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Adapter nos plantes au changement climatique

Encore une année où beaucoup d’agriculteurs français perdent quasiment 100% de leur production, … encore.
Cette fois pas à cause de grêlons de la taille de balles de tennis en plein mois de juillet, ni de gelées tardives juste après le début de la floraison, ni pour trop de pluie trop longtemps qui fait éclater les fruits et fait pourrir tous les grains, ni pour deux ans et demi de sècheresse, les catastrophes « exceptionnelles » de toutes les années précédentes sans exception,
cette année c’est juste une petite canicule explosant tous les records historiques de température.
… enfin, plutôt, une deuxième canicule, après la première du mois dernier. Deux fois dans l’été, c’est du jamais vu, non ?

Tomate suspendue morte dessechee par la canicule

Et on est seulement en août. Les catastrophes possibles sont loin d’être terminées. La saison des tempêtes, des orages, de la grêle, c’est normalement dans un mois.

Le temps a changé.

Même ici, chez moi en Provence, le climat n’est plus tempéré ni fiable, à peu près stable, malgré la situation géographique exceptionnelle, c’est le chaos climatique comme partout ailleurs.
Il y a deux jours il faisait encore 40 degrés. Deuxième période de canicule de l’été.

Plants de tomate beaucoup trop petits pour la saison

En pots comme en pleine terre, les plants de tomates survivants ont une taille ridicule

Le sujet est tellement sérieux et gravissime que je réécris constamment cet article depuis deux semaines sans être satisfait. Mais j’ai enfin eu le déclic hier soir. J’ai compris ce qui n’allait pas. Je finissais tous les articles par l’idée que l’on souffre déjà et que c’est parti pour être toujours pire, presque toutes les années plus terribles que les précédentes.
C’est trop pessimiste.
Si vous regardez le bilan des 5 dernières années, vous voyez que l’on commence à être gravement dans la merde. Grosso modo maintenant tous les ans en France on ne récolte même pas la moitié de ce qu’on devrait obtenir, nous tous.

Alors l’idée de ce nouvel article est de ne pas finir sur une conclusion déprimante, mais de dresser clairement un tableau réaliste dès le départ, comme ça on peut chercher des solutions et des moyens d’agir efficacement.

Une de mes cousines en a marre. Elle laisse tomber le jardin. Elle pense que ses efforts n’en valent plus la peine, que c’est trop d’eau gaspillée pour trop peu de rendement.
Donc le but de cet article est de vous mettre une petite tape dans le dos pour vous motiver pour protéger vos plantes qui souffrent tellement, pour qu’elles vous récompensent de vos soins.

Regardez :

Cerises gratuites

Des cerises gratuites, sans pesticides, sans conservateurs, sans emballages, sans transports polluants…

Prunier couvert de fruitsDes petites prunes, une quinzaine de kilos, en train de finir de murir sur un arbre d’environ 5 ans…

Grosses grappes de raisins noirs qui finissent de murir

Une quarantaine de grosses grappes de petits raisins noirs sur un seul pied de vigne…

Figues blanches murissant sur les branches de l arbreUn figuier blanc d’environ 5 ans déjà presque plus gros que tous les autres arbres du jardin et couvert de fruits dont j’ai goûté les premiers de la saison aujourd’hui.

Toutes les plantes ne souffrent pas du soleil. Certaines adorent ça.
Regardez la taille des courgettes qui poussent trop abondamment chez ma grande soeur :

Courgettes geantes posees sur une chaise de jardin blanche pour bien montrer la taille

Des courgettes géantes

Les miennes sont plutôt comme ça :

Sol mort couvert d'un paillage leger

… oui, c’est mort. Rien de rien de rien.
Malgré le paillage très léger pour limiter la morsure du soleil, les trois variétés de courgettes, les 4 variétés d’aubergines, les 3 variétés d’haricots que j’ai semées cette année ont seulement donné des plantules de quelques centimètres.

Pour les tomates, c’est presque la même chose.

Cloture en grillage servant aussi de support pour les tomates

Ce grillage est très bas. Il ne doit même pas faire un mètre cinquante. J’ai pensé que c’était pratique de planter les tomates contre un grillage pour qu’elles s’y emmêlent plus solidement que sur des tuteurs (le vent est violent chez moi), mais cette année je ne peux pas vraiment vérifier.
On voit des plants d’à peine 30 à 60 centimètres, derrière un sol mort, brûlé par deux mois de sécheresse et deux canicules.

Plant de tomate poussant contre un grillage pour remplacer les tuteurs

Même le plus beau pied n’a pas atteint le tiers de sa taille normale.

En pot c’est encore pire :

Tomate dans un sale etat a cause de la chaleur

J’avais gardé une centaine des plus beaux plants de 8 ou 9 espèces de tomates semées au printemps. J’aurais dû avoir des cagettes pleines de récoltes. J’avais prévu d’en profiter pour faire des articles survivalistes sur le séchage des aliments, les conservations naturelles…

Cagette en plastique noire contenant quelques tomates grappes rougesOups…
Vu la quantité, ça sera pour l’année prochaine.
Je ne suis pas inquiet.

En réalité, ces petites tomates anormalement peu nombreuses, poussant difficilement sur des plants presque dix fois trop petits, ne sont pas vraiment un ratage. En réalité, c’est plutôt le contraire. C’est un don de la nature.
Encore mieux que des pépites d’or.
Il n’y a même pas besoin de creuser pour que ça sorte de la terre, ça sort tout seul. Il n’y a qu’à tendre la main pour les cueillir.

Tomates gold nuggets poussant dans des grands pots sur la terrasse

C’est tomates ne sont pas seulement des aliments, c’est des centaines de graines de plantes capables de produire un minimum pendant une canicule record historique.

Leur descendance aura cette capacité de produire ici même si cette catastrophe climatique recommence.
Il suffit de ne pas manger ou jeter les graines en faisant la cuisine, mais de les récupérer, les rincer, les faire sécher, pour avoir des semences résistantes et productives pour le printemps prochain.

Salade de tomates et prunes avec un bol pour la recuperation de grainesPassoire et bol rempli de graines de tomate recuperee en cuisine

Finalement c’est même peut être mieux que toutes les variétés du commerce, les 8 ou 9 que j’ai semées cette année et dont seulement deux sortes ont survécues à la canicule.

Les graines récupérées transmettent à la génération suivante la capacité de survivre à la chaleur.
C’est de la sélection naturelle.
Merveilleux, non ?

Non ancêtres faisaient ça, jusqu’à il y a à peine un demi siècle. Ils récupéraient gratuitement ce que leur offrait la terre, sans enrichir des banquiers, des financiers, ou payer des impôts délirants pour que des incompétents élus grâce à un système électoral truqué ne soient très grassement payés pour détruire nos vies.

Là, c’est zéro taxe pour les gaspillages de hollande.

Fraises de differentes couleurs encore sur les fraisiersLe fait d’avoir semé plusieurs variétés de chaque plante voulue, m’a permis d’avoir une récolte minimaliste au lieu de rien du tout.
Toutes les variétés ne résistent pas de la même manière à la chaleur, la sécheresse, ou l’humidité, le froid… tous les écarts climatiques hors normes qui deviennent maintenant très fréquents.

Je me rappelle qu’il y a trois ans j’ai perdu pas loin de 90% de ce que j’avais planté à cause des écarts de températures délirants toutes les deux semaines, environ 20 degrés en plus ou en moins. Du froid glacial et des -5 après un printemps précoce durablement au-dessus de 12 degrés pendant deux semaines, ce qui m’a fait mettre mes semis à l’extérieur, et hop! du gel.

Quelque soit le type de catastrophe climatique, c’est bien d’avoir plusieurs variétés.
Les résistances différentes donnent plus de chances d’avoir du rendement. Et s’il n’y a pas de catastrophes, c’est une production plus étalée dans le temps, plutôt que tout d’un coup au même moment.
La possibilité de manger de l’extra frais à peine cueilli plus souvent, plus longtemps.

Cette année j’avais 6 variétés de fraisiers. Seulement deux ont donné des fruits.

Multiplication des fraisiers par bouturage des stolonsUne a en plus donné très très très très très abondamment des stolons, me permettant d’avoir une quarantaine de fraisiers de plus, gratuitement. Et résistants à la chaleur. En fait qui semblent vraiment adorer la chaleur. (J’espère que maintenant que je les ai, il ne va pas faire un été glacial l’année prochaine. Normalement le principe de la loi immuable de l’emmerdement maximum dit que ça va être toujours pire).

Du coup j’ai commencé à remplacer mon mur de tomates, catastrophique cette année, par un mur de fraisiers.Fraisiers en pots suspendusAu lieu d’avoir de la verdure suspendue et des fruits 2 à 5 mois par an, puis des pots vides, tristes et moches le reste du temps, les fraisiers sont mis en place directement pour 5 ans.
Finalement c’est très peu de travail pour plus d’avantages quand on choisit les bonnes plantes.

Laurier blanc rempli de fleurs pendant des mois

Pour les fleurs, c’est la même chose. La grosse trentaine d’espèces que j’ai semées cette année a donné extrêmement peu de plantes décoratives, attirant les pollinisateurs…
Les tiges sont minuscules ou brûlées et je me retrouve avec des centaines de pots vides.

Par contre les lauriers sont continuellement en fleurs par centaines depuis plus de 4 mois.

Même les petits, en pot, d’au moins un an, donnent plein de fleurs pendant des semaines.

Jeune laurier rose couvert de fleurs de couleur vive

Du coup j’ai fait encore plus de boutures de toutes les couleurs de lauriers que je rencontre, pour avoir des fleurs partout en continu pendant des mois pendant la belle saison…

Cagettes remplies de diverses boutures

Ca aussi c’est gratuit et c’est très facile. J’ai déjà publié un article complet sur quasiment tout ce qu’il faut savoir pour avoir des arbres à partir de petits bouts de branches ou de racines, .

Les arbres de plusieurs années sont apparemment beaucoup plus résistants et productifs qu’une très grande majorité des plantes ne vivant que quelques mois, qui souffrent énormément des écarts climatiques hors normes.

Ils vont chercher l’humidité en profondeur et ne sont pas trop gênés par un sol brûlé en surface. J’en suis sûr puisque j’ai des figues, des prunes, des raisins, j’ai eu beaucoup de cerises, tous les lauriers donnent des milliers de fleurs, pendant que presque toutes les plantes saisonnières que j’ai semées sont mortes ou dans un état pitoyables.
Apparemment les plantes qui ont une bonne racine poursuivie par un tronc de bois, pas forcément très épais comme pour les vignes, ne craignent pas trop la chaleur.

Donc j’ai envie de faire pousser le plus possible d’arbres de quelques mètres de haut, fruitiers, sur mon mini jardin.
En seulement quelques années le feuillage va couvrir une grande partie du sol et protéger les plantes de ce soleil d’enfer.

Là c’est devenu tellement trop que même les petites plantes qui ont besoin de beaucoup de soleil sont restées minuscules. Piments, poivrons, melons, maïs…

Plants de mais trop petit avec une main dessus pour montrer la taille

Cette variété de maïs était supposée faire deux mètres cinquante de haut

Un autre avantage de planter des arbres et d’avoir des piliers qui grandissent tout seuls, et deviendront de plus en plus épais, sans dépenser plus d’argent en gros travaux

Pas besoin de construire un préau solide, massif, coûteux, quand on peut avoir des arbres qui font la même chose, en mieux, en produisant en plus des fruits, des fleurs, et sans s’abimer avec le temps, mais en devenant au contraire de plus en plus solide, large, couvrant, productif…

Regardez cette passiflore de moins d’un an qui serpente sur le pilier jusqu’à la toiture :

Passiflore tres volumineuse serpentant le long d un pillier jusqu a la toiture

Cette plante peut faire jusqu’à 30 mètres de long. Elle produit énormément de feuilles et de tiges dans des dizaines de directions.

Plant de passiflore deja presque au niveau du toit

Passiflore de moins de 5 mois déjà en train de couvrir tout un mur

Elle s’accroche toute seule et est très envahissante, mais très agréablement, avec des centaines de fleurs géantes de toutes les nuances de couleurs.
Certaines variétés de fruits peuvent même être consommées. Mmmm, miam… fruits de la passion…

Et donc, c’est une sorte de couverture de tous les supports fixes, pour rendre opaque une clôture transparente ou empêcher le soleil de frapper trop fort un mur ou une toiture mal isolée.

Ca peut même courir sur quelques câbles tendus entre des arbres pour protéger du soleil une grande surface au sol.

Plants de mais minuscules a cause de trop de soleilOn sait déjà qu’on aura l’ombre exactement quand il le faudra, puisque la plante produit beaucoup de feuilles et de tiges quand le soleil commence à se faire sentir.

On est sûr d’avoir du feuillage puisque cette plante dure dix ans. Il n’y a pas à recommencer tous les ans comme avec les courges, qui donnent des feuilles gigantesques, mais seulement si ça se passe bien.

se-preparer-aux-crises.fr-_-Feuille-énorme

J’ai déjà essayé de couvrir mon atelier mal isolé avec des pots de plantes saisonnières envahissantes à longues tiges légères comme les courges, les melons, les concombres, pour avoir une récolte sur mon toit en plus d’avoir de l’ombre, et c’était un ratage complet. Pas de récolte, mais surtout, pas d’ombre. Ce qui est très gênant dans un atelier dont le toit n’est qu’une plaque ondulée, sans isolation, où dessous la température atteint facilement 70 degrés en été.

Avec des plantes grimpantes durables il n’y a pas ce problème. Elles sont mises en place pour plusieurs années.
Elles se bouturent aussi. On peut couvrir gratuitement des surfaces gigantesques juste avec un petit bout de branche récupéré sur une plante magnifique.

Plante grimpante qui descend du murLes plantes grimpantes ne vont pas forcément que vers le haut. Elles vont dans toutes les directions et certaines s’accrochent même solidement du haut vers le bas.

Il y a des plantes grimpantes pour couvrir toutes les surfaces, dans tous les cas de figures.

Plante grimpante couvrant le mur depuis le toit

Oups… encore un article qui me prend énormément plus d’heures que prévues pour le rédiger, l’illustrer et le publier.

Là j’ai besoin d’une pause. Je publierai la fin plus tard…

 

 

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Comment multiplier les fraisiers très rapidement et gratuitement

Puisque nous sommes maintenant absolument tous empoisonnés par du mercure, ce court article peut vous intéresser, même si vous êtes allergique aux fraises, pour protéger votre famille, vos amis, vos proches…
Les fraises sont un des très rares végétaux à avoir la capacité de faire ressortir le mercure de nos corps.
Donc, n’hésitez pas à partager, copier, modifier cet article comme vous le voulez, il n’y a pas de copyright, comme sur tout ce que je publie sur internet. Servez-vous, c’est fait pour.

Ceci dit, vous pouvez aussi seulement avoir envie d’avoir des dizaines de fraisiers gratuits, qui donnent des centaines de fraises gratuites presque tout au long de l’année, juste parce que vous aimez les fraises.
Ou parce que c’est beaucoup trop cher et que vous ne pouvez pas en manger autant que vous voudriez.

Brochettes de fraises et de rondelles de bananes

En réalité il n’y a que quelques lignes à lire pour presque tout savoir sur la reproduction des fraisiers. Même un gamin peut y arriver.
(Un ministre je ne crois pas. Ces cons semblent toujours tout rater, même les choses les plus simples).

Alors ce qu’il faut savoir c’est qu’il y a des centaines de variétés de fraisiers, pour tous les goûts, pour tous les climats, pour toutes les manières de cultiver, en pots, en pleine terre, en serre, en plein air…
qui donnent des gros fruits ou des petits, avec différentes saveurs, pour déguster des fraises crues ou cuites, en confitures, en glaces,
des variétés qui ne produisent qu’une fois par an, ou plus intéressantes, tout au long de l’année,
et pour toutes, c’est la même chose : deux principaux moyens de reproduire les plantes.
Soit la méthode pourrie à partir de graines,
Soit la méthode géniale à partir d’un certain morceau de la plante.

La méthode pourrie à partir de graines donne généralement ça :

Semis de fraises, de 6 mois

Après 6 mois de culture, des petites taches vertes dans les pots, qui indiquent qu’à ce rythme on aura nos premiers fraisiers presque adultes après encore 6 mois de plus, peut être, s’il n’y a pas de mauvaise surprise, ce qui se produit souvent avec les très petites plantes, fragiles, maintenues dans l’humidité.
En plus il peut suffire d’un seul escargot pour dévorer une énorme cagette de semis en deux jours… Vu le rythme de croissance des graines de fraisiers, finalement la tâche n’en vaut pas la peine.

Heureusement il y a plus simple et presque instantané, mais quand c’est le bon moment. Quand la plante commence à donner des racines spéciales (les stolons) ça ne s’arrête plus.

Dans ces deux cagettes, il y a 1 fraisier acheté 80 centimes à la jardinerie très chère du bas de ma rue, et 27 stolons gratuits récupérés par-ci par là sur ce fraisier et quelques autres, dont plus des deux tiers vont donner très rapidement des fraisiers d’assez grande taille pour être rapidement productifs.

Cagettes remplies de jeunes fraisiers

Regardez ces racines. C’est un stolon maintenu 10 jours sur de la terre humide.
C’est impressionnant, non ?

Reproduire tres facilement les fraisiers grace aux stolons

Pour obtenir ce résultat, il faut quand même un peu de matériel.

Vous devez être capable de fabriquer de vos propres mains un cavalier en fil de fer.
C’est très difficile. Un ministre ne pourrait pas.

Il faut pouvoir tordre un petit morceau de fil de fer.

Fabrication d un petit cavalier en U en fil de fer

Je sais que c’est la crise économique alors vous n’êtes pas obligés d’utiliser un morceau de fil de fer tout neuf et tout brillant, mais ça sera moins joli.

N’importe quel petit bout de métal tordu peut faire l’affaire.

Le cavalier maintient la tige du stolon au centre du pot

Ce petit cavalier permet de maintenir à la même place la partie de la plante qui nous intéresse, pour que le vent ne la fasse pas bouger, et qu’elle puisse produire des racines qui s’enfoncent dans la terre.

Stolon de fraisier

Un « stolon » est une tige-branche-racine (je ne sais pas quoi) qui fonctionne de manière trop géniale.
Contrairement à presque toutes les autres plantes qui se reproduisent bêtement avec de nouvelles racines de nouvelles plantes exactement là où elles sont, et donc se disputent les ressources de la terre entre tous les membres de la famille, dans un enchevêtrement de racines en compétitions entre elles,
les stolons des fraisiers envoient très loin une branche coureuse qui va faire naitre de nouvelles racines, loin de la plante mère.

C’est très très très très très rapide.
Mais c’est pas tout le temps.
Donc quand un de vos plus beaux fraisiers commence à balancer des stolons dans tous les sens un peu comme dans les films des aliens serpents éclatent des cages thoraciques pour devenir l’espèce dominante dans votre jardin, splotch!!!, c’est le moment d’en profiter.
La créature veut se reproduire.

Où si vous avez déjà assez de fraisiers, vous pouvez simplement couper les stolons pour que la plante utilise plutôt ses ressources pour produire des fruits.

Plusieurs stolons sur un meme pied de fraisier

Donc quand je vous disais que même un gosse peut le faire, c’est parce qu’il suffit d’immobiliser le stolon à l’endroit où on veut qu’il fasse des racines.
Un petit cavalier en fil de fer fait très bien le travail. N’appuyez pas pour ne pas casser ou comprimer la tige.

Comme ça ne bougera pas, vous pouvez utiliser un très petit pot pour chaque stolon.

Pot minuscule rempli par deux poignees de melange terre terreau

Si vous n’en faites que quelques uns, les rassembler dans une cagette est pratique. Rien ne changera de place tant que vous ne l’aurez pas décidé.
Vous pouvez tout déplacer d’un coup, sans rien abimer.

Une cagette remplie de nouveaux plants de fraisiers gratuits

Pour finir il suffit de mouiller la terre presque tous les jours.

Arrosage des pots de stolons de fraisiers

Les racines sortiront très vite.
Sur cette photo, c’est en dix jours.

Stolon ayant fait des racines

Ensuite, seulement quand vous avez des racines, vous coupez la tige qui amenait les substances nutritives. Quand il y a des racines, la plante est autonome. On peut couper le cordon de la plante mère à son bébé.

Et hop !

Couper la tige du stolon seulement quand les racines sont apparues

… mais j’ai appris la semaine dernière qu’une de mes soeurs ne fait rien de tout ça. Elle coupe directement le stolon qui l’intéresse et le met en pot, comme on bouture n’importe quelle plante. Et ses fraisiers sont magnifiques.
Donc, les deux méthodes marchent.

Je continue quand même à faire la mienne. Comme ça je suis certain que les nouveaux fraisiers auront tout ce qui leur faut, apporté par la tige depuis la plante mère.

Vous pouvez voir d’année en année que le changement climatique s’aggrave. Les écarts de températures par rapport aux normes saisonnières sont de plus en plus marqués, ainsi que la canicule, la sècheresse qui brûle sur pied presque toutes les cultures…
autant jouer la prudence.

Longues racines

Et franchement, regardez la taille de ces racines en un clin d’oeil.
Un peu moins d’une dizaine de jours.

A priori c’est même très bien de ne couper la tige qu’après avoir eu les racines.

Stolons en serie sur la meme tige

Regardez. La nouvelle plante est tellement vivace qu’elle continue de produire de quoi avoir d’autres nouveaux fraisiers sur la même tige, en série.
Cool.

(J’adore les fraises).

Deux cagettes de nouveaux fraisiers gratuits

Donc voilà, tranquillement de jours en jours j’ai de plus en plus de nouveaux fraisiers gratuits, qui donneront forcément des récoltes toujours plus abondantes, puisque 60 pieds de fraisiers c’est mieux que 10. Surtout que ça ne prend pas de place.

Tout ce qui est en plus peut être offert ou échangé autour de soi, contre d’autres variétés de fraises ou carrément d’autres plantes, ou même des récoltes.

Tenez, regardez ce que j’ai mangé ce soir. Comparez avec la taille du couteau qui semble minuscule.
Des courgettes géantes grosses comme les bras de Schwarzenegger, d’une variété que je n’avais pas dans mon mini jardin. Je me suis régalé.

Cagette remplie de courgettes geantes

Sans pesticide, sans herbicide, sans conservateur, sans traitements chimiques, sans suremballage polluant, sans investir un centime de taxe pour les gaspillages de ce gouvernement de cons,
que du bonheur.

Cagettes remplies de jeunes fraisiers

Les fraisiers produisent pendant environ 5 ans.

Certaines variétés donnent des fruits tout au long de l’année.
Contrairement aux tomates qui produisent seulement pendant la belle saison.
… donc dans deux mois, quand mes tomates suspendues seront mortes, je mettrai en place pour cinq ans les plus beaux nouveaux fraisiers gratuits.
Plus jamais de pots vides tout tristes.
De moins en moins de travail, pour une production de plus en plus garantie. Avoir déjà des plantes adultes dès le printemps, plutôt que des bébés tiges de tomates qui peuvent rester anormalement petites à cause de trop de chaleur.

Mur de tomates, de fraisiers, de fleurs

D’ailleurs un mur végétal protège vraiment bien de la chaleur, je l’apprécie particulièrement cette année.

Les plantes peuvent cumuler plusieurs utilités : nourriture, décoration, éloigner certains insectes, protection contre la chaleur…

Normalement un toit végétal pour se protéger de la chaleur est sensé peser plusieurs tonnes, vu qu’il faut au moins 50 centimètres de terre. Ce n’est pas possible sur toutes les habitations.
Dans un prochain article je vais vous montrer quelques idées pour obtenir un toit végétal ultra-léger, pour diminuer sensiblement la chaleur dans une habitation mal isolée, un mobile home, un simple garage, un abri de jardin…

Deux nouveaux stolons dans mes fraisiers

Et pareil, comme pour la récupération de stolons, on reste dans l’idée de choses gratuites ou quasiment.
Vous avez vu ce qui se passe en Grèce ?
3 semaines de blocage de tous les comptes bancaires. Elle est belle l’europe.

On arrive un peu plus lentement que je pensais à l’effondrement du système bancaire, mais ça devient encore pire que ce que j’avais supposé.

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

Pas de copyright. Servez-vous.

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Le moyen le plus facile et rapide pour suspendre des pots

Ce petit article peut intéresser énormément de monde autour de vous. Pas seulement ceux qui manquent de pouvoir d’achat maintenant que la crise s’est considérablement aggravée.
Les personnes aisées peuvent s’en inspirer comme base facile pour faire de la décoration, en intérieur ou en extérieur.
Dans des pots on peut planter autre chose que des légumes, comme par exemple des fleurs, mais aussi vos aromates préférés, ou des remèdes traditionnels…
Donc, cet article peut aussi intéresser ceux qui veulent se préparer à la faillite de la France après l’escroquerie des 70 milliards volés grâce à la Grèce, ou à la guerre contre les musulmans qui devient de plus en plus inévitable.

Dans une guerre il ne faut pas espérer continuer simplement à aller faire vos courses dans des magasins toujours plein, comme maintenant.
Ne pas sortir de chez soi, c’est une manière de ne pas se faire tirer dessus par les snipers, ou se prendre un obus de mortier sur une place de marché, comme à Sarajevo, une ville assiégée dans un pays qui n’existe même plus sur les cartes, détruit par l’invasion très massive de musulmans tueurs qui ont remplacé la population de souche.

Après des tas d’essais (dont beaucoup trop plutôt stupides pour faire pousser des plantes « à l’envers ») j’en reviens aux choses les plus simples, qui fonctionnent tout simplement.
Des plantes qui poussent normalement du bas vers le haut,
avec des racines dans de la terre,
dans un pot avec un fond plat, facile à déplacer et à poser n’importe où, pour toutes les manipulations et le transport.

Donc, des pots tout bêtes.
Ca marche.

On peut les suspendre de façon magnifique juste en attachant joliment des cordes colorées, en glissant des perles et tout le tralala. Pour ça je vous laisse chercher vous-mêmes sur le web.
Il faut des dizaines de mètres de ficelle par pot et des journées entières à sacrifier si vous voulez couvrir seulement un mur.

Pot suspendu deco d interieur en macrame de cordelette rose bonbon, barre

Ce que je vais vous montrer se fait à la chaine en trois grosses minutes par pot, avec moins de deux mètres de corde. C’est très économique en plus d’être super rapide.
… mais vous pouvez vous inspirer de la base pour ajouter de la fantaisie.
Juste alterner différentes couleurs et formes de pots avec quelques couleurs de ficelles, c’est joli aussi, surtout quand il y a des fruits et des fleurs.

Les pots ne doivent pas être trop lourds. Evitez la terre cuite pour cet usage.

La terre pèse déjà très lourd, encore plus quand elle est gorgée d’eau.
Donc pour ne pas abimer le mur ou le plafond, ne prenez que des pots en matériaux légers et ne contenant que quelques litres de terre.

…  mais pas trop petits pour ne pas être obligé d’arroser tous les jours, tout en ayant assez de nutriments dans le pot pour la plante.

Si vous avez de grands pots lourds, même en plastique mais gros, gardez-les bien posés au sol, pour cultiver de grandes plantes.

Mur de tomate

Sur mes photos les pots contiennent de jeunes plants de tomates.
Malgré la taille des plantes adultes, en petit pot suspendu, ça marche, mais la production est seulement environ du tiers de la production normale des mêmes plantes en pleine terre.
En cas de pénurie, c’est toujours ça de gagné.

Il n’y a pas besoin de tuteurs (en bambou c’est de 2 à 4,50 euros pièce à la jardinerie du coin de la rue). Pour les protéger des vents violents il suffit de replier les plantes et de les attacher aux ficelles.

Pots de tomates suspendus au dessus d une etagere remplie de pots de fraisiers

Sur 24 petits pots suspendus sur environ 5 mètres, j’ai 9 variétés différentes de tomates, de tailles différentes, couleurs différentes, saveurs différentes, ne donnant pas des fruits à la même époque, pour avoir une petite production permanente sur trois mois minimum.
Sous l’étagère au-dessous, 6 variétés de fraisiers et quelques fleurs de différentes couleurs, tailles et parfums pour attirer le plus possible de pollinisateurs.

Dans quelques mois, quand ces plants de tomates mourront, je planterai définitivement des fraisiers dans les pots. La taille est parfaite pour ces plantes.
En plus ça permet de cultiver et tailler sans avoir à se baisser ou se casser le dos.
Tout est à portée de main.
Il n’y a aucun effort à faire pour faire tourner les pots pour aller derrière.

Percer 4 trous facilement avec une perceuseIl vous faut de quoi faire 4 trous bien nets par pot.
Pas besoin de plus, c’est très stable. Les pots ne peuvent pas se renverser. En plus le vent ne fait pas beaucoup tourner les pots attachés de cette manière, donc les tiges sont raisonnablement protégées de la casse.

Si vous utilisez des pots en plastique, vous pouvez par exemple utiliser une perceuse avec un foret ordinaire à bois, ou un fer à souder, ou même une simple pointe en métal bien piquante. Il ne faut pas forcer pour ne pas risquer de casser ou fragiliser le pot.

L’eau d’arrosage sortira immédiatement par ces trous et sera perdue pour la plante, alors ne percez surtout pas trop bas.

Au-dessus il faut assez de plastique pour ne pas casser ou se déchirer avec le poids de la terre et de l’eau d’arrosage.
S’il y a beaucoup plus de plastique que nécessaire, que c’est solide, vous pourrez même superposer deux hauteurs de pots sur un seul clou ou crochet, donc encore doubler votre surface cultivable.
… surtout que les murs et le plafond sont normalement stériles, donc tout ce qui sort de ces pots ne devrait pas exister normalement. C’est que du bonheur.

Comment passer la ficelle correctement

Donc, 4 trous, à peu près à la même distance les uns des autres, autour du pot, comme un carré.

Une seule ficelle passe dans les 4 trous. Ca permet de pouvoir régler les niveaux instantanément sans batailler pour remettre les pots droits. Il suffit de faire coulisser la ficelle et les deux boucles auront toujours la bonne longueur des deux côtés du pot.

Un seul noeud ne suffit pasUn seul noeud ne suffira pas.

A chaque arrosage ou chaque pluie, les cordes naturelles vont gonfler puis se relâcher, et les cordes en fibres artificielles vont être lubrifiées par l’eau.
Le vent va faire bouger les pots et ça va être un carnage, pour le pot et ce qui peut se trouver en-dessous.

Donc, deux noeuds.

Au moins deux noeuds sont necessaires

Si la corde est un peu plus longue que le minimum nécessaire, vous pouvez régler facilement la hauteur avec juste un autre noeud.

Si la corde est coupée trop courte, c’est mort. Donc autant laisser un peu de marge par prudence, ce qui permettra aussi éventuellement par la suite d’accrocher les pots ailleurs, si les plantes ne se plaisent pas, ou que vous déménagez.

Un troisieme noeud pour le reglage precis de la longueur des boucles_GF

Avec cette manière de faire, la plus simple possible, où tous les pots sont indépendants des autres, vous pouvez changer la place des pots très facilement sans vous compliquer la vie.

Pour en superposer deux, il suffit de faire passer chaque boucle du pot du dessus dans la boucle juste au dessous.
Juste deux boucles à emboiter. Même valls devrait pouvoir le faire, et pourtant il a l’air totalement bon à rien.

Emboiter deux pots facilement en un clin d oeilEt c’est tout.

A vous les récoltes qui normalement ne devraient pas exister, sur des murs ou au plafond, sans avoir besoin de sortir de chez vous, sans produits chimiques, sans conservateurs, sans pesticides, sans OGM, sans emballages inutiles, gratuitement ou presque…

Mur de tomates, de fraisiers, de fleurs

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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La terre se réutilise gratuitement à l’infini

Vous n’avez vraiment pas besoin d’acheter constamment de la terre ou du terreau. Le contenu des pots des cultures précédentes se réutilise indéfiniment, gratuitement.

Mon expérience personnelle me montre que c’est même carrément mieux de ne plus planter dans du pur terreau.
Il y a environ deux ans j’ai perdu presque tout ce que j’avais semé ou replanté dans du terreau de mauvaise qualité vendu par géant casino.
C’est à dire sur un échantillon de plusieurs dizaines d’espèces, sur des centaines de plantes et semis.

Terreau pas cher qui tue les plantes

Depuis ça se passe bien. Je me contente de mettre juste quelques poignées de terreau neuf dans la terre récupérée dans les pots de plantes mortes.

Pots contenant des plantes mortes
L’ajout de terreau neuf apporte un peu de nutriments et de nouvelles bactéries, champignons, micro-organismes utiles, dont les plantes ont besoin, qui entretiennent la terre, la rendent vivante et fertile.

Sac de terreau KB universel de 40 litres
Donc, cette année j’ai acheté seulement 3 gros sacs de terreau et deux petits sacs de terreau à semis.
Il me reste encore un gros sac entier de terreau et on est déjà au milieu du mois de juin. Et pourtant je plante beaucoup beaucoup beaucoup… mais dans des petits pots, dans des gobelets, dans des plaques à semis. Il faut très peu de terre.

Plaques pour semisPlant sorti d une plaque à semisLe résultat est clair.
Les plantes poussent tranquillement, pas comme les plantes suractivées aux produits chimiques des jardineries, mais le résultat est sympa.
Une croissance tranquille. Presque sans rien dépenser.

Ipomees bleues blanches rouges

Là c’est quelques ipomées bleues, blanches et rouges.
Des lianes grimpantes fleuries encore plus longues que des mats de drapeaux, pour décorer fièrement mes murs à nos couleurs cette année de révolution.

… Enfin, quand je dis que ça pousse moins vite que les monstres dopés des jardineries, ce n’est pas forcément vrai. Certaines espèces de plantes ont un rythme de croissance beaucoup plus élevé que la majorité des autres.
Certaines plantes poussent très vite, sans engrais, sans additifs chimico-commerciaux, juste dans de la terre ordinaire de la nature qui nous aime.

Haricots verts semes en gobelets
Par exemple ça c’est des haricots verts à rame, de seulement 4 jours.
Cette variété hyper-productive peut faire 4 mètres de haut. Donc je vais accrocher provisoirement un bout de grillage sur un mur et laisser faire la nature.

Oui, je sais, on est sensé mettre les haricots directement en pleine terre, mais je n’ai pas de place à sacrifier le temps que ça sorte (peut être) de terre. Je préfère planter directement les plus beaux jeunes plants, à leur place définitive, pour avoir un résultat sûr.

Et comme ça, chaque fois qu’un bout de place se libère, je peux en profiter pour finir de faire grandir des salades, par exemple.

Salade romaine en pleine terre

… enfin ça dépend de l’endroit, de l’exposition en plein soleil où à l’ombre, du type de plante, de leur taille, de la période de l’année…

La rotation en récupérant presque immédiatement les places vides, les pots inutilisés, ça donne un résultat correct même avec un jardin grand comme un dé à coudre.

Surtout que maintenant je sème en petites quantités, mais de très nombreuses variétés, au moins une fois par mois, donc j’ai toujours de quoi faire les rotations.

Certaines plantes peuvent rester définitivement dans des pots de quelques litres, qu’on peut déplacer n’importe où au fur et à mesure de la croissance des plantes en pleine terre autour.

Allée avec des plants de tomate

En pleine terre, les bébêtes viennent d’elles-mêmes pour fertiliser le sol autour des racines.

Dans les pots, pas posés directement au sol, s’il n’y avait pas déjà de bons lombrics dans la terre, ils ne pourront pas venir d’eux-mêmes.
Donc, quand on vide des pots contenant des plantes mortes, il suffit de casser les mottes pour aérer la terre.
20 centimètres de terre dans un pot large et lourd, après deux ans de pluie ou d’arrosage, ça peut être tassé au point d’être presque dur comme des blocs de pierre.

Alors en cassant les mottes pour aérer, autant directement mélanger quelques poignées de terreau, pour rajouter des nutriments et les micro-organismes qui recycleront tous les trucs morts en choses assimilables par les plantes.

Très peu de terreau dans beaucoup de terre que l’on possède déjà, ça marche très bien et ça ne coûte quasiment rien.

Semis de mais en gobelet

Là, c’est des semis de maïs de seulement 4 jours aussi. Dans de la terre de pots de plantes mortes, réutilisée gratuitement.
Pas besoin d’investir constamment. La terre est acquise une fois pour toute.
Il suffit de ne pas l’empoisonner avec des saletés chimiques.

Ces maïs peuvent faire deux mètres cinquante de haut et sont sensés être espacés de 50 centimètres entre chaque pied.

Il faut des champs gigantesques pour ce type de plante.
Donc je préfère ma petite méthode tranquille de petit jardinier dans un petit jardin.

Les plus beaux plants seront éparpillés un peu partout, espacés comme il faut.

Gobelet de plant de mais pose dans un carre de radis

Par exemple, deux plants de maïs au milieu d’un carré de radis.
Deux mètres cinquante de feuillage et d’ombre, c’est bon pour les radis. Ces plantes deviennent trop piquantes au goût quand le soleil les a trop chauffées.

En variant les hauteurs, non seulement les feuillages ne se font pas concurrence, mais peuvent même s’entraider.

Tenez, encore un exemple. Un abricotier d’environ trois mètres, malade.

Abricotier malade

L’ail est un antibiotique naturel que beaucoup d’humains utilisent. Ca marche aussi pour les plantes.
L’année dernière j’avais planté seulement deux gousses aux racines de l’arbre malade et son feuillage était redevenu beau en trois semaines.

Donc cette année je replante quelques gousses, pour le soigner.

Ail plante comme medicament du sol pour plantes amies

Les plantes ne sont pas du tout en concurrence.

L’arbre va chercher profondément ses ressources dans le sol. L’ail est presque en surface. A chaque arrosage ou chaque pluie, il libère ses substances soignantes qui s’infiltrent et descendent là où il faut dans le sol.

C’est un peu le même principe pour les petites touffes de basilic aux pieds des grandes tomates. Le basilic éloigne des insectes nuisibles, mais pas seulement. Il tue aussi des larves et micro-organismes qui mangent les racines de tomates. Ce qui fait que les fruits sont beaucoup plus beaux.

Enormément de plantes peuvent être amies dans un petit potager.

Elle peuvent aussi être ennemies et s’entretuer, mais c’est beaucoup plus rare.
Et ce n’est pas gênant si vous êtes dans la variété plutôt que dans presque la mono-culture. Si vous perdez quelques plantes, vous aurez de quoi les remplacer très largement.

Culture en gobelet

Les premières années je semais beaucoup, maintenant j’utilise étonnament peu de graines. Un mini sachet du commerce à 3 euros semble souvent contenir assez de graines pour deux à quatre ans de cultures.
Sauf pour les radis et quelques autres plantes où il faut plusieurs petits sachets par saison. (Ou comprendre enfin qu’il vaut mieux acheter directement le petit paquet de seulement deux euros plus cher. Ouais, des fois on dirait pas que je suis intelligent, vu le temps que ça me prend pour avoir le déclic, tssss).

Gobelets dans des barquettes de viande ou de fruits recyclees

Les gobelets percés au fond de plusieurs trous, ont une taille parfaite à l’usage, pour un petit jardin. On peut y mettre énormément de variétés de graines différentes, en utilisant étonament peu de terre.
La terre d’un grand bac de jardinière suffit pour remplir des centaines de gobelets premiers prix, environ un euro les 100, qui durent jusqu’à trois ans, selon la quantité de soleil reçue.
Plutôt que de remplir des barquettes de viande, de fruits et légume, des cartons de lait… pour les semis, on utilise deux fois moins de terre quand on passe par des gobelets que l’on met proprement dans les barquettes. Et surtout c’est énormément plus pratique pour le rempotage, la mise en terre, les dons, les cadeaux, les échanges…
Il suffit d’attraper des gobelets, et c’est tout.

Culture sur etagere metalique en plein air

La culture sur étagère, au départ, fonctionne bien sur une très petite surface.

Si on n’y met que les plantes en début de culture, encore petites, on a la place pour arroser confortablement entre les niveaux.
Comme il n’y a pas besoin de beaucoup de terre pour les jeunes plantes, les étagères ne se déforment pas sous le poids de tous les pots mouillés.

Cette grande étagère blanche métallique m’a couté 15 euros il y a trois ans, au magasin de bricolage cher près de chez moi.
A la vue de la rouille, je pense que ça peut tenir dehors environ dix ans.
L’investissement est vraiment ridicule.

Mais on peut faire encore moins cher.
Pour le prix de seulement quelques clous, on peut recycler des palettes gratuites trouvées un peu partout le soir devant les magasins après leur fermeture.

Par contre, la durée de vie est inférieure à trois ans, mais comme c’est gratuit, et qu’une fois mort, ça peut être encore recyclé en bois de chauffage, ça en vaut la peine.

Etageres en palettes pour ranger efficacement les pots contre un mur

Dans mon climat marseillais où le soleil cogne beaucoup trop fort, où l’humidité n’est pas un problème, où c’est plutôt l’absence d’humidité qui pose problème,
mettre les étagères contre le mur qui ne reçoit jamais la lumière directe est le meilleur endroit pour les jeunes plantes fragiles.

Quelques étagères permettent à la fois de démarrer les cultures, avoir beaucoup de semis différents presque tous les mois, mais aussi de ranger les pots dans très très peu de place.
Contrairement aux emballages alimentaires sauvés quelques mois de la poubelle, les pots pour les plantes sont empilables. Dans une cagette on peut en mettre parfois une bonne cinquantaine, rangée à peu près par grosseur. Tout est concentré efficacement sous la main.

Les jardineries jettent des pots par centaines pendant la belle saison.
Je n’en ai quasiment pas acheté. Peut être 5% des centaines que j’ai. Justes des petites jardinières longues, rectangulaires, pour avoir beaucoup de place et beaucoup de réserve d’humidité pour les semis de salades par exemple. Tout le reste est de la récup.

Pareil, les cagettes sont gratuites, le soir devant tous les magasins de fruits et légumes.
Celles en plastique durent jusqu’à 4 ans avant de devenir trop cassantes.

Cagette garnies d oeillets d inde

Les cagettes permettent en plus de déplacer rapidement et sans trop de manipulations beaucoup de pots en même temps. On peut aussi les empiler, pour doubler, tripler la surface cultivable pour semer, bouturer…

Justement, pour les boutures, le bas du mur à l’ombre est parfait aussi.
Bien à plat au sol, bien stable, pas de hauteur. Pas de risque de se renverser ou de se casser.
Si vous avez investi une grosse heure à faire plusieurs centaines de boutures de lauriers de 5 couleurs différentes, de figuiers, d’olivier, de verveine, c’est bien de savoir les bons gestes pour protéger votre travail des maladresses déjà faites par d’autres.
Vous ne perdez rien.

Cagettes de boutures d olivier, verveine, figuier, lauriers

Quand j’ai commencé cette énorme série d’articles sur le jardinage je pensais à l’autosuffisance en temps de guerre, ou aussi beaucoup au crash financier à cause des milliards de milliards de milliards de dette de quasiment tous les pays du monde.

Finalement le socialisme a détruit l’économie française encore plus vite. Il n’y a plus d’argent qui circule.
Enfin si. Si vous êtes à découvert, ces salopards de banquiers vous prélèvent des fortunes en frais, sans rien faire. L’argent circule toujours vers leurs poches, mais pour tout le reste du pays, c’est la ruine.

Donc voilà, je sais déjà que cet article va être utile à beaucoup de gens.

Cultiver la terre est un bon choix.
En dehors du prix des graines, quand vous êtes équipés, que vous ne traitez pas, que vous utilisez les insectes utiles, il n’y a presque pas d’argent à investir.

Et encore, les graines peuvent être gratuites ou quasiment. On peut faire des achats à plusieurs, les échanger, en récupérer gratuitement en dehors des magasins, dans les restes de fruits et légumes qu’on vient de manger…

Les prochains gros articles seront justement sur les emballages les plus pratiques et fonctionnels pour le stockage des graines,
et sur la construction facile d’abris pour loger les insectes utiles qui travaillent pour nous gratuitement, sans produit chimiques, qui exterminent tous les pucerons, qui pollinisent pour avoir plus de récoltes…

Donc, repassez de temps en temps…

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

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