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La lutte biologique au potager : évitez le déséquilibre

La présence de chats fait fuir les oiseaux qui se nourrissent des espèces nuisibles

Cette année malgré la quantité de choux plantée, je n’en ai récolté qu’un seul. Il a un parfum fantastique mais il ne risque pas de nourrir toute une famille.
Surtout qu’il est sacrément petit…

Mon échec devrait vous être utile pour éviter de perdre votre récolte.

Voilà la raison la plus évidente :

3 chats adultes sur un jardin avec moins de 60m² cultivables.

Les chats influencent leur écosystème. Même bien nourris, ils continuent leur activité de prédation par jeu, par instinct naturel

Une protection contre les souris, rats, campagnols, taupes…

Des super prédateurs taillés pour la chasse (et le pillage).

Ils me ramènent plusieurs fois par an des oiseaux, des rongeurs, des lézards, des mantes religieuses,…
C’est très agréable de s’apercevoir en allant se coucher qu’une souris commence à se décomposer sous le lit.

Wouais wouais… les chats c’est mignon, ouais ouais.

Chatte en train de jouet avec un lézard capturé

Chez moi on ne voit presque que des lézards sans queue. Même bien nourris, les chats chassent pour s’amuser, par instinct naturel.

Une de mes cousines vit en Amérique du sud, dans une ferme. Elle a déjà eu à affronter une araignée grosse comme une assiette, qui continuait de la charger malgré plusieurs coups de machette.

Depuis, elle a 5 chats et chiens. Elle les nourrit seulement de viande crue, pour qu’ils gardent l’envie de chasser.

Les proies fuient les territoires de chasse des prédateurs. Un chat peut même mettre en fuite un ours 20 fois plus lourd, comme sur la vidéo :

Ce n’est pas surprenant que les oiseaux restent loin d’une petite terre avec trois chats.

Donc, chez moi il n’y a pas de prédateurs naturels contre les chenilles.

La présence de chats fait fuir les oiseaux qui se nourrissent des espèces nuisibles

Limaces, escargots, chenilles… dévorent les choux et détruisent les récoltes en l’absence de prédateurs

Ca a été un désastre.

Toutes les feuilles transformées en dentelle. Donc forcément, la sève ne monte plus et les choux restent minuscules, puis pourrissent.

Les plantes ont été dévorées par les prédateurs

Les choux n’ont gardé que quelques feuilles intactes et peu ont grandi

Les limaces et escargots aiment les choux

Sans leurs prédateurs, les nuisibles dévorent tout

Un seul chou.

Un seul plant a été épargné, tous les autres ont été dévorés

Le seul survivant

Les feuilles vont atterrir tout droit sur le tas de compost pour se transformer en engrais bio et gratuit pour toutes les autres plantes, dans quelques mois.

La tige, presque dure comme du bois va servir à chauffer dans la cheminée.

Le seul chou sera mélangé à d’autres légumes pour faire un bon pot au feu.

Cueillette des choux

La fleur pour la cuisine, les feuilles pour le compost, la tige pour la cheminée. Plus rien ne se perd. Tout ce qui sort de terre devient utilisable et permet de faire des économies.

 

Si je veux avoir une vraie récolte, il faut corriger le tir et faire venir les prédateurs des chenilles, des escargots des limaces. C’est-à-dire les oiseaux sauvages insectivores.

Donc je vais devoir fabriquer des nichoirs pour oiseaux.

Au départ je n’en voulais surtout pas, pour faire un jardin potager 100% entomologique (utilisant les insectes auxiliaires), mais le déséquilibre est trop prononcé.

La solution la plus évidente est totalement hors de question : ne plus avoir de chats.
Au premier coup d’oeil sur les statistiques d’arrivée sur le site, on voit immédiatement qu’ils ne sont pas seulement mes animaux préférés mais carrément des membres de ma famille. « Chat » est aussi tapé que « crise économique », « insécurité », « recyclage », « potager bio »,…
Ca passe à travers mes écrits même quand la fin du monde est le sujet principal.

 

Les trois autres solutions semblent être :

  • Traiter avec des poisons, ce qui est aussi totalement hors de question ;
  • Abriter d’autres prédateurs comme des hérissons, des crapauds…
  • Mettre des pièges pour limaces et escargots.

Les hérissons n’auraient pas assez à manger dans un si petit espace. En plus ils hibernent et donc, ne seraient pas efficaces à la période où j’aurais besoin d’eux.

Les crapauds ne fréquentent plus le jardin depuis qu’il fait froid, alors qu’ils s’y plaisaient en été.
Donc eux non plus ne sont pas efficaces en cette saison.

Un crapeau a élu domicile dans mes plantes

Un gros crapaud a passé les jours d’été au frais sous les courgettes et les nuits dans mes radis en bouteilles

 

Avec de simples bouteilles en plastique on peut faire en une minute des pièges à limaces.

Je n’en connais que de deux sortes :

Enorme hausse de prix des taxes sur la bière à cause du gouvernement hollande

Surtout qu’hollande et son gouvernement de gros [Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip] de [Biiiip] [Biiiiiiiiiiiip] [Biiiiiiiiiiiiiip] socialistes nous a mis une gigantesque augmentation sur la bière, +160% sur les taxes. Je ne peux donc pas en gaspiller des litres dans le jardin. Payer constamment de grosses taxes à nos prédateurs pour éliminer d’autres limaces, c’est idiot.

Il faut une grande quantité de pièges sur une plutôt petite surface.

La bière n’est pas efficace longtemps, il faut souvent re-remplir. Donc la méthode est coûteuse, même avec des bouteilles en plastique recyclées gratuitement.
(A ce propos, si vous habitez près d’une frontière ou que vous en traversez une, autant en profiter pour faire des économies sur l’alcool et le tabac. L’essence aussi, et d’autres choses selon les pays).

Si vous mettez des pièges à bière pour les limaces, l’effet secondaire est que ça attire les limaces. Autant poser les pièges de préférence en dehors du potager, dès que les premiers dégâts apparaissent sur les feuilles.

 

… donc, pour moi, la seule solution viable, écologique, sans risque pour mes animaux, est d’utiliser les oiseaux sauvages.

Il suffit de construire des nichoirs pour les espèces que je voudrais abriter en hiver. Celles qui mangent les prédateurs des choux.

La taille des boites, la forme, la taille de l’ouverture et la hauteur où on installe les nichoirs, déterminent l’espèce qui va s’installer dedans.

Si j’installe des abris sur un arbuste, il faudra que j’ajoute des dispositifs très laids pour empêcher les chats de grimper.

La meilleure solution pour moi, la plus jolie et discrète, est d’ajouter un rebord anti-prédateurs à l’intérieur de tous les nichoirs. A la construction, ça ne prendra que deux minutes de plus.

La supériorité des modèles à balcon

Du bois de palette gratuit est très largement suffisant.

En simplifiant, on trouve grosso modo deux sortes de palettes au bord des routes après la fermeture des magasins. Des énormes, lourdes, souvent teintées, avec des inscriptions à la peinture. Elles sont sensées être consignées, donc généralement on les trouve quand elles sont cassées.
Celles là sont traitées pour durer très très très longtemps. Donc, c’est mauvais pour les petits animaux.
Ne surtout pas utiliser de bois de palette pour construire des refuges à chauve-souris !!!

D’autres palettes plus fines, plus légères, plus fragiles, ont généralement une couleur naturelle. Elles sont moins ou pas du tout traités, puisque pas prévues pour durer plus d’une livraison.
Celles-là sont très bien pour des nichoirs pour oiseaux.

Pour les chauves souris par contre, il faudra soit acheter du bois non-traité dans les magasins de bricolage, soit laisser des planches de récup trainer longtemps dans un coin du jardin (j’en ai mis de côté il y a presque un an et demi pour cet usage), le temps qu’elles se vident de leurs produits, avant de pouvoir les utiliser.

Chiroptère, mangeur d'insectes

Insectivore utile

Les chauve-souris sont extrêmement fragiles. Elles sont en voie de disparition et sont des espèces protégées.

Leur destruction ou la destruction de leur habitat est punie de 6 mois d’emprisonnement et 9.000 euros d’amende. En cas de destruction dans un parc national ou dans une réserve naturelle, l’amende monte à 18.000 euros.

Eliminer les moustique autour de chez soi sans insecticide grace a la lutte biologique

Ces petites bêtes dévorent l’équivalent en poids de 3000 moustiques chaque nuit. Pas besoin de produits chimiques. Elles foncent directement sur les nuisibles pour vous en débarrasser, sans avoir à dépenser un seul centime pour approvisionner des diffuseurs coûteux qui fonctionnent 24 heures sur 24.

Les protéger des chats en les mettant en haut des murs, sous la toiture

Sur cette photo, on voit la meilleure installation possible pour un abri à chauve-souris.

A au moins 4 mètres de hauteur, bien que ces animaux soient très petits. Ce n’est pas seulement pour leur envol, mais surtout pour leur sécurité. C’est pour les mettre hors de portée des prédateurs.
Aucun appui en dessous.

Le toit protège l’abri de la pluie, de la neige, la grêle, et prolonge sa durée de vie. Les espèces migratrices pourront revenir exactement au même endroit tous les ans, pendant longtemps.

Prédateur naturel des pucerons, extrêmement vorace

Selon son âge et son stade de développement une seule coccinelle élimine de 200 à 1200 pucerons en un jour.
Il suffit de profiter d’une promenade avec un petit pot dans la poche, pour en ramener trois ou quatre sur son balcon, pour le nettoyer des pucerons en quelques jours.

La lutte biologique permet de régler tous les problèmes de nuisibles sans avoir besoin de produits ou matériels coûteux, de polluants, de toxiques…

Au lieu de subir les ravageurs, les nuisibles, les indésirables, on peut choisir d’offrir un logement à ceux qui les chassent.

Ces prédateurs sont souvent plus efficaces que tous les systèmes nécessitant une intervention humaine. Sans pollution, sans électricité, sans piles à recharger, sans avoir besoin de monter la garde.
Les chiens font ça très bien. Ils protègent des chats voleurs, des renards, des autres chiens, des serpents, des prédateurs humains,…

Quel que soit l’animal gênant, il existe toujours au moins une espèce capable de protéger vos récoltes, vos biens et votre famille.

 

Si vous cultivez, essayez de ne pas énormément trop favoriser une espèce. La diversité est nécessaire dans un potager bio. Sans la visite d’animaux utiles, cela peut tourner au désastre.

3 chats => peu d’oiseaux => beaucoup de limaces, escargots, chenilles… => pas de récoltes de choux cet hiver.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

Pourquoi acheter vos graines dès maintenant

Au début, je ne connaissais rien, de rien, de rien au jardinage.

J’ai eu un coup de foudre complet la première fois que j’ai essayé de faire pousser quelque chose.

Dès le réveil, avant même de prendre mon café, j’allais arroser mes semis.
Je les regardais un long moment avec un sourire jusqu’aux oreilles. C’était magique.

Ca changeait à une vitesse incroyable. Tout grandissait presque à vue d’œil. En quelques heures, ce n’était déjà plus les mêmes plantes. Des feuilles avaient poussées, les tiges avaient pris deux ou trois centimètres…

Je ne savais pas que c’était aussi simple de faire pousser quelque chose.

J'ai vidé tout le sachet de graines de tomates dans un seul petit pot

Près d’une fenêtre, dans une mini-serre gratuite, en recyclant une boite de croissants

ma première tentative pour faire pousser quelque chose

En quelques jours, les semis soulèvent les couvercles

… donc, comme je n’y connaissais rien, j’ai fait plein de bêtises.

Je me suis contenté de lire les étiquettes des sachets et… c’était un gaspillage énorme.
Par exemple, il n’est pas écrit qu’on n’est pas obligé de mettre toutes les 300 graines de tomate du sachet en une seule fois, dans le même petit pot. On peut très bien n’en planter que quelques unes et conserver les autres pour les années suivantes. Ou on peut aussi échanger les graines en plus avec d’autres personnes, pour avoir plus de variétés.

Le contenu du sachet de graines de melons charentais vidé dans ma main pour voir la quantité

Un sachet contient de quoi faire plusieurs années de cultures…

semis de melon charentais

… mais moi je ne le savais pas alors j’ai tout planté d’un coup, oups!

Donc, ce que j’ai appris, c’est que si c’est le bon moment, si la température leur plait, si l’humidité est bonne, c’est presque 300 pousses qui débordent du pot en quelques jours.
Presque toutes les graines poussent. C’est trop facile de faire pousser de fruits gratuits !

Mes premiers melons charentais, avec un potiron Une grappe de tomates vertes mélangée à des mûres

Comme j’y ai pris goût de suite, j’ai eu envie de planter des choses que je ne mange jamais, qui coûtent les yeux de la tête dans les superettes.

Par exemple des tomates violettes, blanches, noires, des melons canaris, des melons verts, etc…

C’était à peine en mars et toutes les graines que je voulais sur plusieurs sites internet avaient déjà la mention « Epuisé » sur les fiches.

Pfffff…

Dans aucun magasin je ne trouvais ce que je voulais.
En se promenant dans les magasin, ma famille a fini par trouver par hasard des graines de melons jaunes tout à la fin de l’été. C’était déjà trop tard pour avoir des fruits.

Mais du coup j’ai déjà les graines pour le printemps prochain.

Sachet de graines de melon jaune ouvert sur la table pour voir leur taille et la quantité contenue dans un sachet

Des graines pour trois ans, pour une petite famille

Avec le pouvoir d’achat qui diminue à vue d’oeil, à une vitesse terrifiante toutes les semaines, avoir un petit potager est clairement une excellente chose pour embellir le quotidien.

Quelques graines, de l’eau… et ça pousse tout seul

J’ai fait la bêtise d’acheter des graines hybrides, comme je n’y connaissais rien.
En lisant les étiquettes, ça semblait intéressant : plus de production, insensibles aux maladies, etc…

Sauf que les plantes hybrides sont stériles. Il faut tout le temps en racheter aux semenciers pour pouvoir semer.

Impossible de récupérer les graines de vos plus beaux fruits, les plus vigoureux, les plus parfumés…

Les plantes hybrides ne donneront pas les mêmes fruits l’année suivante, si les graines ne sont pas stériles

Si comme moi vous voulez faire pousser des variétés spéciales l’année prochaine, prenez garde à une chose : ce n’est que pour vous, votre consommation personnelle.
A cause des pourris incompétents et/ou corrompus et/ou sales [Biiiiip!] qui votent les lois pour imposer à tout le monde uniquement ce qui leur rapporte, les humains ne peuvent plus vendre que les graines qui rapportent aux grands semenciers.
Ceux qui produisent des ogm, des hybrides, des graines irradiées pour les rendre stériles, pour obliger les gens à racheter tous les ans leurs semences.

Les nouvelles lois merdiques et injustes, obligent quelqu’un qui voudrait vendre une plante traditionnelle, à la faire enregistrer dans une liste légale, en dépensant plusieurs milliers d’euros. Comme aucun petit producteur ne peut faire ça, tous les professionnels sont obligés d’acheter des graines aux producteurs de poison ogm et de plantes stériles.

En ce qui me concerne, je ne risque pas de manger des ogm, même si ça devient obligatoire pour tout le monde. Quand une loi est mauvaise, personne ne la respecte.
D’ailleurs pratiquement tous les producteurs fraudent et utilisent une partie de leurs récoltes pour resemer sans verser des taxes aux semenciers.

Ceux qui ont proposés ces mauvaises lois totalement injustes vendent des semences, justement. C’est comme pour la loi sur les alcootests obligatoires. Une entreprise qui a le monopole oblige 65 millions de français à acheter ses produits.

Qu’ils aillent se faire foutre.

Ma première récolte de piments rouges. J’en suis déjà à 3 cueillettes, et il en reste encore quelques uns qui finissent de mûrir sur les plantes

Lorsqu’un sachet vendu dans le commerce contient un très petit nombre de graines, il semble plus intéressant de tout planter dans la saison.

Si ce n’est pas des plantes hybrides, les trente graines chères du départ en donneront des centaines gratuites en une seule saison.

Trois fois plus de graines gratuites dans un seul piment que dans un sachet payant. En plus, cette variété est déjà acclimatée à mon environnement. C’est la descendance des graines qui ont bien poussées chez moi.

Bon…

Ceci n’est valable que pour votre production personnelle. Ce que vous allez consommer.

Si vous voulez revendre des plants, vous devez acheter des graines uniquement sur les catalogues autorisés à la revente.
A priori ça semble quand même extrêmement intéressant pour une petite activité saisonnière, avec très peu d’heures de travail pour gagner énormément.

Je compte le faire en auto-entrepreneur au printemps. Comme pour tout, je vous dirais en fonction de mon expérience ce qui a bien marché et ce que j’ai encore fait de travers, donc ce qu’il ne faut pas faire. Avec plein de photos, comme quand je me massacre les doigts, tsssss…

 

Le cran de sécurité de mon couteau de bricolage préféré a lâché d’un coup. Je l’avais depuis plus de 10 ans. J’avais tellement confiance en lui que je n’avais pas mis de gants pour travailler, aie!…

L’expérience, même râtée est toujours intéressante pour qui veut apprendre à bien faire.

 » L’homme sage apprend de ses erreurs. L’homme plus sage apprend des erreurs des autres. « 

Proverbe chinois.

Avec un beau pot, ça va être magnifique

 

Donc au printemps prochain, je vais vendre des jeunes plants de tomates sur les marchés locaux. J’ai déjà commencé à vous en parler, .

A priori, ça semble être une idée d’activité extrêmement rentable. Assez pour pouvoir acheter assez vite une grande serre, pour pouvoir cultiver même un peu hors saison.

C’est marrant. Elle n’ont absolument pas la forme standardisée qu’on trouve dans les magasins. En plus elles sont parfumées, pures sans pesticides, en qualité bio, mures, et gratuites. Elles n’ont pas eu besoin d’emballage polluant, ni d’utiliser du carburant pour venir en avion de l’autre côté de la planète.

Donc je vais avoir deux productions :

– Des tomates du catalogue légal des semenciers pour la vente de jeunes plants sur les marchés provençaux. Ca sera probablement des hybrides à la con, qui présentent trop bien, super jolis, avec des couleurs intenses et des fruits beaux comme dans les film hollywoodiens.

 

– et pas pour vendre, ce que j’ai envie de manger, même si ce n’est pas dans le mini catalogue de ces sales [Biiiiiiiip!].

Faire pousser sa nourriture est tellement facile et rentable, que je ne suis pas prêt d’arrêter…

Des fruits et légumes frais et gratuits, en permanence pendant des mois

 

Groseilles du jardin

Des fruits mûrs, sans pesticides ni conservateurs

 

Ce n’est pas le calibre des magasins, mais le goût est encore meilleur

 

Melon suspendu qui finit de mûrir sur un tuteur en roseau

Le prix de ces fruits est souvent inabordable dans la grande distribution

Si vous comptez vous y mettre, acheter donc vos graines dès maintenant, pendant que vous pouvez trouver facilement ce que vous aimeriez manger, ou goûter.

Pendant qu’il y a du choix partout, vous pouvez faire jouer la concurrence pour avoir les meilleurs prix d’internet.

Une très belle botte de radis pratiquement gratuits en qualité bio

Les radis ont besoin de beaucoup de graines, une par radis. Comme tous les légumes racines en fait.
En plus, quand les tiges ont quelques centimètres, on « éclaircit » en arrachant quelques pousses pas belles, pour que les plantes les plus vigoureuses aient la place de donner de très beaux radis.

Donc il faut prévoir plus de graines que ce que vous allez manger.

 

Juste une poignée de haricots du jardin cueillie pour aller dans la soupe de ce soir

Par contre, pour la plupart des autres plantes, juste quelques graines suffisent pour une petite famille.

Donc si vous pouvez grouper vos achats avec des amis ou voisins, c’est une très bonne opération. Vous partagez les sachets. Pour un même prix, vous aurez plus de variétés différentes.

Les frais d’envois sont divisés par le nombre d’acheteurs.

Juste un dernier conseil, si vous avez très peu de graines :

Séparez votre tas en deux.
Plantez la première partie et laissez pousser au moins trois semaines.

En fonction du résultat, vous plantez la seconde moitié de graines exactement dans les mêmes conditions si les plantes sont belles et fortes.
Si elles sont moches ou que rien n’a poussé, alors changez de terre, de terreau, de conditions d’ensoleillement, de quantité d’eau…

Vous maximisez vos chances d’avoir un très bon rendement, et d’avoir une alimentation saine et sans privation pendant l’effondrement économique.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

Contre les idées reçues sur le jardinage potager

Préparation d'une salade avec une tomate, une poignée de maïs et des graines germées "maison"

Il semblerait que toutes les personnes qui n’ont jamais essayé de faire pousser leur nourriture soient remplies d’idées reçues complètement fausses, dans ce genre-là :

  • « Faire son potager demande beaucoup de place »,
  • « Ca prend du temps »,
  • « C’est difficile ! »,
  • « Il y a tellement de choses à savoir… »
  • « Ca coûte cher »,

Quelques images sont parfois plus parlantes que de longs discours, alors prenons l’exemple des graines germées. Elles montrent en cinq jours seulement ce qui se passe en plusieurs semaines, mois ou années, dans un potager :

Une demie cuillère de graines à germer suffit pour donner une salade

Juste une demie cuillère à café de graines (bien moins d’un centime).
Un rinçage quotidien, mais deux ou trois fois par jours c’est préférable (pour bien moins d’un centime d’eau sur toute la durée du cycle),
et au bout de 5 jours à peine, on a déjà de quoi faire une salade :

Bocal de graines germées

Cette fois j’ai mis très peu de graines car il s’agit d’un mélange avec un goût vraiment fort, très poivré, essentiellement à base de radis et de lentilles.

J’en ai mis juste assez pour composer un tiers de la salade, sur deux repas.

A plus grande échelle, le principe est toujours exactement le même :
des graines, de l’eau (potable), laisser grandir quelques jours.

Comparaison des graines germées maison avec ce qui est vendu dans les magasins

La comparaison avec ce qui est vendu dans le commerce est hallucinante.

Dans une chaine de magasins de bas prix, à peu près le même volume de graines germées, les moins chères, coûte déjà 96 centimes.

Environ 100 fois plus cher, donc.

Bocal de haricots premier prix d'une chaîne de magasins de bas prix

Avec dans le jus différents produits qu’on préfèrerait ne pas absorber, conservateurs, additifs, poisons à bactéries, etc…

 

Je me demande aussi comment font les industriels pour arrêter la germination dans le bocal ? comment font-ils pour tuer les bébés graines ?
est-ce que c’est de la cuisson ?
est-ce que c’est un poison dans l’eau ?
… au moment où j’écris ces lignes je n’ai pas la moindre idée sur la réponse.

Je suis simplement totalement persuadé qu’il est énormément plus sain de manger des pousses vivantes, fraîches, vigoureuses, que des cadavres de plantes qui flottent dans un bocal depuis un an et demi.

 

Du point de vue de l’écologie, ces bocaux sont aussi une catastrophe.
Pour extrêmement peu de nourriture, entourée d’eau lourde et encombrante, il faut fabriquer des emballages solides qui ont un certain impact sur l’environnement.
Puis consommer du carburant pour faire venir les bocaux en avion de l’autre coté du monde, les distribuer dans les magasins par de gros camions sur des centaines de kilomètres, puis aller faire les courses avec un moteur qui tourne pour rien dans les embouteillages…

 

Faire germer ses graines ne semble avoir que des avantages.

Il n’est même pas nécessaire d’investir beaucoup dans du matériel. Par exemple, mes germoirs sont simplement des bocaux alimentaires vides dont j’ai percé le couvercle, au lieu de les jeter et de polluer.

Les trous servent à l’égouttage lors du rinçage, et à laisser sécher l’excès d’eau.

Fabrication d'un germoir avec un bocal dont le couvercle est percé

Sur cette photo, mon premier test.

Ca marche.

Pour les suivants, lorsque j’ai eu de gros bocaux vides (cornichons, confitures,…), les trous ont été fait énormément plus petits. Quelques graines tombaient lors du rinçage. Il est donc plus judicieux et pratique d’avoir 60 très petits trous, d’un diamètre bien inférieur aux graines, que dix gros trous.

Certaines variétés de graines germées sont réellement minuscules. Percer les couvercles de trous minuscules permettra de faire pousser toutes les espèces.

On peut aussi percer les trous en dessinant des motifs décoratifs (fleurs, soleils, smileys souriants,…) pour faire joli dans la cuisine. Mon premier essai faisait vraiment plouc, je sais, je sais…

En plus, pour les prochains pots de cornichons vides, je garderai le « tire-croc » en plastique très pratique.
Ou peut être que j’utiliserai des couvercles de confiture avec de belles couleurs et décorations.
Si c’est beau, ça peut même faire une idée de cadeau originale et utile.

 Bocal de cornichons, à transformer en germoir juste en perçant le couvercle pour l'égouttage

Pour faire pousser ses graines germées, il y a peu de choses à savoir :

– Au départ, pendant quelques heures laisser tremper les graines dans de l’eau potable.
Puis vider, rincer et égoutter. Laisser reposer dans un coin de la cuisine.
La croissance et le gonflement des graines est impressionnant. Au moins 4 fois plus de volume dès la première nuit. Donc il ne faut mettre que très très peu de graines dans le bocal.
Si le bocal n’est pas posé droit, mais couché, par exemple sur un torchon pour l’empêcher de rouler, les graines ont la place de se gonfler et se développer sans se compresser dans un gros bloc de graines inutilisables.

 

– Il faut impérativement rincer tous les jours les graines pour empêcher le développement de bactéries qui peuvent rendre un peu malade certaines personnes.
Personnellement je rince mes graines systématiquement 3 fois par jour. Au moins je suis absolument sûr de leur pureté.
Ca ne prend que 20 à 30 secondes, quand je passe dans la cuisine.

 

–  Toutes les graines n’ont pas les mêmes parfum.
Celles de cet exemple ont un très fort goût poivré qui me plait beaucoup mais qui n’est pas du goût de tout le monde.
Faites vos essais en très petites quantités au départ, pour ne pas gaspiller.

– Au bout de quelques jours elles sont bonnes à manger. Quelques jours plus tard, les poussent deviennent trop dures et immangeables crues.

Avoir plusieurs bocaux permet d’avoir des graines germées en permanence, vu le coût totalement négligeable.
Ca permet aussi de manger plusieurs variétés de graines, de varier son alimentation et ses recettes.

 

Préparation d'une salade avec une tomate, une poignée de maïs et des graines germées "maison"

Le jardinage potager est presque aussi simple que ça.

Ca pousse aussi « presque » tout seul si on a bien planté au départ.

Les différences sont que dans le jardin ou sur le balcon, il n’est pas nécessaire d’utiliser de l’eau potable. L’eau de pluie, gratuite, est parfaite. En plus elle ne contient pas de chlore, contrairement à l’eau du robinet. Les plantes l’adorent.

 

L’autre différence vient du problème de la durée :

  • Sur le temps, il peut apparaitre différents problèmes en rapport avec la taille des plantes, trop envahissantes, ou besoin de passer du temps à les tuteurer  ;
  • Les conditions météo sont bien différentes de l’environnement contrôlé dans la cuisine, on ne peut pas beaucoup agir contre ça ;
  • Les maladies et champignons ont le temps d’agresser les cultures ;
  • ainsi que les insectes, les oiseaux, les rongeurs,…

Tellement de choses peuvent réduire ou détruire la production,

… mais en réalité, il y a assez peu de choses à savoir. Peut être seulement l’équivalent d’une pages de livre pour chaque plante.

 

Si partout dans le monde où il y a d’énormes crises, les gens qui savent faire pousser de la nourriture sont parmi ceux qui s’en sortent le mieux, ce n’est pas pour rien. Ca ne coûte presque rien.
C’est facile quand on est assez documenté.

En plus de ne plus payer pour manger, ça permet d’avoir des choses indispensables à troquer ou à revendre.

La partie « Potager d’autosuffisance » du site sert à apprendre comment réussir.

Mes expériences ratées, mes mauvaises surprises sont aussi instructives que les pages des livres. Ca montre concrètement ce qu’il ne faut surtout pas faire pour ne pas perdre sa production. Vu que toute l’économie s’effondre, vous n’aurez pas le temps de vous permettre de rater en apprenant.

J’ai déjà planté 46 espèces depuis que j’ai découvert le jardinage il y a six mois. Par rapport à moi, vous gagnez déjà 6 mois d’expérience pour bien vous lancer.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr