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Pourquoi acheter vos graines dès maintenant

Au début, je ne connaissais rien, de rien, de rien au jardinage.

J’ai eu un coup de foudre complet la première fois que j’ai essayé de faire pousser quelque chose.

Dès le réveil, avant même de prendre mon café, j’allais arroser mes semis.
Je les regardais un long moment avec un sourire jusqu’aux oreilles. C’était magique.

Ca changeait à une vitesse incroyable. Tout grandissait presque à vue d’œil. En quelques heures, ce n’était déjà plus les mêmes plantes. Des feuilles avaient poussées, les tiges avaient pris deux ou trois centimètres…

Je ne savais pas que c’était aussi simple de faire pousser quelque chose.

J'ai vidé tout le sachet de graines de tomates dans un seul petit pot

Près d’une fenêtre, dans une mini-serre gratuite, en recyclant une boite de croissants

ma première tentative pour faire pousser quelque chose

En quelques jours, les semis soulèvent les couvercles

… donc, comme je n’y connaissais rien, j’ai fait plein de bêtises.

Je me suis contenté de lire les étiquettes des sachets et… c’était un gaspillage énorme.
Par exemple, il n’est pas écrit qu’on n’est pas obligé de mettre toutes les 300 graines de tomate du sachet en une seule fois, dans le même petit pot. On peut très bien n’en planter que quelques unes et conserver les autres pour les années suivantes. Ou on peut aussi échanger les graines en plus avec d’autres personnes, pour avoir plus de variétés.

Le contenu du sachet de graines de melons charentais vidé dans ma main pour voir la quantité

Un sachet contient de quoi faire plusieurs années de cultures…

semis de melon charentais

… mais moi je ne le savais pas alors j’ai tout planté d’un coup, oups!

Donc, ce que j’ai appris, c’est que si c’est le bon moment, si la température leur plait, si l’humidité est bonne, c’est presque 300 pousses qui débordent du pot en quelques jours.
Presque toutes les graines poussent. C’est trop facile de faire pousser de fruits gratuits !

Mes premiers melons charentais, avec un potiron Une grappe de tomates vertes mélangée à des mûres

Comme j’y ai pris goût de suite, j’ai eu envie de planter des choses que je ne mange jamais, qui coûtent les yeux de la tête dans les superettes.

Par exemple des tomates violettes, blanches, noires, des melons canaris, des melons verts, etc…

C’était à peine en mars et toutes les graines que je voulais sur plusieurs sites internet avaient déjà la mention « Epuisé » sur les fiches.

Pfffff…

Dans aucun magasin je ne trouvais ce que je voulais.
En se promenant dans les magasin, ma famille a fini par trouver par hasard des graines de melons jaunes tout à la fin de l’été. C’était déjà trop tard pour avoir des fruits.

Mais du coup j’ai déjà les graines pour le printemps prochain.

Sachet de graines de melon jaune ouvert sur la table pour voir leur taille et la quantité contenue dans un sachet

Des graines pour trois ans, pour une petite famille

Avec le pouvoir d’achat qui diminue à vue d’oeil, à une vitesse terrifiante toutes les semaines, avoir un petit potager est clairement une excellente chose pour embellir le quotidien.

Quelques graines, de l’eau… et ça pousse tout seul

J’ai fait la bêtise d’acheter des graines hybrides, comme je n’y connaissais rien.
En lisant les étiquettes, ça semblait intéressant : plus de production, insensibles aux maladies, etc…

Sauf que les plantes hybrides sont stériles. Il faut tout le temps en racheter aux semenciers pour pouvoir semer.

Impossible de récupérer les graines de vos plus beaux fruits, les plus vigoureux, les plus parfumés…

Les plantes hybrides ne donneront pas les mêmes fruits l’année suivante, si les graines ne sont pas stériles

Si comme moi vous voulez faire pousser des variétés spéciales l’année prochaine, prenez garde à une chose : ce n’est que pour vous, votre consommation personnelle.
A cause des pourris incompétents et/ou corrompus et/ou sales [Biiiiip!] qui votent les lois pour imposer à tout le monde uniquement ce qui leur rapporte, les humains ne peuvent plus vendre que les graines qui rapportent aux grands semenciers.
Ceux qui produisent des ogm, des hybrides, des graines irradiées pour les rendre stériles, pour obliger les gens à racheter tous les ans leurs semences.

Les nouvelles lois merdiques et injustes, obligent quelqu’un qui voudrait vendre une plante traditionnelle, à la faire enregistrer dans une liste légale, en dépensant plusieurs milliers d’euros. Comme aucun petit producteur ne peut faire ça, tous les professionnels sont obligés d’acheter des graines aux producteurs de poison ogm et de plantes stériles.

En ce qui me concerne, je ne risque pas de manger des ogm, même si ça devient obligatoire pour tout le monde. Quand une loi est mauvaise, personne ne la respecte.
D’ailleurs pratiquement tous les producteurs fraudent et utilisent une partie de leurs récoltes pour resemer sans verser des taxes aux semenciers.

Ceux qui ont proposés ces mauvaises lois totalement injustes vendent des semences, justement. C’est comme pour la loi sur les alcootests obligatoires. Une entreprise qui a le monopole oblige 65 millions de français à acheter ses produits.

Qu’ils aillent se faire foutre.

Ma première récolte de piments rouges. J’en suis déjà à 3 cueillettes, et il en reste encore quelques uns qui finissent de mûrir sur les plantes

Lorsqu’un sachet vendu dans le commerce contient un très petit nombre de graines, il semble plus intéressant de tout planter dans la saison.

Si ce n’est pas des plantes hybrides, les trente graines chères du départ en donneront des centaines gratuites en une seule saison.

Trois fois plus de graines gratuites dans un seul piment que dans un sachet payant. En plus, cette variété est déjà acclimatée à mon environnement. C’est la descendance des graines qui ont bien poussées chez moi.

Bon…

Ceci n’est valable que pour votre production personnelle. Ce que vous allez consommer.

Si vous voulez revendre des plants, vous devez acheter des graines uniquement sur les catalogues autorisés à la revente.
A priori ça semble quand même extrêmement intéressant pour une petite activité saisonnière, avec très peu d’heures de travail pour gagner énormément.

Je compte le faire en auto-entrepreneur au printemps. Comme pour tout, je vous dirais en fonction de mon expérience ce qui a bien marché et ce que j’ai encore fait de travers, donc ce qu’il ne faut pas faire. Avec plein de photos, comme quand je me massacre les doigts, tsssss…

 

Le cran de sécurité de mon couteau de bricolage préféré a lâché d’un coup. Je l’avais depuis plus de 10 ans. J’avais tellement confiance en lui que je n’avais pas mis de gants pour travailler, aie!…

L’expérience, même râtée est toujours intéressante pour qui veut apprendre à bien faire.

 » L’homme sage apprend de ses erreurs. L’homme plus sage apprend des erreurs des autres. « 

Proverbe chinois.

Avec un beau pot, ça va être magnifique

 

Donc au printemps prochain, je vais vendre des jeunes plants de tomates sur les marchés locaux. J’ai déjà commencé à vous en parler, .

A priori, ça semble être une idée d’activité extrêmement rentable. Assez pour pouvoir acheter assez vite une grande serre, pour pouvoir cultiver même un peu hors saison.

C’est marrant. Elle n’ont absolument pas la forme standardisée qu’on trouve dans les magasins. En plus elles sont parfumées, pures sans pesticides, en qualité bio, mures, et gratuites. Elles n’ont pas eu besoin d’emballage polluant, ni d’utiliser du carburant pour venir en avion de l’autre côté de la planète.

Donc je vais avoir deux productions :

– Des tomates du catalogue légal des semenciers pour la vente de jeunes plants sur les marchés provençaux. Ca sera probablement des hybrides à la con, qui présentent trop bien, super jolis, avec des couleurs intenses et des fruits beaux comme dans les film hollywoodiens.

 

– et pas pour vendre, ce que j’ai envie de manger, même si ce n’est pas dans le mini catalogue de ces sales [Biiiiiiiip!].

Faire pousser sa nourriture est tellement facile et rentable, que je ne suis pas prêt d’arrêter…

Des fruits et légumes frais et gratuits, en permanence pendant des mois

 

Groseilles du jardin

Des fruits mûrs, sans pesticides ni conservateurs

 

Ce n’est pas le calibre des magasins, mais le goût est encore meilleur

 

Melon suspendu qui finit de mûrir sur un tuteur en roseau

Le prix de ces fruits est souvent inabordable dans la grande distribution

Si vous comptez vous y mettre, acheter donc vos graines dès maintenant, pendant que vous pouvez trouver facilement ce que vous aimeriez manger, ou goûter.

Pendant qu’il y a du choix partout, vous pouvez faire jouer la concurrence pour avoir les meilleurs prix d’internet.

Une très belle botte de radis pratiquement gratuits en qualité bio

Les radis ont besoin de beaucoup de graines, une par radis. Comme tous les légumes racines en fait.
En plus, quand les tiges ont quelques centimètres, on « éclaircit » en arrachant quelques pousses pas belles, pour que les plantes les plus vigoureuses aient la place de donner de très beaux radis.

Donc il faut prévoir plus de graines que ce que vous allez manger.

 

Juste une poignée de haricots du jardin cueillie pour aller dans la soupe de ce soir

Par contre, pour la plupart des autres plantes, juste quelques graines suffisent pour une petite famille.

Donc si vous pouvez grouper vos achats avec des amis ou voisins, c’est une très bonne opération. Vous partagez les sachets. Pour un même prix, vous aurez plus de variétés différentes.

Les frais d’envois sont divisés par le nombre d’acheteurs.

Juste un dernier conseil, si vous avez très peu de graines :

Séparez votre tas en deux.
Plantez la première partie et laissez pousser au moins trois semaines.

En fonction du résultat, vous plantez la seconde moitié de graines exactement dans les mêmes conditions si les plantes sont belles et fortes.
Si elles sont moches ou que rien n’a poussé, alors changez de terre, de terreau, de conditions d’ensoleillement, de quantité d’eau…

Vous maximisez vos chances d’avoir un très bon rendement, et d’avoir une alimentation saine et sans privation pendant l’effondrement économique.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 




 

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Contre les idées reçues sur le jardinage potager

Préparation d'une salade avec une tomate, une poignée de maïs et des graines germées "maison"

Il semblerait que toutes les personnes qui n’ont jamais essayé de faire pousser leur nourriture soient remplies d’idées reçues complètement fausses, dans ce genre-là :

  • « Faire son potager demande beaucoup de place »,
  • « Ca prend du temps »,
  • « C’est difficile ! »,
  • « Il y a tellement de choses à savoir… »
  • « Ca coûte cher »,

Quelques images sont parfois plus parlantes que de longs discours, alors prenons l’exemple des graines germées. Elles montrent en cinq jours seulement ce qui se passe en plusieurs semaines, mois ou années, dans un potager :

Une demie cuillère de graines à germer suffit pour donner une salade

Juste une demie cuillère à café de graines (bien moins d’un centime).
Un rinçage quotidien, mais deux ou trois fois par jours c’est préférable (pour bien moins d’un centime d’eau sur toute la durée du cycle),
et au bout de 5 jours à peine, on a déjà de quoi faire une salade :

Bocal de graines germées

Cette fois j’ai mis très peu de graines car il s’agit d’un mélange avec un goût vraiment fort, très poivré, essentiellement à base de radis et de lentilles.

J’en ai mis juste assez pour composer un tiers de la salade, sur deux repas.

A plus grande échelle, le principe est toujours exactement le même :
des graines, de l’eau (potable), laisser grandir quelques jours.

Comparaison des graines germées maison avec ce qui est vendu dans les magasins

La comparaison avec ce qui est vendu dans le commerce est hallucinante.

Dans une chaine de magasins de bas prix, à peu près le même volume de graines germées, les moins chères, coûte déjà 96 centimes.

Environ 100 fois plus cher, donc.

Bocal de haricots premier prix d'une chaîne de magasins de bas prix

Avec dans le jus différents produits qu’on préfèrerait ne pas absorber, conservateurs, additifs, poisons à bactéries, etc…

 

Je me demande aussi comment font les industriels pour arrêter la germination dans le bocal ? comment font-ils pour tuer les bébés graines ?
est-ce que c’est de la cuisson ?
est-ce que c’est un poison dans l’eau ?
… au moment où j’écris ces lignes je n’ai pas la moindre idée sur la réponse.

Je suis simplement totalement persuadé qu’il est énormément plus sain de manger des pousses vivantes, fraîches, vigoureuses, que des cadavres de plantes qui flottent dans un bocal depuis un an et demi.

 

Du point de vue de l’écologie, ces bocaux sont aussi une catastrophe.
Pour extrêmement peu de nourriture, entourée d’eau lourde et encombrante, il faut fabriquer des emballages solides qui ont un certain impact sur l’environnement.
Puis consommer du carburant pour faire venir les bocaux en avion de l’autre coté du monde, les distribuer dans les magasins par de gros camions sur des centaines de kilomètres, puis aller faire les courses avec un moteur qui tourne pour rien dans les embouteillages…

 

Faire germer ses graines ne semble avoir que des avantages.

Il n’est même pas nécessaire d’investir beaucoup dans du matériel. Par exemple, mes germoirs sont simplement des bocaux alimentaires vides dont j’ai percé le couvercle, au lieu de les jeter et de polluer.

Les trous servent à l’égouttage lors du rinçage, et à laisser sécher l’excès d’eau.

Fabrication d'un germoir avec un bocal dont le couvercle est percé

Sur cette photo, mon premier test.

Ca marche.

Pour les suivants, lorsque j’ai eu de gros bocaux vides (cornichons, confitures,…), les trous ont été fait énormément plus petits. Quelques graines tombaient lors du rinçage. Il est donc plus judicieux et pratique d’avoir 60 très petits trous, d’un diamètre bien inférieur aux graines, que dix gros trous.

Certaines variétés de graines germées sont réellement minuscules. Percer les couvercles de trous minuscules permettra de faire pousser toutes les espèces.

On peut aussi percer les trous en dessinant des motifs décoratifs (fleurs, soleils, smileys souriants,…) pour faire joli dans la cuisine. Mon premier essai faisait vraiment plouc, je sais, je sais…

En plus, pour les prochains pots de cornichons vides, je garderai le « tire-croc » en plastique très pratique.
Ou peut être que j’utiliserai des couvercles de confiture avec de belles couleurs et décorations.
Si c’est beau, ça peut même faire une idée de cadeau originale et utile.

 Bocal de cornichons, à transformer en germoir juste en perçant le couvercle pour l'égouttage

Pour faire pousser ses graines germées, il y a peu de choses à savoir :

– Au départ, pendant quelques heures laisser tremper les graines dans de l’eau potable.
Puis vider, rincer et égoutter. Laisser reposer dans un coin de la cuisine.
La croissance et le gonflement des graines est impressionnant. Au moins 4 fois plus de volume dès la première nuit. Donc il ne faut mettre que très très peu de graines dans le bocal.
Si le bocal n’est pas posé droit, mais couché, par exemple sur un torchon pour l’empêcher de rouler, les graines ont la place de se gonfler et se développer sans se compresser dans un gros bloc de graines inutilisables.

 

– Il faut impérativement rincer tous les jours les graines pour empêcher le développement de bactéries qui peuvent rendre un peu malade certaines personnes.
Personnellement je rince mes graines systématiquement 3 fois par jour. Au moins je suis absolument sûr de leur pureté.
Ca ne prend que 20 à 30 secondes, quand je passe dans la cuisine.

 

–  Toutes les graines n’ont pas les mêmes parfum.
Celles de cet exemple ont un très fort goût poivré qui me plait beaucoup mais qui n’est pas du goût de tout le monde.
Faites vos essais en très petites quantités au départ, pour ne pas gaspiller.

– Au bout de quelques jours elles sont bonnes à manger. Quelques jours plus tard, les poussent deviennent trop dures et immangeables crues.

Avoir plusieurs bocaux permet d’avoir des graines germées en permanence, vu le coût totalement négligeable.
Ca permet aussi de manger plusieurs variétés de graines, de varier son alimentation et ses recettes.

 

Préparation d'une salade avec une tomate, une poignée de maïs et des graines germées "maison"

Le jardinage potager est presque aussi simple que ça.

Ca pousse aussi « presque » tout seul si on a bien planté au départ.

Les différences sont que dans le jardin ou sur le balcon, il n’est pas nécessaire d’utiliser de l’eau potable. L’eau de pluie, gratuite, est parfaite. En plus elle ne contient pas de chlore, contrairement à l’eau du robinet. Les plantes l’adorent.

 

L’autre différence vient du problème de la durée :

  • Sur le temps, il peut apparaitre différents problèmes en rapport avec la taille des plantes, trop envahissantes, ou besoin de passer du temps à les tuteurer  ;
  • Les conditions météo sont bien différentes de l’environnement contrôlé dans la cuisine, on ne peut pas beaucoup agir contre ça ;
  • Les maladies et champignons ont le temps d’agresser les cultures ;
  • ainsi que les insectes, les oiseaux, les rongeurs,…

Tellement de choses peuvent réduire ou détruire la production,

… mais en réalité, il y a assez peu de choses à savoir. Peut être seulement l’équivalent d’une pages de livre pour chaque plante.

 

Si partout dans le monde où il y a d’énormes crises, les gens qui savent faire pousser de la nourriture sont parmi ceux qui s’en sortent le mieux, ce n’est pas pour rien. Ca ne coûte presque rien.
C’est facile quand on est assez documenté.

En plus de ne plus payer pour manger, ça permet d’avoir des choses indispensables à troquer ou à revendre.

La partie « Potager d’autosuffisance » du site sert à apprendre comment réussir.

Mes expériences ratées, mes mauvaises surprises sont aussi instructives que les pages des livres. Ca montre concrètement ce qu’il ne faut surtout pas faire pour ne pas perdre sa production. Vu que toute l’économie s’effondre, vous n’aurez pas le temps de vous permettre de rater en apprenant.

J’ai déjà planté 46 espèces depuis que j’ai découvert le jardinage il y a six mois. Par rapport à moi, vous gagnez déjà 6 mois d’expérience pour bien vous lancer.

 

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 




 

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Comment déclouer et récupérer les planches des palettes, facilement et sans se faire mal

 

Avant de commencer ce long article, je tiens à préciser que passer du temps à déclouer des planches de palettes n’a vraiment de l’intérêt que pour ceux qui possèdent une cheminée ou un poêle.

Sans matériel industriel, on ne peut récupérer qu’à peu près un quart des planches.
Donc si après il faut transporter aux ordures les 3/4 de restes, ça n’en vaut pas la peine. Par contre, si on peut se chauffer avec les chutes, ça devient une très bonne opération : des planches gratuites et du chauffage gratuit.

On trouve des palettes presque tous les soirs abandonnées devant les magasins. Avec la crise économique qui s’aggrave, pouvoir tout fabriquer soi-même est encore plus intéressant.

   

Ce bois est trop tendre pour résister aux torsions, il a tendance à éclater facilement. C’est justement grâce à ce défaut/cette qualité, qu’on va pouvoir récupérer toute l’année des centaines d’euros de planches gratuites sans avoir à forcer comme un dingue.

Quand on force, on a de grandes chances de se faire mal. Par exemple en perdant l’équilibre au moment où ça lâche.
Mettre un coup de tête sur un clou rouillé de 12 centimètres n’est pas l’idéal pour rester en bonne santé.

Si vous avez la chance de vivre loin d’une p[Biiiiip] de ville inhumaine, mais à 30 minutes des urgences comme beaucoup de français, chaque petite plaie risque d’avoir des conséquences graves.


Quand on voit l’état du système de santé de la Grèce, où presque plus rien n’est remboursé, où tous les actes médicaux ruinent les blessés, vu que la France est en train de faire faillite, il est bon de commencer à prendre dès maintenant les bonnes habitudes :
De la prudence en tout, pour toutes choses. Eliminer tous les risques de blessure.

Je vous recommande très vivement le port de gants épais. Personnellement j’ai une énorme préférence pour les modèles en cuir tout simple.

Quand j’oublie de les mettre, ça ne loupe pas, hop ! encore une blessure.
J’ai tellement de grosses cicatrices sur les mains que si j’étais un méchant, on pourrait identifier mes empreintes à l’œil nu.

Donc, mettez des gants.

En plus vous vous sentirez vraiment à l’aise pour travailler. Vous pourrez bien poser vos mains à plat sur toute la surface sans vous prendre 20 échardes, sans finir par avoir des ampoules,…

 

Les outils pas chers suffisent largement

Ce bois est si tendre qu’une simple scie à main peut suffire

Pas besoin de matériel coûteux. Une simple scie ordinaire peut suffire, si elle est correctement aiguisée. Avec de l’habitude ça va très vite. Ca m’a pris moins d’une heure pour scier tout ce tas de palettes.

… mais si vous avez une tronçonneuse ou une scie sauteuse ou circulaire ou sabre, vous serez fatigués moins vite et pourrez travailler beaucoup plus longtemps.

Avec des scies mécaniques, pensez à porter des lunettes de protection, toujours, toujours, toujours. Même pour 20 secondes, pour couper une seule planche. Il y a toujours des choses pointues qui sont projetées au visage quand on utilise ces machines dangereuses.

Relisez ou lisez le manuel de votre appareil pour connaitre les consignes de sécurité. Encore plus si vous êtes gaucher. Les tronçonneuses n’existent qu’en version droitier, donc ce n’est pas la main habile qui peut réagir vite quand la lame bondit, quand le bois cède… les tronçonneuses sont des machines qui tuent les bricoleurs gauchers.

(Nan, moi c’est particulier. J’ai deux mains gauches sans vraiment être gaucher).

Il y a trois mois j’ai failli avoir deux doigts broyés très bêtement. Toute ma vie je n’ai jamais enlevé la prise électrique de simples perceuses pour changer les forets.
Alors que je serrais avec la clé spéciale, dans une position pourrie, j’ai appuyé à peine sur le bouton d’allumage. Instantanément tout a été hors de contrôle et j’ai eu deux doigts coincés et très salement tordus sous la clé, sans pouvoir arriver à éteindre la perceuse qui appuyait de plus en plus. J’ai eu du mal à me servir de la main pendant une semaine.
La routine et l’excès de confiance sont dangereuses pour les gens très expérimentés.
Maintenant je prends le temps d’enlever la prise systématiquement avant de simplement changer les forets.
Toutes les règles de sécurité dans les manuels de vos appareils ne sont pas écrites pour rien. On peut se mutiler gravement avec de simples outils.

Pour travailler vite et bien, j’entasse les palettes et je travaille à la chaîne.

Avant de commencer je les classe en 3 catégories :

– Celles en parfait état qui sont belles ou extrêmement solides, à conserver telles quelles. Par exemple pour faire un socle pour des cuves de 1000 litres de récupération de l’eau de pluie, pour avoir le robinet bien au-dessus du sol, pour remplir confortablement un arrosoir ;

– Celles avec seulement quelques belles planches, ou juste quelques belles parties de planches. J’indique d’un trait au gros marqueur les endroits où mettre un coup de tronçonneuse, autours des planches qui m’intéressent.

Je gribouille aussi sur les parties abimées pour les couper dans la foulée.

– Les palettes trop vieilles ou neuves mais trop cassées ne servent que pour la cheminée. C’est un excellent bois d’allumage.

Les palettes les plus lourdes sont traitées pour rester dehors des années.
Les brûler dans une cheminée sans foyer fermé vous ferait respirer des vapeurs chimiques. Dans ce genre de cheminée, brûler des palettes n’est pas une super bonne idée.
… mais quand on a froid, ou que la facture d’électricité et de gasoil augmentent énormément chaque année, on ne peut pas toujours faire ce qu’il faudrait dans l’idéal.

Avant de commencer à découper, on se prévoit un grand espace dégagé. Rien qui traine au sol. Pas d’enfants ni d’animaux à proximité.
Entre le planches pleines de gros clous à l’envers qui trainent par terre et les trucs qui coupent 4000 fois par minute en effleurant un bouton, ce n’est pas un environnement pour eux.

Ne passez jamais au-dessus des tas au sol. Vous devez toujours vous trouver sur une zone stable, sans rien qui risque de vous faire trébucher ou de vous blesser.

Les petits morceaux sont aussi très utiles pour bricoler

Très souvent les planches du dessous sont trop abimées ou vieilles pour être récupérables. On peut donc les couper n’importe comment, pour les utiliser en bois de chauffage.

Par contre lorsqu’elles sont dans un très bel état, les scier le plus près possible des blocs en bois permet de récupérer aussi plein de petites planches très utiles pour bricoler.
La taille est souvent suffisante pour construire des hôtels à insectes auxiliaires, ou des refuges pour les oiseaux du ciel qui protègent vos choux de toutes les petites bêtes qui les dévorent.

Vous pouvez aussi vous en servir pour recouvrir des surfaces, comme un poulailler, un châssis à semis, un composteur… et garder les plus longues planches pour construire une bonne structure sans raccord.

Donc, en coupant, essayez de sauver tout ce qui est dans un bel état.

 

Quand on a fini de faire du bruit avec des appareils monstrueux, on peut allumer la radio pour entendre aux informations quels nouveaux impôts notre merveilleux gouvernement à décidé de nous créer cette semaine, et donc avoir le sourire jusqu’aux oreilles en se disant qu’en récupérant du bois gratuit on ne verse pas un seul centime de taxes ni de TVA à cette bande de [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip].

Ensuite pour le démontage c’est assez simple :

Il suffit de savoir que même si vous y passez longtemps, que vous travaillez avec une infinie douceur, le bois va très souvent éclater.

Donc justement, au lieu de subir, autant utiliser cette propriété.

Sur une table bien stable, à une hauteur confortable, on pose à plat contre la table la partie que l’on veut garder. Comme elle ne sera pas pliée, elle n’éclatera pas si vous ne forcez pas.
Tout le reste peut partir en miettes sans problème : ça chauffera autant dans la cheminée.

Les chutes serviront comme bois de chauffage dans la cheminée

Des petits morceaux prêts à brûler

J’aime bien les cagettes en plastique pour mettre les chutes de bois. Ca présente assez bien pour qu’on puisse les laisser telles quelles devant la cheminée.
Elles sont solides et empilables.

Les petits morceaux de bois ne prennent pas de place. Une seule cagette suffit pour chauffer un soir ou deux.

Prenez l’habitude de ne jamais forcer.

Avec un levier de bonne taille, votre puissance augmente considérablement.

Sans levier, juste avec un ciseau à bois et un maillet, on peut soulever de quelques millimètres d’un côté, puis travailler de l’autre coté et ainsi de suite. S’il y a trop de clous, que vous n’arrivez pas à débloquer les gros cubes, explosez-les tout simplement au ciseau à bois. Cette partie est de toutes façons généralement destinée à être jetée.

Fendre les blocs avec un ciseau à bois

D’une manière générale pour un peu tout, quand on doit beaucoup forcer c’est le signe que la méthode est mauvaise.
Non seulement on risque de se déchirer un muscle en forçant comme un dingue (ça aussi j’ai expérimenté, un mollet déchiré en poussant une voiture, trois mois de souffrance), mais quand ça finit par lâcher on risque d’envoyer ses mains sur des surfaces blessantes, ou pire de perdre l’équilibre et de percuter les clous.

Quand on force, c’est que la méthode est mauvaise.

Prenez le temps de bouger lentement. Ecoutez le gazouillis des ptits zoiseaux, respirez le bon air frais, écoutez de la musique, ou même, insultez ce [Biiiiiiip] d’hollande autant qu’il le mérite si ça vous détend.
Profitez du moment en plein air.
Insultez encore un peu hollande. Il ne nous a pas encore mis d’impôts sur ça, profitez-en.

Le démontage prend du temps. Bouger vite fait faire des bêtises.

L’important n’est pas de gagner deux minutes mais de ne pas se faire mal, de ne pas se prendre un clou ou une planche dans le visage, de ne pas casser les planches…

Pensez à ne jamais manipuler les planches en hauteur. Prenez la très bonne habitude de ne jamais rien soulever plus haut que vos jolis pectoraux sexy. Comme ça, même en cas de maladresse ou de mauvaise surprise, ça ne risque pas de vous partir au visage

J’en profite pour récupérer aussi des Clous déjà bien rouillés. Ils iront dans les pots de légumes. Non seulement ils apportent du fer, mais aussi, ils canalisent le champ magnétique de la terre pour stimuler le rendement sans ajouter des [Biiiiiiip] chimiques qui rapportent de la TVA à ce gouvernement de [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip] [Biiiiiiip] [Biiiiiiip] socialistes.

Je conserve les clous rouillés des palettes pour faire pousser les plantes sans engrais

Les plantes adorent la Magnétoculture.

Selon les espèces, canaliser les champs magnétiques augmente la production de 30 à 500 %.

En période de crise économique, ça vaut clairement le coup de récupérer gratuitement les vieux clous rouillés.

 

Un autre usage des clous rouillés, pour les plus fadas, quand la guerre civile va éclater, vu que c’est un métal oxydé, est de fabriquer gratuitement des explosifs et des matériels incendiaires de qualité militaire, dégageant une chaleur hallucinante jusqu’à 4000 degrés.

On recycle un vieux morceau d’aluminium avec du [Biiiiiiip] gratuit et un [Biiiiiiip] gratuit aussi, récupéré dans un vieux [Biiiiiiip] qui partait à la poubelle.

Nan, j’ai pas le droit de l’écrire sans risquer une très lourde condamnation. Tout ce qui concerne les explosifs et très strictement règlementé.

Une boite de conserve remplie de clous déjà rouillés

A l’exception des bombes atomiques, toutes les saletés les plus mortelles, les plus destructrices de ces 100 dernières années, sont la conséquence de détournements ou d’utilisations maladroites de technologies civiles banales : explosion surpuissante de l’usine AZF à cause de simple engrais azoté, destruction des deux tours du World Trade Center en détournant deux avions civils, etc etc etc etc…

Quand on est d’une culture qui n’a pas évolué depuis 14 siècles et qui n’a le droit de lire qu’un seul livre prônant la haine de tous les autres peuples, c’est pas très malin d’agresser constamment les citoyens d’un pays dont la science a été récompensée par une petite vingtaine de prix Nobel de physique et de chimie.
Les racailles, les dealers, les intégristes ont des dizaines de milliers d’armes de guerre illégales, des copies pas fiables qui ont tendance à leur péter dans les mains, pour tirer seulement sur une cible à la fois ; et dont la possession les exposent à de très lourdes peines de prison.

Nous ont pourrait faire exploser toutes les [Biiiiiiip] de Marseille en quelques heures en recyclant des clous rouillés, qu’on trouve partout, qu’on a le droit de posséder légalement sans absolument aucune sanction.

 

Je vous fait flipper, là, non ?

J’aime bien quand c’est gros comme ça. Ca fait des conversations tellement surréalistes qu’on est sûr de pouffer de rire dans les soirées.
Bientôt je vais faire des articles aussi sur le cannibalisme en situation de survie, on va bien rigoler.

Je crois que je suis un peu cannibale. J’ai souvent l’eau à la bouche quand je croise une jolie femme fine et sportive, entre 25 et 35 ans, vraie rousse ou brune aux yeux clairs, avec une intelligence très supérieure et un sens de l’humour génial, mmmiam…

 

Bon, plus sérieusement, le prochain gros article que je vais mettre encore un gros paquet d’heures à rédiger va concerner l’utilisation des planches qu’on vient de récupérer pour fabriquer des abris à insectes utiles.

 

Sans avoir à dépenser un seul centime en pesticides (hollande t’auras pas mes sous, c’est pas ma dette, démerde-toi), tout en étant énormément plus sain, écologique, efficace, agréable, mignon, écolo, fleur bleue…
un sujet de conversation si pur et si romantique pour emballer des wagons de nanas.

Fabrication d’étagères pour transformer les murs stériles de la maison en plusieurs niveaux de surfaces cultivables.

Regardez sous l’étagère, les gros cubes de bois. A part pour fabriquer des étagères à fixer sur les murs, on ne peut quasiment rien faire avec. Donc ce n’est pas la peine d’en conserver beaucoup.

Faire pousser des légumes partout où on a un petit peu de place

On peut aussi faire carrément de grandes étagères transportables.
De la place pour mettre quatre fois plus de pots de plantes utiles, sur une très petite surface au sol.
On peut facilement récupérer une grande quantité de pots gratuits un peu partout autour de nous, pour faire pousser tout ce qu’on aime ou qui nous est nécessaire.

On peut fabriquer beaucoup de meubles et d’objets variés avec ce bois gratuit.
Un petit pot de pâte à bois et du papier de verre suffisent pour combler les petits trous et donner un résultat bien propre.

Dans les prochaines semaines je vous montrerai ce que j’ai fait dans le jardin avec du bois de palette :

  • Un énorme poulailler pratiquement gratuit (juste le prix des clous, du grillage, et d’un pot de traitement pour le bois, tout le reste est de la récup),
  • Un composteur,
  • Une grande barrière pour empêcher les animaux de la maison d’aller détruire le potager,
  • Des châssis pour pouvoir semer presque deux mois plus tôt au printemps,

Certains bricolages sont extrêmement simples et rapides, à la portée de tout le monde. Par exemple, percer quelques trous sous des très belles palettes pour y mettre des roulettes et faire une table basse originale et gratuite. Les roulettes de la photo viennent d’une chaise de bureau qui trainait près du contener où je vais jeter ma poubelle.

Si vous comptez faire la même chose pour l’extérieur, les blocs de bois doivent impérativement être en bois massif. Le bois aggloméré éclate après avoir pris trois fois la pluie.
Des palettes sur roulettes sont extrêmement utiles pour déplacer très rapidement, sans forcer, beaucoup d’objets lourds ou encombrants.

C’est tout simplement merveilleux de pouvoir déplacer en une seule fois, sans effort, neuf gros pots avec des petits arbustes qui doivent passer la saison froide bien à l’abri.

On peut faire énormément de choses avec des palettes.

A suivre, donc.

Alexandre
Se-Preparer-Aux-Crises.fr

 

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