Archive for Potager d’autosuffisance

Deuxième soleil et adaptation du potager de survie

Tomates toutes craquelees et difformes, juillet 2016

Le « deuxième soleil » n’est plus caché derrière le nôtre.
Il a beaucoup avancé ces derniers mois. Maintenant il se détache de plus en plus clairement.

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« Une comète grosse comme une planète s’en vient »
https://www.youtube.com/watch?v=fHSG2O2SRhA

Il y a encore quelques mois les photos n’étaient convaincantes que pour ceux qui n’y connaissent rien en optique. J’ai par exemple vu un site anglophone avec des milliers de photos d’un deuxième soleil à côté du notre. Sauf que… le deuxième soleil n’était jamais à la même place, jamais à la même taille, et n’était en réalité qu’un reflet parasite sur les divers éléments des lentilles lorsqu’on vise une source de lumière.

Maintenant c’est différent. On commence à trouver ce genre d’images :

Le deuxieme soleil est enfin visible

Très concrètement ça explique pourquoi plus du quart des récoltes de céréales françaises sont déjà détruites. Plus de la moitié dans certaines régions.
Presque toutes les cultures de fruits et légumes semblent très sévèrement touchées.

Tomates et concombres bio hors calibres

Pour celles qui produisent encore un peu, c’est clair que les plantes souffrent. Il n’y a quasiment plus de fruits et légumes qui ressemblent à ceux calibrés des magasins. Ils sont presque tous moches.

… mais c’est en qualité bio, sans pesticide, sans conservateur, sans aucun additif, donc déjà c’est un énorme plus par rapport aux mer… heu… aux marchandises des magasins.
Les dernières tomates que mon père a achetées étaient oranges, fermes, pas mûres, sans goûts, non plutôt avec un goût pas bon, et des graines germées à l’intérieur. Ca veut dire que ces tomates ont été gardées très longtemps en chambre froide (ce qui a supprimé la dormance des graines) puis sont restées encore longtemps sur les étals, le temps de faire de longs germes écoeurants qui ressemblent à de longs asticots.
J’y vois un signe de pénurie, de raréfaction dans la chaine de distribution, au point de vendre encore plus de la merde que d’habitude.

Avec un potager, au moins on cueille ce qui est mûr, plein de vitamines.

En plus de l’argument santé, c’est aussi un gros coup de pouce au pouvoir d’achat.
Vu que les récoltes sont très massivement détruites partout dans le monde depuis deux ans et que c’est parti pour durer, pour s’amplifier, et que les paysans font faillite par dizaines de milliers, les prix vont bientôt devenir ingérables pour la plupart de la population.

Il est de plus en plus urgent de commencer à s’adapter pour utiliser le moins possible l’argent.

Plant de tomates cerises tres productif

J’ai encore planté plus d’une centaine d’espèces et variétés dans mon mini-jardin cette année et le résultat est presque aussi décevant que l’année dernière.

Mais quelques rares variétés de plantes semblent non seulement ne pas souffrir de la météo anormale, mais carrément en profiter.
J’ai dans mon jardin un plant de tomate cerise qui fait trois mètres de large sur presque deux de haut et qui donne sans arrêt depuis un mois et demi. Les plus de 100 autres plants de tomates de 10 variétés que j’ai mis en terre ne produisent presque pas. Presque tout « cuit » sur pied. Donc je vais récupérer des graines de ces petites tomates en faisant la cuisine. Elles seront la base principale de ma culture de tomates de l’année prochaine.

L’année dernière c’était la même chose. On dirait que les petits fruits et légumes résistent et profitent étonnement bien. Les raisins sont en abondance. Les piments sont déjà murs.
J’ai des tournesols qui font 4 mètres de haut. Un des jeunes figuiers commence à donner pas mal de gros fruits…

Figues blanches

Ce n’est pas autant un désastre que l’année dernière, même si ça n’est plus l’abondance.

Je suis de plus en plus convaincu que les arbres fruitiers sont une excellente stratégie contre le changement climatique.
J’ai perdu quelques arbustes, mais j’ai surtout perdu presque toutes les petites plantes éphémères que j’ai semées cette année (salades, choux, carottes, panais, navets, tomates, melons, concombres… plus d’une centaine de variétés).

Les plantes avec déjà une partie en bois semblent considérablement mieux résister.

Donc je fais beaucoup plus de boutures.

Faire des boutures en grande quantite

Partout où j’ai un peu de place à l’ombre, j’entasse des dizaines de boutures sur une très petite surface au sol.
Seulement une sur cinq environ va donner un arbuste viable, donc il vaut mieux en faire un wagon.

Boutures

Il y a deux ans je vous avais conseillé de faire des boutures environ de la taille d’une main. Maintenant je vous conseillerais plutôt de faire des boutures de plus d’un mètre, sans rien jeter, en plantant aussi toutes les plus petites branches que vous couperez.
On entre dans une situation de survie. Vu le carnage au niveau des cultures, ça devient urgent.
En bouturant carrément de vraies grosses branches, on peut obtenir par exemple en deux mois des figuiers d’une taille d’arbre de deux ans, donc qui vont produire deux ans plus tôt.

Grandes boutures de figuiers

Il y a plus de perte quand les boutures sont grandes.
Je dirais que deux fois plus meurent en quelques semaines.

… mais si comme moi vous en faites beaucoup, vous êtes quasiment certains d’avoir des arbustes à mettre en terre lorsque la saison des pluies et de la fraicheur arrivera.

Personnellement ça n’est jamais perdu. Je m’en garde des très belles. J’en distribue gratuitement des quantités énormes à la famille et aux amis. Un figuier d’un mètre coûte 50 euros à la jardinerie très chère du bas de ma rue.

… et puis je fais des reboisements sauvages après les incendies. Le virus commence à prendre dans la population. On est de plus en plus nombreux chaque fois que j’organise une sortie.
Par exemple là, sur Marseille, pour les milliers d’hectares qui ont brûlé la semaine dernière.
30 inscrits. Les gens viennent en famille. Donc je pense qu’on sera largement plus de 40 pour cette séance. On va pouvoir reboiser sur une très grosse surface.

Ce n’est pas seulement une réparation des dégâts de l’incendie. Faire naitre des milliers d’arbres est un moyen de lutter contre le réchauffement climatique, la pollution, les effets stérilisateurs des plantes et insectes par les chemtrails…

Là, cette fois, en plus des fleurs et des boutures d’arbustes, il va y avoir des figuiers et des milliers de graines de plantes comestibles, pour faire un gigantesque potager gratuit à ciel ouvert, pour montrer aux élus que je les emmerde et que je ne compte pas sur eux pour m’occuper des problèmes (qu’ils ont créés).

Donc, le maximum de variété génétique sur un minimum de surface, pour augmenter considérablement les chances d’avoir des plantes survivantes, malgré la météo délirante.

Prunier taille en parasol

J’ai commencé l’année dernière à tailler tous mes arbustes en parasols. Entre deux et quatre mètres de haut.
Ce n’est pas trop haut. Les récoltes sont faciles, accessibles.
Ce n’est pas trop bas. On peut passer dessous pour jardiner, mettre deux autres hauteurs de plantes. Des tomates d’un mètre, des salades de 20 centimètres par exemple.

Figuier support pour plantes grimpantes

Les troncs peuvent servir de tuteurs pour les haricots, les melons, les potirons, les courgettes, les tomates…

Il suffit de semer ou planter autour des arbres.
Le feuillage protège les plus petites plantes, fragiles, qui « cuisent » partout autour.

Paillage du sol avec des feuilles de roseaux

Les feuilles des roseaux gratuits récupérés autour de chez moi au lieu d’acheter des tuteurs en bambou à 4 euros pièce en jardinerie, servent de paillage pour empêcher le sol de se dessécher.

C’est étonnement efficace. Deux gros centimètres suffisent pour garder très longtemps l’humidité, même sous la violence du soleil devenu blanc.

Humidite de la nuit encore visible sous les feuilles du paillis

Des gouttes de l’arrosage d’il y a deux jours ou peut être l’humidité de la nuit

 

Donc pour le moment, une partie de ma stratégie de survie à la catastrophe climatique en cours et très facilement faisable par n’importe qui.

Couvrir deux fois le sol pour qu’il reste frais, humide et vivant.

Directement au niveau du sol avec un paillage.

Et un peu plus haut avec des arbres de préférence fruitiers d’environ 4 mètres de haut, taillés comme des parasols.

Avoir le plus possible de variétés permet d’augmenter les chances d’avoir des plantes survivantes et donc et d’avoir des récoltes.

Les arbres à bois tendre ont une croissance très rapide et donc même si on ne les garde pas, vont permettre de protéger du soleil trop puissant les jeunes arbres à croissance plus lente que l’on met en terre.

C’est pour ça que j’ai aussi des centaines de boutures de lauriers. Ca ne se mange pas. C’est un poison. Mais correctement taillé ça donne très vite un arbuste gros comme un parasol faisant beaucoup d’ombre protectrice au sol, capable de protéger des dizaines de pots.

Laurier protegeant des fraisiers

Pas besoin d’investir des milliers d’euros dans une pergola énorme pour couvrir toute la surface à protéger. Des boutures gratuites et un peu de temps font le travail.

Dans ma recherche d’ombre je me mets aussi à faire pousser des plantes dans des endroits auxquels je n’aurais jamais pensé les années précédentes. Par exemple un couloir étroit qui ne reçoit le soleil direct que deux grosses heures par jour. Tout le reste de la journée c’est seulement la luminosité ambiante qui nourrit les plantes. Le soleil blanc ne les brûle pas autant que les autres autour, en terre dégagée.

Apparemment ça pousse, mais ce n’est pas l’abondance. Donc, au lieu de mettre des plantes de saison, comme des haricots d’été en été, l’année prochaine je vais plutôt planter des graines pour le printemps, en plein été, entre ces deux murs étroits où il manque des degrés presque toute la journée.

Ca devrait couvrir tout le mur et donner une production alors qu’au soleil toute la journée les haricots et concombres meurent.

Je vais probablement aussi faire la même chose sans attendre, dans deux mois au début de l’automne. Des graines à croissance et récolte rapides, que l’on met normalement en terre au printemps. Vu que l’hiver est anormalement doux.

Cultiver sur les mursVoilà.

Par rapport à moi, vous gagnez des années pour vous lancer sans passer par mes ratages et expériences.

Si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager. On est pressé par l’accélération du changement climatique.

On est tous liés.
Une petite production à partager en famille et entre amis, vaut mieux que pas de production du tout, où que des tomates dégueux de supermarchés cueillies vertes et conservées des semaines en chambre froide puis vendues à un prix sans rapport avec la mauvaise qualité.

Avec les plantes il faut anticiper, des mois ou des années avant de pouvoir profiter des récoltes.
Agir, c’est maintenant…

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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Les légumes racines ne semblent pas convenir dans un mini-potager d’auto-suffisance

Assortiment de légumes racines

Avec maintenant 5 ans de pratique intensive du jardinage et des centaines et des centaines de variétés plantées, je pense arrêter presque tous les légumes racines et les bulbes : carottes, panais, pommes de terre..

Non pas tous, presque tous. Certains n’ont pas besoin d’être en grand nombre pour être utiles. Par exemple au pied d’un prunier malade, 4 gousses d’ails ont réglé le problème. Les substances antibiotiques de l’ail sont passées dans la terre, puis dans les racines, puis jusqu’au bout des feuilles. Les plantes peuvent influencer ou protéger les autres espèces autour. Quelques pieds d’ail ça ne prend pas de place.

Par contre, et c’est justement ça le problème, pour presque tous les légumes racines et les bulbes il faut beaucoup de place, pour plein de raisons.

On ne peut pas les faire pousser serrés pour en avoir plus. Si ça n’a pas plein de place autour ça ne donne que de la tige, la racine ne grossit pas. Et comme justement c’est la partie qui nous intéresse, autant dire que c’est un ratage total.

Pour savoir si c’est mûr il faut en sortir de terre. Ce n’est pas comme les fruits et légumes qu’on a clairement déjà sous les yeux.
Quand on n’a pas beaucoup de place et que le rendement est donc limité, ça déçoit vraiment d’en gaspiller pour voir l’état de maturité. En plus on ne voit pas vraiment où on enfonce la fourche et des fois ça traverse de part en part le seul beau bulbe de la récolte, ou bien la tige de la plante se casse alors que les patates ne sont pas encore prêtes…
Le problème est qu’on ne voit pas à travers la terre. Pour pouvoir se permettre de casser ou rater une petite partie, il faut en avoir beaucoup.

Toutes les choses mises en pleine terre restent à la même place quelques mois. Ce n’est pas comme des pots que l’on peut déplacer quand les plantes ne semblent pas aimer la luminosité de l’endroit.
Et on ne peut même pas profiter de la place au sol tant que rien n’est sorti de terre pour poser des pots, comme on peut le faire entre des pieds de tomates par exemple. La loi de l’emmerdement maximum veut que les graines, bulbes, racines, trucs qui daignent sortir de terre se cognent la tête justement sous le seul petit pot qu’on met sans rien d’autre à des mètres autour, et donc ça ne peut pas grandir et ça meurt, rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!…

Non, franchement, les légumes racines, ça n’en vaut vraiment pas la peine sur une très petite surface.

Et puis la récolte est fatigante. Ce n’est pas de la cueillette tranquillou, il faut creuser. Retourner presque l’équivalent de l’Himalaya pour quelques patates criblées de trous de fourche, tssss….

Donc, je nuance un peu les choses pour les potagers d’autosuffisance.
Les carottes, pommes de terre, betteraves, bulbes… sont de très bons légumes, nourrissants, plein de qualités, qui se conservent longtemps, mais il faut de la place pour faire pousser ces légumes.

Personnellement j’arrête.

Je préfère optimiser mon peu de place presque rien qu’avec des plantes dont la partie qui m’intéresse est au-dessus de la surface du sol.
Si besoin les tiges en pleine terre peuvent se déplacer d’un coup de petite pelle. Pour les pots c’est aussi facile, on les met où on a de la place. Si la lumière (donc la chaleur et l’humidité) ne leur plait pas, on peut simplement déplacer les pots.

On peut cultiver sur plusieurs hauteurs. Par exemple des salades, de 15 à 30 centimètres, entre des pieds de tomates de 1 à 2 mètres, sous des arbres de 3 à 6 mètres…
Alors que pour les légumes dont la partie qui nous intéresse est sous terre, grosso-modo on n’a que les 25 centimètres sous la surface qui sont utilisables.
On ne peut pas avoir du rendement sur une petite surface.

Je ne conseille plus de cultiver des légumes racines dans un mini-potager anti-crise.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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Les meilleures places pour semer les différentes variétés de graines

Bottes en caoutchouc utilisees comme pots a clouer n importe ou

En pleine terre ? en godets ? en caissettes ?… quelle plante mettre où ?

Si vous ne le savez pas déjà, réjouissez vous, il y a très peu de choses à savoir. Cet article va être très court.
Après vous pourrez mieux utiliser vos pots, la place disponible et organiser facilement vos rotations de cultures.
Cet article s’adresse surtout à ceux qui ont peu de place.

Pour les débutants, comme vous pouvez le voir sur les images, il n’y a pas forcément besoin de matériel. On peut recycler gratuitement des emballages alimentaires pour semer.
Les graines germent presque n’importe où, du moment que la température est bonne et qu’il y a assez d’humidité. On peut faire naitre presque n’importe quoi presque n’importe où, mais simplement, si le récipient n’a pas la bonne taille pour la plante, on risque de perdre la production en la cassant pour la changer de pot, par exemple.

 

En pleine terre

Il faut semer en pleine terre les graines de presque tous les légumes racines comme les carottes, le fenouil, les radis…
Pour les plantes dont la racine est très petite comme certains radis, la culture dans de longs pots donne des résultats corrects.

D’autres choses grossissent sous le sol comme les tubercules (pommes de terre par exemple) et les bulbes (ail, oignon, poireau…).
On peut semer les graines de ces plantes directement en pleine terre lorsque la température est suffisante, ou hors saison au chaud en serre ou à la maison puis mettre en terre les bulbes à leur place définitive.

Les bulbes ne donnent pas des plantes trop envahissantes. Par contre les pommes de terre ont vraiment besoin de place pour obtenir un rendement correct. Si vous avez une toute petite surface, planter des pommes de terre n’est pas intéressant.

En plus des légumes racines, on peut semer directement en pleine terre pour diverses raisons, des plantes dont la partie aérienne nous intéresse.
Par exemple des plantes à croissance très rapide comme le maïs. Il suffit de faire un trou de quelques centimètres avec le bout d’un bâton, d’y mettre une graine, de reboucher, arroser et quelques jours plus tard la pousse se montre déjà. Pas la peine de se compliquer la vie.

Certaines plantes nécessitent des milliers de graines, comme le blé par exemple, donc ça ne peut pas être géré autrement qu’en semis direct en pleine terre.

Pour certaines cultures les graines sont étalées en quantité. Par exemple pour les gros radis. Ensuite pour que les plus belles pousses puissent se développer, on arrache les pas belles autour. Mais le gaspillage n’est pas la règle pour toutes les plantes.

Certaines poussent tellement incroyablement bien qu’il y a presque 100% de réussite. Par exemple sur cette photo il s’agit de fèves d’hiver, semées en décembre. La température est tellement clémente cette année que j’en ai profité, même si au niveau des dates c’était presque deux mois trop tard. Ca me permet de ne pas avoir un sol vide et mort pendant 5 mois.
Un sol qui est cultivé, légèrement couvert, reste vivant, riche en micro-organismes, et capable de faire pousser de belles plantes. Et comme quelques rares plantes d’hiver donnent une récolte pendant les mauvais mois, c’est tout du bénéfice.

Semis de feves en pleine terre en decembre

D’autres plantes ont une croissance fulgurante et un cycle de seulement quelques mois. Il est intéressant de les mettre directement en pleine terre.
Par exemple les haricots à rames. Ce sont des variétés de haricots dont la tige fait plusieurs mètres et qui s’accrochent sur un support vertical, comme un bambou un peu solide. Ca prend assez peu de place au sol.

Par contre certaines plantes qui restent au sol et s’étalent énormément ne sont pas forcément intéressantes dans un mini-jardin. Beaucoup trop envahissantes : potirons, pastèques…
Pour ceux qui ont de la place par contre, la culture est plutôt facile. On fait des petits trous dans le sol, on y glisse une graine, on rebouche, on arrose et c’est presque tout.

Les melons aussi.
Les melons peuvent faire des tiges interminables de plus de 10 mètres mais si vous les coupez à moins de 2 mètres vous aurez plusieurs beaux gros fruits.

Beaucoup de variétés de courgettes ont une croissance tellement rapide qu’un semis direct en pleine terre est suffisant. Attention à la place autour. Les « coureuses » balancent des tiges partout et se répandent comme un cancer alors que les non-coureuses grandissent sagement à leur place sans mettre le bordel partout dans le jardin.

En fait presque tout pousse très bien directement en pleine terre, mais il y a deux contraintes :
– Il faut que ce soit la bonne saison. Si le semis est trop précoce il risque de manquer les degrés nécessaires à la germination, ou les jeunes pousses fragiles peuvent mourir pour une seule nuit trop froide.
En intérieur par contre on peut faire du légèrement hors-saison sans problème.

et

– Tout ce qu’on met en pleine terre va y rester longtemps. Certains radis poussent en trois semaines mais ce n’est vraiment pas du tout la règle générale. Prévoyez plutôt trois mois vraiment au minimum pour une culture (quelques salades), 5 ou 6 mois pour beaucoup de fruits et légumes courants, et jusqu’à très largement plus d’un an pour certaines plantes.
Là par exemple, j’ai en pleine terre quelques chou-fleurs encombrants semés il y a plus d’un an, qui commencent à monter en graines, que je pourrais récupérer probablement vers septembre. Donc un an et demi pour avoir des graines de chou-fleurs, c’est trop. Même si ces plants vont donner des graines capables de résister à une monstrueuse canicule comme celle de l’année dernière, un an et demi à occuper la même place c’est beaucoup trop pour un jardin miniature. Je vais les enlever bientôt.

Certaines plantes qui produisent très peu sont mises en terre pour au moins 5 ans, jusqu’à 10 ans même, comme les asperges, les artichauts, ou beaucoup d’arbustes de fruits rouges. Si vous avez très peu de place, certaines plantes sont à éviter.

En pleine terre l’arrosage se fait naturellement très souvent. En plus de la pluie de temps en temps, très souvent l’humidité de la nuit recouvre le sol.
Ce qui est mis en pleine terre, donc dehors, est relativement autonome en eau.
Ce qui est semé à l’intérieur dépend totalement de votre intervention pour l’arrosage.

 

Semer en caissette

Dans un pot un peu large, avec plusieurs centimètres de terre pour garder quelques jours d’humidité, vous pouvez semer des dizaines de graines en un clin d’oeil.
Si vous avez besoin de 300 pieds de tomates pour une exploitation agricole cette manière de faire est très intéressante. Il suffit d’un pot, même d’une barquette alimentaire sauvée quelques mois de la poubelle, et de quelques minutes, sans fatigue.

Barquette alimentaire recuperee pour la jardinage

Vu la quantité qui sortira de terre, vous pourrez arracher immédiatement sans regret toutes les plantules qui n’auront pas la bonne forme, la bonne taille, la bonne couleur, pour garder seulement les plants les plus magnifiques.

La technique marche pour quasiment toutes les plantes. Il n’y a rien de compliqué. On prend une belle terre ou un peu de terreau, qu’on étale sur plusieurs centimètres. On étale les graines. On peut en mettre beaucoup mais il ne faut pas que ce soit trop dense. Si c’est un peu éparpillé, avec de la place autour, les graines vont donner de belles plantules.
Si les graines sont minuscules, comme des têtes d’épingles, on ne rajoute qu’un centimètre de terre ou terreau par dessus pour qu’elles n’aient pas trop de chemin à faire pour arriver jusqu’à la lumière, leur source d’énergie.

Si les graines sont de grosse taille, on peut mettre plusieurs centimètres de terre.

On tasse juste un peu. L’idée n’est pas de transformer la terre en bloc de béton mais juste de lui permettre de résister au premier arrosage. Si la terre n’est pas tassée les graines vont flotter, puis elles seront en surface et se dessècheront.
Donc on tasse à peine et on arrose en douceur, juste un peu.

En intérieur la rosée ne couvre pas le sol presque toutes les nuits. il faut arroser. Une bouteille en plastique dont le bouchon a été percé de dizaines de petits trous avec une aiguille fait superbement le travail si vous n’avez pas déjà du matériel d’arrosage pour petits pots.
… et même si vous avez déjà du matériel d’arrosage, si vous essayez avec une bouteille en plastique dont le bouchon est percé de petits trous, vous risquez de ne plus pouvoir vous en passer tellement c’est rapide, précis, propre, facile à remplir, sous le robinet de la cuisine c’est la bonne taille…
Plusieurs bouteilles peuvent être stockées déjà prêtes à servir, il suffit de mettre un bouchon non percé. Donc l’eau prend la température ambiante qui ne choque pas les plantules, et sans attirer des bébêtes puisqu’il y a un bouchon, contrairement à un arrosoir. Les maladroits apprécieront aussi le bouchon.

Donc en intérieur il faut surveiller plusieurs fois par semaine que la terre est suffisamment humide. Soit par un arrosage très léger aussi souvent que nécessaire. Si c’est pendant une canicule, les cultures à l’air libre peuvent avoir besoin de deux arrosages par jour. Ou alors si vous n’avez pas de mini-serre à semis qui empêche l’humidité de s’évaporer, vous pouvez simplement utiliser un sac en plastique transparent autour de la caissette (ou barquette de viande, de légume…), La taille est parfaite puisque les sacs en plastique sont prévus pour transporter justement les barquettes.
Et pendant tous les mois où vous n’en avez pas besoin, vous n’avez pas une serre qui vous prend plein de place.

Plantule de salade rouge prete a repiquer

… mais vous n’êtes pas obligés de démarrer une culture en intérieur. Si la température est bonne dehors, profitez-en. Les plantes auront de la lumière, du bon air frais, recevront des milliers de bons cacas de plein d’insectes de passage et les plantes seront magnifiques.

Ce qu’il y a de bien à l’intérieur c’est que la température est plutôt stable. On peut cultiver hors saison. Même s’il fait -15 dehors on peut semer des tomates et avoir des plants de 20 centimètres à mettre en pleine terre dès la fin des gelées. Deux mois de gagnés.

On peut aussi laisser définitivement en intérieur des plantes dont on se sert tout le temps et qui n’ont pas besoin d’insectes présents seulement à une certaine époque pour polliniser et avoir une récolte.
Par exemple la coriandre, le persil… ce qui nous intéresse est généralement les feuilles. Une culture rapide en pot, en intérieur, même à une période sans insecte, suffit largement.

Il suffit d’étaler des graines sur une couche de belle terre ou de terreau, de recouvrir d’un centimètre de terre, de tasser, mouiller, et c’est tout. Rapidement il sortira un beau tapis de plantes aromatiques.

Comme ça peut rester des mois à l’intérieur, pour servir chaque fois qu’on en a besoin, là par contre il vaut mieux choisir un joli pot, pas une vieille barquette de légumes pour pot-au-feu.

… si c’est juste pour les feuilles ou les tiges.
Par contre si c’est pour devenir autonome, en produisant ses propres graines, que l’on ressème de suite en partie ou que l’on laisse se ressemer naturellement, alors la culture en pot n’est pas vraiment intéressante. Il vaut mieux réserver une petite surface en pleine terre, tranquille, où les pollinisateurs viendront quand il faudra, où on peut laisser plusieurs plantes se transformer en porte-graines, en ne récoltant qu’une partie.

Semer dans un petit bac est aussi très intéressant pour les plantes dont le début de croissance est tellement lent qu’elles sont semées presque pour l’année suivante, comme les choux par exemple.

Les graines de fraises ont aussi une croissance épouvantablement lente et sont très peu fertiles. Si vous avez commis l’erreur de faire confiance aux escrocs qui en vendent, il faut les semer en grande quantité en caissette et attendre presque un an que peut être quelques graines sortent enfin de terre.
Pour reproduire rapidement les fraisiers il vaut mieux utiliser les stolons. J’ai déjà publié un article qui en parle.

Les barquettes ou les gros pots servent aussi pour les graines qui doivent rester des mois dans l’humidité pour abimer assez le bois qui les entoure. Certaines noix ou noyaux ont parfois aussi besoin d’avoir connu un ou deux hivers froids pour activer la pousse. Donc, puisque ça peut prendre deux ans avant d’avoir une pousse de quelques centimètres, il n’y a aucun intérêt à semer directement en pleine terre certains noyaux, certaines noix. Autant garder la place pour d’autres cultures.
Donc vous pouvez semer dans des pots que vous oublierez dehors pendant plus d’un an. Si ça pousse c’est bien, si ça ne pousse pas, c’est juste que la reproduction de ces plantes est difficile. Pas la peine de trop en attendre.

Noyaux de dattes germes dans de l eau

A Noël j’ai gardé quelques noyaux de dattes pour tester une méthode conseillée sur internet. Dans un peu d’eau que l’on change deux fois par semaine, dans un pot qui reste dans une pièce chauffée, on met des noyaux de dattes. Quelques semaines plus tard juste quelques uns auront germé. C’est très lent et très peu poussent. Puis on les met en terre.
A l’occasion je testerai pour voir si les noix et noyaux de plantes locales qui germent très peu et très lentement, peuvent être accélérées de plusieurs mois ou années juste en les faisant tremper dans l’eau plusieurs semaines.

Mais, ça, c’est une anecdote. La règle générale est que beaucoup de graines éparpillées dans un gros pot humide à une bonne température donne un résultat souvent correct pour presque tout.

 

Semer dans des petits pots individuels

 

Gobelets alimentaire ordinaires en plastique

C’est exactement la même chose qu’en pot collectif pour plein de graines, sauf que là on n’en met que quelques unes. J’ai aussi publié un article qui en parle.

En mettant au moins deux graines au lieu d’une seule on double les chances d’avoir un plant. Mettre directement trois graines c’est encore mieux. Si plusieurs poussent on garde le plus beau.

Ca permet des échange et dons très rapides, pas besoin de déplanter pour replanter, on donne directement le petit pot.

Les plantes extrêmement cassantes comme des melons, des courges, ne sont pas manipulées, arrachées à la pelote d’autres racines d’un semis en caissette. On sort la motte du gobelet et on la met entière en pleine terre à sa place définitive quand la température extérieure et suffisante, ou dans un pot plus grand. Il y a très peu de casse. C’est vraiment pratique.

Au départ ça demande un peu plus de travail que le semis en vrac dans une caissette mais franchement, si vous n’avez pas besoin de centaines de plantes, juste une petite quantité, ça en vaut sacrément la peine.

Arrosage très rapide des plants en cagettes en plastiqueCagettes empilées remplies de jeunes plantes

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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Dans les années qui viennent environ un humain sur trois va mourir

Paysage mort et desertique

J’ai eu un déclic hier soir. J’ai enfin compris le dernier élément qui manquait pour expliquer presque tout ce qui va mal dans le monde aujourd’hui.
Ca explique presque toutes les théories du complot a priori les plus farfelues, comme l’extermination humaine, la stérilisation, les vaccins de la mort, tout ça…

J’ai compris quand aux informations les journalistes étaient tout contents de voir que l’espèce humaine donne maintenant naissance à énormément de jumeaux. Du jamais vu dans l’histoire de l’humanité. Une grossesse sur quarante.

En fait c’est triste.

C’est horrible.

Les grossesses multiples sont dues aux inséminations artificielles et à la procréation médicalement assistée.
En fait, un couple sur trois partout sur la planète est maintenant stérile.

Un enfant sur trois est allergique à un aliment naturel qui pousse dans la terre.

Beaucoup naissent autistes.

Les cancers et leucémies sont devenus la première cause de mortalité et touchent même des bébés.

L’humanité est sur le déclin.

J’ai enfin eu le déclic hier et vraiment ça explique tout.

Des décennies d’agriculture intensive ont complètement tué les sols agricoles. Ils sont tellement morts que pour continuer à avoir un petit peu de production, de très mauvaise qualité, les agriculteurs sont obligés d’arroser des dizaines de fois avec des produits chimiques. Ces produits qui se stockent dans les corps en rendent malade, stérile, autiste, difforme, mutant… toujours plus d’une génération à l’autre.

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L’agriculture intensive qui devait apporter l’abondance a totalement échoué. Jamais il n’y a eu autant de milliards d’humains souffrants de la faim.
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Tout ça est à remettre dans le contexte actuel. Les agriculteurs intensifs, ruinés par le coût des produits et l’absence de rentabilité, abandonnent très massivement le métier.

Il ne reste plus que quelques poignées d’agriculteurs sachant encore faire pousser de la vraie nourriture.

A cela on rajoute l’effondrement économique en cours dans déjà de très nombreux pays du monde, qui s’amplifie toutes les semaines. Les importations et exportations sont en train de chuter presque dans le monde entier.
Depuis trois ans sans s’arrêter la violence du changement climatique détruit les cultures partout dans le monde.
Les cours flambent, les monnaies perdent de la valeur. Il n’est plus intéressant d’importer, tout devient trop cher.
Surtout que le problème de fond n’est pas réglé par la baisse des coûts des matières premières : le chômage et la pauvreté empirent constamment. Même si un produit est moins cher, pour quelqu’un qui n’a plus d’argent il devient inaccessible.

Et à tout ça on rajoute la perte de confiance mondiale dans les producteurs d’engrais et pesticides chimiques. Monsanto a pris une claque phénoménale en 2015. Les pertes financières sont gigantesques. La multinationale a commencé à virer des dizaines de milliers d’employés.

… donc, en plus, les produits qui sont devenus indispensables sur beaucoup de terres vont bientôt manquer.
Les terres agricoles mortes ne produiront plus avant dix, vingt ou trente ans.

Déjà que 2 milliards d’humains souffrent de la faim, l’aggravation de la pénurie et l’augmentation des coûts vont achever presque ces deux milliards. Il n’y a pas de raisons que ça s’arrête en chemin.

Je crois qu’un humain sur trois va mourir dans les années qui viennent. Deux milliards de moins en dix ou quinze ans, ça me semble réaliste, vu qu’en plus des pénuries la pollution est partout.

Certains pays s’en sortiront beaucoup mieux que d’autres.

Le nôtre est remarquablement bien situé géographiquement. Pour les plantes et la vie en général c’était le paradis sur terre jusqu’à il y a peu. Maintenant le changement climatique extrême fait des dégâts ici aussi.
Les cultures meurent très massivement d’inondations jamais vues qui font pourrir les plantes, ou d’une humidité de plusieurs mois qui donne des maladies, de longues sécheresses avec interdiction d’arroser les plantes, de vents dépassants plusieurs fois par an 100 km/h qui cassent les branches et arrachent les arbres, de grêlons gros comme le poing…

Ici aussi, ça devient dur de faire sortir de la nourriture de terre même avec les méthodes les plus naturelles, raisonnées.
Surtout que le temps change totalement d’une année sur l’autre. Impossible de prévoir un minimum pour adapter les plantes à une tendance générale, pour l’humidité ou la sécheresse par exemple.
Il faut planter beaucoup de variétés, en perdant beaucoup tous les ans.

On dirait qu’avec ce qui vient tous les choix que j’ai fait jusqu’à présent vont se révéler bons :
– apprendre à faire pousser le plus d’espèces possibles de légumes, fruits, médicaments naturels et diverses plantes utiles,
– apprendre à dépolluer le corps de toutes les substances chimiques qui rendent les gens malades,
– vouloir entreprendre précisément maintenant que l’économie s’effondre totalement, en partageant gratuitement les idées, sans brevets ni copyrights.
– se préparer à défendre soi-même sa famille et les choses qui seront nécessaires à sa survie…

Soit je suis un visionnaire qui capte les choses des années avant qu’elles ne deviennent visibles pour tout le monde, soit il y a vraiment quelque chose de supérieur qui me guide.

Pour le moment je ne suis pas convaincu que la dépopulation était voulue dès le départ.
Je crois que certains ont voulu se remplir les poches en vendant dans le monde entier des quantités colossales de produits dont les risques à long termes n’étaient pas encore connus.
Maintenant que la planète meurt et ne peut plus nourrir tout le monde, les mêmes produits (et les autres méthodes des théories du complot) permettent de régler le problème qu’ils ont créé. Les victimes ne se plaindront pas longtemps, puisqu’elles vont massivement mourir de faim, de maladies dégénératives, de stérilité…

Ceux qui ont causé tous les problèmes et qui possèdent les médias, corrompent les dirigeants politiques, n’ont qu’à continuer à garder le silence ou à désinformer pour empêcher les foules de comprendre ce qui a causé tout ça.

Hoooo ! il y a de plus en plus de bébés jumeaux, comme c’est mignoooonnnn !!!

 

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

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