Adapter nos plantes au changement climatique

Encore une année où beaucoup d’agriculteurs français perdent quasiment 100% de leur production, … encore.
Cette fois pas à cause de grêlons de la taille de balles de tennis en plein mois de juillet, ni de gelées tardives juste après le début de la floraison, ni pour trop de pluie trop longtemps qui fait éclater les fruits et fait pourrir tous les grains, ni pour deux ans et demi de sècheresse, les catastrophes « exceptionnelles » de toutes les années précédentes sans exception,
cette année c’est juste une petite canicule explosant tous les records historiques de température.
… enfin, plutôt, une deuxième canicule, après la première du mois dernier. Deux fois dans l’été, c’est du jamais vu, non ?

Tomate suspendue morte dessechee par la canicule

Et on est seulement en août. Les catastrophes possibles sont loin d’être terminées. La saison des tempêtes, des orages, de la grêle, c’est normalement dans un mois.

Le temps a changé.

Même ici, chez moi en Provence, le climat n’est plus tempéré ni fiable, à peu près stable, malgré la situation géographique exceptionnelle, c’est le chaos climatique comme partout ailleurs.
Il y a deux jours il faisait encore 40 degrés. Deuxième période de canicule de l’été.

Plants de tomate beaucoup trop petits pour la saison

En pots comme en pleine terre, les plants de tomates survivants ont une taille ridicule

Le sujet est tellement sérieux et gravissime que je réécris constamment cet article depuis deux semaines sans être satisfait. Mais j’ai enfin eu le déclic hier soir. J’ai compris ce qui n’allait pas. Je finissais tous les articles par l’idée que l’on souffre déjà et que c’est parti pour être toujours pire, presque toutes les années plus terribles que les précédentes.
C’est trop pessimiste.
Si vous regardez le bilan des 5 dernières années, vous voyez que l’on commence à être gravement dans la merde. Grosso modo maintenant tous les ans en France on ne récolte même pas la moitié de ce qu’on devrait obtenir, nous tous.

Alors l’idée de ce nouvel article est de ne pas finir sur une conclusion déprimante, mais de dresser clairement un tableau réaliste dès le départ, comme ça on peut chercher des solutions et des moyens d’agir efficacement.

Une de mes cousines en a marre. Elle laisse tomber le jardin. Elle pense que ses efforts n’en valent plus la peine, que c’est trop d’eau gaspillée pour trop peu de rendement.
Donc le but de cet article est de vous mettre une petite tape dans le dos pour vous motiver pour protéger vos plantes qui souffrent tellement, pour qu’elles vous récompensent de vos soins.

Regardez :

Cerises gratuites

Des cerises gratuites, sans pesticides, sans conservateurs, sans emballages, sans transports polluants…

Prunier couvert de fruitsDes petites prunes, une quinzaine de kilos, en train de finir de murir sur un arbre d’environ 5 ans…

Grosses grappes de raisins noirs qui finissent de murir

Une quarantaine de grosses grappes de petits raisins noirs sur un seul pied de vigne…

Figues blanches murissant sur les branches de l arbreUn figuier blanc d’environ 5 ans déjà presque plus gros que tous les autres arbres du jardin et couvert de fruits dont j’ai goûté les premiers de la saison aujourd’hui.

Toutes les plantes ne souffrent pas du soleil. Certaines adorent ça.
Regardez la taille des courgettes qui poussent trop abondamment chez ma grande soeur :

Courgettes geantes posees sur une chaise de jardin blanche pour bien montrer la taille

Des courgettes géantes

Les miennes sont plutôt comme ça :

Sol mort couvert d'un paillage leger

… oui, c’est mort. Rien de rien de rien.
Malgré le paillage très léger pour limiter la morsure du soleil, les trois variétés de courgettes, les 4 variétés d’aubergines, les 3 variétés d’haricots que j’ai semées cette année ont seulement donné des plantules de quelques centimètres.

Pour les tomates, c’est presque la même chose.

Cloture en grillage servant aussi de support pour les tomates

Ce grillage est très bas. Il ne doit même pas faire un mètre cinquante. J’ai pensé que c’était pratique de planter les tomates contre un grillage pour qu’elles s’y emmêlent plus solidement que sur des tuteurs (le vent est violent chez moi), mais cette année je ne peux pas vraiment vérifier.
On voit des plants d’à peine 30 à 60 centimètres, derrière un sol mort, brûlé par deux mois de sécheresse et deux canicules.

Plant de tomate poussant contre un grillage pour remplacer les tuteurs

Même le plus beau pied n’a pas atteint le tiers de sa taille normale.

En pot c’est encore pire :

Tomate dans un sale etat a cause de la chaleur

J’avais gardé une centaine des plus beaux plants de 8 ou 9 espèces de tomates semées au printemps. J’aurais dû avoir des cagettes pleines de récoltes. J’avais prévu d’en profiter pour faire des articles survivalistes sur le séchage des aliments, les conservations naturelles…

Cagette en plastique noire contenant quelques tomates grappes rougesOups…
Vu la quantité, ça sera pour l’année prochaine.
Je ne suis pas inquiet.

En réalité, ces petites tomates anormalement peu nombreuses, poussant difficilement sur des plants presque dix fois trop petits, ne sont pas vraiment un ratage. En réalité, c’est plutôt le contraire. C’est un don de la nature.
Encore mieux que des pépites d’or.
Il n’y a même pas besoin de creuser pour que ça sorte de la terre, ça sort tout seul. Il n’y a qu’à tendre la main pour les cueillir.

Tomates gold nuggets poussant dans des grands pots sur la terrasse

C’est tomates ne sont pas seulement des aliments, c’est des centaines de graines de plantes capables de produire un minimum pendant une canicule record historique.

Leur descendance aura cette capacité de produire ici même si cette catastrophe climatique recommence.
Il suffit de ne pas manger ou jeter les graines en faisant la cuisine, mais de les récupérer, les rincer, les faire sécher, pour avoir des semences résistantes et productives pour le printemps prochain.

Salade de tomates et prunes avec un bol pour la recuperation de grainesPassoire et bol rempli de graines de tomate recuperee en cuisine

Finalement c’est même peut être mieux que toutes les variétés du commerce, les 8 ou 9 que j’ai semées cette année et dont seulement deux sortes ont survécues à la canicule.

Les graines récupérées transmettent à la génération suivante la capacité de survivre à la chaleur.
C’est de la sélection naturelle.
Merveilleux, non ?

Non ancêtres faisaient ça, jusqu’à il y a à peine un demi siècle. Ils récupéraient gratuitement ce que leur offrait la terre, sans enrichir des banquiers, des financiers, ou payer des impôts délirants pour que des incompétents élus grâce à un système électoral truqué ne soient très grassement payés pour détruire nos vies.

Là, c’est zéro taxe pour les gaspillages de hollande.

Fraises de differentes couleurs encore sur les fraisiersLe fait d’avoir semé plusieurs variétés de chaque plante voulue, m’a permis d’avoir une récolte minimaliste au lieu de rien du tout.
Toutes les variétés ne résistent pas de la même manière à la chaleur, la sécheresse, ou l’humidité, le froid… tous les écarts climatiques hors normes qui deviennent maintenant très fréquents.

Je me rappelle qu’il y a trois ans j’ai perdu pas loin de 90% de ce que j’avais planté à cause des écarts de températures délirants toutes les deux semaines, environ 20 degrés en plus ou en moins. Du froid glacial et des -5 après un printemps précoce durablement au-dessus de 12 degrés pendant deux semaines, ce qui m’a fait mettre mes semis à l’extérieur, et hop! du gel.

Quelque soit le type de catastrophe climatique, c’est bien d’avoir plusieurs variétés.
Les résistances différentes donnent plus de chances d’avoir du rendement. Et s’il n’y a pas de catastrophes, c’est une production plus étalée dans le temps, plutôt que tout d’un coup au même moment.
La possibilité de manger de l’extra frais à peine cueilli plus souvent, plus longtemps.

Cette année j’avais 6 variétés de fraisiers. Seulement deux ont donné des fruits.

Multiplication des fraisiers par bouturage des stolonsUne a en plus donné très très très très très abondamment des stolons, me permettant d’avoir une quarantaine de fraisiers de plus, gratuitement. Et résistants à la chaleur. En fait qui semblent vraiment adorer la chaleur. (J’espère que maintenant que je les ai, il ne va pas faire un été glacial l’année prochaine. Normalement le principe de la loi immuable de l’emmerdement maximum dit que ça va être toujours pire).

Du coup j’ai commencé à remplacer mon mur de tomates, catastrophique cette année, par un mur de fraisiers.Fraisiers en pots suspendusAu lieu d’avoir de la verdure suspendue et des fruits 2 à 5 mois par an, puis des pots vides, tristes et moches le reste du temps, les fraisiers sont mis en place directement pour 5 ans.
Finalement c’est très peu de travail pour plus d’avantages quand on choisit les bonnes plantes.

Laurier blanc rempli de fleurs pendant des mois

Pour les fleurs, c’est la même chose. La grosse trentaine d’espèces que j’ai semées cette année a donné extrêmement peu de plantes décoratives, attirant les pollinisateurs…
Les tiges sont minuscules ou brûlées et je me retrouve avec des centaines de pots vides.

Par contre les lauriers sont continuellement en fleurs par centaines depuis plus de 4 mois.

Même les petits, en pot, d’au moins un an, donnent plein de fleurs pendant des semaines.

Jeune laurier rose couvert de fleurs de couleur vive

Du coup j’ai fait encore plus de boutures de toutes les couleurs de lauriers que je rencontre, pour avoir des fleurs partout en continu pendant des mois pendant la belle saison…

Cagettes remplies de diverses boutures

Ca aussi c’est gratuit et c’est très facile. J’ai déjà publié un article complet sur quasiment tout ce qu’il faut savoir pour avoir des arbres à partir de petits bouts de branches ou de racines, .

Les arbres de plusieurs années sont apparemment beaucoup plus résistants et productifs qu’une très grande majorité des plantes ne vivant que quelques mois, qui souffrent énormément des écarts climatiques hors normes.

Ils vont chercher l’humidité en profondeur et ne sont pas trop gênés par un sol brûlé en surface. J’en suis sûr puisque j’ai des figues, des prunes, des raisins, j’ai eu beaucoup de cerises, tous les lauriers donnent des milliers de fleurs, pendant que presque toutes les plantes saisonnières que j’ai semées sont mortes ou dans un état pitoyables.
Apparemment les plantes qui ont une bonne racine poursuivie par un tronc de bois, pas forcément très épais comme pour les vignes, ne craignent pas trop la chaleur.

Donc j’ai envie de faire pousser le plus possible d’arbres de quelques mètres de haut, fruitiers, sur mon mini jardin.
En seulement quelques années le feuillage va couvrir une grande partie du sol et protéger les plantes de ce soleil d’enfer.

Là c’est devenu tellement trop que même les petites plantes qui ont besoin de beaucoup de soleil sont restées minuscules. Piments, poivrons, melons, maïs…

Plants de mais trop petit avec une main dessus pour montrer la taille

Cette variété de maïs était supposée faire deux mètres cinquante de haut

Un autre avantage de planter des arbres et d’avoir des piliers qui grandissent tout seuls, et deviendront de plus en plus épais, sans dépenser plus d’argent en gros travaux

Pas besoin de construire un préau solide, massif, coûteux, quand on peut avoir des arbres qui font la même chose, en mieux, en produisant en plus des fruits, des fleurs, et sans s’abimer avec le temps, mais en devenant au contraire de plus en plus solide, large, couvrant, productif…

Regardez cette passiflore de moins d’un an qui serpente sur le pilier jusqu’à la toiture :

Passiflore tres volumineuse serpentant le long d un pillier jusqu a la toiture

Cette plante peut faire jusqu’à 30 mètres de long. Elle produit énormément de feuilles et de tiges dans des dizaines de directions.

Plant de passiflore deja presque au niveau du toit

Passiflore de moins de 5 mois déjà en train de couvrir tout un mur

Elle s’accroche toute seule et est très envahissante, mais très agréablement, avec des centaines de fleurs géantes de toutes les nuances de couleurs.
Certaines variétés de fruits peuvent même être consommées. Mmmm, miam… fruits de la passion…

Et donc, c’est une sorte de couverture de tous les supports fixes, pour rendre opaque une clôture transparente ou empêcher le soleil de frapper trop fort un mur ou une toiture mal isolée.

Ca peut même courir sur quelques câbles tendus entre des arbres pour protéger du soleil une grande surface au sol.

Plants de mais minuscules a cause de trop de soleilOn sait déjà qu’on aura l’ombre exactement quand il le faudra, puisque la plante produit beaucoup de feuilles et de tiges quand le soleil commence à se faire sentir.

On est sûr d’avoir du feuillage puisque cette plante dure dix ans. Il n’y a pas à recommencer tous les ans comme avec les courges, qui donnent des feuilles gigantesques, mais seulement si ça se passe bien.

se-preparer-aux-crises.fr-_-Feuille-énorme

J’ai déjà essayé de couvrir mon atelier mal isolé avec des pots de plantes saisonnières envahissantes à longues tiges légères comme les courges, les melons, les concombres, pour avoir une récolte sur mon toit en plus d’avoir de l’ombre, et c’était un ratage complet. Pas de récolte, mais surtout, pas d’ombre. Ce qui est très gênant dans un atelier dont le toit n’est qu’une plaque ondulée, sans isolation, où dessous la température atteint facilement 70 degrés en été.

Avec des plantes grimpantes durables il n’y a pas ce problème. Elles sont mises en place pour plusieurs années.
Elles se bouturent aussi. On peut couvrir gratuitement des surfaces gigantesques juste avec un petit bout de branche récupéré sur une plante magnifique.

Plante grimpante qui descend du murLes plantes grimpantes ne vont pas forcément que vers le haut. Elles vont dans toutes les directions et certaines s’accrochent même solidement du haut vers le bas.

Il y a des plantes grimpantes pour couvrir toutes les surfaces, dans tous les cas de figures.

Plante grimpante couvrant le mur depuis le toit

Oups… encore un article qui me prend énormément plus d’heures que prévues pour le rédiger, l’illustrer et le publier.

Là j’ai besoin d’une pause. Je publierai la fin plus tard…

 

 

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16 comments

  1. Clovis dit :

    Je confirme dans les grandes lignes. Énormes besoins en arrosages. Stress physiologique quasi général dû à la fournaise.

    Même les tomates qui pourtant supportent le soleil n’ont pas aimé les rayons 2015. Les haricots ont pris un sale coup aussi.
    4 grands pommiers et un quetschier et presque pas de quoi faire une tarte, gel de printemps.
    Pour les patates je reste pessimiste, à voir.

    Un vieux me disait en janvier dernier que les années à 13 lunes sont quasiment toujours mauvaises, il savait visiblement de quoi il parlait…

    Parait que l’année prochaine sera pire. Du jamais vu. Un printemps pourri et froid et un été anormalement frisquet.
    Je ne suis pas vieux mais je souviens de l’été 1980, un cauchemar pour les paysans. Fallait mettre une doudoune certaines matinées.

    A propos, eux sont mal barrés en france. En voie d’extinction programmée. Visiblement les politiciens n’en veulent plus du tout. Après le sabotage de l’industrie celui l’agriculture. Les banques et Monsanto s’apprêtent à ramasser les terres des boites en faillite pour une bouchée.

    Tout ça ne touche évidemment personne. Chacun pour sa gueule et droit dans le mur invisible. La populace croit que la bouffe pousse sans fin dans les magasins.

    Viendra un moment prochain où ces ramassis d’abrutis décérébrés crèveront de faim massivement en se demandant pourquoi le pays ne produit plus de céréales ni de viandes. Et j’en viens même à me demander si cela ne sera pas une juste rétribution…

    • Christophe dit :

      Bonsoir Clovis,
      Ce que tu dis est vrai, mais un bémol cependant : cela concerne SEULEMENT les petits paysans, et les petits agriculteurs, qui eux, sont effectivement tous en train de crever de faim, pour disparaître définitivement, malheureusement.
      Les gros agriculteurs achètent toutes les terres cultivables et tous les prés, pour l’élevage.
      J’ai un bon exemple dans la famille, mon beau frère. Pardon, mon enc… de beau (?) frère… Il a 48 ans, et ça fait des années qu’il achète toutes les fermes à vendre autour de son ENORME exploitation…
      Lui, il est éleveur/agriculteur et commerçant, à la tête d’un très GROS parc de plusieurs milliers de moutons, et aussi quelques bovins. Mais aussi (et surtout), à la tête de plusieurs centaines d’hectares de terre.
      Sans compter qu’il possède AUSSI, un abbatoir, ce gros GROS pourri. La boucle est bouclée, faut rien laisser perdre, et SURTOUT, ne rien laisser aux autres…
      Il est multi-millionnaire en €uros, que cela soit au niveau de ses économies, de ses revenus ou de son patrimoine, qui est très, très important…
      j’en sais quelque chose, car étant à la tête d’un réseau d’agences immobilières, (entre autre, car aujourd’hui je m’occupe de mes autres activités, et seule ma femme dirige le groupe), je lui ai vendu, pour ma part, une bonne vingtaine de maisons. Sans compter celles qu’il a achetées sans passer par moi, ça en fait en tout une bonne cinquantaine, son assurance retraite (les loyers), comme il dit…
      Tous les ans, cet enfoiré, est classé n° 1 dans son activité au niveau des résultats régionnaux, qui classe les meilleures entreprises en fonction de leurs résultats, c’est explicite.
      Et pourtant, ce Con (pour lui, ça devient presque un nom propre, un homonyme), il a aussi les défauts des bouzeux, malgré son pognon, il est radin ce débile.
      Pourtant, jamais il n’arrivera jamais à dépenser tout le fric qu’il a ammassé, j’ai honte d’être son beau frère… D’ailleurs, au grand dam de ma femme, ça fait des années que je ne les ai pas vu, lui et son épouse…
      Et franchement c’est préférable, car je ne supporte pas de l’entendre, que ce soit ses idées politiques, ou plus simplement, sa vision du monde et de l’écologie, il m’insupporte vraiment, ce pollueur empoisonneur.
      A propos, pour en revenir à des choses plus terre à terre, j’ai solutionné mon problème, pour me procurer des armes. J’ai souscrit une licence de ball-trap, ce qui m’a permis d’acheter une 22 LR Armscor 1400 TM, avec chargeur 9 balles, et j’ai aussi, pour le fun, fait l’acquisition de 2 poudreux Rémington 1858, dont 1 en 44 et 1 en 36… Voilà, je suis presque prèt pour l’affrontement final avec les halogènes, si je n’ai pas quitté le pays d’ici là !
      Je te souhaite une bonne soirée, mon cher Clovis,
      Bonjour au webmestre Alexandre.
      A propos, un grand merci pour tes peécieux conseils avisés qui m’ont permis d’acheter les bonnes armes.
      Pour ce qui est des barillets de consersion, il y a un site américain qui les vend à un prix tout à fait abordable, 3 fois moins cher qu’en Suisse ou d’occasion… Soit 220$ la conversion en 45, avec plusieurs options possibles, et des frais de port corrects, puisqu’en livraison express, ça ne coûte « que » 50$. Ce qui fait un tout de env. 250 € contre 600, voire plus, chez nos amis helvètes, y a pas photo…
      Je tiens l’URL du site à votre disposition, je préfère ne pas le nommer ouvertement, ne sachant pas si c’est autorisé…

      • Clovis dit :

        Prudence pour le made in USA, la taxe de douane (non indiquée et qui vient par derrière !)est en général énorme.
        En fait j’avais regardé pour équiper mon K31 avec une lunette haut de gamme made USA ainsi que pour l’achat d’une une winchester,
        mais il y avait à mon sens un risque sérieux de tomber sur un vendeur malhonnête qui encaisse le virement et n’envoie rien du tout aux frenchies(la procédure de recouvrement étant quasi impossible et/ou hors de prix).

      • Steve Austin dit :

        C’est autorisé tant que tu ne le montes pas. Tu as trouvé moins cher que chez Kirst ou VTI, ça m’interesse.
        Merci pour le tuyau.

  2. S10 dit :

    Alex, il y a un type très intéressant qui s’appelle Eric Escoffier, un spécialiste de permaculture qui habite dans le Var.
    Il dit qu’il faut un « potager » avec 80% d’arbres.
    Le truc c’est qu’il faut de la chaleur et de l’humidité pour que ça pousse (même les légumes aux pieds des arbres), mais pas trop de lumière.
    Bref, c’est un pote de Thierry Casasnovas du site regenere.org et on peut voir des vidéos dans lesquelles les deux discutent permaculture.
    De bonnes infos à apprendre.

    • Lancelot dit :

      L’agroforesterie semble en effet géniale pour les climats méditerranéens et secs :

      http://agriculture.gouv.fr/dans-le-gard-denis-flores-fait-le-pari-de-lagroforesterie-0

      Au nord de la Loire, c’est plus compliqué en année normale ou l’ensoleillement est moins important et les excès d’humidité vecteurs de maladies cryptogamiques.

      Le soucis avec d’éventuels arbres fruitiers dans les potagers est que ces derniers doivent être suffisamment grands et pas seulement afin de respecter les distances de retrait de plantation par rapport au voisinage.

      Selon ma petite expérience, à moins d’un mètre d’un tronc, à part du persil, du fenouil et de la salade il n’est pas possible de faire prospérer grand chose. Et encore je parle là d’un petit arbre dont le système racinaire est minimal, un pêcher.

      A noter au reste que les noyers ont l’avantage 1) d’avoir un système radiculaire plongeant ce qui les rend compatible avec le maraichage, 2) de pouvoir être formé avec un tronc assez haut afin d’éviter que les branches basses gênantes.

      Cela dit, je suis moi-même entrain de réfléchir à une structure pour installer une pergola filtrante couvrant quelques 300 des 470 m2 du jardin (). A priori un coin vignes, un autre glycine et un troisième en clématites.

      Mais le soucis c’est qu’au bout de quatre ans les pergolas deviennent hyper vigoureuses et qu’elles demandent un temps de taille absolument considérable…

      • S10 dit :

        Oui tu as raison, cela dépend de l’endroit, avec le trio humidité/chaleur/lumière (principalement, le type de sol joue assez peu en fait).
        Et comme l’a dit Alex, des espèces locales sélectionnées naturellement seront plus productives.
        Ici, dans le Var, ancienne vigne, sol pauvre, chaleur (en permaculture ils disent ça dès que c’est plus de 13°), beaucoup de lumière (trop) et humidité très faible (venant du ciel).
        La jonction pas trop de lumière/un peu de pluie/température au-dessus de 13° est assez courte dans l’année (un peu au Printemps, un peu en Automne).
        Sous le pin parasol poussent des patates, des fraises, des fleurs (et je ne ramasse pas les « feuilles »).
        Sous un olivier et un cognacier (arbre à coings, orthographe approximative désolé), poussent des tomates, des poivrons, des salades… Mais là j’arrose un peu.
        Ailleurs, au soleil, quasiment rien au sol sauf de la vigne ou des plantes sauvages (fenouil, marjolaine…).
        Le plus dur finalement ici, ce sont les légumes.
        Les fruits ça va, prunes, figues, pommes, amandes, nèfles…
        Il faudrait que j’augmente encore la densité, encore plus d’arbres, mais comme dit Escoffier, le souci c’est qu’on ne peut attendre quelques chose que 5 à 15 plus tard…

        • Lancelot dit :

          Nécessité faisant loi, les anciens cultivateurs grecs et romains étaient extrêmement avisés ;

          Des maîtres de la polyculture, combinant habilement les espèces, se servant des vignes en pergola et des arbres fruitiers comme abris ombragés aux légumes et support aux oiseaux éradicateurs de nuisibles.

          Pas besoin d’aller très loin, on peut encore voir sur certains flancs de collines en Ardèche les déploiements impressionnant de terrasses soutenues de murets en pierre sèche.

          Elles sont depuis quelque décennies à l’image de tout le reste : envahies d’ivraie, de ronces et entrain de s’écrouler.

          Si les anciens avaient la faculté de voir un tel désastre ils crieraient au scandale et au péché en maudissant notre pseudo société qui crève dans l’aboulie générale, le vice et la perdition.

          Faut que j’arrête là. J’ai beau regarder où je peux, je suis de plus en plus pessimiste, mais c’est le juste pendant du réalisme…

  3. Germain dit :

    En culture potagère dans mon jardin, les plants et graines de variétés anciennes ont mieux résisté à la chaleur que les plants hybrides. De plus on peut récolter les graines des variétés anciennes, impossible pour les hybrides.
    On a donc tout intérêt à planter les variétés classiques et anciennes plutôt que les hybrides issues de semenciers tels que Monsanto.

  4. Lancelot dit :

    Désolé pour le hors sujet mais je crois utile de vous faire partager les quelques vidéos suivantes. C’est extrêmement instructif, parfois même très pointu et à mon modeste avis réalisé en tous cas avec brio et esprit :

    https://youtu.be/db0yOA3EFhQ

    https://youtu.be/NWvP06CulXE

    https://youtu.be/Cu53DUMVIXw

    https://youtu.be/i9cgkSlrSjc

    • Steve Austin dit :

      Saint Alcor et sainte Venusia, tu es tombé sur une putain de pépite!
      En plus ce type est INATTAQUABLE!

      • Lancelot dit :

        En effet. Une pépite.

        Et le moins qu’on puisse dire est qu’il a les pieds sur terre.

        J’ai appris beaucoup sur les diverses gnoses et courants musulmans, les différences entres chiites et sunnites, les wahhabites et autres takfiris, et surtout la résurgence organisée et financée du satanisme via la wahhabisme – un thème qu’il explicite en pratique – par l’élite mondiale et qui est en cours quasiment dans le monde entier.

        • Steve Austin dit :

          Ce mec est d’une grande utilité car il maîtrise l’arabe et sait donc décrypter le coran avec toutes ses ambiguïtés.
          Perso, j’ai bien aimé la vidéo avec Piero San Giorgio.

  5. Chris des Bois dit :

    Merci pour ces retours d’expérience toujours instructifs sur le potager d’autosuffisance. Je ne connais pas encore bien tout le site : Alexandre, as-tu déjà abordé l’hydroponie ? Compte-tenu des changements climatiques qui déjouent de plus en plus nos projets de production potagère, je m’interroge sérieusement sur l’opportunité d’investir dans un système de culture indoor avec lampes horticoles pour faire pousser des trucs (genre comme pour le cannabis mais plus orienté tomates/courgettes). Quelqu’un parmi vous a-t-il fait l’expérience/ aurait-il des conseils ?

  6. Clovis dit :

    Permets-moi de clore l’article à ta place pour qu’il ne soit pas trop « pessimiste ».

    L’optimisme étant « une doctrine philosophique d’après laquelle il ne faut pas s’en faire, en croyant au meilleur dans un monde où l’issue de l’action humaine se solde positivement. »

    Mouahhahahahahahahah !

    Récemment d’ailleurs j’ai rencontré un de ces cochons autistes. Le genre a revoter en 2017 pour la clique de bras cassés voleurs de la secte islamomo gauchiste, bref.

    « Pauvre trou du cul, lui fis-je avec ce qui me restait d’urbanité, ne vois-tu donc pas, sombre connard que tu es, que le temps se couvre et qu’à ce train là tu finiras par te faire égorger comme un goret toi et ta conne de bonne femme. Et ne venez surtout pas m’appelez à l’aide d’ici là, vous l’aurez bien cherché ! »

    Évidemment, je lui ai pas dis ça tout de go. C’était juste la conclusion finale et dûment motivée de notre tentative d’échange.

    Car figurez-vous que cet abruti était entrain de balayer par terre ce que je reconnu comme étant les restes d’un nid d’hirondelle.

    En effet, ce chien galeux à face de rat venait d’arracher le nid susdit sis dans à l’angle d’une poutre du porche de la masure achetée à crédit qui lui sert de taudis, afin selon lui « de pouvoir y passer un coup de lasure rafraichissant ».

    Je lui expliquais donc que depuis 1990 la population d’hirondelles a chuté de 90 % et que j’allais foutre le feu à sa baraque afin de le faire bruler vif après lui avoir défoncé la tronche à coups triques pour lui apprendre un peu à respecter mère Nature.

    Et voilà que cet arthropode me sort une insanité de plus : « Toute façon ça fait des cochonneries ces oiseaux et ça sert à koua ? »

    Voilà. J’étais tombé sur un type qui pense que l’humanité pourra s’accommoder de myriades de mouches lorsqu’il n’y aura plus d’oiseaux du tout. Plus spécialement d’un nuage épais de 6 mètres de saloperies de mouches dégueulasses et bourdonnantes, c’est ce qu’on calculé les spécialistes.

    Un optimiste quoi !!

    Le mammifère le plus dangereux et inconséquent qu’à produit cette planète depuis l’apparition du premier vertébré il y a 530 millions d’année…

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