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Les légumes racines ne semblent pas convenir dans un mini-potager d’auto-suffisance

Avec maintenant 5 ans de pratique intensive du jardinage et des centaines et des centaines de variétés plantées, je pense arrêter presque tous les légumes racines et les bulbes : carottes, panais, pommes de terre..

Non pas tous, presque tous. Certains n’ont pas besoin d’être en grand nombre pour être utiles. Par exemple au pied d’un prunier malade, 4 gousses d’ails ont réglé le problème. Les substances antibiotiques de l’ail sont passées dans la terre, puis dans les racines, puis jusqu’au bout des feuilles. Les plantes peuvent influencer ou protéger les autres espèces autour. Quelques pieds d’ail ça ne prend pas de place.

Par contre, et c’est justement ça le problème, pour presque tous les légumes racines et les bulbes il faut beaucoup de place, pour plein de raisons.

On ne peut pas les faire pousser serrés pour en avoir plus. Si ça n’a pas plein de place autour ça ne donne que de la tige, la racine ne grossit pas. Et comme justement c’est la partie qui nous intéresse, autant dire que c’est un ratage total.

Pour savoir si c’est mûr il faut en sortir de terre. Ce n’est pas comme les fruits et légumes qu’on a clairement déjà sous les yeux.
Quand on n’a pas beaucoup de place et que le rendement est donc limité, ça déçoit vraiment d’en gaspiller pour voir l’état de maturité. En plus on ne voit pas vraiment où on enfonce la fourche et des fois ça traverse de part en part le seul beau bulbe de la récolte, ou bien la tige de la plante se casse alors que les patates ne sont pas encore prêtes…
Le problème est qu’on ne voit pas à travers la terre. Pour pouvoir se permettre de casser ou rater une petite partie, il faut en avoir beaucoup.

Toutes les choses mises en pleine terre restent à la même place quelques mois. Ce n’est pas comme des pots que l’on peut déplacer quand les plantes ne semblent pas aimer la luminosité de l’endroit.
Et on ne peut même pas profiter de la place au sol tant que rien n’est sorti de terre pour poser des pots, comme on peut le faire entre des pieds de tomates par exemple. La loi de l’emmerdement maximum veut que les graines, bulbes, racines, trucs qui daignent sortir de terre se cognent la tête justement sous le seul petit pot qu’on met sans rien d’autre à des mètres autour, et donc ça ne peut pas grandir et ça meurt, rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!…

Non, franchement, les légumes racines, ça n’en vaut vraiment pas la peine sur une très petite surface.

Et puis la récolte est fatigante. Ce n’est pas de la cueillette tranquillou, il faut creuser. Retourner presque l’équivalent de l’Himalaya pour quelques patates criblées de trous de fourche, tssss….

Donc, je nuance un peu les choses pour les potagers d’autosuffisance.
Les carottes, pommes de terre, betteraves, bulbes… sont de très bons légumes, nourrissants, plein de qualités, qui se conservent longtemps, mais il faut de la place pour faire pousser ces légumes.

Personnellement j’arrête.

Je préfère optimiser mon peu de place presque rien qu’avec des plantes dont la partie qui m’intéresse est au-dessus de la surface du sol.
Si besoin les tiges en pleine terre peuvent se déplacer d’un coup de petite pelle. Pour les pots c’est aussi facile, on les met où on a de la place. Si la lumière (donc la chaleur et l’humidité) ne leur plait pas, on peut simplement déplacer les pots.

On peut cultiver sur plusieurs hauteurs. Par exemple des salades, de 15 à 30 centimètres, entre des pieds de tomates de 1 à 2 mètres, sous des arbres de 3 à 6 mètres…
Alors que pour les légumes dont la partie qui nous intéresse est sous terre, grosso-modo on n’a que les 25 centimètres sous la surface qui sont utilisables.
On ne peut pas avoir du rendement sur une petite surface.

Je ne conseille plus de cultiver des légumes racines dans un mini-potager anti-crise.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

Les meilleures places pour semer les différentes variétés de graines

En pleine terre ? en godets ? en caissettes ?… quelle plante mettre où ?

Si vous ne le savez pas déjà, réjouissez vous, il y a très peu de choses à savoir. Cet article va être très court.
Après vous pourrez mieux utiliser vos pots, la place disponible et organiser facilement vos rotations de cultures.
Cet article s’adresse surtout à ceux qui ont peu de place.

Pour les débutants, comme vous pouvez le voir sur les images, il n’y a pas forcément besoin de matériel. On peut recycler gratuitement des emballages alimentaires pour semer.
Les graines germent presque n’importe où, du moment que la température est bonne et qu’il y a assez d’humidité. On peut faire naitre presque n’importe quoi presque n’importe où, mais simplement, si le récipient n’a pas la bonne taille pour la plante, on risque de perdre la production en la cassant pour la changer de pot, par exemple.

 

En pleine terre

Il faut semer en pleine terre les graines de presque tous les légumes racines comme les carottes, le fenouil, les radis…
Pour les plantes dont la racine est très petite comme certains radis, la culture dans de longs pots donne des résultats corrects.

D’autres choses grossissent sous le sol comme les tubercules (pommes de terre par exemple) et les bulbes (ail, oignon, poireau…).
On peut semer les graines de ces plantes directement en pleine terre lorsque la température est suffisante, ou hors saison au chaud en serre ou à la maison puis mettre en terre les bulbes à leur place définitive.

Les bulbes ne donnent pas des plantes trop envahissantes. Par contre les pommes de terre ont vraiment besoin de place pour obtenir un rendement correct. Si vous avez une toute petite surface, planter des pommes de terre n’est pas intéressant.

En plus des légumes racines, on peut semer directement en pleine terre pour diverses raisons, des plantes dont la partie aérienne nous intéresse.
Par exemple des plantes à croissance très rapide comme le maïs. Il suffit de faire un trou de quelques centimètres avec le bout d’un bâton, d’y mettre une graine, de reboucher, arroser et quelques jours plus tard la pousse se montre déjà. Pas la peine de se compliquer la vie.

Certaines plantes nécessitent des milliers de graines, comme le blé par exemple, donc ça ne peut pas être géré autrement qu’en semis direct en pleine terre.

Pour certaines cultures les graines sont étalées en quantité. Par exemple pour les gros radis. Ensuite pour que les plus belles pousses puissent se développer, on arrache les pas belles autour. Mais le gaspillage n’est pas la règle pour toutes les plantes.

Certaines poussent tellement incroyablement bien qu’il y a presque 100% de réussite. Par exemple sur cette photo il s’agit de fèves d’hiver, semées en décembre. La température est tellement clémente cette année que j’en ai profité, même si au niveau des dates c’était presque deux mois trop tard. Ca me permet de ne pas avoir un sol vide et mort pendant 5 mois.
Un sol qui est cultivé, légèrement couvert, reste vivant, riche en micro-organismes, et capable de faire pousser de belles plantes. Et comme quelques rares plantes d’hiver donnent une récolte pendant les mauvais mois, c’est tout du bénéfice.

Semis de feves en pleine terre en decembre

D’autres plantes ont une croissance fulgurante et un cycle de seulement quelques mois. Il est intéressant de les mettre directement en pleine terre.
Par exemple les haricots à rames. Ce sont des variétés de haricots dont la tige fait plusieurs mètres et qui s’accrochent sur un support vertical, comme un bambou un peu solide. Ca prend assez peu de place au sol.

Par contre certaines plantes qui restent au sol et s’étalent énormément ne sont pas forcément intéressantes dans un mini-jardin. Beaucoup trop envahissantes : potirons, pastèques…
Pour ceux qui ont de la place par contre, la culture est plutôt facile. On fait des petits trous dans le sol, on y glisse une graine, on rebouche, on arrose et c’est presque tout.

Les melons aussi.
Les melons peuvent faire des tiges interminables de plus de 10 mètres mais si vous les coupez à moins de 2 mètres vous aurez plusieurs beaux gros fruits.

Beaucoup de variétés de courgettes ont une croissance tellement rapide qu’un semis direct en pleine terre est suffisant. Attention à la place autour. Les « coureuses » balancent des tiges partout et se répandent comme un cancer alors que les non-coureuses grandissent sagement à leur place sans mettre le bordel partout dans le jardin.

En fait presque tout pousse très bien directement en pleine terre, mais il y a deux contraintes :
– Il faut que ce soit la bonne saison. Si le semis est trop précoce il risque de manquer les degrés nécessaires à la germination, ou les jeunes pousses fragiles peuvent mourir pour une seule nuit trop froide.
En intérieur par contre on peut faire du légèrement hors-saison sans problème.

et

– Tout ce qu’on met en pleine terre va y rester longtemps. Certains radis poussent en trois semaines mais ce n’est vraiment pas du tout la règle générale. Prévoyez plutôt trois mois vraiment au minimum pour une culture (quelques salades), 5 ou 6 mois pour beaucoup de fruits et légumes courants, et jusqu’à très largement plus d’un an pour certaines plantes.
Là par exemple, j’ai en pleine terre quelques chou-fleurs encombrants semés il y a plus d’un an, qui commencent à monter en graines, que je pourrais récupérer probablement vers septembre. Donc un an et demi pour avoir des graines de chou-fleurs, c’est trop. Même si ces plants vont donner des graines capables de résister à une monstrueuse canicule comme celle de l’année dernière, un an et demi à occuper la même place c’est beaucoup trop pour un jardin miniature. Je vais les enlever bientôt.

Certaines plantes qui produisent très peu sont mises en terre pour au moins 5 ans, jusqu’à 10 ans même, comme les asperges, les artichauts, ou beaucoup d’arbustes de fruits rouges. Si vous avez très peu de place, certaines plantes sont à éviter.

En pleine terre l’arrosage se fait naturellement très souvent. En plus de la pluie de temps en temps, très souvent l’humidité de la nuit recouvre le sol.
Ce qui est mis en pleine terre, donc dehors, est relativement autonome en eau.
Ce qui est semé à l’intérieur dépend totalement de votre intervention pour l’arrosage.

 

Semer en caissette

Dans un pot un peu large, avec plusieurs centimètres de terre pour garder quelques jours d’humidité, vous pouvez semer des dizaines de graines en un clin d’oeil.
Si vous avez besoin de 300 pieds de tomates pour une exploitation agricole cette manière de faire est très intéressante. Il suffit d’un pot, même d’une barquette alimentaire sauvée quelques mois de la poubelle, et de quelques minutes, sans fatigue.

Barquette alimentaire recuperee pour la jardinage

Vu la quantité qui sortira de terre, vous pourrez arracher immédiatement sans regret toutes les plantules qui n’auront pas la bonne forme, la bonne taille, la bonne couleur, pour garder seulement les plants les plus magnifiques.

La technique marche pour quasiment toutes les plantes. Il n’y a rien de compliqué. On prend une belle terre ou un peu de terreau, qu’on étale sur plusieurs centimètres. On étale les graines. On peut en mettre beaucoup mais il ne faut pas que ce soit trop dense. Si c’est un peu éparpillé, avec de la place autour, les graines vont donner de belles plantules.
Si les graines sont minuscules, comme des têtes d’épingles, on ne rajoute qu’un centimètre de terre ou terreau par dessus pour qu’elles n’aient pas trop de chemin à faire pour arriver jusqu’à la lumière, leur source d’énergie.

Si les graines sont de grosse taille, on peut mettre plusieurs centimètres de terre.

On tasse juste un peu. L’idée n’est pas de transformer la terre en bloc de béton mais juste de lui permettre de résister au premier arrosage. Si la terre n’est pas tassée les graines vont flotter, puis elles seront en surface et se dessècheront.
Donc on tasse à peine et on arrose en douceur, juste un peu.

En intérieur la rosée ne couvre pas le sol presque toutes les nuits. il faut arroser. Une bouteille en plastique dont le bouchon a été percé de dizaines de petits trous avec une aiguille fait superbement le travail si vous n’avez pas déjà du matériel d’arrosage pour petits pots.
… et même si vous avez déjà du matériel d’arrosage, si vous essayez avec une bouteille en plastique dont le bouchon est percé de petits trous, vous risquez de ne plus pouvoir vous en passer tellement c’est rapide, précis, propre, facile à remplir, sous le robinet de la cuisine c’est la bonne taille…
Plusieurs bouteilles peuvent être stockées déjà prêtes à servir, il suffit de mettre un bouchon non percé. Donc l’eau prend la température ambiante qui ne choque pas les plantules, et sans attirer des bébêtes puisqu’il y a un bouchon, contrairement à un arrosoir. Les maladroits apprécieront aussi le bouchon.

Donc en intérieur il faut surveiller plusieurs fois par semaine que la terre est suffisamment humide. Soit par un arrosage très léger aussi souvent que nécessaire. Si c’est pendant une canicule, les cultures à l’air libre peuvent avoir besoin de deux arrosages par jour. Ou alors si vous n’avez pas de mini-serre à semis qui empêche l’humidité de s’évaporer, vous pouvez simplement utiliser un sac en plastique transparent autour de la caissette (ou barquette de viande, de légume…), La taille est parfaite puisque les sacs en plastique sont prévus pour transporter justement les barquettes.
Et pendant tous les mois où vous n’en avez pas besoin, vous n’avez pas une serre qui vous prend plein de place.

Plantule de salade rouge prete a repiquer

… mais vous n’êtes pas obligés de démarrer une culture en intérieur. Si la température est bonne dehors, profitez-en. Les plantes auront de la lumière, du bon air frais, recevront des milliers de bons cacas de plein d’insectes de passage et les plantes seront magnifiques.

Ce qu’il y a de bien à l’intérieur c’est que la température est plutôt stable. On peut cultiver hors saison. Même s’il fait -15 dehors on peut semer des tomates et avoir des plants de 20 centimètres à mettre en pleine terre dès la fin des gelées. Deux mois de gagnés.

On peut aussi laisser définitivement en intérieur des plantes dont on se sert tout le temps et qui n’ont pas besoin d’insectes présents seulement à une certaine époque pour polliniser et avoir une récolte.
Par exemple la coriandre, le persil… ce qui nous intéresse est généralement les feuilles. Une culture rapide en pot, en intérieur, même à une période sans insecte, suffit largement.

Il suffit d’étaler des graines sur une couche de belle terre ou de terreau, de recouvrir d’un centimètre de terre, de tasser, mouiller, et c’est tout. Rapidement il sortira un beau tapis de plantes aromatiques.

Comme ça peut rester des mois à l’intérieur, pour servir chaque fois qu’on en a besoin, là par contre il vaut mieux choisir un joli pot, pas une vieille barquette de légumes pour pot-au-feu.

… si c’est juste pour les feuilles ou les tiges.
Par contre si c’est pour devenir autonome, en produisant ses propres graines, que l’on ressème de suite en partie ou que l’on laisse se ressemer naturellement, alors la culture en pot n’est pas vraiment intéressante. Il vaut mieux réserver une petite surface en pleine terre, tranquille, où les pollinisateurs viendront quand il faudra, où on peut laisser plusieurs plantes se transformer en porte-graines, en ne récoltant qu’une partie.

Semer dans un petit bac est aussi très intéressant pour les plantes dont le début de croissance est tellement lent qu’elles sont semées presque pour l’année suivante, comme les choux par exemple.

Les graines de fraises ont aussi une croissance épouvantablement lente et sont très peu fertiles. Si vous avez commis l’erreur de faire confiance aux escrocs qui en vendent, il faut les semer en grande quantité en caissette et attendre presque un an que peut être quelques graines sortent enfin de terre.
Pour reproduire rapidement les fraisiers il vaut mieux utiliser les stolons. J’ai déjà publié un article qui en parle.

Les barquettes ou les gros pots servent aussi pour les graines qui doivent rester des mois dans l’humidité pour abimer assez le bois qui les entoure. Certaines noix ou noyaux ont parfois aussi besoin d’avoir connu un ou deux hivers froids pour activer la pousse. Donc, puisque ça peut prendre deux ans avant d’avoir une pousse de quelques centimètres, il n’y a aucun intérêt à semer directement en pleine terre certains noyaux, certaines noix. Autant garder la place pour d’autres cultures.
Donc vous pouvez semer dans des pots que vous oublierez dehors pendant plus d’un an. Si ça pousse c’est bien, si ça ne pousse pas, c’est juste que la reproduction de ces plantes est difficile. Pas la peine de trop en attendre.

Noyaux de dattes germes dans de l eau

A Noël j’ai gardé quelques noyaux de dattes pour tester une méthode conseillée sur internet. Dans un peu d’eau que l’on change deux fois par semaine, dans un pot qui reste dans une pièce chauffée, on met des noyaux de dattes. Quelques semaines plus tard juste quelques uns auront germé. C’est très lent et très peu poussent. Puis on les met en terre.
A l’occasion je testerai pour voir si les noix et noyaux de plantes locales qui germent très peu et très lentement, peuvent être accélérées de plusieurs mois ou années juste en les faisant tremper dans l’eau plusieurs semaines.

Mais, ça, c’est une anecdote. La règle générale est que beaucoup de graines éparpillées dans un gros pot humide à une bonne température donne un résultat souvent correct pour presque tout.

 

Semer dans des petits pots individuels

 

Gobelets alimentaire ordinaires en plastique

C’est exactement la même chose qu’en pot collectif pour plein de graines, sauf que là on n’en met que quelques unes. J’ai aussi publié un article qui en parle.

En mettant au moins deux graines au lieu d’une seule on double les chances d’avoir un plant. Mettre directement trois graines c’est encore mieux. Si plusieurs poussent on garde le plus beau.

Ca permet des échange et dons très rapides, pas besoin de déplanter pour replanter, on donne directement le petit pot.

Les plantes extrêmement cassantes comme des melons, des courges, ne sont pas manipulées, arrachées à la pelote d’autres racines d’un semis en caissette. On sort la motte du gobelet et on la met entière en pleine terre à sa place définitive quand la température extérieure et suffisante, ou dans un pot plus grand. Il y a très peu de casse. C’est vraiment pratique.

Au départ ça demande un peu plus de travail que le semis en vrac dans une caissette mais franchement, si vous n’avez pas besoin de centaines de plantes, juste une petite quantité, ça en vaut sacrément la peine.

Arrosage très rapide des plants en cagettes en plastiqueCagettes empilées remplies de jeunes plantes

 Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

Dans quel matériel survivaliste investir ?

Avant de commencer l’article je voudrais vous montrer une courte vidéo pas survivaliste du tout, mais qui remet toutes les choses à leur échelle : la vôtre.
Pas avec les idées vraies ou fausses des autres, des expériences différentes, des besoins différents, qui ne correspondent pas à votre vie.

Beaucoup de survivalistes se préparent pour des choses qui n’arriveront probablement jamais.
Il y a quelques jours j’ai vu sur un site d’aspect sérieux, une liste interminable de matériel médical à prévoir. Par exemple aussi un kit pour aider les femmes enceintes à accoucher au cas où les services d’urgences en auraient besoin…
C’est du matériel spécialisé qui n’a aucune raison d’être conseillé à tous le monde. C’est seulement pour les professionnels médicaux, ou éventuellement si une femme de votre famille est enceinte et que vous vivez dans un endroit très éloigné des maternités, avec des routes souvent coupées par la neige par exemple. Mais ce n’est pas à conseiller pour tout le monde au cas où.

A écouter certains survivalistes, pour bien s’équiper il faudrait acheter et stocker l’équivalent d’un bâtiment de 18 étages plein à craquer de marchandises, d’outils, d’armes…
La réalité est que même dans les pires moments aux pires endroits, les besoins d’un corps en bonne santé sont toujours les mêmes : conserver la bonne température, avoir une quantité suffisante d’eau potable pour remplacer celle qui sort en permanence du corps par la respiration, la sueur, l’urine…
Et c’est tout, ou presque. Le corps peut survivre quelques jours sans un iphone 6.

Mon matériel médical d’urgence c’est un flacon d’eau oxygénée pour désinfecter les bobos, une pince à épiler pour les échardes, quelques pansements et une boite d’aspirine pour la douleur.
Ca marche puisque je suis toujours en vie.

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Hallucinant ! Il n’a pas de chaussures ? ! !!

Pour moi c’est la base : une bonne paire de chaussures protectrices et fiables de type militaire ou de randonnée.
Avec toujours des chaussettes bien sèches. Quelqu’un qui ne tient pas sur ses pieds ne peut pas faire grand chose. Mais j’ai un point de vue de survivaliste, pas lui. Et ce qui est essentiel pour moi est totalement superflu pour lui et sa qualité de vie.

De mon côté il faut un petit sac à dos, avec une petite bouteille d’eau, un K-way, un petit couteau outil multifonction, une lampe de poche. Ce que j’ai presque toujours avec moi quand je sors de chez moi. (Avec du papier, un crayon, un stylo, pour noter les idées et éventuellement faire des croquis).
A part le papier pour noter, tout peut servir en cas de problème comme un évènement imprévu qui m’obligerait à rester des heures dehors. Problème météo, encore une grève surprise des réseaux de transport public, ou des camionneurs qui bloquent les routes, attentats, fuite de gaz, invasion subite de zombies martiens mutants mangeant tout le monde dès leur arrivée…

Enfin, ça marche surtout pour les scénarios crédibles qu’on a des chances de rencontrer une fois par an.
Honnêtement, presque tous les problèmes occasionnels, même graves, n’entraineront qu’un retard de quelques heures sur le retour à la maison. Donc c’est surtout pour le confort, mais en réalité, la déshydratation et une mauvaise température sont quand même deux des choses banales qui peuvent tuer en quelques heures.

Le kit d’urgence K-way, bouteille d’eau, lampe de poche et chaussures de marche aide dans presque toutes les situations d’imprévus.
Regardez cette vidéo :
Lui il a tout compris.
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J’ai déjà été soldat dans un paysage de guerre sans rien autour,
Souvenirs d’une guerre ethnique de religion en Europe il y a 20 ans,
et je confirme ce qu’il dit : personne n’utilise des gadgets pas pratiques comme des barres de magnésium qui font de jolies vidéos spectaculaires avec plein d’étincelles extraordinaires, woawwww !

Non, il a tout à fait raison.
Un briquet, ça marche parfaitement. Encore plus dans une situation de survie.
D’ailleurs c’est justement une des rares autres choses que je prendrais en plus en cas de problème extrêmement grave, comme le début du nettoyage ethnique sur notre sol.

Donc je rajouterais un couteau petit, fin et solide du genre couteau à steack ou une petite dague. Ou mieux, deux petits couteaux.
Un briquet.
Un pied de biche.
Mais mon idée n’est pas d’avoir un arsenal de film de science fiction pour me défendre de hordes de pillards pédés défigurés comme dans Mad Max.

Pour le moment j’ai surtout prévu de choisir moi-même les moments et les lieux où je serai le plus efficace avec très peu de moyens.

Par exemple après trois jours d’émeutes, quand les foules auront complètement épuisé ceux qui pourraient m’empêcher d’agir, j’irai tranquillement pas très loin, sur mes pieds, à côté, chez ceux qui sont responsables de la situation, pour leur prendre ce qu’ils possèdent et que leurs actes et leurs injustices nous ont tous empêché d’avoir.
Ceux qui ont organisé la guerre, qui transforment notre peuple en clochards…

Je vous parle d’une situation de guerre où les civils sont tués par des fanatiques, comme ça se passe quasiment partout dans le monde où les musulmans sont en grand nombre.
Je vous rappelle que depuis novembre nous sommes officiellement en guerre, cela a été annoncé par le président et le premier ministre, carrément.
On n’est plus dans une situation où la guerre ethnique est encore évitable, on y est.
La seule question est où seront les prochains massacres et ce qu’il faudra faire pour que ça ne se reproduise plus, vu l’inefficacité des services de l’Etat pour empêcher les attentats. Devant tant d’incompétence un français sur cinq croit même que c’est le gouvernement qui les organise.

Plutôt que d’attendre l’épuration, je préfère profiter du sommeil des ennemis, de leur fatigue, de leur absence de préparation. Pas besoin de moyens gigantesques pour faire de petites choses très simples aux endroits pas protégés.

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Aldo Sterone parle très bien de la démotivation des survivalistes dans cette vidéo :

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A force de ne pas voir arriver l’apocalypse, les survivalistes les plus motivés et durs de durs, finissent pas laisser se périmer leurs stocks délirants pour la fin du monde, puis préfèrent placer leur argent dans des choses dont ils se servent vraiment au quotidien.
Il a tout compris.

Et en fait, en plaçant des mots sur les faits, justement ça va vous permettre d’éviter de perdre du temps et de gaspiller vos ressources de moins en moins grandes à cause de l’effondrement économique en cours.

Autant acheter directement des outils qui vous servent dès maintenant.

Des objets que vous utilisez souvent comme un petit sac à dos confortable et solide qui ne gêne pas les mouvements, un coupe vent imperméable qui tient dans une poche…
Des objets que vous avez l’habitude d’utiliser et avec lesquels vous serez à l’aise quand (si) il faudra vous en servir.

Donc, achetez plutôt des objets du quotidien, dont vous vous servez vraiment. Pas forcément des marques ni du beau ni du luxueux. Ca se vole et ça attire l’attention sur vous, pour les autres choses que vous possédez. Etre discret, presque invisible, c’est mieux.
Privilégiez la solidité et l’efficacité sur l’aspect.

Pour vous aider à savoir quoi acheter, je rajoute juste un élément qui est vraiment très survivaliste :
Les outils manuels fonctionnent encore même si le vent arrache une ligne à haute tension et que les techniciens mettent une semaine à ramener le courant.
Dans le jardin j’ai une pelle qui doit avoir 35 ans et un râteau rouillé qui en a probablement 50. Je m’en sers toujours.

Un couteau n’a pas besoin de huit caisses de munitions ou de consommable ni d’un abonnement à un réseau électrique en état de marche sur la moitié du pays, pour trancher de la viande.
Les outils manuels fonctionnent tout le temps.

Le risque de coupure électrique temporaire ou très durable est le plus crédible. Il se produit même réellement plusieurs fois par an pas très loin de chez vous pour diverses raisons météo à cause de la violence du changement climatique. Autant vous préparer surtout contre ça.

Ca dépend aussi de votre profession.
Si vous êtes commercial sur un site internet, un ordinateur portable ou un smartphone peuvent rester allumés quelques temps malgré une coupure de réseau électrique, ce qui permet encore un peu de travailler.
Par contre il n’y aura plus de connexion à internet maintenant que toutes les lignes téléphoniques ont besoin d’une box, donc du réseau électrique pour fonctionner.

Si votre métier vous fait coudre des ourlets de temps en temps, ou si la couture est votre passion, il existe aussi des alternatives, toujours avec les outils des générations d’avant, qui n’ont pas besoin d’électricité.
J’ai réellement vu chez deux professionnels différents ces dernières années, à notre époque moderne, à Marseille, donc pas complètement dans un bled du tiers monde, des anciennes machines à coudre Singer à pédalier.

Machine a coudre ancienne Singer a pedale, sans electricite necessaire

Peut être qu’en fait leur choix n’est pas qu’une question d’autonomie, de pouvoir travailler même dans un ancien garage avec peu de prises électriques pas aux normes.
Moi-même j’utilise uniquement des tournevis manuels alors qu’un de mes cousins visse absolument tout avec une perceuse portable. Il n’a aucune sensation de la force qu’il met réellement dans chaque montage. C’est beaucoup plus précis à la main.

Pour vos choix de matériel pensez-y.
De quoi avez vous vraiment besoin pour vivre ?
Pour travailler ?
Pour prendre soin des vôtres.

En réalité vous avez des risques minuscules de vous retrouver dans une situation gravissime, probablement jamais, si vous ne décidez pas vous-mêmes justement d’aller là où les pires choses se passent, si vous n’êtes pas pompiers, policier, médecin urgentiste, soldat…

Si vous n’êtes pas de ceux qui vont là où sont les problèmes pour les résoudre, vous n’avez pas de raison d’investir dans du matériel spécialisé ou de vous préparer beaucoup pour les pires situations.

Gérer les pénuries de beaucoup de choses sera le principal problème, qui lui par contre sera presque tout le temps, quasiment tous les jours, plusieurs fois par jour.

C’est déjà la situation pour beaucoup de familles simplement à cause de la crise économique et la destruction du pouvoir d’achat. Même sans que les choses empirent encore, sans guerre civile, sans catastrophes naturelles graves, sans épidémie, sans impulsion électro-magnétique en altitude qui détruirait presque tout ce qui est électrique sur le continent européen…

Le quotidien est déjà devenu d’essayer d’avoir des factures électriques moins douloureuses, donc de privilégier les choses qui consomment peu, de manger moins de mauvais produits modernes gorgés de dizaines d’additifs cancérigènes, de ne plus compter sur la police pour empêcher les racailles de voler et détruire ce qui est à nous…

En fait, les petites choses pour améliorer votre vie à cette époque où tout s’écroule sont déjà des bons choix.

Pas besoin d’acheter trop cher des produits au look « survaliste » avec des noms célèbres, que vous n’aurez même pas le droit de porter et qui resteront toujours dans des boites dans des placards.
C’est encore du bizness, de la surconsommation

Assortiment de couteau et fournitures Bear Grylls

Les objets qu’on utilise réellement sont les meilleurs.

Et on est tous différents. Nos vies, tout ce qui les compose, le nombre de personnes qui comptent pour vous, ce que vous aimez faire, ce que vous savez faire, ce que vous ne voulez pas avoir à faire, sont différents pour tout le monde.

La meilleure liste est celle que vous faites vous-mêmes.

 

Personnellement, aux objets simples que je vous ai cité plus haut qui peuvent servir dans toutes les situations (sac à dos, kway, petit couteau solide, petite lampe led…), en cas d’évacuation durable, de déménagement forcé, il y a une chose qui peut sembler bizarre à beaucoup mais que je prendrais presque certainement avec moi. C’est la cagette en vieux plastique qui contient les centaines de variétés de graines que j’ai déjà appris à faire pousser.
Ca n’a pas vraiment de valeur marchande. Que des sachets entamés, de la récup, des échanges. Mais ça n’a pas de prix. Ca fait partie de ma vie, de ce que j’aime faire, de ce que je peux faire d’efficace en cas d’effondrement complet de la réalité.
Faire sortir de terre des fruits, légumes, aromates, plantes médicinales et diverses choses aussi utiles que des anti-moustiques naturels.

Des choses que j’utilise déjà maintenant, utiles, simples et avec lesquelles je suis déjà à l’aise.

Voilà l’idée.

  Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr