus en moins, comme les fonctionnaires grecs.
Ou pire, 100% de salaire en moins.
Même une entreprise qui vous engageait depuis 25 ans peut s’effondrer, maintenant que la concurrence est mondiale. Des pays qui paient 200 euros leurs salariés ont de bonnes chances de fournir les français à votre place.

Je vous recommande très vivement de faire pour tout ce qui vous est essentiel, un stock d’au moins deux mois.
C’est vraiment un minimum, et en réalité c’est très largement en-dessous de ce dont vous aurez besoin en cas de problème, mais ça permet de gérer l’urgence.

Gérer l’urgence

Vous avez vu ce qu’il se passe partout quand une grève des professionnels du pétrole est annoncée ?

En 4 heures et demie, il n’y a plus d’essence dans toutes les pompes autours de chez vous.

Pour les stocks des magasins, c’est encore pire. Si les gens se ruent sur certains produits, tout va être épuisé instantanément, parce que les magasins ne stockent pas pour économiser de l’argent. Ils ne possèdent que ce qui sera vendu jusqu’à la prochaine livraison.

Si vous n’avez pas de quoi gérer l’urgence, vous risquez de dépenser très cher.

Par exemple, si vous tombez en panne d’essence sur l’autoroute.
Vous devrez payez le remorquage, avec probablement une belle amende. Le dépannage peut vous immobiliser longtemps.
Si vous tombez en panne en dehors de l’autoroute, sur une route très isolée, un matin de jour férié, vous voulez parier que le dépannage viendra 5 à 12 heures plus tard ?

Lors de la guerre en ex-Yougoslavie, une boite de conserve se négociait 46 dollars au marché noir. Lorsque les gens meurent de faim, que l’on ne peut plus s’approvisionner en choses vitales, ça n’est plus le prix des choses banales que l’on trouve facilement partout en temps normal, pour quelques piécettes.

Pour commencer à stocker, voici quelques conseils :

– Quoiqu’on vous dise, quoi que puissent prétendre les gens sur internet, les forums survivalistes, les gourous de fin du monde, les journalistes de la presse à scandales, regardez vos besoins à vous, ce que votre famille utilise, ce qui vous est essentiel.

Si vous ne fumez pas, stocker 100 paquets de clopes pour troquer, ça n’est pas prioritaire. Le tabac se périme vite. Avant l’effondrement de la réalité qu’on connait, tant que ce n’est pas le crash total, revendre ou troquer du tabac pour survivre est illégal et sévèrement réprimé.

– Par contre si vous adorez les pâtes ou le corned-beaf, le parmesan, le miel de lavande, le beurrrk! nutella malsain plein d’huile de palme, si vous en rachetez tous les mois, voilà ce qu’il est très judicieux de stocker :
Ce que vous utilisez réellement, vous.

Une manière simple de commencer tout doucement son stock est, lorsque vous le pouvez financièrement, d’acheter deux ou trois produits au lieu d’un seul.
Vous apprécierez vraiment d’avoir de l’avance en cas de mauvaise passe avec manque d’argent, des grèves nationales, de pénuries,…
Vous pourrez puiser sans manque dans vos réserves le temps que la situation se stabilise.

Imaginez qu’une panne de courant paralyse la ville pendant plusieurs heures (jours, semaines, mois). Si vous n’avez qu’une carte bancaire pour payer, vous n’avez Rien pour payer ce dont vous avez besoin.

Avoir un chéquier d’avance est une bonne solution de dépannage (si vous ne faites pas partie des 21% de français déjà dans le rouge avec leur banque tous les mois).
Avoir quelques centaines d’euros de côté en liquidité est une très bonne précaution.

Un jerrican de votre carburant, essence ou diesel, dans le coffre. Ne jamais laisser la jauge descendre en dessous de la moitié du réservoir.
Si vous avez eu la très bonne idée d’avoir un jerrican de stock, remettez tous les trois mois le carburant dans votre voiture, puis re-remplissez le jerrican en passant à la pompe. Le carburant a une date de péremption plutôt courte.

Comme pour tous vos stocks, il faut savoir clairement ce que vous avez d’avance. Tout rassembler ce qui est de même nature au même endroit vous évitera des doublons inutiles, des gaspillages.
Vous pourrez voir immédiatement quels produits ont une date limite d’utilisation presque atteinte, pour les utiliser en premier.

Nourriture, piles, trousse à pharmacie,…

Pour bien se préparer aux problèmes gênants les plus courants et même si vous n’y avez encore jamais été confronté, il est bon d’investir quelques euros dans certains produits. Ca n’est pas du tout de l’argent perdu :

Bougies, allumettes, petit stock de savonnettes, des pansements de toutes les tailles (réellement totalement indispensable même en temps de paix), désinfectant, deux bidons de javel, plusieurs lampes avec leurs piles, des petits tampax, des gros tampax, des moyens tampax…
… TOUT ce qui est très gênant quand on en a pas lorsqu’il en faut impérativement.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

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Faire pousser des légumes au plafond et sur les murs

Quand j’ai commencé à me passionner pour le jardinage il y a 6 mois, je suis tombé sur une magnifique série de photos de pot pour faire pousser des plantes la tête à l’envers. Le nom est Skyplanter.

En temps de crise, je ne peux absolument pas conseiller ce genre de pot. J’ai vu des prix de l’ordre de 35 euros, plus les frais d’envois. Du délire complet. Comme si c’était un pot en or !

Alors j’ai eu l’idée de faire quelque chose du même genre, mais beaucoup moins cher. Ou gratuit, tant qu’à faire.

Ma poubelle contenait une bouteille en plastique de 5 litres. Ca m’a semblé le volume idéal pour un premier essai…

Jeune plant de courgette à l'envers en bouteille suspendue accrochée au plafond

Bouteille en plastique sauvée de la poubelle, zéro centime.

Terreau, environ trois ou quatre centimes.

Graine de courgette, environ deux centimes.

La plante a l’air d’adorer.

Pourtant c’est des centaines de fois moins cher que le joli pot à l’envers.
La première chose que je retiens c’est que les plantes n’ont aucun goût en matière de mode. C’est clair.

 

Courgette plantée à l'envers, en bouteille suspendue, avec une belle fleur.

Ca semblait extrêmement prometteur au départ. J’ai eu une petite récolte de courgettes très vite. En faisant pousser des légumes là où il n’aurait normalement jamais du y en avoir, au plafond.
J’étais trop fier de moi.

… sauf que ça a tourné très vite au carnage.
L’eau d’arrosage en coulant sur la tige, a recouvert toutes les plantes d’un champignon blanc en une seule journée.

Les courgettes plantées à l’endroit (qui me permettaient de comparer les deux types de cultures) ont toutes eu le même problème deux semaines plus tard.
J’en ai gardé quelques unes pour voir l’évolution tout l’été. Il n’y a eu plus qu’une seule courgette, immangeable.

Maladie cryptorganique, Champignon blanc parasite sur les cultures. Épiphytie.

Oïdium, ou « la maladie du blanc », rapidement très contagieuse

Courgettes en fleurs, dans un seau en plastique de récupération

Quelques plantes à l’endroit pour pouvoir comparer le résultat

Les premiers pots étaient un demi échec.
Voilà ce que j’avais fait, et qu’il ne faut pas faire :

Un trou sous la bouteille pour faire passer la tige des plantes à l'envers

Le plastique du fond est très solide. Au lieu de forcer avec un couteau, j’ai simplement utilisé une perceuse avec une scie cloche pour percer vite toutes les bouteilles

Le trou était sous la bouteille. Donc toute l’eau boueuse coulait immédiatement sur la plante.

Pour les suivants j’ai fait un trou sur le côté. Le plastique est replié sur lui-même pour ne pas faire une surface coupante en contact avec la tige.

L’eau coule encore un petit peu sur les tiges, mais énormément moins. Le système doit quand même encore être amélioré.

 

Découpe d'une fenêtre pour faire passer la tige

Nouvelle tentative en perçant différemment pour réduire l’écoulement sur la tige des plantes

Mouiller les tiges et fleuilles entraine des infections fongiques, des maladies des plantes

Le plastique est replié en arrondi pour protéger la tige des bords coupants

Une autre erreur a été d’enlever la moitié de la bouteille en découpant. J’aurais du couper beaucoup plus haut. Au lieu de contenir plus de quatre litres de terre, les bouteilles n’en contenaient que 2.

Ca séchait très vite avec la canicule. Il fallait arroser tous les jours. Cet été chez moi, il n’a plu que deux demies journées (seulement quelques gouttes) en trois mois, après déjà deux ans et demi de sécheresse.
La première récolte a poussé avec un « cul-noir ». C’est un signe de très fort manque d’eau.

Les tomates restent petites, dures, avec la base qui devient sombre et se nécrose

L’effet de la sécheresse sur les tomates

Donc il vaut mieux découper les bouteilles le plus haut possible pour y mettre le terreau, pour la fenêtre d’arrosage, pour qu’elles puissent contenir un maximum de terre, donc d’humidité.

Plusieurs plantes donnent un rendement plutôt intéressant

Une production qui n’aurait jamais dû exister : au plafond

Une photo en gros plan des fruits

La production se renouvelle en permanence pendant des mois. C’est décoratif en plus d’être utile.

Le bilan :

Pour ma première année de jardinage, j’ai planté une trentaine de pieds de tomates, de 4 espèces différentes.
A peu près un tiers en pleine terre, à peu prêt un tiers en pot à l’endroit, à peu près un tiers en bouteilles suspendues.

Celles en bouteilles ont commencé à donner des fleurs puis des fruits mûrs deux semaines avant toutes les autres. Je suppose que la température ou le manque d’eau à l’intérieur d’un très petit pot accélère énormément la maturation.

Mais j’ai du jeter la première récolte, car elle manquait d’eau. Ca m’a permis de rectifier le tir pour toutes les plantes.

A vue d’oeil, les plantes suspendues ont donné environ seulement un tiers de la production normale des autres tomates en pleine terre ou en pot à l’endroit.
Seulement, je trouve que c’est déjà une belle victoire, parce que faire pousser des tomates au plafond ou sur un mur… elles n’auraient jamais du exister.

L’année prochaine, je mettrai deux ou trois plants dans chaque bouteille.
Epuiser la terre n’est pas un problème. La saison suivante, elle sera mélangée à du terreau, avec les tiges de tomates mortes, et réutilisée pour une autre culture.

Un petit pot de tomates mûres cueillies tous les jours

Une petite récolte en qualité bio

Pendant trois mois j’ai eu des tomates dans la cuisine à absolument tous les repas.

Le système n’est pas parfait. Rien de ce qui est en dessous ne doit craindre l’humidité, les gouttes. Donc il ne faut pas mettre de plants de courgettes, de potiron, de melon, en dessous par exemple. Et surtout pas votre collection de bandes dessinées. 😉

… mais l’idée marche plutôt bien.

Je crois que lors du crash de l’euro, bientôt, ça va copieusement améliorer l’ordinaire de ceux qui auront lu cette page.

 

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 
 




 

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Faire pousser ses légumes bio sans jardin

Ville, petits appartement, manque de place

En ville, les logements ressemblent à des cages à lapins. Plusieurs étages d’appartements plus ou moins vieux, parfois avec un minuscule balcon.
Certains ont la chance d’avoir une toute petite terrasse, ou un très petit bout de jardin.

En cas de problème très grave (mouvements sociaux avec grèves interminables, guerre civile, IEM,…) il saute aux yeux que l’on n’a pas du tout la place pour faire pousser de la nourriture.

Ceux qui vivent dans les villes, sans avoir beaucoup d’argent vont souffrir plus que les autres.

Quand on a assez de terre pour faire pousser soi-même, les fruits et légumes coûtent entre 50 et 700 fois moins chers, selon les espèces. Vu l’aggravation de la crise économique, avec l’effondrement de l’Euro qui s’annonce, faire pousser sa nourriture est une solution pour s’en sortir mieux que les autres.

Ville, petits appartement, manque de place

Vue d'une façade d'immeuble et de la taille des balcons

Normalement sur un balcon standard, il n’y a la place que pour faire pousser quelques plantes. 35 centimètres entre chaque salade, ça permet de faire pousser 15 salades par balcon…

Autant dire, rien.

Normalement…

… Je me suis dit qu’il y avait peut être un moyen pour faire pousser quand même.

J’ai déjà vécu plusieurs années dans des appartement trop petits. Ca devenait supportable et même agréable, quand il y avait plein d’étagères ajoutées. Ca libérait énormément de place en rangeant tout contre les murs, en occupant de très petites surfaces au sol.

Quand on regarde de loin un immeuble, en fait, c’est une solution pour entasser plein de surfaces vivables sur la place d’une seule surface vivable.

Il fallait que je teste pour savoir si on pouvait faire pousser de la nourriture sans place au sol…

Ta daaaaa !!!!

Ca marche !

Ces petites étagères en métal m’ont coutées chacune à peine 14,50 euros à la bricaillerie du bas de la rue. Elles sont presque aussi grandes que moi, durent dehors sous la pluie au moins dix ans. Sur une surface au sol où je n’aurais pu planter que 3 ou 4 salades en pleine terre, j’ai calculé que je pouvais en mettre 30 par étage.

Je pensais à faire une rotation en plantant toutes les deux semaines plusieurs variétés de salades, puis mettre sur l’étagère du haut, en plein soleil les plus grandes salades, pour les laisser finir de pousser en prenant toute la place dont elles ont besoin.

Bon. Je me suis planté. 150 salades sur une seule étagère, dans des petits pots (ici, des bouteilles en plastique), c’est trop. Les salades n’ont vraiment pas atteint la taille qu’elles auraient du avoir.
Je suis en train de retester avec des pots plus larges. Les salades ont déjà un meilleur aspect. Apparemment elles grossissent rapidement seulement si elles ont de la place autour. Je comprends mieux pourquoi il faut les écarter de 35 centimètres.

Du coup, au lieu d’en mettre 30 par étagères, je retente avec seulement 9 salades maxi par étagère. Je n’ai pas encore assez de recul sur l’expérience, mais ça semble déjà beaucoup mieux pousser.

 

Sur l’étagère du haut, dans de toutes petites boites de conserve de pâté pour chien, j’ai planté une trentaine de graines de haricots.

J’ai remarqué dans ma première tentative pour faire pousser des haricots en pot, que la plante prenait très peu de place. Il fallait que je teste avec de très petits pots.
Le premier essai a poussé étonnement vite, et a donné des haricots en moins de 2 mois.
Le plant de cette photo a 8 jours. Il est déjà plus grand que ma main.

Les haricots semblent être des légumes intéressants pour les petites surfaces.

Les bouteilles carrées, coupées sur toute leur hauteur contiennent des radis de 18 jours.

Le goût est incroyable en comparaison avec ce qu’on trouve dans les magasins.

Et la récolte se fait à peine trois semaines après avoir semé, c’est trop rapide, trop bien !

Sur deux ou trois étagères, par rotation, on peut avoir une production permanente.
Il existe aussi des variétés qui poussent l’hiver.

 

Certains balcons sont tellements petits qu'il faut faire des choix pour le remplir : une grande table ou un potager

A priori mes tests sont très prometteurs.

Je pense que sur une petite surface on peut faire pousser de quoi améliorer sensiblement l’ordinaire d’une petite famille qui n’a pas trop d’argent, ou qui veut manger de la bonne nourriture bio, ou les deux.
A la place d’une grande table, il suffit de mettre plein d’étagères.

Une petite terrasse comme celle-ci pourrait donner un très beau rendement :

Certaines variétés de légumes n’ont pas besoin de beaucoup de lumière. Elles devraient se plaire à l’intérieur, dans une pièce. En plus à température constante. Par contre, dans ce cas, je crains que l’humidité pose un problème de champignons, de moisissure sur le papier peint autour.
Peut être qu’en arrosant très peu, sans détremper la terre, on peut obtenir un bon petit rendement à l’intérieur sans inconvénient.

Comme je ne crois que ce que je vois, il faut que je teste aussi. 😉

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

  




 

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Supersize Me

Ce film est LE documentaire qu’absolument TOUS les parents devraient avoir vu. Il change en profondeur la vision de la nourriture.
Depuis que je l’ai vu il y a un an et demi, je ne suis plus allé que 3 fois dans les fast-food, et encore, uniquement au cours de sorties en groupe d’amis.

Le film montre l’évolution hallucinante de l’état de santé d’un journaliste qui a décidé de tester pendant un mois de manger chez Mac Donald à tous les repas.
Les paroles des 3 médecins qui le suivent sont terrifiantes. « Votre foie est atteint. Si vous n’arrêtez pas immédiatement votre expérience, vous risquez de mourir »…

 

 

Le documentaire regorge d’informations et d’idées intéressantes pour ceux qui veulent réduire la malbouffe.

J’ai été tout particulièrement intéressé par la partie traitant des cantines d’écoles. Contrairement à ce que les gens croient, avoir une alimentation de qualité ne coûte pas forcément plus cher qu’en mangeant des graisses cuites saturées de sel, accompagnées de sucres, de conservateurs, de stabilisants, d’édulcorants, de…
BbOUuuhouaaaark… harrrrk…

Gleuhhhh… rrr…

Le journaliste ne s’est pas contenté de manger très mal, il a aussi adopté un autre comportement imposé par notre style de vie actuel dans les villes, comme de ne presque plus marcher et de ne presque plus avoir d’activité physique.

Il apparait très clairement que nous ne sommes pas fait pour ce genre de vie.

 

Date de sortie : 30 juin 2004
Durée : 1h 38min
Réalisé par Morgan Spurlock
Avec Morgan Spurlock, Alexandra Jamieson, Stephen Siegel
Genre : Documentaire
Nationalité : Américain

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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